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10 000 nourrissons meurent chaque année en Iran à cause de la pauvreté.

Mohamed Haidary, chef du département de la santé des nourrissons au ministère de la santé, a déclaré que 8,27 nourrissons sur 1 000 nés meurent en Iran en raison de la pauvreté. Cela signifie que 10 000 enfants meurent chaque année sur 1,4 million d’enfants nés.

Dans un entretien accordé à l’agence de presse officielle IRNA, Haidari a déclaré que le sud-est de la province du Sistan- Balouchistan, le sud de la province d’Hormozgan, l’ouest de la province de Kermanshah, et le sud-est de la province de Kerman étaient à l’origine de la plupart des décès de nourrissons en Iran en raison des faibles niveaux d’éducation sanitaire, de la pauvreté économique et du manque de soins pendant la grossesse.

« Dans ces provinces, en raison du faible niveau de connaissances en matière de santé, de la pauvreté économique et du manque de soins prénatals, les nouveau-nés meurent à la naissance », a-t-il ajouté.

La pauvreté se généralise

Selon une étude publiée par le Centre de recherche du parlement iranien, de plus en plus d’Iraniens vivent dans la pauvreté en raison de la situation économique qui s’aggrave et de leurs revenus mensuels qui n’augmentent pas pour faire face à l’inflation.

Le seuil de pauvreté en Iran est actuellement fixé à un revenu mensuel d’environ 28 millions de rials pour une famille de quatre personnes, ce qui équivaut à environ 233 dollars sur la base du taux de change du marché libre (205 euros) ou à 480 dollars (423 euros) sur la base du taux de change artificiel du gouvernement iranien enregistré lors du prochain budget du gouvernement.

Cette nouvelle signifie que par rapport au printemps 2017, 22 % de plus de personnes vivent sous le seuil de pauvreté dans la grande région de Téhéran.

Bien sûr, il n’y a pas que Téhéran. De nombreuses autres grandes villes ont vu davantage de personnes tomber sous le seuil de pauvreté en raison de la baisse de leur pouvoir d’achat.

Plus inquiétant encore, le rapport du Centre de recherche du Parlement iranien indique que les zones rurales semblent être plus touchées par la crise de la pauvreté que les villes, ce qui est assez inhabituel.

Le rapport indique que les provinces du Sistan-Baloutchistan et de Kerman sont les deux provinces les plus pauvres du pays. Selon cette étude, en 2016, 38,31 % de la population du Sistan-Baloutchistan, soit environ 1,232 million de personnes, vivait dans la pauvreté absolue.

La province voisine de Kerman se situait au deuxième rang, avec 32,90 % de la population, soit environ 1,311 million de personnes, vivant dans la pauvreté absolue.

L’augmentation des salaires a été insignifiante et elle est loin d’être suffisante pour lutter contre une inflation massive et améliorer le pouvoir d’achat des gens ordinaires. De nombreux iraniens n’ont pas été en mesure d’acheter des produits de première nécessité, leur prix s’est envolé du fait de la chute de la monnaie nationale.

Les statistiques officielles sur l’ampleur de la pauvreté en Iran varient. Le chiffre officiel est généralement fixé à 35 %, mais le 11 mars, Shahab Naderi, représentant au Parlement d’une ville de la province du Kurdistan, a déclaré que 80 % de la population vivait sous le seuil de la pauvreté en Iran.

En août, citant des chiffres officiels, Mohsen Hashemi, président du conseil municipal de Téhéran, a déclaré qu’un tiers des iraniens vivait dans la pauvreté et un dixième dans une « pauvreté absolue ».

Source : Les droits de l’homme en Iran

adcali.com 17 décembre 2018

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