4e jour de grève et de manifs en Iran “Téhéran est la plus grande ville en révolte dans le monde”

Les manifestants expriment ouvertement leur aspiration au départ du pouvoir en place
Les manifestants expriment ouvertement leur aspiration au départ du pouvoir en place
Six mois après que les soulèvements de décembre et janvier dernier aient paralysé la théocratie, les ayatollahs luttent une fois de plus pour rétablir le calme dans la capitale alors que les commerçants du célèbre Grand Bazar et d’autres branches du marché poursuivent leur grève.

Les Iraniens ne tolèrent plus un clergé au pouvoir qui dépense des milliards de dollars en Syrie, au Yémen, en Irak, au Liban et qui est complètement déconnectés des préoccupations quotidiennes de la population.

Alors que la capitale iranienne est en pleine effervescence, le vice-ministre des Affaires étrangères du régime Abbas Araghchi manifeste cette déconnection en exprimant ses préoccupations concernant un accord nucléaire, dans lequel il prévoit que les pays européens vont venir à la rescousse du régime en présentant un paquet de soutien économique face aux sanctions américaines dans un délai de dix jours.

Un peu plus mûre, son patron, le ministre des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, ne manque pas d’exprimer ses inquiétudes face à la situation révolutionnaire que connaît le pays.

“Nous sommes tous dans le même bateau en Iran : les conservateurs, les réformistes, les non partisans et les opposants de la République islamique”, dit Zarif qui n’a cependant pas un mot pour répondre au ras-le-bol des Iraniens.

De leur côté, les manifestants critiquent fortement les hauts fonctionnaires, comme le président Hassan Rouhani, qui se rend dans un centre de loisirs, alors que la monnaie du pays est en chute libre. Ses vêtements de marque américaine qui coûtent une fortune sur le marché iranien, n’ont pas aidé à remédier une image de marque, elle aussi en chute libre, du président de la République islamique.

Dimanche, dans le Grand Bazar de Téhéran et à devant le Parlement, des manifestants ont ciblé l’incompétence du régime dans leurs slogans.

Lundi et mardi, après une répression policière brutale, les manifestants qui expriment désormais ouvertement leur aspiration au départ du pouvoir en place, ont tenu tête aux forces de l’ordre en dressant des barricades et en résistant en lançant des pierres.

Au lieu de fournir des solutions, Rouhani a commencé mardi à blâmer les ennemis étrangers et à accuser les États-Unis de mener une “guerre économique” contre la République islamique : une tactique vieille de 40 ans qui ne dupe plus personne.

“Téhéran est la plus grande ville en révolte dans le monde”,

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