Tout d’abord, l’Association pour la Diffusion de la Culture, de l’Art et de la Littérature de l’Iran a été crée en 2004 à Cergy. C’est une association culturelle iranienne, indépendante, à but non lucratif et reconnue comme étant d’intérêt général. En fait, ADCALI a pour objectif de promouvoir l’art et la culture iranienne et de les faire connaître aux citoyens français, tout en donnant une autre vision de l’Iran, différente de celle véhiculée par les médias. Par ailleurs, ADCALI met en lumière les oeuvres des artistes iraniens exilés. En effet, l’expression culturelle et artistique est le meilleur moyen de faire connaître l’Iran.

Notre objectif principal consiste à faire connaître et diffuser la culture, l’art et la littérature de notre pays, une civilisation ancienne, qui est aujourd’hui aux mains d’un groupe de mollahs incultes. Ainsi nous soutenons, et donnons des possibilités aux artistes iraniens privés du droit d’exercer leurs activités artistiques dans leur patrie, berceau depuis les anciens temps de l’art et de la littérature.

Vous connaissez sûrement certains des Grands, de la Littérature et de la Culture iranienne, comme les poètes Omar Khayyam, Hafez, Saadi, Rûmi, ou les Savants, comme Avicenne ou Razi. Vous serez peut-être surpris si je vous disais qu’aujourd’hui en Iran, les domaines de l’art et de la culture progressistes sont des zones interdites pour tous les intellectuels et plus particulièrement pour les femmes. En outre, permettez-moi d’ajouter qu’en Iran, c’est une réalité amère que de s’aventurer dans le domaine de la liberté artistique donc hors de la tutelle du « Vélayaté Faghigh », (autorité absolue du religieux sur la société civile ainsi que dans la vie politique) car cela impliquerait toutes sortes de risques y compris celui de la mort. En témoigne, le sort de Madame Ghazaleh Alizadeh, écrivain, ou encore celui de Madame Zahra Kazemi, journaliste irano-canadienne, et encore beaucoup d’autres écrivains, ou éditeurs engagés, qui ont été victimes d’assassinats politiques en série, et qui ont sacrifiés leurs vies, pour la libre expression artistique et littéraire.

Certains de ces propos vous semblent peut-être ennuyeux, ou même surprenant, en effet, il est claire qu’un pays démocratique comme la France regroupe un grand nombre d’intellectuels et autres citoyens engagés, qui investissent beaucoup d’énergie, de temps, et de possibilités pour venir en aide aux pays sous-développés et défavorisés. Mais malheureusement aujourd’hui, les intellectuels et artistes iraniens se trouvent aussi dans une situation très difficile de personnes devant être assistées et soutenues, parce qu’en Iran, les autorités ne respectent aucunement l’œuvre des artistes non-gouvernementaux, en effet, la plupart d’entre eux se voit assujettis, à toutes sortes de pression et de restriction, par les mollahs, sous prétexte d’être coupables de présenter un art libre et populaire.

Pour cela, il suffit de suivre l’actualité culturelle et sociale de l’Iran, à travers les médias officiels iraniens, pour avoir une petite idée de la gravité de la situation. Il faut savoir qu’aujourd’hui parmi les 5 millions de réfugiés iraniens dispersés aux quatre coins du monde y compris en France, se trouvent de nombreux grands intellectuels et artistes iraniens de renom, qui malheureusement ont été contraints de quitter leurs pays, sous diverses pressions. Par ailleurs, dans les pays, où ils vivent en exil, ils ne sont guère connus en raison de problèmes matériels et d’absence de soutien. Beaucoup s’éteignent dans l’anonymat de l’exil, sans avoir eu l’occasion de présenter leurs œuvres souvent d’une grande valeur artistique ou littéraire.

De plus, ADCALI n’est pas une association communautariste, en effet, depuis ses débuts, elle a eu l’occasion de travailler avec d’autres associations comme le Collectif de Cergy-Pontoise, dans le cadre de la Semaine de la Solidarité Internationale. Ainsi, son principal objectif est de partager le patrimoine culturel iranien avec le plus grand nombre.

Concrètement, l’association ADCALI et l’ensemble des membres qui la composent entendent aider et soutenir tous les artistes iraniens exilés, afin d’œuvrer vers une connaissance culturelle franco-iranienne, réciproque. ADCALI bénéficie d’un large soutien auprès des Iraniens de la région parisienne (en France, un quart de la population iranienne réside dans la région parisienne). En outre, elle est aussi très soutenue par des municipalités et administrations locales, notamment dans le Val d’Oise. Pour cette année, et avec votre soutien, les bénévoles de l’association souhaitent organiser encore beaucoup d’autres évènements culturels.

La Présidente d’ADCALI