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Réactions à Téhéran : ” Faîtes gaffe de ne pas mettre le feu au Parlement !”

Le 9 mai 2018, dans une réaction contre le retrait des États-Unis de l’accord nucléaire avec l’Iran, les députés du Majlis (le Parlement de la théocratie) ont brulé le drapeau américain derrière la tribune de l’hémicycle

Le président insolent et offensant des États-Unis s’est retiré de l’accord nucléaire, malgré et contre toutes les règles internationales”, affirme une déclaration commune du Majlis.

Dans une autre réaction, les membres de la milice Bassij dans les universités sont aussitôt descendus dans la rue, à la Place Azadi, au centre de Téhéran, pour brûler le drapeau américain. Dans leurs slogans, les miliciens réclamaient de “mettre le feu à l’accord” .

De son côté, le Général Aziz Jaâfari, le commandant en chef des gardiens de la révolution islamique, s’est félicité du retrait américain de l’accord nucléaire.

“Il est clair qu’entre l’Iran et les États-Unis, les Européens ne pourront pas décider en toute indépendance car ils dépendent des Américains. Le sort de l’accord nucléaire est voué à l’échec “, a dit le chef des gardiens de la révolution.

Autre réaction : celui d’un analyste proche du Guide suprême Ali Khamenei, qui a réagi à la réplique de Hassan Rouhani qui avait affirmé que l’Iran continuerait l’accord avec les cinq autres interlocuteurs signataire du pacte.

“Rester dans l’accord c’est perdre son temps “, a dit Yasser Jabra’ili. ” À partir de ce soir, l’accord nucléaire ne signifie plus rien. Parler de son avenir c’est perdre son temps “, a ajouté l’analyste proche de Ali Khamenei qui a préconisé que “les gardiens de la révolution prennent en main toutes les arènes de l’économie du pays pour obliger les autres de les suivre “.

Dans toutes ces réactions hystériques qui émanent de Téhéran, une anecdote n’est pas passé inaperçu : Alors que les députés étaient en train de brûler le drapeau américain aux cris de ” mort aux USA “, Ali Larijani, le chef du Parlement a répliqué ” Faîtes gaffe de ne pas mettre le feu au Parlement !”.
adcali.com 11 Mai 2018

(voir la vidéo ci-dessous),

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Iran : Témoin du tabassage d’une jeune femme, elle est interpellée et battue par la police

Une femme qui avait été témoin du passage à tabac d’une jeune femme dans un parc de Téhéran, en Iran, a été convoquée à plusieurs reprises, interrogée et battue à son tour.

Mme Hassanabadi, 47 ans, avait assisté au tabassage de Nastaran, une jeune fille souffrant d’un problème cardiaque, par la patrouille du vice. Mme Hassanabadi avait elle-même été frappée ce jour-là.

Depuis, elle a été convoquée à plusieurs reprises au sinistre centre de détention Vozara et battue lors des interrogatoires.

Mme Hassanabadi dit que la réalité était bien pire que ce que l’on peut voir dans le clip vidéo.

Elle affirme que la patrouille du vice a attrapé Nastaran par sa tresse pour la trainer au sol.

Troublée par ce comportement inhumain, Mme Hassanabadi était intervenue pour secourir la jeune fille, mais elle avait été brutalisée au point que de se faire déchirer ses vêtements.

Le 18 avril 2018, un clip vidéo diffusé sur Internet montrait une patrouille du vice à Téhéran attaquant violemment des jeunes femmes dans un parc, les frappant et les bousculant. L’une d’entre elles souffrait d’un problème cardiaque et a perdu connaissance sous les coups.
adcali.com 10 Mai 2018

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Iran : la mère d’un jeune condamné à mort défie les gardiens de la révolution Création : 7 mai 2018

Mme Dayeh Sharifeh, mère du prisonnier politique Ramine Hossein-Panahi en Iran, a demandé un procès public pour son fils et contesté les accusations portées contre lui par les gardiens de la Révolution.

Ramine Hossein-Panahi est un jeune prisonnier politique kurde condamné à mort. Il aurait dû être exécuté le 3 mai 2018, mais il a été renvoyé dans la section générale de la prison centrale de Sanandaj et son exécution a été reportée après une vaste campagne internationale pour lui sauver la vie. Sa nièce, Nishtman Hossein-Panahi, s’est suicidée le 1er mai 2018 sous la pression des services de renseignement de Sanandaj et en protestation contre la peine de mort de son oncle.

Dans un message publié dans les médias sociaux le 3 mai 2018, Mme Dayeh Sharifeh a déclaré :

Depuis le jour où Ramine a été arrêté, nous avons exigé que son procès soit public. Ramine est absolument innocent. Il n’a jamais été armé, à aucun moment. Il était venu à Sanandaj juste pour me rendre visite. Si le ministère de la Justice dit la vérité, il doit également diffuser ce que Ramine et moi avons dit. Ils doivent prouver que Ramine était armé. Ces fausses accusations ont été portées par les gradiens de la révolution pour couvrir leur propre crimes en envoyant Ramine à la potence.

adcali.com 10 Mai 2018

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24 % des visiteurs du Telegram sont en Iran.Qui est derrière le blocage du Telegram en Iran ?

Le blocage du Telegram est crucial pour toutes les clivages du sérail. L’application a été largement utilisée lors des récents soulèvements pour diffuser des vidéos des manifestations. Le maintien du régime dépend du blocage de la libre circulation des informations à l’intérieur et à l’extérieur de l’Iran.

Jusque-là cependant, les efforts de la théocratie pour bloquer les moyens de communication ont été vains. Les utilisateurs de Telegram en Iran ont eu recours à des réseaux privés virtuels (VPN), des proxys et d’autres outils pour contourner le blocage sur Telegram. Selon le Web site de classement Alexa, 24 % des visiteurs du Telegram sont en Iran.
adcali.com 8 Mai 2018

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Iran:Pourquoi les artistes devraient être en prison, libérer prisonnier du artiste…

Trois artistes, poète et écrivain et chanteur, ont été arrêtés par les forces rebelles des mollahs lors du soulèvement en Iran en janvier , et sont toujours en prison,
Les forces de sécurité ont arrêté Shahriar Golvani, Mohammad Bam et Mehrzad Isfahan Pour.

Shahriar Golvani est un écrivain, traducteur et critique littéraire qui a été arrêté dans sa propre maison à Khoy. Mohammad Bam est un poète résidant à Abadan, et Mehrzad Isfahan Pour est un artiste et chanteur.

adcali,com 7 Mai 2018

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Iran – Arrestation et torture de travailleurs grévistes à Ahvaz

Le 1er mai 2018 (Journée internationale des travailleurs) des centaines de travailleurs grévistes et de jeunes gens ont été arrêtés et torturés à Ahvaz par les forces de sécurité et les agents de renseignement, lors de plusieurs raids lancés contre leurs rassemblements.

Plus de 100 personnes ont été transférées à la prison de Sheiban dans la ville de Vas et torturés avec des fouets et des boyaux. Elles ont ensuite été emmenées devant le juge religieux pour recevoir leur peine. Parmi eux, il y a plusieurs travailleurs de la compagne sucrière Haft-Tapeh d’Ahvaz, qui ont été agressivement attaqués par les agents du régime alors qu’ils préparaient leurs banderoles de protestation.

Les familles ont appellé à une mission d’enquête à la prison d’Ahvaz par des représentants de l’ONU et les organisations internationales de défense des droits de l’homme.

adcali.com 6 mai 2018

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Esclavage d’enfants démunis en Iran. En Iran, 9 000 enfants sont sur le marché du travail.

Le directeur général des questions sociales des affaires de victimes de l’Organisation de l’assistance sociale a déclaré que des études ont montré que de nombreux enfants cumulaient deux emplois dans la rue, ajoutant qu’ils avaient identifié 9 000 travailleurs juvéniles en Iran.

« Le nombre d’enfants dans les rues est si élevé qu’une seule organisation ne peut rien faire … La présence d’enfants dans les rues est un grave problème », a déclaré Reza Jafari, ajoutant que « les enfants des rues sont privés de tous leurs droits.

Malheureusement, ces enfants ont abandonné l’école ou n’ont jamais été à l’école. Les perspectives sur la question des enfants qui travaillent ne sont pas positives car ils ne poursuivent pas leurs études et sont, en fait, privés des soins et de l’amour dont ils ont tant besoin », a déclaré le responsable de l’assistance sociale.

adcali.com 6 Mai 2018

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Iran:   Le premier taux d’exécution dans le monde par rapport à la population …

Avril 2018
32 exécutions
(Janvier: 22 exécutions, février: 17 exécutions, mars: 12 exécutions)

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En 2017 = 544 EXECUTIONS

En 2016 : 553 EXECUTIONS

En 2015 : 966 EXÉCUTIONS

adcali.com 5 mai,2018 ·

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Mariages d’enfants. en hausse en Iran et Les enfants veufs sont un nouveau phénomène dans de Le gouvernement Mollahs.

l’Association pour la protection des droits de l’enfant en Iran, le nombre de petites filles mariées, âgées de moins de 15 ans, a augmenté de 30 % en trois ans (20062009). Selon Farshid Yazdani, chercheur en sciences sociales et directeur exécutif de cette association, près de 13.000 fillettes sont devenues veuves à cause du divorce en 2015. Les statistiques officielles du gouvernement iranien indiquent que des dizaines de milliers de filles et de garçons de moins de 15 ans sont forcés par leurs familles de se marier, chaque année. Cependant, les chiffres réels sont plus élevés, car de nombreuses familles en Iran n’enregistrent pas ou enregistrent de façon informelle les mariages de leurs enfants. Selon la députée Masoumeh Aghapour-Alishahi, “La majorité de mariages précoces conduisent au divorce. Dans la plupart des cas, les adolescents mariés ont des enfants à leur charge. Les fillettes mariées souffrent d’une faible estime de soi et de graves problèmes psychologiques. Le nombre d’adolescentes veuves est également à la hausse”.
adcali.com 5 Mai 2018

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Des milliers d’internautes arrêtés en Iran.

Le régime théocratique affiche sa crainte d’un autre soulèvement populaire en #Iran par une répression accrue sur le cyberspace, où les opposants sont particulièrement actifs pour organiser la résistance .

Le Brigadier général des Gardiens de la révolution, Kamal Hadifar, chef de la cyberpolice FATA, a déclaré qu’entre le 20 mars 2017 le 20 mars 2018 plus de 70 000 utilisateurs du cyberespace ont été arrêtés. « L’année dernière, plus de 70 000 cybercriminels ont été arrêtés et renvoyés devant les autorités judiciaires…. Durant cette même période plus de 39 000 crimes cybernétiques ont été découverts. La croissance de près de 10 fois le nombre de crimes a ajouté à nos préoccupations » (Agence de presse officielle Ilna, 29 avril 2018).

Quelques jours plus tôt, Sadegh Larijani, l’homme de main en chef du système judiciaire de la théocratie, a déclaré : « Les réseaux sociaux sont au service de la puissance dominante (États-Unis) et de opposition au régime) pour la destruction des piliers du régime. » (Agence de presse ILNA – 25 avril). « Toutes les agences de sécurité sont tenues de traiter avec les branches internes qui travaillent dans le cyberespace avec des ennemis et des étrangers », avait-il déclaré 25 janvier dernier sur les chaînes d’informations du régime.

“Le cyberespace est un désastre qui nous ronge”
Le recours des dictateurs iraniens à la répression massive sur Internet reflète l’incapacité du régime à faire face aux soulèvements populaires qui ont ébranlé le régime intégriste et appelé au renversement du régime.

Après le soulèvement de décembre 2017 et de janvier 2018, le Conseil suprême de sécurité du régime a annoncé : « Il a été décidé que les activités de ces réseaux devraient être suspendues afin de ne pas être utilisées contre la tranquillité du pays » (médias d’informations du régime, le 3 janvier). Le mollah Ahmad Jannati, chef de l’Assemblée des experts (une institution dirigeante du régime), a déclaré : « Si le cyberespace était restreint, nous n’en serions pas arrivés là…. Le cyberespace est un problème et un désastre qui nous ronge. »

adcali.com 2 Mai 2018