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Iran : Dangereuse crise de l’eau.

L’Iran est en proie d’une crise de l’eau sans précédent dans son histoire
Une crise croissante de l’eau est devenue l’un des six super défis, selon les officiels de la théocratie iranienne.

Les zones humides d’Anzali dans le nord de l’Iran sont presque détruites, selon l’agence de presse ILNA.

Reconnue internationalement et considérée comme l’un des plus grands foyers d’oiseaux migrateurs et de poissons en Iran, les zones humides d’Anzali partagent maintenant le sort de 60 autres zones humides à travers l’Iran qui sont sur le point d’être complètement annihilées en raison de la politique de l’État.

Des villages sans eau

“3.000 villages de la province du Sistan et du Baloutchistan n’ont pas de réseau d’eau potable”, indique un député du parlement du régime iranien de la ville d’Iranshahr dans le sud-est de l’Iran.

“1 200 villages de cette province sont approvisionnés en eau par des camion-citerne “, a ajouté Mohammad Naeim Amini-Fard lors d’un entretien avec l’agence de presse ISNA.

De même, en raison du manque des ressources adéquates, des camion-citerne livrent de l’eau potable à 110 villages de la province du Golestan dans le nord de l’Iran, soit 44.849 habitants, selon l’agence de presse IRNA qui cite le directeur du département des eaux et égouts des villages.

Ce rapport attribue les pénuries d’eau à la négligence du régime iranien en ce qui concerne les besoins de consommation de cette province, notamment l’irrigation les terres agricoles dans la province du Golestan.

Une autre agence de presse, Tasnim, fait le focus sur la crise de l’eau à Ispahan (centre de l’Iran) : “Les tensions résultant des pénuries d’eau à Ispahan signalent d’ores-et-déjà une crise de l’eau à la fin de l’été. Comme les années précédentes, les bas niveaux des eaux dans les réserves du fleuve Zayandehrud au cours des huit derniers mois ont empêché les agriculteurs d’Ispahan d’avoir accès à l’eau de ce fleuve pour leur agriculture. Cette situation a déjà débouché sur de nombreuses des agriculteurs d’Ispahan manifestations contre le pouvoir en place “.

Province de Semnan : Pénurie d’eau potable

Un autre député du parlement du régime iranien évoque le cas de la baisse du niveau des eaux potables à la province de Semnan, dans le centre de l’Iran.

“La province de Semnan a besoin d’au moins 200 millions de mètres cubes d’eau. Sinon, les sécheresses forceront les gens à migrer vers Téhéran ou d’autres provinces voisines, ce qui entraînera des conditions dangereuses “, explique Hassan Beigi.

“Les conditions dans cette province sont devenues si difficiles que nous ne pouvons pas approvisionner en eau nos industriels “, ajoute le député.

La politique ou l’absence de la politique de l’État

Cette pénurie en eau n’est pas une fatalité. Elle est due à une politique débridée – ou à une absence de politique – dans les constructions des barrages et des excavations de puits destinées à acheminer l’eau vers les centres militaires, les industries et les terres agricoles qui appartiennent aux Gardiens de la révolution. La disparition des forêts et des zones humides et l’assèchement des terres agricoles sont conséquentes de cette politique.

Ces mesures détruisent les ressources en eau de l’Iran, poussant l’ensemble du pays dans une crise
de l’eau sans précédent dans de nombreuses provinces.

adcali.com 12 Juin 2018

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Iran- L’artisanat iranien en voie de disparition.

“Ça n’en vaut plus la peine. Je laisse tout tomber”, dit l’un des experts en émaillage à Ispahan
“Ça n’en vaut plus la peine. Je laisse tout tomber”, dit l’un des experts en émaillage à Ispahan
Les importations incontrôlées sont une caractéristique de la politique du régime iranien. La très célèbre et autrefois prospère industrie artisanale du pays est l’une des victimes de cette politique.

L’importation des copies chinoises moins chères que la production nationale a mené à la faillite bon nombre des artisans iraniens.

“Ça n’en vaut plus la peine. Je laisse tout tomber”, dit l’un des experts en émaillage à Ispahan, dans le centre de l’Iran.

L’artisanat iranien qui puise ses sources dans la Perse antique, était une activité bien fructueuse dans le passé, avec beaucoup de ventes en Iran même, surtout dans le tourisme, et des exportations importantes.

La politique des importations du régime iranien, notamment des produits artisanaux en provenance de la Chine, a donné le coup de grâce à cette activité nationale.

Aujourd’hui, dans la ville d’Ispahan, l’artisanat chinois est plus abondant que les produits d’Ispahan. Les marchandises chinoises ont presque englouti tout le marché iranien.

“Ispahan produit plus de 70% de l’ensemble du marché iranien de l’artisanat. Pourquoi la capitale de l’art et de l’industrie du pays devrait-elle permettre la vente de produits chinois “, demande Mehdi Mir Mohammadi, un artisan de 43 ans qui travaille dans ce domaine depuis près de 20 ans.

“Nous avons beaucoup parlé de cette question, mais nous sommes butés aux oreilles sourdes “, a-t-il ajouté.

Alors que l’Iran occupe le troisième rang mondial dans le secteur de l’artisanat, ses ventes se situent au 39e rang.

L’agence iranienne de presse ISNA rapporte que ” les importations de tapis et de produits artisanaux montent en flèche”.

“De mars à novembre 2017, la plus forte augmentation des importations a été observée dans la branche des industries, en particulier dans les tapis et l’artisanat, avec une augmentation de 357% par rapport à la même période l’année précédente”, indique la même source.

En plus d’importer des marchandises chinoises par des voies officielles, des personnes entretenant des relations étroites avec des responsables du régime iranien introduisent en contrebande de grandes quantités de produits artisanaux chinois en Iran. Cela ne laisse aucune chance à l’artisan iranien.

Les médias du régime reconnaissent le fait que la contrebande débridée de produits de l’artisanat chinois a conduit l’artisan iranien à abandonner ce domaine d’activité.

Malgré les prétentions du chef suprême Ali Khamenei, de soutenir les produits nationaux, les propres fonctionnaires du régime sont directement impliqués dans cette destruction des chaînes de production du pays.

Les intérêts du peuple iranien, les emplois dans l’artisanat, une importante source de revenus et la fierté de la culture iranienne sont littéralement en voie de disparition.

adcali.com 11 juin 2018

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L’environnement iranien sur le point d’être rayé de la carte …

Quand vous parlez de l’environnement de l’Iran, il évoque seulement des termes tels que catastrophe, destruction, anéantissement et effondrement.

La question est si sérieuse que certains spécialistes de l’environnement pensent que de nombreuses parties du plateau iranien ne seront plus habitables dans les décennies à venir si le processus destructeur actuel se poursuit.

À la suite de quatre décennies de décision des mollahs, le lac d’Ourmie, vieux de plusieurs millénaires, s’assèche et les forêts du pays disparaissent. Avec l’assèchement des rivières du pays et la disparition des zones humides, d’autres dommages environnementaux se produiront dans leur écosystème. Les rivières asséchées entraîneront la désertification et l’érosion des sols, la déforestation entraînera davantage d’inondations et une pollution accrue de l’air, et les animaux et oiseaux rares seront menacés d’extinction, les zones humides disparaissant et disparaissant.

L’environnement de l’Iran est perturbé, de sorte que nous sommes confrontés à une chaîne de destruction dans les différents écosystèmes du pays; une chaîne qui va faire la catastrophe prévue sur le plateau iranien si elle n’est pas arrêtée.

Les forêts de l’Iran

Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), les forêts iraniennes de 1980 – un an après la révolution anti-monarchique de 1979 – comptaient environ 18 millions 43 000 hectares, chiffre aujourd’hui réduit de moitié après 39 ans.
Les principales raisons de la déforestation de l’Iran sont:

– Couper excessivement les arbres pour l’exportation du bois, principalement par des fonctionnaires du régime ou des affiliés.

– Construire des routes, des villas et des villages dans les forêts, réalisés par des sociétés liées au régime.

– Les forces de sécurité du régime mettent intentionnellement les forêts frontalières en feu.

– Manque d’équipements d’extinction d’incendie comme des gicleurs, des hélicoptères, etc.

– Pénurie de patrouilles forestières; alors que selon les normes mondiales, une patrouille forestière est affectée à cinq hectares de forêt, un forestier iranien doit gérer 70 hectares de forêt, ce qui est 14 fois plus élevé que les normes mondiales.

La déforestation à son tour pourrait entraîner des dizaines d’autres dommages environnementaux, y compris l’érosion des sols, la pollution de l’air, l’air sec, l’extinction de différentes espèces animales, les inondations et l’augmentation de la température.

Les rivières de l’Iran

Le dessèchement des rivières de l’Iran est une autre catastrophe dans l’environnement du pays, avec les raisons principales étant:

– Construire des barrages non scientifiques excessifs à travers les rivières, principalement pour recevoir des fonds de l’État pour la corruption financière subséquente, ou pour détourner le flux d’eau vers les industries appartenant à l’État.

– Diriger l’écoulement de l’eau à travers des tunnels non spécialisés ou des canaux vers des usines ou des propriétés privées en échange de pots-de-vin.

– Pollution des rivières, et par la suite destruction des espèces animales et halieutiques, avec des eaux usées industrielles, hospitalières et urbaines.

– Manque d’entretien de la rivière, de dragage et de gestion de l’eau.

Les facteurs mentionnés ci-dessus ne sont qu’une partie des problèmes auxquels les eaux courantes de l’Iran sont confrontées. La rivière Zayanderud, au cœur de l’Iran, est en train de s’assécher, ce qui, plus que toute autre chose, est le résultat de la politique de recherche de profit et de prédation du régime.

La construction de barrages pour diriger l’eau de Zayanderud vers des installations appartenant à l’État et la mise en place d’un réseau de tunnels non scientifiques qui a nié la rivière de ses artères sont parmi les principales raisons de l’assèchement de la rivière. Avec l’assèchement de Zayanderud, la zone humide de Gavkhouni a également disparu, l’agriculture de la région a été détruite et sa température a augmenté, et la sécheresse a englobé toutes les zones urbaines et rurales environnantes, y compris la ville d’Ispahan.

Il en va de même pour des centaines d’autres rivières du pays.

Le Karun d’Ahvaz est sur le point d’être asséché tout en étant déplorablement capturé par la pollution, dans la mesure où dans de nombreuses parties de la rivière, seules les eaux usées urbaines et les carcasses d’animaux peuvent être vues.

À la suite du remplissage d’un barrage construit à Karun, 63 villages ont totalement disparu et 8 000 emplois ont disparu.

Avec le débit réduit de la rivière, l’eau de mer a pénétré plus dans la rivière et a augmenté son niveau de salinité. Ceci à son tour a conduit à l’extinction de certains animaux aquatiques et a perturbé les activités de pêche de la rivière.

Beaucoup de grandes rivières dans le nord de l’Iran, y compris le Sefidrud, sont devenues un lieu de déversement des eaux usées et des déchets provenant des zones urbaines, des usines et des hôpitaux.

Plus d’un millier de tonnes d’eaux usées industrielles et urbaines seraient déversées dans Sefidrud et se dirigeraient ensuite vers la mer Caspienne chaque année.

Le niveau de pollution dans les zones côtières de la mer Caspienne est si élevé que la baignade dans de nombreuses parties de la mer peut entraîner des maladies de la peau et d’autres types de maladies.

Les lacs et les zones humides de l’Iran

Un autre indicateur de l’écosystème de l’état rouge de l’Iran est la destruction des lacs et des zones humides du pays.

Le Département de l’environnement indique que 80% des zones humides du pays se sont épuisées.

Cela comprend des centaines d’étangs et de petits lacs ainsi que des douzaines de zones humides et de grands lacs.

Le lac d’Ourmia est l’une des principales préoccupations du pays en ce moment. En un mot, le lac a été ravagé par les prédateurs de l’État et ceux qui vont de l’avant avec leurs affaires en soudoyant les fonctionnaires de l’État.

La plupart des bassins versants du lac ont été bloqués. Plus de 103 grands barrages et des dizaines de digues ont empêché les rivières et les ruisseaux de se déverser dans le lac.

En outre, plus de 30 000 puits d’eau profonde illégaux ont été creusés autour du lac, agissant comme des trous pour aspirer l’eau du lac par le bas tout en poussant progressivement le lac vers une mort imminente; une mort qui ne sera pas limitée au seul lac, mais qui détruira un écosystème et pourrait également entraîner des catastrophes au niveau national.

On dit que les tempêtes de sel qui s’élèvent du lac pourraient englober tout le nord-ouest de l’Iran et blesser le sol avec des problèmes permanents de fertilité. C’est alors que les gens dans le nord-ouest de l’Iran souffrent déjà de problèmes respiratoires et de cancer.

Ceux-ci sont bien sûr en plus de l’extinction des espèces animales les plus rares du lac et des douzaines d’oiseaux.

Et ce n’est pas seulement le lac Ourmia qui souffre d’une situation aussi déplorable.

Bakhtegan, l’un des plus beaux lacs d’Iran et un lieu de ponte pour les flamants roses, a déjà été détruit, le ministère de l’Energie du régime refusant de livrer l’eau du lac.

De nombreuses parties du lac ont maintenant été assignées au secteur privé et transformé en une piste de course pour la progéniture riche des fonctionnaires du régime afin qu’ils puissent effectuer wheelies et faire des mouvements acrobatiques dans leurs voitures de luxe milliards-toman.

En plus de priver les flamants d’un lieu de ponte, l’assèchement du lac a eu de nombreux effets destructeurs sur les vergers, les fermes et même la santé des habitants. Il y a encore d’autres lacs, dont Hamoun, Parishan et Maharlou qui ont été asséchés sous le régime destructeur de l’Iran par le vilayat-e-faqih.

Les belles zones humides de l’Iran sont d’autres victimes des politiques destructrices du régime. De telles zones humides transfrontalières comme Hourolazim et Shadegan dans le sud de l’Iran ont été délibérément drainées par les Gardiens de la Révolution du régime pour faciliter l’extraction du pétrole dans son champ pétrolifère d’Azadegan.

Avec le tarissement des zones humides du sud de l’Iran, une crise de tempête de poussière a éclaté dans la province de Khouzestan, détruisant la vie de milliers de pêcheurs et d’agriculteurs.

Un débordement d’eaux usées pétrochimiques et industrielles, notamment le drainage de la canne à sucre, a totalement détruit les zones humides du sud de l’Iran. Le drainage de la canne à sucre est à la fois salin et comprend six types d’herbicides différents qui affectent les créatures vivantes, qui s’accumulent dans les organes des animaux aquatiques et qui sont ensuite transférés aux consommateurs.

La zone humide d’Anzali est encore une autre victime des politiques destructrices du régime. Aussi appelé purificateur de la mer Caspienne, la zone humide est maintenant devenue un lieu de rejet de différents types d’eaux usées industrielles.

La crise qui a envahi l’environnement iranien ne se limite nullement aux forêts, aux lacs et aux rivières du pays, mais elle a des impacts beaucoup plus larges qui ne seront pas abordés ici. Mais les points déjà décrits sont suffisants pour faire comprendre que si nous n’agissons pas rapidement pour arrêter la tendance actuelle, qui est le résultat direct des politiques d’un régime anti-iranien, le désastre inattendu se produira certainement au cours de la prochaine décennies, une catastrophe qui détruira irrémédiablement de nombreuses parties du plateau iranien.

adcali.com 09 June 2018.

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Iran: grève des camionneurs. une énième contestation politique!

PAR P MAUREL BLOG : LE BLOG DE P MAUREL
Une grève des camionneurs touche actuellement l’Iran, depuis quelques semaines, au point de paralyser l’activité économique du pays. Ces revendications des chauffeurs routiers, font suite en Janvier dernier à un mouvement de contestation sans précédent de la jeunesse iranienne. Le Rassemblement de Villepinte, le 30 Juin prochain, fera le point sur la situation en Iran.

Depuis la dernière semaine de Mai, une grève des camionneurs, très dure, touche l’Iran, et s’étend progressivement sur plusieurs centaines de villes. Les routiers se plaignent de la faiblesse de leurs salaires, des coûts de maintenance élevés pour l’entretien de leurs véhicules, de la diminution du poids total de marchandises autorisé sur leur véhicule. La plupart des chauffeurs routiers, en Iran, sont des transporteurs indépendants, et s’endettent lourdement pour acheter leur camion. Ils demandent au gouvernement une augmentation de 40 pour cent de leur salaire. Celui commence à céder progressivement à leur revendication par peur de la contagion de la contestation, les stations d’essence commençant à être complètement vides, et les files d’attente s’allongeant de manière inquiétante. L’armée a dépêché sur les routes quelques uns de ses véhicules pour tenter de s’interposer, face au mouvement de grève, et l’on craint une reprise en main ou une répression de ce mouvement social par le régime.

Au mois de Janvier dernier, déjà, un fort mouvement de contestation sociale, touchant toutes les catégories de la population, et notamment la jeunesse iranienne, parti de Maschad, ville de province où se trouve à la fois la mausolée de l’Imam Réza, et l’une des plus riches fondations religieuses, celle d’Ebrahim Raissi, ancien candidat conservateur à l’élection présidentielle contre Rohani, en 2017, s’était étendu à de très nombreuses villes de province, et avait même touché la capitale Téhéran. Du jamais vu depuis le printemps de 2009, au cours duquel, la mobilisation avait été moins importante, et ne touchant qu’une fraction plus aisée de la classe moyenne de Téhéran, pour contester le résultat de l’élection présidentielle d’alors. Cette fois, le mouvement de contestation, en janvier dernier était plus général, visant à protester contre les conditions économiques désastreuses en Iran, l’augmentation du coût de la vie, comme la hausse du prix des denrées alimentaires de base, ou du prix du gaz et de l’essence. Par ailleurs, la banqueroute de certaines banques, contenant, pour certaines, des actifs pourris, avait fait perdre aux iraniens une partie de leurs économies, rendant encore plus virulente et plus évidente leur colère et leur mécontentement, sur fond d’appels à manifester, par le biais de réseaux sociaux, comme Télégram. Au cours de ce mouvement social, les iraniens avaient également reproché au gouvernement son implication dans les guerres en Syrie et aux Yemen, ou bien le financement de riches fondations religieuses de dignitaires religieux, au détriment notamment d’allocations sociales, dont bénéficiaient avant 20 millions d’iraniens, et qui venaient d’être supprimés.

Certes, la signature d’un accord sur le nucléaire iranien, signé en 2015 par 6 pays, avec la République Islamique, au nom de l’ONU (Chine, Russie, Etats Unis, France, Grande Bretagne, Allemagne), avait permis d’espérer voir se desserer l’étau des sanctions économiques, touchant le pays depuis 2006, aboutissant à une quasi asphyxie de la République islamique, opéré alors par les européens et les américains: il est vrai que ces sanctions touchaient aussi bien les biens que les services, ainsi que la vente de pétrole, de gaz, que les avoirs financiers des principaux dirigeants, ce qui affectait lourdement l’économie du pays, quand on sait que celle-ci est aux mains essentiellement des Gardiens de la Révolution, en Iran. Pourtant l’El Dorado économique attendu espéré par la levée partielle des sanctions, en 2015, et la reprise de vente de pétrole, le dégel des avoirs des dirigeants iraniens, et l’installation en Iran d’une soixantaine d’entreprise française et/ou européenne, depuis 2015, dans la République islamique, contre le contrôle strict de l’enrichissement de l’uranium à 3,5 pour cent, cet El Dorado espéré n’a pas eu lieu: des sanctions américaines partielles sur les économies des pasdarans, ont été entretemps imposées par le Congrès américains. La teneur des investissements et des échanges commerciaux entre les occidentaux et la République Islamique d’Iran ont été légèrement revues à la baisse: en cause, une divergence sur le régime d’inspection des centrales nucléaires iraniennes par l’AIEA. Depuis des divergences importantes sont apparues entre le gouvernement américain, par la voix de son secrétaire d’Etat et de son président, partisan de sanctions totales contre le régime de Téhéran, à cause des nombreux contentieux politiques en cours en Iran, et les pays européens qui tout en soulignant leur préoccupation et la dangerosité du régime de Téhéran (utilisation de missiles balistiques contre certains pays du Moyen Orient, fuite en avant militaire en Syrie et en Iraq, en soutien à Bachar El Assad et aux milices chiites en Irak, notamment), souhaitaient maintenir cet accord sur le nucléaire iranien, et éventuellement compléter les discussions avec l’Iran sur le règlement d’autres questions politiques, comme la question du terrorisme au Moyen Orient. Les entreprises européennes, face à l’intransigeance de la nouvelle administration américaine, qui s’ingère sans vergogne dans les affaires de l’Iran, risquent fort de devoir plier et se retirer d’Iran, pour ne pas subir de lourdes sanctions de la part des autorités américaines: ainsi Peugeot Citroen et Total ont prévu de retirer totalement leurs activités, d’ici le mois de Novembre, ce qui rendra encore plus problématique la situation des dirigeants iraniens, condamnés à subir un mécontentement de plus en plus important de sa population, face au marasme catastrophique de son économie, et son asphyxie évidente.

Le 30 Juin prochain, se déroule à Villepinte le grand rassemblement de la diaspora iranienne, dont la principale composante se trouve être l’OMPI: vous aurez l’occasion d’échanger vos idées sur la laicité, l’égalité hommes/femmes, la fin des discriminations, ethniques, religieuses, sexuelles, la lutte contre l’intégrisme, les questions de géopolitiques internationales, et le problème de l’écologie et de l’accès à l’eau notamment, qui touche également l’Iran, de plus en plus fortement, et la perspective d’une alternative possible au régime politique en place actuellement à Téhéran.

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adcali.com 7 JUIN 2018

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Iran : Le travail des enfants dans la gestion des déchets, la pire forme d’exploitation.

Alors que le travail des enfants est aboli du reste du monde, il continue de croître en Iran. A Téhéran et dans de nombreuses villes métropolitaines, les enfants sont souvent aperçus en train de ramasser et de trier les ordures ; ce que les médias et les responsables du régime avouent ouvertement.

Les entrepreneurs municipaux embauchent principalement des enfants parce qu’ils coûtent 70% moins chers que les travailleurs réguliers (adultes) ; aussi, parce qu’étant donné leur très jeune âge, ils ne sont pas conscients de leurs droits en tant qu’êtres humains, et encore moins en tant que travailleurs. Il est donc très facile pour de nombreux entrepreneurs et investisseurs de continuer à les exploiter pour toutes sortes d’emplois exigeants.

Les enfants qui sont embauchés pour la gestion des déchets, doivent ramasser les ordures, les transporter dans les zones rurales et les trier là où les entrepreneurs iront les vendent.

Selon l’un des responsables de la municipalité à Téhéran, si les enfants ne travaillaient pas à la collecte des ordures, Téhéran disparaîtrait sous les décombres.

Le 29 mai 2018, une agence de presse gouvernementale, ILNA, a publié une déclaration d’Elham Eftekhari, membre du conseil municipal de Téhéran : « Le conseil exploite clairement de nombreux enfants en leur confiant des tâches très exigeantes comme la gestion des déchets. Non seulement ces enfants travaillent, mais ils vivent et dorment aussi dans des usines à ordures remplies de parasites et d’odeurs ; et nous sommes bien conscients des dangers auxquels ces enfants sont exposés en plus de l’aspect hygiénique ; notamment les risques de troubles mentaux, physiques et sexuels… »

L’exploitation cruelle des enfants, en particulier dans la gestion des déchets, est aussi couramment observée dans la ville centrale de Yazd.

Dans une interview avec l’ILNA, un enseignant originaire de Yazd s’est prononcé sur la question : « A la fin de chaque année, j’assiste à l’embauche de jeunes étudiants par des entrepreneurs municipaux, qui ne cherchent qu’à maximiser leurs propres profits ; la majorité des jeunes enfants et des étudiants de notre ville viennent de milieux très défavorisés ; et parce que leurs familles gagnent si peu, ils se tournent vers ce genre d’emplois et passent par conséquent, leur précieuse enfance dans les rues et sur les autoroutes bruyantes et polluées. » (ILNA, 7 avril 2018).

Les enfants travailleurs passent des jours et des nuits dans de dangereuses usines à ordures et sont ensuite exposés à toutes sortes de maladies et de risques sociaux.

Afkar, une autre agence de presse gouvernementale, a également apporté des informations sur cette question : « Actuellement, les entrepreneurs municipaux embauchent de nombreux enfants – âgés de 5 à 15 ans – pour la gestion des déchets » (31 janvier 2018).

Le 24 avril 2018, l’ILNA a rapporté que « le travail des enfants est si répandu en Iran, dans toutes sortes d’emplois pénibles ; du colportage au travail dans les briqueteries et l’aviculture ; faire participer les enfants à des emplois aussi difficiles, en particulier dans la gestion des déchets, n’est rien d’autre que de l’esclavage ».

D’après cette agence de presse : « Les usines dans lesquelles les entrepreneurs municipaux emmènent ces enfants sont situées à la périphérie de la ville, qui ne dispose même pas des services de santé les plus élémentaires ; par conséquent, les enfants sont exposés à toutes sortes de maladies. »

En surface, il semble que ce sont les entrepreneurs qui s’occupent de la gestion des déchets pour le conseil du régime ; mais en réalité, ce sont ces petits enfants qui font le travail ; ils sont forcés de faire des tâches qui dépassent évidemment leurs capacités physiques et mentales ; ce qui est la définition même de l’exploitation !

adcali.com 5 juin 2018.

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Crise de l’éducation en Iran…

Les abandons précoces des écoles, les espaces d’études insuffisants, la pénurie d’enseignants, les environnements de classe dangereux et le manque d’infrastructures de base sont quelques-uns des signes d’une crise du système éducatif iranien.

De plus, il y a beaucoup d’incidents de harcèlement sexuel, dont les scandales ont récemment refait surface dans certaines écoles et qui ont emporté l’espoir d’un avenir meilleur.

Selon le chef du département de la rénovation, Mehrale Rakhshani, la qualité de l’éducation (en termes d’espace et de facilité) est «en dessous du seuil de pauvreté» et «en crise» dans 11 provinces; Le Sistan et le Baluchestan, le Nord Khorasan, Alborz, Téhéran, Qom et Gilan figurent en tête de liste. De nombreuses provinces sont également au bord de la «pauvreté», ce qui ne laisse que quelques-unes avec des conditions acceptables.

Parmi les causes de la crise de l’éducation, on trouve la désintégration des écoles. De nombreux instituts doivent subir des destructions et des rénovations; Rakhshani affirme que 27% des écoles doivent être rénovées et que 34% doivent être renforcées.
À partir de maintenant, 1700 écoles sont faites de matériaux portables, et 987 d’argile; La majorité de ces derniers sont basés au Sistan et au Baluchestan (ISNA 30 mai 2018).

Réduction budgétaire pour l’éducation

Malgré les problèmes existants, dont certains ont été discutés plus tôt, il y a une réduction continue du budget de l’éducation.

Le 24 décembre 2017, l’ISNA a publié une déclaration d’un parlementaire nommé Haji Babaei: «la part du budget annuel pour l’éducation est passée de 16% à 9% cette année».

Selon Babaei, les dépenses par étudiant en Iran sont en moyenne de 1 / 5ème d’un étudiant dans un pays développé.

Alors que l’analphabétisme est éradiqué ou du moins réduit au minimum dans de nombreux pays, il ne fait que s’aggraver en Iran; Les illettrés et les semi-analphabètes sont malheureusement de plus en plus nombreux, avec respectivement 10 et 15 millions de personnes; ce qui n’est pas surprenant quand, au lieu de mettre en œuvre des mesures d’amélioration, les responsables gouvernementaux continuent de piller la richesse nationale et de la dépenser à des fins malveillantes telles que le terrorisme et la guerre.

adcali.com 04 juin 2018.

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Iran : A 15 ans, une ado reste emprisonnée sans aucune raison

Ma’edeh Shabani-Nejad, 15 ans, arrêtée en Iran en janvier pour avoir écrit des poèmes nationalistes et épiques en arabe, est toujours détenue à la prison Sepidar d’Ahwaz dans le sud-ouest de l’Iran, parce que sa famille n’a pas les moyens de payer la caution de 350 millions de tomans fixée pour sa libération.

Né en 2002, Ma’edeh Shabani-Nejad (Amouri) est une élève brillante de seconde au lycée Reyhaneh d’Abadan. Elle écrit et publie des poèmes sur les médias sociaux.

La première fois que Ma’edeh Shabani a été arrêtée, c’était le 17 octobre 2017. Elle avait été libérée sous caution à l’issue de ses interrogatoires.

La deuxième fois, elle a été arrêtée au domicile de son oncle à Ahwaz le 25 janvier 2018 par les services de renseignement des gardiens de la révolution et emmenée dans leur centre de détention.

Fin avril, elle a souffert de saignements gastro-intestinaux et de maux d’estomac lors d’un interrogatoire.

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adcali.com 3 juin 2018

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Iran : une femme pourrait être condamnée à mort seulement sur base du serment

Selon le 10e rapport annuel concernant la peine de mort en Iran par Iran Human Rights (IHR), en 2017 au moins 517 personnes ont été exécutées par la République islamique d’Iran. Ce qui fait une moyenne d’exécution d’au moins une exécution par jour et plus d’une exécution pour 167000 habitants. En 2017, l’Iran était le pays avec le taux d’exécution le plus élevé par habitant.

Le 30 mai, IHR a rapporté qu’une femme suspectée d’avoir tué son mari pourrait être condamnée à mort seulement sur la base du Qassame (serment). Le rapport provient d’un site national iranien d’audiovisuel, Jamejamonline, qui a annoncé qu’une femme accusée du meurtre de son mari le 22 mars 2015 pourrait être condamnée sur la seule base du Qassame.

Il n’existe aucune preuve tangible qui prouve sa culpabilité. Au lieu de cela, le Qassame, qui veut dire « serment solennel », est décrit comme un serment sur le Coran. Il est utilisé par les juges lorsqu’il n’existe pas assez de preuves pour prouver la culpabilité d’un accusé dans un crime, mais que le juge est persuadé que l’accusé est coupable. Les gens qui prêtent serment en Qassame ne sont souvent pas des témoins directs du crime.

Tahereh, l’accusée dans ce crime, a déclaré : « Lorsque nous nous sommes disputés avec mon mari, il s’est poignardé dans la poitrine et s’est donné la mort. »

Cependant, le rapport du légiste a réfuté la thèse du suicide et a spécifié que la victime avait été poignardée à mort par une autre personne.

À la demande de la mère de la victime, Tahereh a été condamnée à Qisas (loi du talion), mais la Cour suprême a rejeté le verdict. Les juges ont alors décidé de recourir au Qassame dans cette affaire.

Désormais, ses proches parents doivent présenter à la barre 50 hommes proches de la victime pour affirmer sous serment que l’accusée est coupable. Dans le cas contraire, l’accusée doit prêter serment et plaider non coupable 50 fois afin de voir ses charges abandonnées.

Le 30 octobre 2017, Moitaba Ghiasvand a été exécuté dans la prison de Rajai Shahr selon Qassame.

Qassame est une façon non faible de prouver un crime, mais continue d’être utilisé dans la jurisprudence du régime des mollahs et sa loi criminelle. Mais rendre le verdict d’une exécution sans preuve, seulement parce que la famille du plaintif affirme que l’accusé est coupable, ne devrait pas être accepté dans un système juridique moderne et devrait être considéré comme une violation de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, notamment de l’article 10.

adcali.com 2 juin 2018.

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Iran-L’état de santé du prisonnier politique, Arash Sadeghi, atteint de colite, est très préoccupant .

les autorités pénitentiaires n’ont pris aucune mesure pour le soigner. Bien que les médecins aient mis en garde sur le fait que le prisonnier était exposé à un risque de cancer, les gardiens de prison ne l’autorisent pas à être transféré à l’hôpital. Ses problèmes digestifs sont survenus à la suite d’une grève de la faim de longue durée en 2016 et ils se sont aggravés en raison des désaccords des autorités à lui accorder des soins.

Il a été dit qu’Arash Sadeghi avait besoin d’une alimentation saine, mais la qualité de la nourriture de la prison est horrible, et cela a aggravé ses problèmes digestifs. Il a été privé de traitement pendant plus d’un an et les responsables de la sécurité refusent de le faire admettre à l’hôpital.

L’épouse d’Arash Golrokh iraei , elle a fait une longue grève de la faim pour protester contre les conditions carcérales.

adcali.com 1 June 2018

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Iran: massacre de 1988 Les mères des martyrs, premières victimes du régime des mollahs

rutal, une conspiration noire pour un génocide, a été faite par ordre de Khomeyni il y a plusieurs années: dès les premiers jours d’août, un massacre de prisonniers politiques a commencé et s’est poursuivi plusieurs mois plus tard.
. Le but principal de ce massacre de prisonniers politiques et détruire les prisonniers qui, au fil des ans, avec leur résistance héroïque et la grave tolérance de toutes les épreuves et crimes médiévaux des officiers de résistance et de sacrifice, dans l’histoire de notre nouvelle révolution dans notre pays. Pendant ces jours, les comités de la mort de Khomeiny, y compris les éléments les plus consciencieux du ministère des Renseignements, du procureur général et des autorités pénitentiaires, appliquaient des mesures et des mesures de sécurité strictes.Ce massacre massif a été effectué avec un verdict écrit, des ordres quotidiens et une supervision directe de Khomeiny.

La fatwa du massacre des prisonniers de Khomeiny en 1988
  Avec plus de 30 000 prisonniers morts détenus en prison, les morts ont été enterrés dans des tombes collectives anonymes

Iran: massacre de 1988
La mère de Moeini,Une des mères du héros de mon pays،Il dit de son enfant martyr …

Nous nous souvenons toujours de lui.
adcali.com 31 Mai 2018

به یاد مادر معینی برگرفته ازفیلم مستند خاوران

Posted by ‎Varash Film – وارش فیلم‎ on Monday, May 28, 2018