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Paris demande à ses diplomates de différer leurs voyages en Iran.

PARIS (Reuters) – La France recommande à ses diplomates et représentants de reporter tout voyage en Iran en raison de risques sécuritaires et d’un “durcissement “ des autorités iraniennes après l’attentat déjoué de Villepinte, apprend-on mardi dans un document consulté par Reuters.

La France recommande à ses diplomates et représentants de reporter tout voyage en Iran en raison de risques sécuritaires et d’un “durcissement ” des autorités iraniennes après l’attentat déjoué de Villepinte, apprend-on mardi dans un document consulté par Reuters. /Photo d’archives/REUTERS/Philippe Wojazer
En juillet, un “attentat terroriste” contre un rassemblement de l’opposition iranienne à Villepinte, près de Paris, a été déjoué grâce à l’arrestation à Bruxelles d’un couple d’origine iranienne en contact avec un diplomate iranien, interpellé en Allemagne. Téhéran a démenti toute implication et accusé le parti d’opposition présumé visé, les Moudjahidines du peuple, d’avoir monté toute l’affaire.

“Dans un contexte bilatéral marqué par les suites de l’affaire de Villepinte, les autorités iraniennes laissent supposer par leurs comportements un durcissement de leurs positions à l’égard de notre pays, ainsi que de certains partenaires”, prévient le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères dans une note de service datée du 20 août.

Ces instructions ont également été transmises à d’autres services de l’Etat français.

“Compte tenu de risques sécuritaires avérés ainsi que cela a déjà été le cas dans le passé, il est demandé à l’ensemble des agents du ministère, qu’ils soient issus de l’administration centrale ou des postes, de différer jusqu’à nouvel ordre et sauf impératif de service, tout projet de voyage en Iran, notamment pour des raisons touristiques ou linguistiques”, souligne Maurice Gourdault-Montagne.

Sollicité, le Quai d’Orsay n’a pas souhaité faire de commentaire sur cette note et n’a pas dit si des mesures de rapatriement des familles du personnel diplomatique en Iran avaient été décidées. L’ambassade d’Iran à Paris n’a pas fait de commentaire.

Tout durcissement des relations entre Paris et Téhéran est susceptible d’avoir des implications plus larges pour le pays, Paris demeurant l’un des plus vifs défenseurs de l’accord sur le nucléaire iranien de 2015, dont Donald Trump a retiré les Etats-Unis en mai dernier.

En dépit des tentatives européennes pour atténuer l’effet du rétablissement progressif des sanctions américaines en Iran et convaincre leurs entreprises d’y rester, de nombreux groupes, au premier rang desquels les Français Total, PSA et Renault ont d’ores et déjà confirmé cet exode.

La note met en évidence l’érosion de la confiance de Paris envers Téhéran, à l’heure même où Emmanuel Macron a réaffirmé lundi son attachement à l’accord sur le programme nucléaire iranien et prévenu que “la France saura(it) prendre ses responsabilités sur le sujet iranien sans complaisance mais en maintenant un dialogue étroit avec nos partenaires”.

Adcali.com 28 AOÛT 2018

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Iran : Mobilisation des associations iraniennes dans 20 villes du monde.

Aujourd’hui 25 AOÛT 2018
Alors que les manifestations populaires se poursuivent depuis le début de l’année et continuent d’ébranler le régime islamiste en Iran, la diaspora se mobilise pour le changement de régime vers la démocratie.

Le rassemblement intitulé « 30e anniversaire du massacre de 30 000 prisonniers politiques en Iran – les racines et perspectives du soulèvement », est organisé dans une vingtaine de ville à l’initiative d’associations iraniennes en Europe et en Amérique du Nord. L’événement relié en multiplex sera accompagné d’un appel au gouvernement occidentaux pour cesser la politique de complaisance vis-à-vis de la théocratie iranienne et de reconnaitre le droit du peuple de s’affranchir du joug d’un des pires dictatures du 21 siècle.

Des représentants des communautés iraniennes et des dignitaires politiques et sociaux de différents pays prendront la parole notamment à Paris, Londres, Berlin, Stockholm, Amsterdam, Rome, Oslo, Bruxelles, Ottawa, Vancouver, Bucarest, Helsinki, Gutenberg, Stuttgart, Aarhus (Danemark). Les survivants du massacre de 1988 et les proches des victimes partageront leurs témoignages avec les participants lors de l’évènement qui débutera à 17h (heure de Paris). Mgr Jacques Gaillot et Patrick Kennedy, ancien membre du Congrès américain et fils du feu sénateur Edward Kennedy, seront au nombre des participants au rassemblement de Paris.

Ces associations iraniennes de la diaspora sont composées de différentes couches de la société iranienne, notamment les jeunes, les étudiants, les technocrates, les entrepreneurs, les hommes d’affaires, les universitaires, ainsi que les femmes militantes pour l’égalité et le renversement de la dictature misogyne des mollahs.

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Le rassemblement international des associations iraniennes débutera à 17h00 à Paris © 4freedominiran
Ce rassemblement simultané s’inscrit dans le cadre d’une campagne internationale visant à demander à l’ONU d’enclancher une enquête sur le massacre de 1988 et de mettre fin à l’impunité des autorités impliquées dans la terrible tuerie. Selon les ONG, le massacre de 1988 est l’un des cas les plus flagrants de crimes contre l’humanité après la Seconde Guerre mondiale.

Jusqu’à présent, aucune enquête internationale indépendante n’a été menée sur le massacre et les coupables n’ont pas eu à répondre de leurs actes. Les auteurs de ce massacre comptent actuellement parmi les plus hauts responsables du régime et participent directement à la répression des manifestations antigouvernementales qui secouent le pays. Amnesty International a récemment mis en garde contre les efforts du régime pour détruire les preuves de ce massacre, notamment certaines fosses communes.

Le rassemblement international des associations iraniennes peut être suivi simultanément en persan, en anglais, en français et en arabe sur le lien suivant : http://www.iranfreedom.org/fr/

adcali.com 25 AOÛT 2018

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IRAN: LES FEMMES SONT BIEN LA FORCE DU CHANGEMENT.

C’est ce qu’on a pu observer en Iran tout au long de l’année écoulée et, bien sûr, de manière plus visible lors du soulèvement de décembre et de janvier.

Bien que la situation en Iran soit extrêmement répressive pour les femmes et qu’elles aient été les premières victimes de la répression des 39 dernières années, elles ne se sont pas soumises contrairement aux attentes du régime. La discrimination et la ségrégation sexuelles ainsi que les diverses restrictions ont rendu les Iraniennes non seulement rebelles, mais aussi très résistantes.

adcali.com 24 août 2018

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Iran : Le tsunami de la pauvreté

Quand la violence ne peut plus stopper cette avalanche qu’est la gronde d’un peuple qui ne supporte plus le pouvoir en place, c’est le début de la fin
” L’avalanche de fléaux sociaux s’abat sur l’Iran et ses signes sont déjà visibles “, a affirmé Mohsen Hachemi Rafsandjani, le 15 août.

” Aujourd’hui, la pauvreté s’abat sur l’Iran comme un tsunami”, ajoute le chef du conseil municipal de Téhéran.

Rafsandjani, le fils de l’ancien président du régime iranien, fait partie de l’élite riche du pays et n’a certainement pas personnellement ressenti les retombées des misères économiques de l’Iran. Mais même lui, il sait à quel point la situation est désastreuse.

“Selon nos estimations, plus d’un tiers de la population se trouve sous le seuil de pauvreté et un dixième de la population se trouve sous le seuil de pauvreté absolue”, reconnaît Rafsandjani, dans un entretien avec le journal Arman.

L’Iran menacé par la famine

Les termes tels que “ligne de pauvreté” et “pauvreté absolue” sont devenus monnaie courante dans l’Iran des mollahs, bien que les médias officiels fournissent toujours les estimations les plus optimistes.

Le peuple iranien, en particulier les couches les plus défavorisées de la population, paie le tribut de la mauvaise gestion de l’économie par le régime. Selon le gouvernement, les travailleurs iraniens ont perdu plus de 72 % de leur pouvoir d’achat. On ne parle plus de pauvreté et de pauvreté absolue : c’est la famine.

Un responsable du régime iranien a récemment admis : ” Le gouvernement et ses fonctionnaires sont confrontés à une population de 60 millions d’habitants au bord de la famine. Ce n’est pas une blague, c’est la triste vérité. Nous devons le prendre au sérieux.”

Que sont devenues les ressources de l’Iran ?

Selon les chiffres du régime iranien, l’Iran a 66 milliards de dollars de revenus de ses exportations pétrolières et 32,3 milliards de dollars de ses exportations non pétrolières. Où est passé tout cet argent ?

Le silence est de vigueur face à cette question qui revient souvent. La seule réplique des autorités aux manifestants qui protestent contre la corruption et la mauvaise gestion économique, est la violence et la répression.

Ce n’est qu’à travers les luttes intestines du sérail que certains détails de la corruption surgissent.

” Au cours des 40 dernières années, environ 200 familles ont détourné le destin de ce pays et elles passent de la tête d’un ministère à l’autre et d’un poste de pouvoir à l’autre “, a révélé un député, Hedayatollah Khademi.

Ces 200 familles constituent l’élite dirigeante du régime iranien.

Chaque faction du régime pointe du doigt l’autre, tandis que toutes sont complices du pillage des richesses du peuple iranien.

La hausse des prix et leurs retombées sur les conditions de la vie

Le smic est officiellement de 11,14 millions de rials/mois (environ 230 €). Or, les besoins mensuels d’une famille ont été évalués officiellement à 27 millions de rials (environ 560€), soit plus que le salaire d’un seul travailleur. En réalité il est impossible de vivre avec un revenu en dessous de 46,5 millions de rials (environ 970€) par mois, ce qui signifie que les familles de travailleurs peuvent à peine subvenir aux besoins les plus élémentaires et que leur revenu représente le quart du seuil de pauvreté réel.

Ajoutons à cela un taux de chômage de 25,5% parmi les jeunes de 15 à 29 ans et nous aurons un meilleur aperçu du chaos.

Selon la Banque centrale du régime iranien, le prix des produits laitiers a augmenté de 18,3 % la semaine dernière par rapport à la même période l’an dernier, le prix des œufs a augmenté de 36,6 %, celui du riz de 9,9 %, des haricots de 1,3 %, des fruits frais de 64,3 %, des légumes frais de 17,7 %, de la viande rouge de 29 %, de la volaille de 14,3 %, du sucre de 2,7 %, du thé de 19,2 % et de l’huile végétale de 10,9 %.

Un tsunami

Comme le reconnaît Mohsen Hachemi Rafsandjani, ” la pauvreté s’abat sur l’Iran comme un tsunami”. La seule réponse des 200 familles qui règnent l’Iran, à commencer par celle du Guide suprême Ali Khamenei, au dilemme croissant de la société (la faim) est le recours à la force. Les protestations croissantes des diverses couches de la société qui continuent depuis huit mois, ont révélé les limites de cette réplique. Quand la violence ne peut plus stopper cette avalanche qu’est la gronde d’un peuple qui ne supporte plus le pouvoir en place, c’est le début de la fin.
adcali.com 24 août 2018

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La révolution de l’Iran des Mise à niveau chaque jour de plus qu’hier…

Peintre: Rasa Afshar

Trop de martyrs pour la liberté dans 120 ans !!! Il n’y a pas de pouvoir qui puisse arrêter notre marche pour la liberté et la démocratie en Iran. Il suffit de lire notre longue et merveilleuse histoire !!!

adcali.com 21/08/2018

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Propagande d’exécutions en Iran…

IRAN :
Aout 2018: 17 exécutions
(Janvier: 22 exécutions, février: 17 exécutions, mars: 12 exécutions, avril: 33 exécutions, mai: 19 exécutions, juin: 17 exécutions, juillet: 40 exécutions)

ADCALI.COM 21/08/2018

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Iran: Coup d’État contre le Premier ministre nationaliste, Mohammad Mossadegh.

L’alliance du trône, du turban et de la CIA contre la démocratie en Iran

De gauche à droite : Kermit Roosvelt (l’agent de la CIA qui a dirigé le putsch), l’Ayatollah Abolghassem Kachani et le Général Fazlollah Zahedi
Le 19 août 1953, un Coup d’État de l’Armée monarchiste soutenue par le réseau du clergé intégriste et organisé par les services secrets américains, renverse le Premier ministre nationaliste iranien, Mohammad Mossadegh.

Devenu Premier ministre le 29 avril 1951, Mohammad Mossadegh s’appuiera sur une mouvance populaire qui se révoltera notamment le 21 juillet 1952 en sa faveur, pour tenter de démocratiser le pays, notamment en abrogeant le Parquet militaire chargé de la répression politique et en imposant de sévères restrictions à l’influence de la Cour impériale dans les institutions d’État.

Mossadegh gagnera notamment une large popularité par ses mesures nationalistes. Il adopte notamment une position dure dans le conflit avec la Grande-Bretagne concernant l’expropriation du capital de l’Anglo-Iranian Oil Company.

Ces mesures lui vaudront cependant le mépris de la Cour impériale, des puissances étrangères qui tentent d’accaparer les richesses du pays, mais aussi d’un clergé intégriste mené par l’Ayatollah Seyyed Mohammad Behbahani, à qui le monarque a laissé ses privilèges en contrepartie d’un soutien sans équivoque à son pouvoir absolu.

Une série de conspirations

Commence alors toute une série de conspirations en vue de renverser le gouvernement nationaliste de Mossadegh.

Le 13 octobre 1952, un premier Coup d’État est avorté grâce à la vigilance des proches du Premier ministre. Ce dernier décidera trois jours plus tard de rompre toutes les relations diplomatiques avec Londres qui a les empreintes qui imprègnent trop visiblement la conspiration. Dans ce geste, le leader nationaliste fera fi de la forte réticence du Roi Mohammad Reza Pahlavi.

Dans sa lancée, peu après cet évènement, Mossadegh jouera de son influence pour dissoudre le Sénat entièrement gagné à la cause du Roi.

C’est à partir de là que l’Administration américaine commence à déployer de larges efforts pour se défaire d’un Mossadegh devenu trop encombrant. L’Ambassade des États-Unis entamera de larges contacts, non seulement avec les opposants royalistes de Mossadegh, mais aussi avec l’opposition intégriste, notamment le très rusé Ayatollah Abolghassem Kachani qui se trouve alors à la tête du Parlement.

Le 23 avril 1953, dans un nouveau complot pour déstabiliser le gouvernement Mossadegh, le Général Afchar Tusse, le chef de la Police iranienne qui est un fidèle du leader nationaliste, est enlevé en plein centre-ville de Téhéran, avant d’être assassiné après deux jours des pires sévices corporels.

Le Général de l’Armée Fazlollah Zahedi, un proche de la Cour du Chah, est l’instigateur de cet abominable crime. Un mandat d’arrêt est lancé contre lui par le gouverneur militaire de Téhéran. Zahedi disparaîtra dans la nature. On saura plus tard qu’il avait été hébergé et protégé par l’Ayatollah Kachani.

Loin de se laisser intimider, Mossadegh projette de se défaire d’un Parlement où une majorité de députés achetés par les dollars US bloquent ses décisions. Il soumet donc la dissolution du Parlement à un référendum dans lequel il récolte un large succès.

L’intervention de Washington

C’est du trop à Washington. Le lendemain de ce succès, le Président Eisenhower rendra public, lors d’une conférence de presse, son intention d’en finir « tôt ou tard » avec Mossadegh.

Kermit Roosvelt, le directeur du Département Proche-Orient de la CIA, sera chargé de mener à bien le prochain Coup d’État. Celui-ci se rend à Téhéran, en clandestinité bien sûr, où il commence de larges contacts aussi bien avec le Roi lui-même, qu’avec des officiers royalistes de l’Armée, et avec l’Ayatollah Behbahani.

Le plan paraît simple : le 16 août 1953, le Général Nassiri, le chef de la garde impériale, devra se rendre à la tête de plusieurs unités militaires, au domicile de Mossadegh, muni de deux mandats royaux, l’un annonçant la destitution de Mohammad Mossadegh, l’autre proclamant le Général Fazlolllah Zahedi, chef du Cabinet. Aussi simplement que ça !

Or, le leader populaire est averti d’avance du complot par ses proches. Les gardes du corps de Mossadegh interpellent le Général Nassiri et plusieurs autres officiers putschistes. Le Coup d’État est défait. Le Roi, lui, préfère aller suivre d’un peu plus loin les évènements et il prend la fuite pour l’Italie.

Du 16 au 19 août, Téhéran est en véritable bouillonnement. Noire de monde, la rue appartient à une foule en colère qui tient à affirmer son appui à Mossadegh.

Le Coup d’État

La machine du complot fonctionne cependant encore. En trois jours, l’Ayatollah Behbahani mobilisera la pieuvre du réseau du clergé intégriste. Les Iraniens connaissent bien la magouille : des gangs de brigands qui s’emparent de la rue à coup de bâto

adcali.com 20 août 2018

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On the occasion of the 65th anniversary of the US-British criminal coup against the democratic government of Dr. M. Mosaddeq in IRAN !

Rassa Afshar

Dr Hossein Fatemi (10 February 1917 – 10 November 1954) was a scholar, journalist, and famous politician of Iran.A close associate of Prime Minister Mohammad Mosaddegh, he proposed nationalization of Iranian oil and gas assets. Initially a journalist, he served as Foreign Affairs Minister of Iran from 1951 to 1953. After the 1953 CIA-orchestrated coup d’état toppled the democratically elected government of Mosaddegh, Fatemi was arrested, tortured, and convicted by a military court of “treason against the Shah”, and executed by a firing squad.

adcali.com 18.08.2018

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Le danger des Hackers du régime iranien

Le régime iranien est devenu une menace majeure pour la sécurité dans le domaine du cyber espionnage. Accenture Security iDefense a publié un rapport qui indique : « Le gouvernement iranien et les hackers en Iran constituent une menace perturbatrice et destructrice pour les États-Unis, l’Europe et le Moyen-Orient. »

De nombreuses attaques ont été dirigées depuis l’Iran pendant la première moitié de 2018. Les attaques seraient des campagnes soutenues par l’État qui visent les autres nations du Moyen-Orient.

Les recherches d’Accenture Security iDefense montrent que les méthodes préférées des hackers iraniens pour attaquer sont des malwares sur Android et des ransomwares lancés non seulement contre le gouvernement, mais aussi sur les consommateurs et les entreprises.

De nombreuses applications infectées avec ce malware ont envahi Google Play store. Lorsqu’il est téléchargé, il installe un code malveillant sur le téléphone. Les hackers iraniens ont également visé les applications légitimes pour les infiltrer afin d’avoir accès à l’appareil de l’utilisateur.

Les hackers iraniens ont souvent été perçus comme moins qualifiés et moins tenaces que les hackeurs chinois et russes, mais des recherches récentes montrent que cela change rapidement. Selon Robert Katz, de directeur de l’Institut des cyber-sciences : « Ils sont plus sophistiqués que les autres joueurs. Ils ont organisé une attaque majeure coordonnée qui a endommagé nos institutions financières à Wall Street. C’était en 2012, avant que nous voyions la Russie s’organiser. Peu de temps après, ils ont organisé une attaque physique sur Saudi Aramco. Ils ont détruit les ordinateurs et les ont transformés en presse-papiers. » Katz a ajouté : « Tout ceci est très sophistiqué comparé à toutes les choses que nous avons vues venant de la Corée du Nord et des choses totalement idiotes venant de la Russie. La Russie n’a procédé qu’à des attaques de phishing. »

Accenture Security iDefense a fait des recherches sur un des groupes de hackers iraniens qui se fait appeler Pipefish. Ils sont aussi connus sous le nom d’OilRig. Le groupe a lancé des modèles d’attaques de cyber espionnage au Moyen-Orient, d’abord avec des ransomware et des monnaies cryptées mineures. Les entreprises dans le secteur de l’énergie aux Émirats arabes unis, au Qatar et en Arabie Saoudite font partie des cibles principales.

Le rapport indique : « Les renseignements d’iDefense contre les menaces a gardé une trace efficace de Pipefish, malgré les changements constants de ce groupe ainsi que leurs techniques de déplacement. » « Il a toujours montré cette tendance à réutiliser des Meta datas et des adresses IP, des composants de documents qui servent d’appâts et de titulaire de nom de domaine. Ce qui a permis aux analystes de fournir des renseignements sûrs contre le groupe. »
ADCALI.COM 17 août 2018.

https://www.9news.com.au/national/2018/08/16/10/40/malcolm-turnbull-cyber-security-australia-targeted-in-thousands-of-attacks

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CE QUE LA PERSE NOUS A OFFERT.

En trois millénaires, le haut plateau iranien a vu se succéder de prestigieux empires. Sciences, art, architecture… Leur rayonnement s’étendit jusqu’en Occident.

Sa poésie
Un lyrisme qui chante les plaisirs de la vie

Aujourd’hui encore, les écoliers iraniens récitent les quatrains de Rudaki, le fondateur de la poésie persane (Xe siècle). Et dans chaque maison, près du Coran, repose un exemplaire du Divan, de Hafez de Chiraz (1315-1390), où il est commun de piocher un poème au hasard pour y trouver l’inspiration. Chantre de l’amour charnel et mystique, le poète célèbre Dieu à travers les plaisirs de la vie. Des influences qui dépassèrent largement les frontières de l’Empire : Rudaki aurait inspiré Jean de la Fontaine. Et Goethe, qui considérait Hafez comme un maître, lui consacra un recueil.

«Puisse mon âme être immolée à ta bouche, car au jardin du regard, le jardinier du monde n’a rien noué de plus beau que ce bouton de rose.»

Ses jardins
Un goût de paradis

Le secret du jardin persan ? L’union de l’ombre et de l’eau dans un espace clos. Cyprès et platanes protégeaient du soleil et invitaient au recueillement. La fraîcheur était garantie par le qanat, un système souterrain destiné à capter l’eau des nappes phréatiques pour alimenter le bassin central. A l’époque achéménide (Ier millénaire avant J.-C.), ce jardin était un élément central d’architecture. En ancien persan, il était appelé pairidaeza («espace fermé»), qui donnera le mot français «paradis». Aujourd’hui, il en reste neuf en Iran, classés au patrimoine de l’humanité.

>>> Deux rois pour un âge d’or à Ispahan

Son imaginaire
Des héros de légende qui traversent les siècles

Monstres, démons et créatures griffues peuplent l’imaginaire perse. Les zoroastriens les appellent div. Leur chef est Ahriman, le dieu démoniaque. Ils sont affublés généralement de crocs et de cornes et portent une jupe courte. Dans le Livre des rois, du poète Ferdowsi (Xe siècle), on peut voir Rostam, le héros mythique, combattre le div blanc pour délivrer le roi d’Iran Kay-Ka’us. Dans un livre de présages datant du XVIe siècle, l’imam Reza, descendant de Mahomet, terrasse un démon. Les flammes autour de sa tête symbolisent la protection divine et la victoire du bien sur le mal. Une épopée que Lamartine reprendra au XIXe siècle dans son Histoire des grands hommes.

Sa tolérance
Liberté… J’écris déjà ton nom !

Un cylindre en argile de 23 centimètres de long fut découvert en 1879 dans les ruines de Babylone (actuel Irak). Gravé en écriture cunéiforme, il comporte une proclamation du roi de Perse Cyrus le Grand adressée aux Babyloniens qu’il venait de soumettre (539 avant J.-C.). Après le récit de son exploit, le souverain développe des thèmes alors inconnus en Occident : la liberté de culte, l’abolition de l’esclavage… Si bien que certains interprètes y virent la plus ancienne proclamation des droits de l’homme. Les historiens s’accordent plutôt à penser à une propagande royale. A l’image de celle que mena le chah Mohammad Reza Pahlavi, en 1971, quand il fit de ce rouleau le symbole de la célébration de ce qu’il nommait le «2 500e anniversaire de la monarchie persane».

Son astrologie
Le temps des mages

Au IIe millénaire avant J.-C., les Mésopotamiens lisaient déjà des présages dans les astres. Leurs voisins auraient partagé les mêmes savoirs. Si Zarathoustra, le prophète perse du Ier millénaire av. J.- C., fut surnommé le «prince des astrologues», ce n’est qu’après le IIIe siècle de notre ère que l’astrologie fut intégrée au corpus zoroastrien. Au Xe siècle, des savants marquaient de leur empreinte l’astrologie persane. Ainsi, Omar Khayyam (1048-1131) réforma le calendrier en découpant les mois selon le zodiaque. Ce calendrier a toujours cours en Iran.

Son ingénierie
Vivre en harmonie avec la nature

Pour supporter les températures estivales étouffantes, mieux valait faire preuve d’ingéniosité. Les bagdir ou «tours du vent» font office de ventilation naturelle. Savamment contrôlée, la circulation d’air le long de la colonne rafraîchit la pièce du bas et fait remonter l’air chaud. L’air frais est ensuite acheminé vers les chambres. Cette climatisation naturelle est encore utilisée dans l’architecture iranienne. La ville antique de Yazd en comporte tant qu’on la nomme «ville des capteurs de vents».

Sa médecine
L’encyclopédie du prince des savants

Lorsqu’il rédigea ses Canons de la médecine (Qanûn) en 1020, le philosophe et médecin Avicenne (980-1037) aurait eu peine à prédire leur passage à la postérité. Il y faisait une synthèse des connaissances médicales de son époque auxquelles s’ajoutait son propre savoir. Il fut le premier à décrire l’anatomie de l’œil humain, à exposer le système des ventricules et des valvules du cœur… Toutes les maladies connues ainsi que leur traitement y étaient consignées. Traduite en plusieurs langues, cette encyclopédie constitua la base de la médecine orientale et occidentale durant cinq siècles ! Jusqu’à ce que Léonard de Vinci, au XVIe siècle, conteste certaines théories anatomiques du savant persan. Néanmoins, les Canons d’Avicenne ont longtemps été utilisés.

Mais malheureusement, l’ancien pays d’Iran et son peuple font face à un gouvernement réactionnaire et oppressif qui a détruit toute la capitale humaine, artistique, sociale et naturelle de l’Iran au cours des 40 dernières années.

adcali.com 18,08,2018