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IRAN: La répression des dissidents religieux en Iran constitue une violation du droit international des droits humains.

L’audience concernant l’affaire du converti chrétien, Ismail Maghrebinejad, a eu lieu le 2 novembre devant le tribunal révolutionnaire de Chiraz, en Iran.

Selon les dernières informations obtenues, le mardi 22 octobre 2019, Ismail Maghrebinejad, un converti chrétien, a été convoqué devant le tribunal révolutionnaire de Chiraz pour « insulte au caractère sacré de l’islam » et « apostasie ». Il sera libéré sous caution de 10 millions à 100 millions de tomans (2 000 à 20 000 €) à titre provisoire jusqu’au jugement final.

Ismail Maghrebinejad a été convoqué devant le tribunal révolutionnaire de Chiraz à la suite de la demande d’un juge de présenter sa défense, sur la base de quatre chefs d’accusation portée contre lui, dont « insulte du caractère sacré de l’islam et « apostasie. Le converti chrétien a répondu au juge en déclarant qu’il n’avait pas insulté le caractère sacré de l’islam et que les ayatollahs avaient une interprétation différente de « l’apostasie ».

Selon les conversations entre Ismail Maghrebinejad, le converti chrétien, et le juge du tribunal révolutionnaire de Chiraz, la caution imposée au converti chrétien serait passée de 10 millions à 100 millions de tomans. En raison de son incapacité à obtenir cette somme, Ismail Maghrebinejad a cependant été libéré temporairement après que l’accusation ait désigné quatre de ses proches qui se sont portés garants.

La répression des dissidents religieux en Iran constitue une violation du droit international des droits humains, conformément aux articles 18 et 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, ainsi que de l’article 18 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques du 16 décembre 1976, selon lequel « toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté d’avoir ou d’adopter une religion ou une conviction de son choix, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction, individuellement ou en commun, tant en public qu’en privé, par le culte et l’accomplissement des rites, les pratiques et l’enseignement ». « Nul ne subira de contrainte pouvant porter atteinte à sa liberté d’avoir ou d’adopter une religion ou une conviction de son choix ».

En outre, la jouissance du droit à un procès équitable est l’un des droits inaliénables énoncés à l’article 10 de la Déclaration universelle des droits de l’homme.

Source : Les Droits de l’homme en Iran

ADCALI.COM 15 NOVEMBRE 2019

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Iran:La Franco-Iranienne Fariba Adelkhah victime du bras de fer avec Téhéran.

La chercheuse franco-iranienne a été arrêtée début juin par les gardiens de la révolution. Ils pourraient faire payer à la France des sanctions prises contre deux diplomates, après un attentat manqué en 2018.

MOYEN-ORIENT Détenue à la prison d’Evine, dans le nord de Téhéran, la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah a été arrêtée début juin par le service de renseignements des gardiens de la révolution, qui pourrait l’utiliser comme moyen de pression contre la France dans un jeu diplomatique sans pitié, alors qu’Em­manuel Macron cherche à éviter une confrontation armée entre la République islamique et les États-Unis. Chercheuse reconnue, soucieuse d’équilibre dans ses analyses, elle a pu recevoir la visite de sa famille et n’est pas maltraitée, selon son confrère et ami Jean-François Bayart.

Un nombre indéterminé de binationaux – en position de fragilité car l’Iran ne ­reconnaît pas leur statut – sont détenus en Iran. Parmi eux figurent plusieurs Britanniques et Américains, ressortissants de pays hostiles à Téhéran. À Evine, Mme Adelkhah a rejoint Nazanin Zaghari-Ratcliffe, une Irano-Britan­nique condamnée pour sédition à cinq ans de prison, dont l’état de santé se serait détérioré après trois années d’emprisonnement. En 2017, son mari avait affirmé que Nazanin était « utilisée comme monnaie d’échange par les gardiens de la révolution ». La presse britannique avait vu ensuite un lien – démenti par Londres et Téhéran – entre le projet de règlement d’une vieille dette de 450 millions d’euros envers l’Iran et une libération de Mme Zaghari-Rat­cliffe. Tout en niant que des binationaux servent de moyen de pression, l’Iran admet que ces prisonniers puissent faire l’objet d’échanges ponctuels. En fait, c’est pratiquement toujours le cas, les accusations d’espionnage généralement portées contre eux n’étant qu’un alibi. En avril, Javad Zarif, le chef de la diplomatie iranienne, a même « publiquement mis sur la table » une proposition d’échanger des Iraniens emprisonnés aux États-Unis contre des Américano-Iraniens détenus en Iran. Après avoir passé 544 jours à Evine, Jason Rezaian, l’ancien correspondant du Washington Post à ­Téhéran, fut libéré le 16 janvier 2016, au premier jour de l’application de l’accord sur le nucléaire, signé six mois plus tôt. Trois autres Américains recouvrèrent également la liberté, tandis que Barack Obama graciait quatre condamnés iraniens et commuait les peines de trois autres.
Sujet de recherche sensible

L’Iran a-t-il encore des comptes à apurer avec la France ? Il y a dix ans, la libération de la chercheuse Clotilde Reiss s’était soldée par le retour à Téhéran d’Ali Vakili Rad, condamné en 1994 à la réclusion à perpétuité pour avoir égorgé l’ancien premier ministre Chapour Bakhtiar. Une affaire remonte soudainement à la surface : l’attentat manqué le 30 juin 2018 contre un rassemblement en banlieue parisienne des opposants, les Moudjahidins du peuple. La France remit ensuite à la Belgique un suspect interpellé dans l’Hexagone et gela les avoirs de deux diplomates, Assadollah Assadi et Saeid Hashemi Moghadam, le premier étant présenté comme le commanditaire de l’attentat, imputé par les Français au service de renseignements du ministère de l’Intérieur iranien. Paris avait été furieux du « retour aux méthodes terroristes iraniennes » sur son sol. De son côté – et bien avant cette affaire -, Téhéran n’a jamais accepté que la France continue d’abriter une organisation considérée comme terroriste jusqu’en 2012 par les États-Unis. Emmanuel Macron a dit au président Rohani qu’il attendait « des clarifications » à propos de Mme Adelkhah. Mais Hassan Rohani a peu de pouvoir sur les gardiens de la révolution, qui dépendent du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei. En pleines tensions entre l’Iran et l’Occident, la détention de Franco-Iraniens n’est pas une surprise pour les diplomates qui suivent l’Iran. Mme Adelkhah était l’un des derniers chercheurs à ­retourner travailler en Iran, sur un sujet assez sensible, lié à la place des religieux. Selon nos informations, son nom avait été évoqué ces derniers mois lors d’interro­gatoires d’autres Franco-Iraniens par les services de renseignements iraniens.

Le Figaro – jeudi 18 juillet 2019

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Les enseignants des minorités religieuses n’ont pas le droit d’enseigner en maternelle en Iran.

L’organisation iranienne de protection sociale a récemment interdit aux membres des minorités religieuses d’enseigner à l’école maternelle en raison des différences concernant les « valeurs religieuses ».

L’interdiction va à l’encontre des lois du pays et s’applique à toutes les écoles maternelles, à l’exception de celles réservées aux minorités religieuses.

Selon le directeur général, les autorités mettent de plus en plus l’accent sur les valeurs islamiques pour les enfants de maternelle et il est donc impossible pour une minorité religieuse d’enseigner dans les jardins d’enfants. Cependant, il leur est possible d’enseigner des « activités parascolaires » telles que le sport. Les enfants des minorités religieuses ont souvent du mal à être exemptés des classes islamiques.

Alors que la directive viole les lois iraniennes qui obligent le pays à éliminer la discrimination et à créer des opportunités justes pour tout le monde, les chrétiens qui peuvent prouver que leur famille était chrétienne avant la Révolution de 1979 ont des dispositions constitutionnelles limitées qui protègent la pratique de leur foi. Cependant, les musulmans qui se sont convertis au christianisme ne bénéficient d’aucune protection légale.

Cette directive montre jusqu’où la République islamique d’Iran ira pour séparer les minorités religieuses de la culture dominante. L’Iran est classé parmi les pays particulièrement préoccupants de niveau 1 par la Commission des Etats-Unis sur la liberté de religion dans le monde.

Ces derniers jours, sur les médias sociaux, les images de l'”ordre administratif” controversé se sont répandues sur le net, provoquant la colère de nombreuses couches des minorités religieuses du pays.

La lettre précise : « Le recrutement de membres de minorités religieuses pour des emplois dans des jardins d’enfants est illégal, à moins que ces centres n’hébergent exclusivement des enfants de minorités religieuses ». Elle porte la signature du directeur du bureau des affaires de l’enfance et de l’adolescence de l’Organisation.

Une fois diffusée sur les réseaux sociaux, la directive interne de l’organisation de la réinsertion a rapidement déclenché des réactions de colère. Un utilisateur de Twitter l’a nommé « le dernier cas d’injustice contre les minorités », et un autre l’a qualifié de « décision désastreuse ».

La première protestation officielle est venue d’Esfandiar Ekhtiari, qui représente la minorité zoroastrienne iranienne au parlement. Dans une lettre publique, Ekhtiari s’est adressé au ministre des coopératives, du travail et des affaires sociales, Mohammad Shariatmadarito, dont l’Organisation de réinsertion dépend directement.

Le parlementaire zoroastrien a exprimé sa « surprise » face à l’ordre « discriminatoire » et s’est plaint de ce que sa correspondance avec le responsable de l’Organisation de réinsertion ne produise aucun résultat. Le parlementaire a demandé au ministre « d’annuler » la directive « afin que nous ne soyons plus témoins de décisions aussi inhumaines et contraires à l’éthique contre des adeptes des religions divines ».

Les responsables de l’Organisation de réinsertion ont tenté d’apaiser les choses, affirmant que cela « ne s’applique qu’aux programmes d’enseignement général et religieux et que les cours d’art et qu’il n’y a pas de restriction sur les cours d’art et de sport pour les enseignants des minorités ». Le chef du département des affaires sociales a essayé de minimiser l’ordre litigieux. « Dans les jardins d’enfants accueillant des enfants musulmans, le recrutement d’enseignants issus de minorités religieuses pour des cours non religieux n’est pas en violation de la réglementation », a déclaré Habibollah Masoudi Farid aux médias. Cette annonce a été faite après que le ministre a ordonné une version « corrigée » de la directive, avec un ton différent. Certains ont vu dans cette décision le « recul » du gouvernement sous la pression du public.

Depuis plusieurs années, les minorités religieuses iraniennes dénoncent les politiques et les pratiques discriminatoires du pays. Le cas le plus controversé est peut-être celui d’un membre zoroastrien du conseil municipal de la ville centrale de Yazd. Sepanta Niknam a été élu au suffrage populaire en 2017, mais il a été suspendu de ses fonctions pendant neuf mois, sur ordre d’Ahmad Jannati, secrétaire intransigeant du Conseil des gardiens de l’Iran, qui a proposé une nouvelle interprétation de la loi électorale. Le Conseil de discernement a finalement résolu l’affaire retardée et a réintégré Niknam. Une utilisatrice de médias sociaux a évoqué le cas de Niknam : « Ce qui a rendu possible la réintégration de Niknam au conseil municipal n’était pas la constitution et la religion، mais plutôt la pression et les efforts du public, et nous sommes en mesure de le répéter », a-t-elle écrit.

Source : Stop au Fondamentalisme

adcali.com 7 Juin 2019

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Un petit prince au pays des mollahs.

Histoire vraie d’un jeune opposant au régime des mollahs en Iran. C’est un roman graphique où Ahmad Raouf-Basharidoust, né en 1964 dans une famille de classe moyenne et qui a grandi dans le nord de l’Iran, raconte son enfance dans l’Iran du chah, la révolution de1979 et l’arrivée de Khomeiny au pouvoir en Iran. Il explique comment cet adolescent intelligent et curieux, il a été assassiné durant l’été 1988 sur l’ordre d’une fatwa de Khomeiny lors du massacre des prisonniers politiques en Iran.

Vous pouvez commander cet ouvrage en version papier ou numérique su lien.

https://iran-petit-prince.blogspot.com/2019/04/un-petit-prince-au-pays-des-mollahs.html?spref=fb

adcali.com 3 join 2019

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Iran’s Cyber Police blocks online accounts of street musicians.

Iran’s Cyber Police have blocked several accounts owned by Iranian street musicians on Instagram, the state-run Tabnak website reported on May 24.

Asou Kahzadi, Naghmeh Morad Abadi, and Mehrdad Mahdi are among the buskers whose Instagram pages were blocked.

Messages appeared on their pages declaring that these Instagram accounts have been blocked on the order of the judiciary due to “criminal content” and the “individuals involved in the crimes” are under investigation.

Iranian cyber police, known by its Persian acronym as “FATA” in Iran, has declared that it is filing a lawsuit against the owners of the banned accounts on Instagram.

It has not elaborated on the nature of the “contents” presumed “criminal.”

However, a look at the three street musicians’ pages, which are still available outside Iran, only show pictures of the banned musicians playing their instruments, here and there.

Recently, Prosecutor of Isfahan reported of filing a case against a female singer “Negar Moazam,” for a solo performance during a sightseeing tour of the village of Abyaneh.

Ali Isfahani, Prosecutor of Isfahan, announced her prosecution on May 21, adding, “The preliminary case regarding this incident has been filed upon the report of the intelligence police for public security, and the Prosecutor of Natanz is following up on it.”

Neghar Moazam had traveled to Abyaneh on Friday, May 17, for a sightseeing tour. A video clip of her solo singing in Abyaneh was posted on social media.

While Instagram is the only Western app in Iran still tolerated by the regime authorities, there had been numerous reports on blocking pages on the popular app for carrying “criminal contents” or arresting people by the cyber police and judiciary.

The regime carried out one of its latest series of arrests targeting online modeling. The state-run Tasnim news agency, affiliated to the terrorist IRGC Quds Force, reported May 18, that the arrests took place in Iran’s central Markazi province. It did not elaborate on the number of detainees, other than to say they had been handed over to the Iranian regime’s judiciary.

General Mohsen Karimi, an IRGC commander in the central city of Arak, said staff at the agencies had been arrested for “promoting vulgarity”, partly through sharing portfolio pictures of models on social media.

adcali.com 27 may 2019

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Une chanteuse poursuivie en Iran pour son interprétation en solo.

Une chanteuse est poursuivie en Iran pour une prestation en solo lors d’une visite touristique du village d’Abyaneh.

Ali Isfahani, Procureur d’Isfahan, a annoncé son inculpation mardi 21 mai, ajoutant : « L’affaire préliminaire concernant cet incident a été classée sur le rapport de la police de renseignement pour la sécurité publique, et le Procureur de Natanz en assure le suivi. »

La chanteuse Neghar Moazam s’était rendue à Abyaneh le vendredi 17 mai pour une tournée touristique. Un clip vidéo de son interprétation solo à Abyaneh a été publié sur les médias sociaux.

Fereydoon Allahyari, directeur général du patrimoine culturel du régime dans la province d’Ispahan, a déclaré à cet égard : « Les guides touristiques sont titulaires d’une licence et sont informés de la réglementation professionnelle afin que les normes islamiques soient respectées. Ils sont tenus responsables des incidents qui se produisent lors de ces visites. »

Le chef de la prière du vendredi de Natanz, Ruhollah Amini, a également réagi à la performance en solo de Neghar. Il a déclaré : « Je condamne cette mesure éhontée et j’ai assuré le suivi de cette question par les voies appropriées. Les autorités en charge de ces cas assurent actuellement le suivi de cet incident… Les services judiciaires, le Département du renseignement et les forces de sécurité de l’État sont obligés de faire face à de tels incidents irrespectueux. Le maître du village et les autorités d’Abyaneh sont obligés d’empêcher cette mesure effrontée. La principale personne impliquée fait actuellement l’objet d’une poursuite judiciaire. » (L’agence de presse officielle Fararu – 21 mai 2019)

Sous les lois misogynes du régime des mollahs, les femmes sont interdites de chanter en publique et les chanteuses sont toujours censurées. Toutes les chanteuses sont obligées de rester à la maison depuis les premiers jours du régime théocratique.

Le Guide Suprême des mollahs, Ali Khamenei, affirme que la voix des femmes ne doit pas inciter au plaisir ceux qui écoutent et qu’elle ne doit être liée à aucune forme de corruption. « Les femmes n’ont pas le droit de chanter si leur chant conduit à la corruption et à la luxure ».

25 mai 2019.

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Alain Delon impérial avec sa fille Anouchka : Larmes et fierté à Cannes.

Pierre Lescure, Anouchka Delon (Robe Elie Saab), Alain Delon (avec un badge Paris Match d’une ancienne couverture du magazine titrant Alain Delon, mes deux amou

C’est des mains de sa fille Anouchka qu’Alain Delon a reçu la Palme d’or d’honneur à Cannes ce dimanche. Un grand moment pour les festivaliers comme pour le monstre sacré du cinéma qui n’a pas caché son émotion une fois sur la scène.

C’est l’un des moments forts de ce 72e Festival de Cannes : la remise ce dimanche 19 mai 2019 de la Palme d’or d’honneur à un Alain Delon très ému. Le monstre sacré du cinéma a reçu, des mains de sa fille Anouchka (28 ans), son trophée pour l’ensemble de sa carrière malgré les protestations d’associations féministes. En larmes, il a remercié le public à qui il a souhaité dire au revoir. Avant de monter les marches du Palais des festivals, l’acteur de 83 ans qui aime tant les bains de foule avait longuement salué le public et signé quelques autographes. Plus tôt dans la journée, il avait donné une masterclass, au cours de laquelle il avait évoqué son amour pour le cinéma et sa fierté d’avoir eu une si belle carrière, sous la direction des plus grands réalisateurs.

http://www.purepeople.com/media/pierre-lescure-anouchka-delon-robe-eli_m4796156

adcali.com

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Interdiction de la danse et du bonheur pour les enfants en Iran …!

Des clips vidéo récemment publiés sur Internet montrent des scènes de bonheur d’écoliers en Iran chantant de façon ludique dans les écoles. Les clips vidéo ont été fortement critiqués par Ali Motahhhari, vice-président du parlement des mollahs.

Dans une réaction brutale au bonheur des enfants à l’école, il a déclaré que le ministre de l’Éducation devait en rendre compte. Il a également demandé le licenciement des directeurs de ces écoles.

Dans certaines écoles, le bonheur et les célébrations devaient honorer la Journée des enseignants en Iran le 2 mai.

En réaction au bonheur des filles à l’école, Bat’haï, le ministre de l’Éducation, a déclaré : « Depuis hier, j’ai nommé trois personnes pour étudier la question et découvrir la cause profonde de la production de ces clips.

J’espère que la cyberpolice (FATA) nous aidera, car les clips vidéo ne portent ni nom ni adresse. Les clips diffusés montrent les enseignants de l’école qui dirigent les enfants. Par conséquent, le département de la sécurité et de l’inspection assurera le suivi de cette affaire. » (Site officiel Javan.Online – 7 mai 2019)

Ces menaces de poursuites contre les enseignants et les directeurs d’école qui apportent de la joie aux écoliers sont proférées alors que les personnes touchées par les inondations dans la province de Khouzistan n’ont toujours pas de logement par temps chaud et perdent leurs jeunes enfants.

Au lieu de dépenser de l’argent pour la réinstallation des sinistrés des inondations, en particulier au Khouzistan, le régime clérical dépense la richesse publique pour réprimer le peuple iranien, notamment en le privant de bonheur à l’école.
adcali.com 11 mai 2019

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Le Procureur général du régime iranien a critiqué le « caractère incontrôlable du cyberespace » en Iran.

Le Procureur général du régime iranien a critiqué le « caractère incontrôlable du cyberespace » en Iran.

Débat sur la censure d’Internet en Iran.
Le Procureur général du régime iranien a critiqué le « caractère incontrôlable du cyberespace » en Iran
et a qualifié les applications de messagerie populaire Telegram et Instagram d’ « infernales ».

Mohammad Jafar Montazeri, qui a appelé à des restrictions sur les médias sociaux, a menacé le ministre des Technologies de l’information et de la communication, Mohammad Javad Azari Jahromi, de poursuites judiciaires, s’il ne mettait pas en œuvre les réformes sur l’Internet exigées par le système judiciaire, notamment le lancement d’un « Internet national ».

Montazeri, qui a tenu ces propos samedi en présentant Ali Alghasi-Mehr au poste de nouveau Procureur général de Téhéran, a déclaré que le cyberespace a ses avantages mais que plusieurs activités « illégales » s’y déroulent. Il avait déjà appelé à des restrictions sur Internet, mais c’est la première fois qu’il a lancé un tel avertissement à Jahromi. Plus tard, il a minimisé la menace en invitant Jahromi à un débat pour répondre aux questions.

Il a déclaré : « Je demande au ministre de la Communication de passer à la télévision avec un expert que je nommerai pour expliquer pourquoi ils n’ont rien fait pour lancer un réseau national de renseignement comme l’a exigé le Guide Suprême, et pourquoi ils n’ont pas appliqué les lois du Conseil suprême du cyberespace. » Alghasi-Mehr a également critiqué le fait qu’Internet offre un espace pour remettre en cause les valeurs du régime de Téhéran.

Bien sûr, de nombreux hauts responsables iraniens, notamment Montazeri, ont, en fait, leurs propres comptes de médias sociaux, malgré l’interdiction de nombreux sites en Iran. Instagram n’est actuellement pas interdit en Iran, mais le site a suspendu de nombreux comptes appartenant à de hauts responsables après que les États-Unis ont désigné le Corps des gardiens de la révolution islamique (pasdaran) comme un groupe terroriste.

Téhéran a bloqué l’accès aux applications de médias sociaux, notamment Facebook, Twitter et YouTube, suite aux manifestations de 2009 et a bloqué Telegram et (temporairement) Instagram, après le soulèvement de 2017, ces applications permettant aux manifestants de communiquer entre eux et avec le monde extérieur.

En avril, le brigadier général Gholamreza Jalali, chef de l’Organisation de défense passive (PDO) de la République islamique, a déclaré que le contrôle des médias sociaux pendant une crise devait être « sérieusement envisagé », arguant que ce sont des canaux « qui suscite à la gronde contre le gouvernement ».

Cependant, les Iraniens ont trouvé des moyens de contourner ce problème, notamment en utilisant des VPN et des serveurs proxy. En raison des restrictions imposées par le régime, plusieurs organisations internationales ont condamné Téhéran pour violation de la liberté d’expression. Reporters sans frontières classe l’Iran au 170e rang sur 180 pays pour la liberté de la presse. Hassan Rohani a reconnu en février qu’« il n’y a pas de médias libres en Iran ».

Pourtant, le régime semble vouloir s’attaquer à l’accès à l’Internet alors que les troubles continuent de s’étendre dans tout l’Iran. Le mollah Nasser Makarem Shirazi a récemment qualifié Internet de « marais » et a estimé que c’était la principale cause de divorce !

adcali.com 10 mai 2019

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Iran: L’un des pays les plus répressifs pour les journalistes.

Depuis maintenant 40 ans, l’Iran demeure l’un des pays les plus répressifs pour les journalistes. Le contrôle de l’information y est implacable, et au moins 860 journalistes et journalistes-citoyens ont été arrêtés, détenus ou exécutés par le pouvoir iranien entre 1979 et 2019. Dans un paysage médiatique très largement contrôlé par le régime islamique, la répression à l’égard des journalistes, des journalistes-citoyens et des médias indépendants ne faiblit pas : les intimidations permanentes, les arrestations arbitraires, les condamnations très lourdes prononcées à l’issue de procès inéquitables par des tribunaux révolutionnaires font toujours le quotidien de la presse iranienne. Malgré sa résistance, cette presse perd des moyens pour exercer sa mission d’informer librement et indépendamment. Les journalistes-citoyens, actifs sur les réseaux sociaux, sont ainsi au cœur des combats pour une information libre et un changement politique en Iran. Cette répression contre la liberté d’information ne se limite pas à l’intérieur des frontières du pays. Ainsi, les médias internationaux sont également victimes de cette répression, même si le régime continue de vouloir soigner les apparences.

https://rsf.org/fr/iran

adcali.com 8 mai 2019