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Lettre contre un projet de propagande du cinéma officiel iranien en faveur de la guerre

 

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Lettre de protestation contre un projet de propagande du cinéma officiel iranien pour faire du prosélytisme en faveur de  la guerre et de la violence.

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Hommage à Nelson Mandela

 

 

ADCALI souhaite rendre hommage au héros de la lutte antiapartheid, Nelson Mandela. Le Nobel de la Paix s’est éteint le 5 décembre 2013 à 95 ans.

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Historique de la région de l’Ilam

 

 

Selon lux documents historiques officielles du Centre de Recherche Antique Iranien, la région de l’Ilam se trouvait initialement à l’extrémité Est de l’Iran.

 

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Pourquoi Kaveh le forgeron devient-il Bassidji de Samar Azad

 

Des statues iraniennes dont certaines pesaient jusqu’à 7 tonnes, et représentants les grandes figures de la culture iranienne ont été d’après la République Islamique d’Iran « dérobées » à l’aide de grues et cela en plein jour, à Téhéran et dans d’autres grandes villes iraniennes.

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Sakineh, nous pensons à toi de Samar Azad

 

Au sein des différentes cultures du monde, il existe bon nombre de traditions populaires symboles de bonté et de convivialité. Ainsi, en France, une de ces traditions populaires se caractérise notamment par l’organisation de la Journée des Associations. A l’instar des années précédentes, notre association a participé à cette journée, afin de présenter ses activités et son programme.

 

Cette année était la septième année consécutive où nous participions à cet évènement, néanmoins sous un aspect bien différent des années précédentes, en effet, ADCALI a consacré son activité à Sakineh Mohammadi-Ashtiani, en fait son souvenir ne nous a pas quitté de même pour toutes les personnes qui ont pris sa défense.

 

  

 

Il est clair que tout au long de la journée, son souvenir était présent, et accompagnait toutes les personnes qui ont visité notre stand, du plus petit au plus grand, femme et homme confondus. Le souvenir d’une femme oppressée a été mit en lumière tel un exemple pour d’innombrables personnes, qui travers le monde, souhaitent la justice sociale. Malheureusement la justice est victime d’une poignée de mollahs misogynes qui tuent et condamnent de manière sauvage le peuple iranien et plus spécifiquement les femmes iraniennes courageuses, leurs châtiments proviennent des pénombres du Moyen-âge, et n’hésitent pas à les appliquer forcement à la population iranienne.

 

Nous, ainsi que d’autres, d’un bout à l’autre du monde, nous souhaitons attirer l’attention sur la dangerosité relative à la situation de Sakineh. Nous avons donc recouvert le stand à l’intérieur comme à l’extérieur de photos et affiches la représentant. Accrochées autour et au-dessus de nous, ainsi que dans nos mains, les bannières et affiches des manifestations organisées en sa défense, dans les cinq continents, de l’Australie jusqu’en Europe, ainsi qu’au Etats-Unis et en Asie, tout cela en opposition à sa condamnation de lapidation.

 

Des photos choquantes comme ci-dessous, de représentations de lapidation des manifestations internationales, ont été installées, pour montrer qu’à travers le monde des femmes se mettent en scène, à la place de Sakineh, ainsi enterrées dans le sable et au milieu des pierres,  cette démonstration choquante avait pour but d’imiter cette condamnation barbare de lapidation du régime iranien, et d’apporter le plus de soutien possible à Sakineh.

 

Lors de cette journée, du matin et jusqu’à la fin de la journée où les stands étaient sur pieds, tous les responsables locaux et régionaux ainsi que la plupart des gens, venaient visiter les différents programmes de la Journée des Association, et à cette occasion, visitaient les stands associatifs de la ville, puis échangeaient des idées et des informations.

 

Cette année, notre stand était très différent et même opposée aux autres stands associatifs, en effet au lieu de montrer des programmes joyeux, nous étions dans l’obligation de présenter ce qui n’est pas supportable pour toute société ou être humain civilisé, à savoir le thème de la lapidation Sakineh Mohammadi-Ashitiani. En réalité, nous ne nous attendions pas avoir autant de visites que les années précédentes, nous ne souhaitions d’ailleurs pas accueillir des enfants accompagnés de leurs parents à notre stand, compte tenu de la dureté du sujet. Mais contrairement à ce que nous pouvions imaginer, non seulement les visiteurs n’étaient pas moins nombreux que l’année passée, mais leurs nombres avaient significativement augmenté. Durant toute la journée, beaucoup de visiteurs, femmes ou hommes, toutes origines ou cultures confondues, sont venus nous rendre à notre rencontre. Aussi, peut-être 95% d’entre eux avaient entendus parler de Sakineh, et ont écrit un message de soutien. 

 

Du compatriote iranien qui écrit à son attention : « Chère sœur, aujourd’hui le monde connaît ta situation au sein de la dictature religieuse iranienne, et compatie à ta douleur ainsi qu’à celle de tes enfants, tout en œuvrant pour te sauver ».

 

Jusqu’à l’homme pieu qui sincèrement prie pour toi et tes enfants, en écrivant :

 

 

 

« Je prie pour vous et vos enfants, et j’espère que Dieu vous aidera ». De même que les personnalités locales et régionales ont écrit des messages bouleversants pour elle. Comme Monsieur Dominique Lefebvre, le Maire de Cergy :

 

« Pour Sakineh, pour ses enfants, parce que la liberté, la dignité, le respect ne peuvent supporter ces pratiques d’un autre âge. Nous poursuivons notre mobilisation ».

 

Ou une citoyenne française, qui écrit à juste titre que :

 

« Ce serait l’honneur de l’Iran et de la religion musulmane de gracier cette femme. Cette mise à mort par lapidation est une honte pour l’humanité ».

 

De même qu’une représentante d’association africaine a écrit que :

 

« Continuez la lutte, vous allez retrouver la liberté. Votre combat est légitime. La Liberté a un prix et vous l’avez compris. Je vous soutiens, toutes les femmes d’Afrique vous soutiennent ».

 

Je dois dire que parmi tous les messages que nous avons reçus, celui d’une petite fille était particulièrement émouvant, en effet, son âge ne lui permettait pas d’écrire, mais sa mère lui expliqua alors ce de quoi il s’agissait, et son regard était suffisamment parlant, pour saisir sa compassion et ses meilleurs sentiments envers Sakineh.

 

Après sa propre signature, cette jeune mère expliqua brièvement la situation à sa fille et devant notre stupéfaction, ses yeux écrivirent ce qu’aucune plume ne pouvait écrire.

 

Le regard profond de cet enfant représente l’humanité, cette humanité qui malheureusement a été volé depuis 30 ans en Iran. 

 

Pour mieux comprendre cette réalité amère dans l’Iran d’aujourd’hui, nous préférons terminer avec une partie de la dernière lettre de Sajad, le fils de Sakineh :

 

« Nous sommes surpris des décisions des autorités judiciaires. En effet, l’ancien avocat de notre mère, l’éminent Monsieur Mohammad Mostafai a dû quitter son pays pour préserver sa propre vie, en raison de l’interview qu’il a accordé à un journaliste, sur le sort de notre mère.

 

 

 

De plus, son second avocat, Monsieur Hootan Kian, qui pour avoir également dénoncé cette condamnation de lapidation, et les faux éléments juridiques du dossier de notre mère, est maintenant soumis aux pires pressions physiques et psychologiques, il a ainsi été mis en garde et de lourdes menaces pèsent sur lui. Pourquoi est-ce qu’il (le régime iranien) diffuse à la télé les aveux mensongers de notre mère, obtenus sous la contrainte et la torture ? Pourquoi est ce que depuis cette date nous empêche-t-ils de la voir ou encore son avocat ? Il est clair qu’ils essaient de cacher les marques de coups et de tortures que nous pourrions découvrir sur corps, ils ne veulent pas que nous soyons témoins de cela. Pourquoi continuent-ils leurs mensonges et ajoutent-ils de faux éléments à son dossier juridique ? Pourquoi le dossier relatif au meurtre de mon père est-il falsifié ? Pourquoi font-ils leur possible pour empêcher que le dossier de ma mère ait une procédure normale ? Je suis vraiment désolé d’être né dans la République Islamique d’Iran, en outre, je suis désolé du fait que depuis cette mise en scène télévisée, nous (ma sœur et moi) nous avons été exclu de notre famille. Nous sommes obligés de supporter tout cela, dans l’oppression la plus totale. Sincèrement, la mort valait mieux qu’une vie comme celle-ci ».

 

 

 

Nous devons dire à ce fils courageux, Sajad, malgré toutes tes souffrances et la cruauté des mollahs, regarde bien les yeux de cet enfant, garde la foi, perdre espoir est un péché, enfin si les mollahs au pouvoir t’ont volé ta joie de vivre et ta paix intérieure, recherche-les, nous espérons réellement que tu les retrouveras alors.

 

 

Sakineh, accusée ou plaignante de Samar Azad

 

 

 

Dans les eaux troubles du système des mollahs, il n’existe aucune limite officielle ou connue, que ce soit dans le domaine de l’humanité ou encore du comportement à adopter en société, ainsi je suis persuadée que les premières victimes de ce désordre sont avant tout le droit et la justice.

 

Je dois dire que trois décennies ont passé, le peuple iranien a eu le temps de découvrir de ses propres yeux la figure répugnante de la République Islamique d’Iran. Ce pouvoir judiciaire, à contre-courant de la justice même, piétine leurs droits les plus fondamentaux, détruit l’estime qu’ils peuvent avoir d’eux-mêmes, et de générosité qu’ils peuvent avoir à l’encontre de l’autre.

 

De la peine de mort appliquée par un père sanguinaire à l’encontre de ses propres enfants, pour l’appartenance à un mouvement politique opposant, à l’instar du mollah Mohammadi-Guilani, ou encore de l’arrestation faite par un père à son fils, c’est ce que l’on peut appeler la « facette nationale des mollahs ».

 

Il existe malheureusement d’autres exemples, comme le criminel Mollah Hassani, apaisé par l’exécution de son fils, ou le barbare Mollah Janati qui n’a pas manqué de rendre louange à Dieu en célébrant la mort de son fils, opposant politique, ou bien encore la torture d’une sœur, par un frère… De même que les mises en scènes télévisées des années 80, montrant des mères reniant leurs enfants prisonniers ou morts, enfin si on peut les nommer mères, pères, frère etc…

 

Ainsi, durant toutes ces années, nous avons également été témoins des aveux télévisées de bien des personnes. Toutes ces innombrables mises en scènes choquantes  avaient pour but de rabaisser les personnes à l’antenne, mais d’un autre côté, elles démontraient aussi la faiblesse ainsi que la perte de ce régime, et plus spécifiquement de son pouvoir soi-disant judiciaire.

 

En effet, nous avons assisté à des choses inimaginables dans le tumulte et la mesquinerie des mollahs, pendant toutes ces années. Le « Goebbels » de la propagande de la République Islamique d’Iran, a exposé au peuple iranien et au monde tous ces aveux télévisés en masse.

 

 

Cependant les événements relatifs au cas de Sakineh Mohammadi-Ashtiani relève de tout autre chose. Sans doute, est-elle la première accusée, jugée ainsi à la télévision iranienne, non pour un délit politique mais en tant que délinquante relevant cette fois des « mœurs ». De même que son courageux avocat qui a d’une certaine manière condamné le régime à la lapidation, de par toute l’information qu’il a fait circuler à travers le monde pour tenter de la sauver.

 

Lors de sa mise en scène télévisée,  cette pauvre femme, se positionne à la place du juge, puis réponds à ses propres accusations et décrit son crime.  Elle a donc le rôle du juge qui condamne ainsi que de l’accusée qui confesse ses « crimes ». Ainsi, elle est forcée à rendre sa propre sentence. Le régime iranien ne respecte même pas sa propre juridiction, cela pour émettre le plus horrible des châtiments, la pire sorte d’exécution, à savoir la lapidation. Ensuite, le plus étonnant est que les membres de sa famille sont aussi priés de confirmer qu’elle mérite un tel jugement.

 

 

Par ailleurs, la pièce de théâtre continue lorsque les mollahs demandent la confirmation de cette sentence par la population iranienne, représentée par les Bassidji, qui en bons mandataires du régime iranien acquiescent cette peine capitale à la télévision iranienne. En fait,  cette manière dont les mercenaires du régime lui rendent service, relève vraiment d’un genre nouveau.

 

Au milieu de toute cette mascarade, il faut néanmoins constater l’absence des deux enfants de Sakineh, à savoir Sajad et Faride, qui n’ont pas participé à cette démonstration honteuse. Ils ont défendu courageusement leurs mères, en publiant cette lettre pleine de détresse à l’attention de la communauté internationale, dénonçant l’injustice faite à leur mère :

 

« Aujourd’hui j’implore le monde entier, cela fait cinq ans que nous sans vivons sans l’amour de notre mère et dans la peur perpétuelle. Le monde est-il si cruel, pour fermer les yeux sur un tel désastre et passer outre ? Nous sommes les enfants de Sakineh Mohammadi-Ashtiani. Faride et Sajad Mohammadi-Ashtiani. Depuis l’adolescence, nous vivons avec cette douleur, notre mère est en prison et nous sommes dans l’attente de cette catastrophe. En réalité, le mot lapidation est d’une telle violence, cela nous procure une peur tellement effroyable que nous essayons de ne jamais l’employer. Nous affirmons que notre mère est en danger, notre mère peut être tuée, notre mère espère de l’aide de tous. Aujourd’hui pratiquement toutes les voies sont sans issues et son avocat affirme qu’elle est en réel danger. Nous avons recours à vous. Nous demandons l’aide du monde entier. Peu importe la couleur de votre peau, le pays ou la ville où vous résidez, à vous le peuple iranien, à tous ceux qui ont ressentis cette blessure, cette peine, vous savez combien l’exécution d’un proche est horrible, nous implorons votre aide, aidez-nous à ramener notre mère à la maison. Nous supplions particulièrement les Iraniens à travers le monde, aidez-nous à ce que cauchemar ne devienne pas réalité. Aidez-nous à ce que notre mère retrouve la liberté. Les instants, les secondes de notre vie sont très difficiles à vivre. Les mots perdent de leurs sens, face à cette horreur… Aidez-nous à sauvez notre mère, écrivez des lettres aux gouvernants pour demander sa libération, dîtes qu’elle n’a aucun plaignant en particulier et qu’elle n’a rien fait de mal. Notre mère ne doit pas être tuée. Y-a-t-il quelqu’un pour nous entendre et nous aider ». Faride et Sajad Mohammadi-Ashtiani

 

Aujourd’hui, contrairement aux propos de Faride et Sajad Mohammadi-Ashtiani, Sakineh a maintenant un plaignant, qui n’est autre qu’elle-même. D’après les déclarations de son avocat, c’est battue et anéantie qu’elle a été contrainte à ces confessions. Aussi, son avocat, Mohammad Mostafai, a rendu légitiment public le dossier de cette femme prisonnière, au point qu’il a lui-même été contraint de fuir à l’étranger puis a demandé l’asile politique.

 

Un journaliste français relate que, lors d’une conférence de presse, Mohammad Mostafai a fortement critiqué et dénoncé le régime iranien à ce sujet, puis a déclaré que c’est sous la pression que sa cliente a été contrainte de faire de tels aveux.

 

Le Times, dans son édition du 13 août 2010, a nommé cette affaire “la mauvaise manipulation de la justice en Iran”.

 

Dans le même temps, Libération a rapporté à ce propos, qu’en prenant en considération le passé de la République Islamique d’Iran dans la manièrede faire afind’obtenir de tels aveux télévisés, et en dehors du caractère mensonger de tout cela, peut-être que les aveux forcés de Sakineh Mohammadi-Ashtiani ont pour but une lapidation programmée.

 

Alors que Le Monde a très bien imagé cette sentence du régime iranien, à travers cette caricature.

 

Ce qui touche aussi, dans ce triste événement, c’est la lapidation de la justice dans cet Iran captif, par des criminels qui font au nom de la justice une victime de la justice. Sakineh n’est pas une exception, malheureusement nous n’en sommes pas aux prémisses de la lapidation en Iran, en réalité c’est la justice qui une fois de plus est condamnée à l’abattoir par ces réactionnaires au pouvoir.

 

En fait, d’une certaine façon, Sakineh est une accusée, qui avant même l’application de sa peine, lapide ceux qui l’ont jugé de par les fortes résonances médiatiques ainsi que les condamnations de l’opinion publique, concernant la mise en scène de ses aveux forcées, que cela soit au niveau des condamnations officielles des Etats, ou des articles dans la presse mondiale.

 

 

C’est de cette manière, que lors de cette bouleversante mise en scène, elle a lancé la dernière pierre au cadavre de la justice iranienne.

 

Un proverbe iranien dit que lorsque l’on se fait du mal à soi-même, il n’y a pas forcément de solution. Aujourd’hui ce régime est noyé dans ses propres marécages, avec son mode de gouvernance honteux, non seulement il n’a  aucun principe d’humanité et n’a pas un minimum de bonne conduite, bien au contraire chacune de ses actions l’enfonce un peu plus dans son bourbier et affaiblit un plus ses fondations.

 

L’Art souillé par l’influence des dictatures de Samar Azad

 

Ferdowsi : “Dans un monde où dominent la raison et la morale, 

pourquoi nous réduisons-nous à l’ignorance”. 

 

 

Les différentes périodes de l’histoire, ont montré comment les régimes dictatoriaux ont violé les domaines de la culture et de l’art afin de les exploiter et rester au pouvoir.

 

Ces domaines qui reposent sur des principes à l’opposé de la violence et de l’oppression, leur ont été nécessaires pour perdurer et ainsi faire gagner du temps, bien que jamais très long, à leurs régimes. Il est vrai que ces artistes qui se sont « vendus » aux prix fort, ont participé à leur manière à la machine dictatoriale.

 

Au 20ème siècle, le symbole le plus représentatif d’un régime autoritaire asservissant le domaine de la culture, est caractérisé par le ministre de la propagande d’Hitler, le célèbre Goebbels.

 

En effet, le plus grand dictateur du siècle, avant l’arrivée de Khomeiny était Hitler. Du fait de leur collaboration avec ce dernier, les plus grands artistes allemands ont souillé leurs images, de sorte qu’aucun des artistes ayant collaboré avec lui, n’a pu obtenir le pardon du peuple allemand suite à la chute de son régime.

 

Il est claire qu’avec l’arrivée au pouvoir d’Hitler et de son parti, tous les artistes ainsi que les intellectuels allemands de l’époque, ont été confrontés à un choix, servir la dictature, c’est-à-dire l’art et la culture en tant qu’outil de propagande à part entière, ou bien mettre leur art à contribution de la liberté de la patrie, contre toutes sortes de despotisme, d’oppression et de dictature. Il faut avouer que ce choix n’était pas évident du tout à faire.

 

En réalité, nous pouvons tirer des leçons, du destin des artistes et des intellectuels durant la période noire du fascisme d’Hitler en Allemagne. Aussi, pour le présent et l’histoire en générale, je pense que nous pouvons, assimiler beaucoup de choses, car comme disait Hakim Abolghassem Ferdowsi « Dans un monde où dominent la raison et la morale, pourquoi nous réduisons-nous à l’ignorance ».

 

En fait, ce n’est pas un hasard si les illustres poètes et écrivains, Bertold Brecht, ou encore Thomas Mann, un des plus grands écrivains du 20ème siècle, gagnant du prix Nobel de la Littérature en 1929, ainsi que l’actrice allemande, Marlène Dietrich, et beaucoup d’autres artistes allemands, nationalistes et fervents défenseurs des droits de l’Homme, ont résisté et se sont battus sur le front de l’antifascisme. En outre, il faut ajouter que certains ont sacrifié leurs vies alors que d’autres artistes connus, se sont mis à la disposition de la dictature. Je dois dire que ceux-là incarnent  des tâches honteuses dans l’histoire de la culture et de l’art, du fait justement de leur collaboration avec les nazis.

 

Nous pouvons nous souvenir et tirer des leçons de l’histoire, à l’image du destin de Leni Refenshtal, qui s’est « vendue » au plus offrant à savoir le pouvoir en place, une grande Etoile qui a ensuite disparu de la scène artistique, de part sa collaboration avec Hitler. Jusqu’en 1932, c’est-à-dire un an avant l’arrivée au pouvoir d’Hitler, celle-ci était une célèbre actrice, réalisatrice et metteur en scène, reconnue et appréciée du peuple allemand. Suite à la chute du régime nazi, elle s’intéressa également à la photographie. En 1932, son film « la lumière bleue » remporta un grand prix de cinéma, ce fut pour elle la consécration et la gloire.

 

 

Leni Refenshtal et Hitler

 

Hitler la remarqua et lui confia la réalisation du film  « le triomphe de la volonté », où elle mit en avant le Parti national-socialiste des travailleurs allemands d’Hitler, en échange de quoi, il lui versa de grosses sommes d’argent. Celle-ci mit tout son talent à contribution afin de renforcer la propagande d’Hitler. Dans ce film, c’est à merveille qu’elle mit en valeur les actions des nazis, allant même jusqu’à utiliser des images des condamnés à mort.

 

Après la chute du régime nazi, Leni Refenshtal fut jugée à deux reprises en 1947 et 1948 justement pour avoir réaliser ce film et d’autres films de propagande pour le compte des nazis.

 

Lors de l’un de ses procès, elle déclara honteusement avoir filmé tout ce qu’elle avait vu, ensuite quand le juge lui demanda pourquoi elle était restée silencieuse face aux crimes dont elle avait été témoin, elle resta silencieuse. Suite à cela, malgré tout son talent, elle fut littéralement repoussée par le peuple allemand, au point que lorsqu’elle décéda en 2003, à l’âge de 103 ans, personne n’alla à son enterrement, en dehors de quelques membres de sa famille. 

 

Il est possible que vous vous demandiez pourquoi j’aborde spécifiquement la relation entre Hitler et les artistes de son époque qui l’entouraient. Dès lors assurément,ces photos écœurantes répondront à cette question.

 

 

Ali-Reza Eftekhari dans les bras d’Ahmadinejad

 

 

Ali-Reza Eftekhari et Ahmadinejad

 

Cet individu qui prend chaleureusement Ahmadinejad dans ses bras, n’est autre qu’Ali-Reza Eftekahri, célèbre chanteur de musique traditionnelle iranienne.

 

En outre, il semble que ces derniers temps, des artistes iraniens se sont pris d’amitié avec le régime des mollahs. Comme l’a prouvé, Eftekhari et sa rencontre honteuse avec Ahmadinejad, cela  nous présente un nouvel exemple d’artiste hitlérien actuel. Faut-il préciser que ce régime s’affaiblit, ne cesse de plus en plus de se diviser en clans opposés essentiellement de par les actions des Iraniens issus de la diaspora. La semaine dernière, l’ensemble de la presse de la République Islamique d’Iran a présenté l’actrice Hedieh Tehrani comme l’actrice la plus populaire du pays, bien différente de toutes les autres actrices iraniennes…

 

Hédieh Tehrani et Mashai

 

A ce sujet, il y a quelques mois, le directeur de cabinet d’Ahmadinejad, Mashaï a offert une très forte somme d’argent à cette dernière et a inauguré son exposition photo.

 

 

Marlène Dietrich

 

 

 

Hedieh Tehrani 

 

D’ailleurs, il y a quelques années elle s’était affichée aux côtés de Khatami le fourbe.

 

 Hedieh Tehrani et Khatami

 

Si un jour on demande à ces soi-disant artistes, pourquoi ils ont voué un amour si sincère et dévoué, à Ahmdinejad et autres mollahs cruels, symboles du crime et de la sottise, ignorant sciemment le peuple iranien et même le monde.

 

Auront-ils une réponse différente de celle de Leni Refenshtal ?

 

La réponse se trouve dans le vers d’un maître de la Littérature iranienne, Ferdowsi : « Dans un monde ou domine la raison et la morale, pourquoi nous réduisons-nous à l’ignorance».

 

Ahmad Chamlou fait trembler les mollahs 10 ans après sa mort de Samar Azad

 

 

 

La veuve et les amis du célèbre poète iranien, Ahmad Chamlou, se sont retrouvés autour de sa tombe, à l’occasion de l’anniversaire de sa mort. Comme les années précédentes, la police avait quadrillé le cimetière.

 

 

 

En effet, Aïda Chamlou s’est réunie avec un certain nombre de ses amis, et des personnalités du monde littéraire et artistique, lors de la cérémonie de commémoration d’Ahmad Chamlou, dix ans après sa mort. C’est en son souvenir, qu’ils se sont retrouvés autour de sa sépulture, le samedi 24 juillet 2010. Cette cérémonie a eu lieu dans des conditions difficiles, car dès le début, les forces répressives étaient présentes afin de contrôler la foule, en empêchant tout ceux qui admiraient ce grand poète, tant aimé des Iraniens, de se réunir, ainsi ils les ont prié de quitter les lieux. Aïda Chamlou, a déclaré durant sa courte interview avec le journaliste de l’IRNA : « Moi ainsi qu’un certain nombre de nos amis, comme les années précédentes, sommes réunis autour de la sépulture de Chamlou mais on nous a demandé de quitter les lieux. Nous avions l’intention de lire des prières puis réciter ses poèmes, en son souvenir pour la paix de son âme mais toutes nos tentatives ont été vaines. C’est pour cette raison que j’ai  immédiatement quitté le cimetière ».

 

 

 

Ahmad chamlou est né le 12 décembre 1925 à Téhéran, et décédé le 24 juillet 2000, à l’âge de 75 ans, suite à une longue maladie.

 

 

Ahmad Chamlou et son épouse

 

Aïda Chamlou a déclaré à propos de l’interdiction de la police de se réunir pour la cérémonie des 10 ans de la mort de son mari :

 

 

 

« Depuis sa mort en 2000, les commémorations ont toujours été perturbées par le climat de répression. Il y a quelques années, les forces répressives nous ont demandé de partir après avoir lu le fate-e (prière musulmane, récitée également en souvenir des morts). Qu’est-ce-qu’ils pensaient que nous allions faire, à part déposer quelques fleurs sur sa pierre tombale, allumer une bougie ou lire un poème. Je leur ai dis, si vous voulez vous n’avez qu’à nous pendre ou nous exécuter à la mitraillette. Je ne dois même pas venir me recueillir sur la tombe de mon mari ? En 2008, il était tard, nous marchions vers le cimetière, et la foule était une fois de plus mêlée à la police. Je me suis dis à moi-même, heureusement que tes yeux sont fermés, je ne voulais pas que Chamlou soit témoin de tout cela… ».

 

 

Les photos prises lors de l’anniversaire de la mort de Chamlou montrent la présence des forces répressives, dans le cimetière, qui entourent la tombe de Chamlou. Par ailleurs, il était également interdit de prendre des photos, ainsi le photographe qui a prit cette photo, a demandé à l’employé du cimetière de poser, afin de pouvoir prendre des photos de loin, de la sépulture de Chamlou entourée par les forces de police.

 

  

 

L’Horizon clair, Ahmad Chamlou

 

Un jour nous retrouverons nos pigeons

Et gentiment nous prendrons une jolie main.

 

 

Un jour où un hymne

Se réduira à un baiser

 

 

Et chacun verra

En autrui

Un frère.

Un  jour où ils ne fermeront plus les portes de chez eux

À clef

 

C’est une légende

C’est un cœur

Pour la vie, cela suffit.

 

 

Le jour où chaque discours signifiera aimer

Et que tu ne feras pas de discours, pour avoir le dernier mot

 

 

Le jour où les notes de chaque parole, sonneront l’hymne de la vie 

Que je ne m’essouffle pas à chercher la rime du dernier poème.

 

 

Le jour où de chaque lèvre, on entendra une chanson

Où un hymne se réduira à un baiser.

 

 

Le jour où tu viendras, pour toujours tu viendras

Ainsi la gentillesse et la beauté ne feront plus qu’un.

Le jour où nous donnerons encore des grains à nos pigeons…

 

J’attends ce jour

Même si ce jour-là

Je ne serais plus là.

 

En souvenir d’Ahmad Chamlou, poète de la Liberté.

Traduction Persan-français ADCALI