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Zeynab Jalalian, 34 ans, purge une peine de réclusion à perpétuité après un procès expédié en quelques minutes et entaché d’irrégularités flagrantes.

Cette jeune femme militait en faveur des droits de la minorité kurde en Iran, en particulier ceux des femmes. En 2008, elle est incarcérée pour ses supposés liens avec la branche militaire du Parti pour une vie libre au Kurdistan (le PJAK), un groupe d’opposition kurde

Signez la pétition : Justice pour Zeynab Jalalian, injustement emprisonnée à vie en Iran

Pendant huit mois avant son procès, elle se retrouve à l’isolement, régulièrement torturée : coups de fouet sur la plante des pieds, tête cognée contre un mur ce qui provoque une hémorragie cérébrale et une fracture du crâne. C’est sur la base d’aveux extorqués pendant ces séances de torture qu’elle est jugée au cours d’un procès bâclé. Aucune preuve ne la relie à des activités armées et elle n’a pas été autorisée à communiquer avec un avocat.

Zeynab souffre actuellement de graves troubles oculaires nécessitant une intervention chirurgicale par un spécialiste. Les autorités ont privé cette femme de sa liberté, ne les laissons pas lui confisquer la vue.

https://www.amnesty.fr/personnes/une-militante-feministe-emprisonnee-a-vie-risque-de

adcali.com 17 Mars 2019

🔸۱۱ سال پیش در #چنین‌روزی، #زینب_جلالیان بازداشت شد. او تنها زندانی سیاسی زن است که به حبس ابد محکوم شده‌است. زینب، امروز یازدهمین سال حبس خود را در #زندان_خوی ‌گذراند…📽زینب جلالیان کیست و به چه جرمی به حبس ابد محکوم شده است؟ لطفا ویدئو را ببینید:عدالت برای ایران – گروگان‌نگهداشتن یکی از اعضای خانواده٬ شرط مسئولان زندان برای اعزام زینب جلالیان به بیمارستان#جمهوری_اسلامی #نقض_حقوق_بشر #زندانی_سیاسی #محرومیت_از_درمان #شکنجه #اقلیت

Posted by Parvin Heidarian on Monday, March 11, 2019

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Iran – droits de l’Homme : 33 ans de prison et 148 coups de fouet pour la célèbre avocate Nasrin Sotoudeh.

La célèbre avocate Nasrin Sotoudeh, en compagnie de son mari, Reza Khandan, et de ses deux enfants.

Iran – droits de l’Homme :
33 ans de prison et 148 coups de fouet pour la célèbre avocate Nasrin Sotoudeh.

“Nasrin Sotoudeh a été condamnée à cinq ans de prison pour conspiration contre le système et à deux ans pour avoir insulté le Guide” suprême Ali Khamenei, a déclaré le juge Mohammad Moghiseh, à la tête de la cour révolutionnaire n°28 de Téhéran, a rapporté lundi l’agence de presse semi-officielle Isna.

La cour “a tenu une audience pour ce procès à laquelle ma cliente n’était pas présente et nous avons finalement compris que la cour l’avait condamnée par contumace”, a affirmé à l’agence de presse officielle Irna, Mahmoud Behzadi-Rad, l’un des avocats de Nasrin Sotoudeh. Mahmoud Behzadi-Rad n’a pas précisé la date de l’audience, ni s’il y était présent.

Mais, selon son mari, Reza Khandan, il y a d’autres peines de prison qui ont été prononcées à l’encontre de cette militante des droits de l’homme, soit au total 33 ans d’emprisonnement et 148 coups de fouet pour sept chefs d’accusation.

La déclaration du juge contredit aussi les informations communiquées à Nasrin Sotoudeh par le bureau chargé de l’application des peines dans la prison d’Evin. Il est possible que le juge ait fait allusion aux seules peines prononcées contre elle pour deux de ses sept chefs d’accusation.

Dans un communiqué diffusé ce lundi, Amnesty International qualifie la condamnation de cette ” éminente avocate iranienne des droits humains et défenseure des droits des femmes […] à 33 ans de prison et 148 coups de fouet ” d’” injustice scandaleuse ” et demande qu’elle soit ” libérée immédiatement “.

” Nasrin Sotoudeh, écrit Amnesty, a consacré sa vie à la défense des droits des femmes et à la dénonciation de la peine de mort. Il est scandaleux que les autorités iraniennes la punissent pour son travail en faveur des droits humains. Sa condamnation renforce la réputation de l’Iran en tant qu’oppresseur cruel des droits de la femme “.

Amnesty International rappelle que le juge Mohammad Moghiseh a appliqué la peine maximale prévue par la loi à chacun de ses sept chefs d’accusation. L’article 134 du code pénal iranien autorisant les juges à utiliser leur pouvoir discrétionnaire pour infliger une peine plus élevée que celle prévue par la loi lorsque le défendeur fait l’objet de plus de trois chefs d’accusation, le juge lui a infligé quatre années supplémentaires à sa peine totale de prison, la faisant passer du maximum statutaire de 29 à 33 ans.

Âgée de 55 ans, Nasrin Sotoudeh a été arrêtée en juin 2018. Elle a défendu des journalistes, des activistes et des opposants arrêtés lors des grandes manifestations de 2009 contre la réélection contestée de l’ex-président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad.

Nasrin Sotoudeh avait elle-même passé trois ans en prison entre 2010 et 2013 pour action ” contre la sécurité nationale ” et ” propagande contre le régime “.

En 2012, elle a reçu le prix Sakharov pour la liberté de l’esprit par le Parlement européen. Avant son arrestation en juin 2018, elle a pris la défense de plusieurs femmes arrêtées pour avoir enlevé leur voile en public afin de protester contre le port obligatoire du voile depuis la révolution islamique de 1979.

“L’affaire a été transmise à la cour d’appel”, a indiqué le juge Mohammad Moghiseh à Isna.

(Avec AFP et RFI)

adcali.com 12 mars 2019

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Iran: Khamenei a gracié Saeed Mortazavi, connu comme le boucher de la presse, et l’assassin de la journaliste irano-canadienne Zahra Kazemi.

Le Guide Suprême des mollahs, Ali Khamenei, a gracié l’homme responsable de la torture, du viol et du meurtre de milliers de dissidents en Iran. L’ancien Procureur général de Téhéran, Saied Mortazavi, surnommé le « boucher de la presse », a été formellement accusé comme étant le « principal coupable » dans le scandale du centre de détention de Kahrizak, où des manifestants contestant l’élection iranienne de 2009 ont été torturés, violés et tués, mais il n’a jamais été condamnés. En fait, on sait peu de choses sur le procès à huis clos qu’il aurait subi et il n’a jamais été condamné.

Des rapports indiquent également que Mortazavi est l’homme derrière le viol, la torture et la mise à mort de la photojournaliste canado-iranienne Zahra Kazemi en 2003, lorsqu’elle s’est rendue en Iran pour photographier des manifestations en Iran.

Le Majlis (Parlement des mollahs) a publié plus tard la même année un rapport dans lequel il accusait Mortazavi d’avoir tenté de dissimuler la mort de Kazemi et d’avoir forcé des témoins à modifier leurs récits des événements, et à ce jour, le gouvernement canadien soutient que Mortazavi a ordonné l’arrestation de Kazemi, supervisé sa torture et était présent quand elle est morte.

Et Kazemi est loin d’être le seul journaliste visé par Mortazavi. Reporters sans frontières explique que plus de 250 journalistes ont été emprisonnés sous sa direction et que beaucoup d’autres ont été convoqués. En 2005, les journalistes qui ont témoigné avoir été torturés sur ordre de Mortazavi ont commencé à recevoir des menaces de mort.

Pour tout cela et plus encore, l’Union européenne a sanctionné Mortazavi en tant que violateur des droits de l’homme.

Mais Mortazavi n’a jamais été inculpé ni condamné pour torture, viol ou meurtre de dissidents ou de journalistes. Au contraire, il a été inculpé d’infractions à la sécurité sociale à l’époque où il était le chef de l’Organisation de la sécurité sociale et a été condamné à 70 coups de fouet pour « brigandage de biens publics » et 65 autres pour « négligence du devoir et gaspillage des biens de l’État ».

Il a été gracié sur les deux chefs d’accusation par Khamenei, selon l’agence de presse officielle ISNA.

Le régime des mollahs a une longue histoire de protection de ceux qui violent les droits humains. Comment expliquer autrement que certains des auteurs du massacre en 1988 de 30 000 prisonniers politiques occupent encore des postes de haut rang dans le régime ? Il s’agit notamment du chef du pouvoir judiciaire récemment nommé, Ebrahim Raïssi, qui a été membre de la Commission de la mort de Téhéran.

adcali.com 10 mars 2019.

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Le Royaume-Uni accorde la protection diplomatique à une ressortissante détenue en Iran

Le Monde avec AFP
Une décision prise avec 3 ans de retard, dû à la politique de complaisance de l’Union européenne à l’égard du fascisme religieux en Iran, laissant Mme Nazanin Zaghari, otage dans les mains des mollahs, souffrir dans leurs geôles.
Nazanin Zaghari-Ratcliffe avait été arrêtée le 3 avril 2016 à l’aéroport de Téhéran. Elle a été condamnée à cinq ans de prison pour participation à des manifestations visant à renverser le régime, ce qu’elle dément.

Nazanin Zaghari-Ratcliffe avait été arrêtée le 3 avril 2016 à l’aéroport de Téhéran. Elle a été condamnée à cinq ans de prison pour participation à des manifestations visant à renverser le régime, ce qu’elle dément.
Le gouvernement britannique a annoncé jeudi 7 mars accorder la protection diplomatique à Nazanin Zaghari-Ratcliffe, une Irano-Britannique emprisonnée à Téhéran depuis avril 2016.
Cela signifie que Londres « reconnaît officiellement que
Une décision prise avec 3 ans de retard, dû à la politique de complaisance de l’Union européenne à l’égard du fascisme religieux en Iran, laissant Mme Nazanin Zaghari, otage dans les mains des mollahs, souffrir dans leurs geôles.
Nazanin Zaghari-Ratcliffe avait été arrêtée le 3 avril 2016 à l’aéroport de Téhéran. Elle a été condamnée à cinq ans de prison pour participation à des manifestations visant à renverser le régime, ce qu’elle dément.
son traitement n’est pas conforme aux obligations de l’Iran au regard du droit international, et l’élève au rang de litige formel d’Etat à Etat », a expliqué le ministère des affaires étrangères dans un communiqué.
« Je n’ai pas pris cette décision à la légère », a déclaré Jeremy Hunt, le chef de la diplomatie britannique. Il a pointé le « traitement inacceptable » réservé à Nazanin Zaghari-Ratcliffe au cours des trois dernières années, soulignant le « manque d’accès à un traitement médical » et « l’irrégularité » de la procédure engagée à son encontre.
« Ma décision est une étape diplomatique importante qui signale à Téhéran que son comportement est complètement injuste. Aucun gouvernement ne devrait utiliser des individus innocents comme des pions pour exercer une influence diplomatique. »
Et M. Hunt de réclamer à nouveau la libération de Nazanin Zaghari-Ratcliffe.
Article réservé à nos abonnés Lire aussi Les binationaux, « otages » des luttes politiques iraniennes
Grève de la faim
La protection diplomatique est un mécanisme « rarement utilisé » par lequel un Etat peut demander la protection de ses ressortissants « s’il estime que les actes d’un autre Etat leur ont causé préjudice », a précisé le Foreign Office.
Employée de la Fondation Thomson Reuters liée à l’agence de presse canado-britannique du même nom, Mme Zaghari-Ratcliffe, 40 ans, avait été arrêtée le 3 avril 2016 à l’aéroport de Téhéran en compagnie de sa fille Gabriella, après avoir rendu visite à sa famille.
Elle a été condamnée en septembre 2016 à cinq ans de prison pour participation à des manifestations en 2009 visant à renverser le régime, ce qu’elle dément. La peine a été confirmée en appel en avril 2017.
Son état de santé s’est depuis détérioré. En janvier, son mari, Richard Ratcliffe, annonçait qu’elle avait détecté une grosseur dans la poitrine et se plaignait d’engourdissements dans les bras et les jambes.
Le même mois, Nazanin Zaghari-Ratcliffe avait observé une grève de la faim de trois jours, pour, selon son époux, protester contre ses conditions de détention et les pressions subies pour qu’elle devienne une espionne au service de l’Iran.
Réagissez ou consultez l’ensemble des commentaires.

https://www.lemonde.fr/international/article/2019/03/08/londres-accorde-la-protection-diplomatique-a-une-ressortissante-detenue-en-iran_5432948_3210.html

dcali.com 08 mars 2019

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Boone fete a toutes les femmes du monde!

Vendredi 8 mars 2019 -Journée de la femme, Heureuse toutes les femmes d’Iran et du monde.
adcali.com 07 mars 2019

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IRAN / MUSIQUE : Un groupe de pop iranien censuré… parce que sa guitariste a chanté seule douze secondes .En Iran, les femmes n’ont pas le droit de chanter seules.

france24:

Devenez Observateur
Le chanteur iranien Hamid Askari a donné le 30 janvier un concert au Milad Tower Music, une grande salle de concert de Téhéran. Mais il n’est pas prêt de remonter sur scène : lors de sa dernière représentation, il a été censuré par les autorités religieuses pour avoir laissé sa guitariste, Negin Parsa, chanter quelques secondes en solo la fin d’une chanson… Or en Iran, les femmes n’ont pas le droit de chanter seules.

Cette vidéo postée sur Instagram montre la fin de la chanson en question, et Negin Parsa chanter seule pendant douze secondes :

Vidéo tournée par un spectateur et postée sur Instagram.

En Iran, la loi – qui se base sur la charia – autorise les femmes à chanter seules uniquement devant un public féminin. Si des hommes se trouvent dans la salle, elles ont le droit de chanter avec d’autres hommes, en duo ou en groupe, mais jamais seules.

Et lors des principaux concerts qui ont lieu dans le pays, un superviseur du ministère de la Culture veille au respect de cette règle. Ça n’a pas loupé ce soir-là : à peine Negin Parsa avait-elle chanté que son micro lui a été retiré. Sur la vidéo ci-dessous, la musicienne n’a plus son micro devant elle.

adcali.com 3 Marse 2019

https://observers.france24.com/fr/20190207-groupe-pop-iranien-censure-parce-guitariste-chante-seule-douze-secondes

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Iran : Le régime refuse d’adopter un projet de loi visant à empêcher la violence à l’égard des femmes.

Publié le 23 février 2019.

Le pouvoir judiciaire iranien a demandé la révision du projet de loi sur la sécurité des femmes face à la violence, exprimant des doutes sur la possibilité que les lourdes peines prévues dans le projet de loi pour sanctionner la violation des droits des femmes affaiblissent la structure familiale, par exemple en emprisonnant un homme pour avoir battu sa femme.

Mohseni Eje’ii, porte-parole du pouvoir judiciaire, a déclaré : « L’objectif de l’adoption de ce projet de loi est de renforcer l’environnement familial afin que les femmes, les conjoints et les autres se sentent en sécurité à tous égards. Maintenant, la question est de savoir si les articles contenus dans le projet de loi PSW offrent ou non une telle sécurité (…) Le projet de loi contenait des failles si grandes qu’il n’était pas possible de le modifier. La solution consiste à rédiger un projet de loi totalement différent. »

L’adjoint à la culture du pouvoir judiciaire, Hadi Sadeqi, a déclaré qu’il était impossible pour le projet de loi de soutenir les femmes si leurs maris étaient envoyés en prison, estimant qu’emprisonner les auteurs d’actes de violence conjugale est « le plus grand coup porté aux femmes et aux familles (…) Quand une femme fait emprisonner son mari, cet homme ne peut plus jamais être son époux, et la femme doit accepter le risque de divorcer à l’avance. »

Le régime ne prend pas la violence contre les femmes au sérieux, en particulier lorsque le mari en est l’auteur. Alors qu’on sait l’impact dévastateur de la violence conjugale sur la femme et sur la famille dans son ensemble. En effet, si les mollahs se penchaient sur la cause fondamentale de la plupart des cas de femmes condamnées à mort, de suicides et des cas de fugues, ainsi que sur l’augmentation du nombre de divorces, ils découvriraient que la majorité d’entre eux sont liés à la violence conjugale.

Les mollahs bloquent le projet de loi contre la violence faite aux femmes depuis 13 ans. Par ailleurs ils arrêtent les femmes qui protestent contre le port obligatoire du hijab et refusent d’augmenter l’âge minimum pour le mariage des filles qui est actuellement à 15 ans.

adcali.com 24 février 2019.

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La télévision iranienne annule la retransmission d’un match arbitré par une femme.

LE SCAN SPORT – Vendredi soir, Bibiana Steinhaus menait les débats entre Augsbourg et le Bayern Munich en Bundesliga. La télévision iranienne a annulé la diffusion de la rencontre.

Initialement programmée à la télévision iranienne, la rencontre comptant pour la 22e journée de Bundesliga entre Augsbourg et le Bayern Munich n’a pas été diffusée vendredi soir. La cause? La nomination de Bibiana Steinhaus en tant qu’arbitre centrale. La télévision iranienne étant soumise à des restrictions concernant la diffusion d’images représentant les femmes par le gouvernement de la république islamique, le match a été enlevé des programmes. Une

Ces restrictions comptent principalement pour les films mais aussi pour le sport féminin dont bon nombre de disciplines sont interdites de télévision. Le sujet est sensible en Iran. Vendredi, pour masquer cette censure, le gouvernement a assuré que la rencontre entre les deux équipes avait été tout bonnement annulée relate le journal allemand Spiegel Online. Par le passé, plusieurs tirages au sort ou cérémonies d’évènements sportifs n’avaient pas été diffusées dans leur intégralité pour ces mêmes raisons.

Lire la suite:

http://sport24.lefigaro.fr/le-scan-sport/2019/02/17/27001-20190217ARTFIG00100-la-television-iranienne-annule-la-retransmission-d-un-match-arbitre-par-une-femme.php

adcali.com 18. Février. 2019

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Une ancienne officière de l’US Air Force accusée d’espionnage en faveur de l’Iran.

Monica Witt, 39 ans, ancien officier de l’US Air Force, inculpé pour avoir aidé l’Iran dans une opération de cyber-espionnage visant ses anciens collègues.
Les autorités américaines ont accusé mercredi l’ancienne officière du renseignement de l’armée de l’air, Monica Witt, d’avoir aidé l’Iran à lancer une opération de cyber-espionnage visant ses anciens collègues après son départ des États-Unis.

Selon le ministère américain de la Justice, Witt, 39 ans, a rassemblé des dossiers sur huit agents des services de renseignements militaires américains avec lesquels elle avait travaillé pour des pirates iraniens, qui ont ensuite utilisé Facebook et le courrier électronique pour essayer d’installer des logiciels espions sur leurs ordinateurs.

Elle est revenue en Iran en 2013 et y réside probablement encore, ont déclaré des responsables américains.

” Elle a décidé de se retourner contre les États-Unis et de réaffirmer sa loyauté envers l’Iran”, a déclaré Jay Tabb, directeur adjoint du FBI pour la sécurité nationale. “Sa principale motivation semble être idéologique.”

Washington a également accusé quatre ressortissants iraniens impliqués dans les cyberattaques. Des responsables américains ont également imposé des sanctions à une société iranienne, Net Peygard Samavat Company, qui aurait mené l’opération de piratage, et à la société d’événements iraniens, New Horizon, qui travaillait pour recruter des participants étrangers.

Witt fait face à deux chefs d’accusation de fourniture d’informations militaires à un gouvernement étranger et de complot contre les intérêts nationaux.

Selon un acte d’accusation non scellé publié mercredi, Witt a servi en tant qu’officier du contre-espionnage dans l’armée de l’air de 1997 à 2008, avant de travailler comme sous-traitant pendant deux ans.

Pendant ce temps, elle a obtenu des autorisations de sécurité de haut niveau, a appris le farsi dans une école de langue militaire américaine et a été déployée à l’étranger pour des missions de contre-espionnage au Moyen-Orient.

Witt semble s’être retournée contre les États-Unis peu de temps avant février 2012, alors qu’elle s’était rendue en Iran pour assister à la conférence New Horizon dans laquelle figurait une propagande anti-américaine.

Lorsque le FBI l’avait averti que les services de renseignement iraniens tentaient de la recruter, Witt aurait promis de ne pas parler de son travail de contre-espionnage si elle revenait en Iran.

Mais plus tard cette année-là, elle a aidé un responsable irano-américain anonyme à produire un film de propagande anti-américain. ” Je m’efforce de mettre à profit la formation que j’ai reçue au lieu du mal “, a-t-elle dit à cette personne dans un courrier électronique.

En février 2013, Witt est retournée en Iran pour une autre conférence de New Horizon et a indiqué aux responsables locaux qu’elle souhaitait émigrer.

Elle a fait face à la résistance pendant des mois.

” J’espère seulement que ma chance avec la Russie sera meilleure à ce stade “, a écrit Witt à son contact américano-iranien en juillet. ” Je commence à être frustré par le niveau de suspicion iranien.”

Elle a fait défection avec succès en août 2013, après avoir fourni un résumé et un “récit de conversion” à son contact. ” Je signe et je pars! Je rentre à la maison”, a-t-elle écrit alors qu’elle s’apprêtait à embarquer pour son vol Dubaï-Téhéran.

Doté de logements et d’équipements informatiques par le gouvernement iranien, Witt a retrouvé les agents de contre-espionnage américains avec lesquels elle travaillait auparavant sur Facebook, selon l’acte d’accusation.

Les pirates iraniens ont ensuite mis en place de faux personnages Facebook pour se lier d’amitié avec ces agents et tenter d’installer des logiciels espions (spywares) permettant de suivre l’activité de leur ordinateur, a précisé l’acte d’accusation. Les pirates ont réussi à accéder à un groupe d’agents du gouvernement américain sur le Facebook.

Les ressortissants iraniens Mojtaba Masoumpour, Behzad Mesri, Hossein Parvar et Mohamad Paryar ont été inculpés d’intrusion dans un ordinateur et de vol d’identité.

Mesri, Masampour et Parvar font également face à des sanctions pour leur implication dans Net Peygard, selon le département du Trésor américain.

L’US Air Force a ajusté ses mesures de sécurité pour prévenir des incidents similaires à l’avenir, a déclaré Terry Phillips, agent spécial au Bureau des enquêtes spéciales de la Force aérienne.

(Avec Reuters)

adcali.com 15 février 2019