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Prisonniers politiques Iran : La fille d’une prisonnière retrouve son père au Royaume-Uni/

The New-York Times – Londres – Trois ans et demi après son arrestation violente avec sa mère dans un aéroport de Téhéran, Gabriella Zaghari-Ratcliffe, 5 ans, la fille de la prisonnière Nazarin Zaghari-ratcliffe, a retrouvé son père en Grande-Bretagne, jeudi soir.

Sa mère, Nazanin Zaghari-Ratcliffe, citoyenne irano-britannique, est toujours dans une prison de Téhéran. Mme Zaghari-Ratcliffe est en détention depuis 2016. Gabriella et elle ont été arrêtées à l’aéroport alors qu’elles s’apprêtaient à rentrer chez elles à Londres après avoir rendu visite à sa famille en Iran.

Richard Ratcliffe, un citoyen britannique, l’époux de Mme Zaghari-Ratcliffe a confié avoir retrouvé sa fille en personne pour la première fois depuis qu’elle était toute petite.

« Gabriella est arrivée tard dans la nuit, un peu incertaine en voyant ceux dont elle ne se souvenait que par téléphone », a déclaré M. Ratcliffe dans un communiqué. Il avait été régulièrement en contact téléphonique et vidéo avec sa fille tout au long de son séjour en Iran, où elle vivait avec la famille de sa mère.

« Maintenant, elle dort paisiblement à côté de moi. Et je ne fais que la regarder », a-t-il dit. « Ce fut un long chemin pour parvenir à la ramener à la maison, avec des obstacles jusqu’au bout.

Les photographies montrent que M. Ratcliffe et sa fille qui s’embrassent et se sourient après son arrivée. Mais la réunion a été douce-amère, a-t-il déclaré dans sa déclaration, car Gabriella ne pourra plus rendre visite à sa mère.

Mme Zaghari-Ratcliffe, directrice de programme à la Thomson Reuters Foundation, a été accusée de complot en vue de renverser le gouvernement iranien, accusation que la fondation et sa famille ont catégoriquement rejetée. Elle a finalement été condamnée à cinq ans de prison.

Gabriella, qui avait 2 ans à l’époque, a initialement eu son passeport confisqué par les autorités iraniennes, a déclaré son père lors d’un entretien précédent, mais celui-ci le lui a été rendu. L’ambassade d’Iran en Grande-Bretagne a affirmé que Gabriella était libre de rentrer en Grande-Bretagne à tout moment.

Mais M. Ratcliffe a déclaré que sa fille était restée en Iran avec la famille de Mme Zaghari-Ratcliffe pour ne pas s’éloigner de sa mère. Elle a été autorisée à rendre régulièrement visite à sa mère en prison.

M. Ratcliffe et son épouse ont entamé une grève de la faim cet été peu après le cinquième anniversaire de leur fille pour attirer l’attention sur leur cas. Ils considéraient l’anniversaire de Gabriella comme une étape importante car ils souhaitaient tous les deux qu’elle puisse commencer ses études en Grande-Bretagne avec ses camarades.
Tulip Siddiq, la députée du district où vivait Mme Zaghari-Ratcliffe, a joué un rôle de premier plan dans la demande de sa libération. Elle a qualifié la décision de ramener Gabriella, « une décision qu’aucune famille ne devrait avoir à prendre ».

« Il est réconfortant de voir Gabriella réunie avec son père après 1 300 jours en Iran, mais cela a été déchirant pour elle de se voir séparée de sa mère, Nazanin », a déclaré Mme Siddiq dans un communiqué. Elle a exhorté l’Iran à libérer Mme Zaghari-Ratcliffe.

Mme Siddiq a noté que la santé et le bien-être mental de Mme Zaghari-Ratcliffe étaient précaires. « Nazanin est au point de rupture », a-t-elle déclaré.

M. Ratcliffe a remercié l’ambassade de Grande-Bretagne et le ministère iranien des affaires étrangères d’avoir « aidé à aplanir tous ces derniers blocages » pour assurer le retour de sa fille. Mais il a souligné que le calvaire de sa femme était loin d’être terminé.

L’ambassade d’Iran à Londres n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire.

« Bien sûr, le travail ne sera pas terminé tant que Nazanin ne sera pas rentrée à la maison », a déclaré M. Ratcliffe. « Ce fut un douloureux au revoir pour Nazanin et toute sa famille. Mais nous espérons que ce retour au pays ouvrira la voie à un autre.

adcali.com 15 Octobre 2019

Lire plus:
https://www.csdhi.org/index.php/actualites/prisonniers-politiques/13212-iran-la-fille-d-une-prisonniere-retrouve-son-pere-au-royaume-uni

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IRAN: LIBÉRATION IMMÉDIATE POUR YASAMAN ARYANI, DÉFENSEURE DES DROITS DES FEMMES.

Le 8 mars 2019, à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, Yasam Aryani a retiré son voile et distribué des fleurs blanches aux femmes dans le métro à Téhéran. Suite à la diffusion virale en mars 2019 d’une vidéo montrant cet acte de défiance poétique, les autorités iraniennes l’ont arrêtée. Elle a été condamnée à 16 ans de prison en août 2019. Le 5 octobre dernier, Yasaman était transférée dans une cellule de la prison d’Evin sous contrôle des Gardiens de la Révolution. Depuis, son avocat et sa famille n’ont plus de contact avec elle. Yasaman Aryani est détenue au secret et risque d’être soumise à des actes de torture et d’autres mauvais traitements.

La peine cruelle infligée à Yasaman fait partie d’une campagne de répression plus large à l’encontre des femmes qui font campagne contre les lois discriminatoires en matière de port du voile obligatoire en Iran. Les autorités iraniennes ne doivent pas être autorisées à priver Yasaman des meilleures années de sa vie, tout simplement parce qu’elle croit que les femmes devraient avoir le droit de choisir ce qu’elles portent.

Exigez des autorités iraniennes :
La libération immédiate de Yasaman et de sa mère et de tous les défenseurs des droits des femmes en Iran
Dans l’attente de sa libération, de veiller à ce que Yasaman ne subisse aucune torture ou autres mauvais traitements
Que son avocat et sa famille puissent avoir accès à Yasaman
Yasamin Aryani
Iran | Liberté d’expression

SIGNER LA PÉTITION:
https://www.amnesty.fr/liberte-d-expression/petitions/liberation-immediate-pour-yasaman-aryani

ADCALI.COM 12 OCTOBRE

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Répression Les femmes continuent d’être harcelées par le régime d’Iran.

Le jeudi 26 septembre à la prison centrale de Sanandaj, Leila Zarafshan a été pendue. Une autre femme dont l’identité est encore inconnue a été aussi pendue à la prison Gohardasht de Karaj, le mercredi 25 septembre.

Selon les estimations, une centaine de femmes ont été exécutées depuis l’entrée en fonction du président Hassan Rohani. Cependant, il est à craindre que ce chiffre ne soit beaucoup plus élevé compte tenu du manque de transparence du régime sur ces questions et de ses décennies de tromperie.

Il semble que la répression contre les femmes se renforce, du fait que de plus en plus d’exécutions et d’arrestations ont été rapportées. Au cours des derniers mois, il y a eu au moins 8 exécutions de femmes emprisonnées – un rythme qui s’accélère par rapport aux années précédentes.

Les femmes n’ont jamais été traitées sur un pied d’égalité sous le régime actuel. Elles sont victimes de discrimination dans la plupart des domaines de leur vie et ne sont pas égales aux hommes en ce qui concerne les lois sur le mariage, le milieu de travail et l’accès à l’éducation.

En novembre dernier, le Comité des droits humains de l’Assemblée générale des Nations Unies a approuvé une résolution contre la discrimination régulière et systématique du régime iranien à l’égard des femmes dans le pays. La résolution demandait aux dirigeants du pays d’éliminer toute forme de discrimination juridique à l’égard des femmes. Cependant, nous pouvons constater que rien n’a changé en ce qui concerne les femmes.

Les femmes en Iran sont obligées de porter le hijab en public, qu’elles le veuillent ou non. Ces dernières années, cela est devenu une source de dissidence majeure et de nombreux Iraniens – hommes et femmes – sont descendus dans les rues pour protester contre cette loi restrictive. Cependant, la prétendue « police de la moralité » applique strictement la loi et de nombreuses arrestations ont été effectuées ces dernières années.

Le régime iranien peut constater que les femmes en Iran, ainsi que la jeune génération, sont déterminées à apporter de grands changements à leur avenir. La société est explosive et le régime risque de provoquer son propre effondrement s’il continue à pousser la population avec plus de répression. Sahar Khodayari, une supportrice de football, s’est auto-immolée par le feu et elle est décédée après avoir appris qu’elle serait emprisonnée simplement pour avoir tenté d’assister à un match de football dans un stade.

Source : Stop au Fondamentalisme

adcali.com 10 Octobre 2019

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IRAN: Les femmes et leurs enfants en prison de Qarchak protestent contre des conditions inhumaines de détention .

Deux cents détenues du quartier 5 de la prison pour femmes de Qarchak (à Varamine), ont envoyé une lettre ouverte au chef de l’Organisation des prisons d’État de la province de Téhéran pour protester contre les conditions de vie inhumaines dans cette prison :
“La plupart d’entre nous… n’avons pas les moyens de subvenir à nos besoins fondamentaux tels que la nourriture, l’eau potable, les vêtements et les produits sanitaires…”
Cette prison ne respecte pas les normes minimales des Nations Unies pour le traitement des prisonniers.
Les détenues transsexuelles et lesbiennes sont particulièrement vulnérables à la violence et à la discrimination dans la prison.
En outre, les mères incarcérées et leurs enfants n’ont pas accès aux articles essentiels ou à un traitement médical suffisant, et les prisonnières n’ont pas accès au téléphone.

adcali.com 07 Octobre 2019

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Iran: En même temps que Rouhani était présent à l’Assemblée générale des Nations Unies, neuf prisonniers, ont été pendus en Iran.

En même temps que Rouhani était présent à l’Assemblée générale des Nations Unies, neuf prisonniers, ont été pendus en Iran.

Leyla Zarafshan, une kurde iranienne, a été exécutée ce matin (jeudi 26 septembre) dans la prison centrale de Sanandaj.

Selon les informations recueillies par l’Organisation des droits de l’Homme, Hengaw, Zarafshan a été condamnée à mort pour le meurtre de son mari.

La jeune femme a passé les cinq dernières années derrière les couloirs de la mort.

Hengaw a appris qu’au moins quatre autres détenus kurdes avaient été exécutés mercredi à Urmia, dans la province d’Azerbaïdjan occidental, pour meurtre ou crimes liés à la drogue.

kurdistan-au-feminin.fr, 26.09.2019

Adcali.com 27 September 2019

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Iran: priver les étudiants bahaïs d’une formation universitaire.

Les noms de 16 étudiantes bahaïes ont été annoncés jusqu’à présent. Ces étudiantes ont réussi le concours d’admission à le peuvent s’inscrire dans les universités iraniennes pour étudier la discipline de leur choix. Les 16 étudiantes bahaïes sont : Tara Ehsan, Mahsa Forouhari, Shiline Aghili et Rojin Kassiri de la ville de Karaj ; Shamim Ildekhani de la ville d’Ardebil ; Mahtab Khadem et Dorsa Mostafavi de la ville de Téhéran ; Armaghan Enayati de la ville de Semnan ; Negar Ighani et Tarannom Kamali de la ville de Chiraz ; Rojan Ehsani de la ville de Kachan ; Ghazal Allahverdi Gorji de la ville de Sari ; Nouriyeh Ferdowsian de la ville d’Ispahan ; Neguine Foroughi ; Sholeh Movaffaghi de la ville de Sari, major en mathématiques et physique ; et Aylar Roshan Nahar déjà reçue 107e au concours l’an passé.

Cette année,Par les mollahs le régime en Iran, seize étudiantes bahaïes ont été bannies de l’enseignement supérieur en raison de leur religion.
Par ailleurs, une femme bahaïe résidant à Ahwaz, capitale du Khouzistan, dans le sud-ouest de l’Iran, a été condamnée à un an de prison par le tribunal de cette province. Mitra Badrnejad avait été arrêtée le 3 mars 2018 et libérée provisoirement sous caution. Elle a ensuite été condamnée à cinq ans de prison en 2018.

Un grand nombre d’étudiants et d’étudiantes bahaïs ont également été privés l’an dernier de poursuivre leurs études en raison de leur foi, malgré leur réussite au concours d’entrée et bien que certains d’entre eux aient obtenu d’excellentes.

adcali.com 23 septembre 2019

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Iran: maintien de l’interdiction des femmes dans les stades et compétitions sportivesde .

aujourd’hui, malgré l’annonce faite par les médias occidentaux AUCUNE femme n’a été autorisée à entrer dans le stade.

Alors que des médias occidentaux, comme à leur habitude, prennent pour argent comptant les promesses des responsables du régime des mollahs et annoncent que les iraniennes seront dorénavant autorisées à entrer dans les stades, aujourd’hui même à Téhéran, lors du derby de la capitale, justement entre l’équipe Esteghlal dont était fan Sahar Khodayari, et Persépolis, AUCUNE femme n’a été autorisée à entrer dans le stade.

adcali.com 22 septembre 2019

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Mépris effroyable… IRAN :Sahar Khodayari est décédée après s’être immolée par le feu, devenant le nouveau symbole de toute une génération.

De l’interdiction de stade au suicide, l’histoire tragique de la « fille bleue »

« La fille bleue ». Le surnom de Sahar Khodayari faisait référence à la couleur de son équipe de football préférée, Esteghlal. Âgée de 30 ans, cette Iranienne a succombé à ses blessures lundi après s’être immolée par le feu devant le tribunal révolutionnaire à Téhéran quelques jours plus tôt. La jeune fille s’est aspergée d’essence après avoir entendu dire qu’elle allait écoper de six mois de prison. Son crime ? S’être introduite dans le stade Azadi ( « liberté » en iranien) en mars pour assister à un match opposant l’équipe Esteghlal de Téhéran à celle d’al-Aïn d’Abou Dhabi. Bravant l’interdiction pour les femmes de pénétrer dans les stades depuis la révolution islamique de 1979, Sahar Khodayari portait un couvre-chef bleu et un long manteau ample afin de ne pas attirer l’attention. Sans succès. La jeune fille s’était fait arrêter par la police iranienne. Après trois nuits passées en prison, elle avait été libérée en attendant le verdict.

De nombreux Iraniens ont fait part de leur indignation en partageant le hashtag #BlueGirl sur les réseaux sociaux et en interpellant la FIFA au sujet de l’affaire. Le footballeur iranien à la retraite Ali Karimi a notamment appelé, sur son compte Instagram, au boycott des stades iraniens. Des doutes persistent sur la réelle date du décès de l’Iranienne alors que plusieurs médias ont affirmé qu’elle serait décédée vendredi et aurait été enterrée par les autorités iraniennes en secret. « Sa famille a reçu un avertissement et n’est plus autorisée à parler aux médias », a indiqué au service de diffusion allemand DW Maziar Bahari, journaliste et réalisateur canado-iranien en contact avec la famille. « Les autorités ont dit à sa famille : “Votre fille nous a déjà causé suffisamment de problèmes, nous ne voulons plus rien entendre de vous” », a-t-il ajouté.

Promesses non tenues
Selon plusieurs journalistes iraniens, le Conseil suprême de sécurité nationale aurait également interdit à la presse de couvrir l’affaire. « Les médias officiels iraniens insistent sur les troubles mentaux de Sahar Khodayari et sur le fait qu’elle était au chômage et divorcée », souligne Mahnaz Shirali, directrice d’études à l’Institut catholique de Paris et enseignante à Sciences Po Paris, interrogée par L’Orient-Le Jour. « Lorsque des problèmes comme celui-ci font les gros titres de la presse internationale, les forces étatiques font tout pour empêcher la sortie de détails supplémentaires ou pour tourner l’histoire en faveur de l’État », estime de son côté Hadi Ghaemi, directeur exécutif du Center for Human Rights in Iran, contacté par L’OLJ.

Cité hier par l’agence de presse Mehr, le père de Sahar Khodayari, Heidar Amo Khodayari, a indiqué que sa « fille avait des troubles neurologiques et, ce jour-là, elle était très en colère, insultant et se battant avec des agents de police ». « Je ne pardonnerai jamais à ceux qui utilisent cet événement, ils font une grossière erreur en dénonçant le pays à cause de la mort (de Sahar) », a-t-il affirmé, utilisant une rhétorique proche de celle du régime. La vice-présidente iranienne, Masoumeh Ebtekar, a annoncé dans un communiqué qu’elle avait adressé samedi une lettre au chef du pouvoir judiciaire pour l’ouverture d’une enquête et qu’un représentant avait été nommé pour suivre le dossier. Selon Gulf News, Masoumeh Ebtekar a également écrit sur Telegram qu’elle avait été assurée que le gouvernement allait prendre des mesures. « Le gouvernement Rohani a fait plusieurs promesses non tenues au fil des années au peuple iranien et à la FIFA, selon lesquelles il lèverait l’interdiction (d’entrée aux stades) », note Hadi Ghaemi. « Un porte-parole du gouvernement a suggéré que des mesures sont en train d’être prises, mais il reste à voir si ces paroles seront suivies d’action », poursuit-il. La FIFA a également indiqué à la fédération iranienne qu’elle enverrait une délégation ce mois-ci afin de s’assurer que les changements annoncés seraient mis en place pour le match entre l’Iran et le Cambodge en vue des qualifications à la Coupe du monde, le 10 octobre, auxquelles les femmes sont autorisées à assister, selon une source proche du dossier, a rapporté le New York Times.

Mépris effroyable
L’Iran est le seul pays où les femmes n’ont pas le droit de se rendre dans les stades de football, une interdiction qui s’ajoute à la longue liste des discriminations de l’État à l’égard des femmes depu.

#BlueGirl,

adcali.com 22 septembre 2019

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Iran: fille en bleu iranienne qui s’est immolée par le feu en protestation de sa peine de 6 mois .

Bravo!! L’équipe nationale de #football féminine de Norvège a rendu hommage à Sahar Khodayari la fille en bleu iranienne qui s’est immolée par le feu en protestation de sa peine de 6 mois de prison pour avoir tenté d’entrer dans un stade pour voir son équipe préférée jouer.

Sahar Khodayari, 29 ans, était diplômée en traduction anglaise. Elle s’était déguisée et avait tenté d’entrer dans le stade Azadi le 12 mars 2019 pour assister au match de football entre les équipes Esteghlal et Al-Eiyn. Lorsque les forces de sécurité avaient voulu la fouiller, elle avait dit qu’elle était une fille et avait donc été arrêtée par les forces de sécurité et emmenée à la prison de Qarchak.

Est-ce que quelqu’un a remarqué une réaction quelconque de la part de l’Union européenne? Ah oui, je l’avais oublié … on veut accorder un crédit de 15 milliards de dollars aux criminels au pouvoir en Iran, les assassins de Sahar et des milliers d’autres iraniens, pour les dépanner… “Mieux que rien!”

adcali.com 18 septembre 2019

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Iran : uon joune fille morte pour avoir voulu aller au stade…

Une fan de foot s’est immolée par le feu après avoir appris qu’elle risquait de passer six mois en prison pour avoir tenté de voir un match.

Elle voulait réaliser un vieux rêve en tentant – malgré l’interdiction en vigueur – d’assister à un match de football. En cette soirée printanière de mars, Sahar Khodayari, 29 ans, enfile une chemise sur un long pantalon et se dirige vers le stade Azadi de Téhéran dans l’espoir d’assister, déguisée en homme, à un match disputé par son équipe préférée, l’Esteghlal FC. Mais la police repère vite son petit jeu. Rapidement interpellée, elle passe trois jours en prison avant d’être relâchée sous caution. Une « routine » en République islamique d’Iran où les femmes, également forcées de se voiler depuis l’arrivée des religieux au pouvoir, en 1979, ont appris à naviguer entre les mailles des interdits. Mais il y a quelques jours, l’affaire a viré au drame.

Convoquée ce 1er septembre au poste de police pour récupérer son téléphone portable, la jeune fan de football apprend qu’elle risque jusqu’à six mois de prison pour son insubordination. Sous le choc, elle s’immole par le feu. Un acte de protestation fatidique : brûlée sur 90 % de son corps et hospitalisée d’urgence, elle succombe finalement quelques jours plus tard à ses blessures.

Depuis l’annonce, vendredi dernier, de son décès, l’émoi est à son maximum. « Comme nous sommes choqués par de vieilles interdictions faites aux femmes, les générations futures seront étonnées de découvrir que les femmes étaient interdites d’accès dans les arènes de sport de notre temps. Ces limitations ont pour origine les pensées pourries et dégoûtantes du passé », s’est emporté Masoud Shojaei, le capitaine de l’équipe nationale masculine d’Iran sur son compte Instagram, qui compte quelque 400 000 abonnés.

Ali Karimi, la star iranienne du ballon rond à la retraire, appelle, lui, au boycott des stades iraniens tandis que le hashtag #BlueGirl (Fille bleue, en référence à la couleur de son équipe favorite) ne cesse d’être partagé sur les réseaux sociaux. Quant à la Fifa, qui va dépêcher une délégation en Iran, elle réitère ses « appels aux autorités iraniennes pour assurer la liberté et la sécurité de toutes les femmes engagées dans cette bataille légitime pour mettre fin aux interdictions d’entrer dans les stades ».

Enterrement en catimini
Face à ce volcan d’indignation, les autorités iraniennes tentent de sauver la face. La vice-présidente iranienne, Masoumeh Ebtekar, a ainsi annoncé qu’elle avait adressé au chef du pouvoir judiciaire une lettre lui demandant d’ouvrir une enquête. Mais le pouvoir semble également chercher à étouffer l’affaire. En Iran, des doutes persistent sur la réelle date du décès de la jeune Sahar, qui aurait vraisemblablement tardé à être annoncée afin que les autorités l’enterrent en catimini.

Selon plusieurs sources, sa famille aurait reçu un avertissement lui demandant de ne pas parler aux médias. Dans une rare interview à l’agence de presse semi-officielle Mehr, son père aurait indiqué qu’elle avait des « troubles neurologiques », tout en fustigeant ceux qui « font une grossière erreur en dénonçant le pays à cause de la mort (de Sahar) ». Une rhétorique plus proche de celle du régime que de celle d’un père en deuil. ■

Le Figaro – vendredi 13 septembre 2019
adcali.com 14 septembre 2019