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Iran : la théocratie entre le marteau et l’enclume.

Par Simin Nouri

Washington a annoncé le déploiement d’un dispositif aéronaval important dans la région du Golfe persique après avoir reçu des informations “crédibles” concernant une menace “imminente” contre les intérêts américains venant du régime iranien.
Ali Khamenei, le ” guide suprême” de la théocratie, vient de déclarer à nouveau qu’il “ne cherche pas la guerre” et qu’il “ne négocierait pas avec l’Amérique non plus” alors qu’il avait appelé ses forces, avant même le déploiement militaire américain, d’entrer en “ordre de bataille”.

Alors comment expliquer la montée des tensions et l’arrivée du porte-avions USS Abraham Lincoln dans la région de la mer d’Oman deux semaines avant la date prévue ?

Il convient de rappeler les derniers développements dans la confrontation entre Washington et Téhéran depuis le début avril.

L’inscription, par le Département d’Etat américain, du Corps des gardiens de la révolution (CGRI/Pasdaran) sur la liste des organisations terroristes étrangères a porté un coup fatal au régime iranien, car il s’agit de la force principale qui protège le système du “guide suprême” religieux (Velayat-e Faqih) au pouvoir à Téhéran. La protection du “système” est à l’origine de la création de cette armée idéologique.

Le CGRI mène d’un côté les politiques de la théocratie dans la région en créant ou en mettant à son service des groupes de miliciens comme les Houthis au Yémen, le Hezbollah libanais ou le Hachd al-Chaabi en Irak, et de l’autre, protège la République islamique à l’intérieur de l’Iran en renforçant son emprise sur la moitié des richesses du pays et son contrôle des pans entiers de l’économie. Son inscription sur la liste noire américaine est sans aucun doute un coup extrêmement lourd porté au pouvoir religieux comme en témoigne le remplacement du commandant-en-chef de cette force 11 jours seulement après l’annonce de la décision de Washington.

Un deuxième coup a été porté à l’économie du pays usée par des décennies d’incurie et de corruption des dirigeants, lorsque Washington a mis fin, début mai, aux dérogations accordées aux 8 pays importateurs du brut iranien. Le but recherché est de réduire les exportations pétrolières de la République islamique à zéro pour sécher les sources du financement de son programme agressif de missiles balistiques et sa politique d’ingérence dans les pays de la région en créant ou renforçant des groupes de miliciens à sa solde.

Contraint ainsi à revoir sa stratégie initiale du maintien du statu quo, Ali Khamenei a envoyé Javad Zarif, le chef de la diplomatie du gouvernement Rohani, à New York, pour négocier l’échange des ressortissants américains pris en otage en Iran contre des prisonniers liés au régime détenus aux Etats-Unis comme un premier contact. Interrogé par les journalistes, Zarif a affirmé qu’il avait les pleins pouvoirs pour ce “deal”, indiquant clairement qu’il représentait le “guide suprême”. Il s’agissait pour lui d’explorer les possibilités d’une négociation élargie. Mais cette initiative a produit l’effet inverse en ce que l’administration Trump y a détecté un signe de faiblesse devant la montée des pressions.

Avec l’envoi d’un groupe aéronaval puissant dans la région, la politique dite de “la pression maximale” a atteint un niveau sans précédent. Les autorités américaines qualifient ce déploiement militaire de “message fort” adressé au régime de Téhéran. Washington exige, en effet, comme une condition sine quoi non, la fin des ingérences du CGRI dans les pays de la région par l’intermédiaire des milices inféodés à l’Iran.

Colère populaire

Aujourd’hui, le pouvoir iranien semble prendre ce message au sérieux et pour cause : dès décembre 2017, une nouvelle vague de manifestations de protestation a créé une situation insurrectionnelle dans plus de 160 villes du pays, secouant pour la première fois depuis la révolte de 2009, le système politique du “guide suprême”. D’abord motivées par des revendications d’ordre économique, ces manifestations ont vite pris une tournure politique : des slogans appelant à un remplacement du régime ont été entendus partout dans les rassemblements. Considérées comme un grand crime et sévèrement punies, les injures contre le “guide suprême” sont devenues monnaie courante. Un nouveau tremblement de terre dans la région de Kermanchah (à l’ouest du pays), les inondations particulièrement destructrices qui ont frappé les populations dans de nombreuses provinces du pays au cours des deux derniers mois et l’impuissance incroyable des autorités face à cette situation a attisé davantage la colère populaire.

Une indication très révélatrice sur l’impact de la révolte populaire de la fin 2017-début 2018 sur la politique iranienne actuelle de Washington a été fournie, le 16 août 2018, par le président du régime iranien Hassan Rohani : « Des manifestations de protestation ont éclaté dans une ville du pays en décembre dernier [2017], très exactement le 26 décembre, se propageant vite à d’autres villes (…) Mais malheureusement, le message que les puissances étrangères, surtout les Américains ont retenu de ces événements est qu’en exerçant davantage de pression, ils pourraient aggraver nos problèmes sociaux et économiques…Alors, notez bien que c’est le 12 janvier [2018] que Trump déclare que même si les autres [signataires de l’accord sur le nucléaire de 2015] ne le suivent pas, il se retirerait de cet accord. C’était donc après [les manifestations] de décembre 2017-janvier 2018… »

Cette déclaration du numéro 2 du régime montre comment la théocratie islamiste se trouve aujourd’hui entre le marteau et l’enclume. Effectivement, il est difficile d’imaginer que Donald Trump ait pu prendre la décision du déploiement d’un important dispositif militaire autour du porte-avions USS Abraham Lincoln sans l’assurance qu’un élément intérieur était déjà à l’œuvre.

Un signe de plus qui confirme cette analyse : l’ultimatum lancé le 8 mai aux Européens par ce même Hassan Rohani leur donnant 60 jours pour agir, avant que son gouvernement ne renonce définitivement à respecter certaines dispositions de l’accord sur le nucléaire. La France a réagi en mettant le gouvernement iranien en garde contre toute initiative de cette sorte sous peine de voir le retour des sanctions européennes. Force est de constater que désormais Téhéran ne pourra plus compter sur les divergences de vue entre les européens et les américaines au sujet du nucléaire.

Alors que l’étau des sanctions se resserre chaque jour davantage autour du régime du guide suprême, la perspective d’une insurrection générale se profile du nouveau à l’horizon. Les autorités de Téhéran savent très bien qu’une réaction militaire américaine en réponse à une provocation peut allumer la mèche de la révolte d’une population exaspérée par de longues années d’une crise économique interminable, du chômage des jeunes et des femmes, des maux sociaux et des discriminations diverses, le tout sous une dictature religieuse corrompue et répressive.

« Si Téhéran déclenchait les hostilités contre les Etats-Unis, cette décision menacerait la survie du gouvernement de la République islamique, tant le mécontentement populaire grandit dans le pays », estime, dans une tribune au “Monde” daté du 22 mai 2019, Clément Therme. Ce chercheur pour le programme Moyen-Orient de l’International Institute for Strategic Studies (IISS) et qui ajoute : « En d’autres termes, déclencher une guerre signifierait pour le gouvernement iranien menacer sa propre survie en raison du mécontentement populaire lié à la crise économique et à l’absence de progrès significatifs pour les droits des femmes et la liberté d’expression dans le pays sous un gouvernement officiellement modéré ».

Face à cette situation il est également difficile de voir comment Ali Khamenei pourra répondre aux exigences américaines dans une hypothétique négociation, car accepter ne serait-ce qu’une de ces exigences reviendrait à démanteler le CGRI, le pilier de son pouvoir, et à faire face, dans un deuxième temps, aux revendications de la population dans les domaines économiques et culturels ainsi que ceux de la liberté d’expression et des droits de l’Homme. En cédant devant ces revendications, le régime cesserait d’être une théocratie basée sur la suprématie absolue du guide suprême religieux.

Simin Nouri est la Présidente de l’association des femmes iraniennes en France. Co-auteur de l’ouvrage « Où va l’Iran? Regards croisés sur le régime et ses enjeux d’influence », éditions Autrement.

adcali.com 2 Juin 2019

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La grande pauvreté des femmes qui travaillent en Iran.

Connexion Le Club de Mediapart

la pauvreté des femmes en Iran
Le rapport est saisissant : « Soixante-trois ans après la création de la Commission de la condition des femmes à l’ONU et malgré les progrès internationaux réalisés au cours de cette période, les femmes et les filles en Iran vivent dans des conditions de plus en plus inhumaines sous la dictature religieuse et misogyne.
La plupart des femmes qui travaillent perçoivent des salaires bien inférieurs au seuil de pauvreté. Elles sont privées de protection sociale adéquate. Au fur et à mesure que la pauvreté s’aggrave, un nombre croissant de jeunes femmes sont privées d’éducation. La politique officielle de privatisation des hôpitaux n’a pas non plus amélioré la situation des femmes en Iran. Il n’existe pas d’assurance maladie publique, en particulier pour les femmes pauvres et à faibles revenus. Les jeunes femmes iraniennes sont privées de possibilités scientifiques en raison des discriminations sexuelles leur fermant de nombreux domaines. Et ce ne sont là que quelques-uns des nombreux obstacles qui entravent l’autonomisation des femmes en Iran.

La grave situation économique et les profondes divisions sociales aggravent chaque jour les problèmes des Iraniennes. En mars 2018, un député des mollahs a admis que 80 % des Iraniens vivent sous le seuil de pauvreté (1). En fait, les politiques du régime contre les intérêts de la nation, la corruption généralisée de la clique dirigeante et les inégalités entre les sexes et les classes sociales qui sont entrées dans les lois du pays, ne laissent aucune source de financement pour améliorer les infrastructures, les services publics et la protection sociale pour donner aux femmes et aux filles davantage d’autonomie.

Contrôle de la vie privée

Un groupe étroitement lié aux cercles du pouvoir, représentant 4 % de la population iranienne (2), a la mainmise sur l’ensemble des ressources et des postes de décision, contrôlant la vie privée et publique de toute la population de la manière la plus injuste. Ils adoptent des mécanismes politiques et juridiques qui confinent les femmes au foyer sans leur donner de soutien financier ou juridique, les forçant à vivre comme les plus pauvres des pauvres.

Cette situation oblige de plus en plus les femmes à occuper des emplois non officiels, inférieurs aux normes et même non rémunérés. Bien que ce type de travail soit légèrement différent entre la ville et la campagne, non seulement cela ne permet pas aux femmes de gagner leur vie, mais menace aussi leur dignité, leur santé et leur bien-être.

Esclaves

Dans les villages iraniens, les femmes sont pratiquement devenues esclaves. Sans aucun salaire, ni soutien ou même protection sociale, elles travaillent souvent sans interruption jusqu’à 20 heures par jour dans l’agriculture ou l’élevage, en plus de tous les travaux pénibles liés à la routine de la vie rurale.

La plupart des villages manquent d’eau courante, d’électricité et de gaz, de routes et de dispensaires. Beaucoup reçoivent de l’eau par camions citernes qui passent dans leur village tous les trois jours au mieux, et les femmes doivent approvisionner leur famille en eau en parcourant de longues distances à pied pour remplir leurs jerrycans.

Salaire de misère
Compte tenu de la situation économique et des liquidités en Iran, il faut noter que si le salaire minimum en 2018 était fixé à 1 100 000 tomans (environ 72,5 €) par mois (3), les dépenses mensuelles minimales pour une famille de quatre personnes en 2018 étaient de 6 500 000 tomans (environ 428,170 €) et les dépenses minimales pour 18 produits alimentaires et de base pour un ménage de quatre personnes aux prix urbains étaient de 1 700 000 tomans (environ 112 €) par mois en 2018. (4)

Par ailleurs, le salaire moyen d’un enseignant est de 2 300 000 tomans (environ 151 €) et celui d’un enseignant retraité est d’environ 1 200 000 tomans (environ 79 €). Cependant, la plupart des enseignants travaillent sur une base contractuelle et leur salaire est inférieur à 1 million de tomans (environ 65,80 €).

Un socio-économiste explique la pauvreté du grand public en Iran (5) : « Selon les statistiques, un tiers des personnes au faible revenu d’un million de tomans par mois (65,80 €), soit environ 5 millions de personnes, vivent dans l’extrême pauvreté et la faim (6). Lorsque 67% des personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté relative, il est naturel qu’elles soient furieuses ! »

Avec ce survol général, nous examinerons la situation des femmes sous la dictature religieuse et misogyne en Iran. »

adcali.com 2 JUIN 2019

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Les prisonnières politiques soumises à un immense stress physique et psychologique.

Femmiran Afif,
Les prisonnières politiques subissent d’énormes pressions physiques et psychologiques dans les prisons du régime en Iran, notamment des interrogatoires approfondis, l’isolement cellulaire et des aveux forcés.

Yassamine Ariani et sa mère, Monireh Arabshahi, ont été interrogées le 7 mai 2019 au Service d’interrogatoire du Bureau du Procureur d’Ershad. Avant d’être transférée à la sinistre prison de Qarchak à Varamine, Yasamine a été détenue à l’isolement au centre de détention de Vozara (Téhéran) pendant 9 jours où elle a été largement interrogée et maltraitée afin de la forcer à faire de faux aveux.

Atena Daemi, actuellement détenue à la prison d’Evin, continue de se voir interdire toute visite. Ses parents ont dit qu’au bout de 2 mois, ils avaient réussi à la voir quelques minutes le lundi 6 mai 2019, alors qu’elle était emmenée pour être interrogée.

Sanaz Allahyari,membre du comité de rédaction de la publication GAM, a été transférée début mai du quartier de sécurité 209 des Gardiens de la révolution au quartier général d’Evin. Elle a été arrêtée en janvier 2019 avec son mari. Elle a été privée de tout avocat et souffre des dures conditions d’une détention “temporaire” de longue durée.

Aucune information n’est disponible sur le sort de Nasrin Javadi, membre de l’Union libre des travailleurs iraniens, qui a été arrêtée à l’occasion de la Journée internationale du travail. Elle est une ouvrière retraitée de l’usine de chaussures Melli.

Akram Nasirian, a retrouvé sa famille après 10 jours sans nouvelles d’elle. Elle a été arrêtée par les forces de sécurité le 29 avril 2019 et transférée à la prison d’Evin. Interrogée et enfermée dans des cellules d’isolement pendant tout ce temps, elle a par la suite été informée de ses accusations : “promotion du retrait du voile” et de “trouble à l’ordre public”.
adcali.com 01 Jun , 2019

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Iran. La législation abusive imposant le port du voile régit la vie des femmes – amnesty internationale.

DROITS DES FEMMES.
Imaginez que vous êtes une femme menant une vie relativement normale. Vous prenez le métro ou le bus pour vous rendre au travail ou à l’université. Vous passez du temps avec vos ami·e·s. Peut-être avez-vous les moyens de disposer d’un smartphone et aimez-vous diffuser des selfies sur les réseaux sociaux. Peut-être avez-vous parfois la chance de vous promener sur la plage et de sentir l’air marin dans vos cheveux.

Maintenant, imaginez qu’avant de sortir de chez vous et de faire l’une ou l’autre de ces choses vous deviez prendre le temps de vérifier que vos cheveux sont correctement cachés par un foulard et que vos membres sont couverts.

Bien que cela puisse sembler extrême, vous risquez de subir de graves conséquences si vous ne le faites pas. Vous savez que, dès que vous quitterez votre domicile, votre corps et vos vêtements seront jaugés par des étrangers. Vous devrez vous soumettre à des « contrôles de moralité » : des agents de l’État jugeront si votre tenue est conforme ou non au code vestimentaire strict qui s’applique aux femmes. Si vous ratez le test, vous risquez d’être arrêtée, voire torturée et condamnée à une peine d’emprisonnement ou de flagellation.

Alors chaque jour, avant de sortir de chez vous, vous devez décider des risques que vous êtes prête à prendre. Souhaitez-vous exercer votre liberté et porter ce que vous voulez, ou ferez-vous le choix de la sécurité pour éviter d’être arrêtée, agressée ou interdite d’entrée sur votre lieu de travail ou à l’université ?

Cette histoire n’est pas une dystopie
Elle en a peut-être l’apparence mais elle est bien réelle. C’est la réalité de millions de femmes et de filles en Iran, où l’État exerce un contrôle fort sur le corps des femmes.

Lire plus:
https://www.amnesty.org/fr/latest/campaigns/2019/05/iran-abusive-forced-veiling-laws-police-womens-lives/

adcali.com 31 mai 2019

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Une célèbre avocate iranienne condamnée à 38 ans de prison et 148 coups de fouet.

Par L’Obs avec AFP

La célèbre avocate iranienne, militante des droits humain, a été condamnée pour “incitation à la débauche”.

L’avocate iranienne Nasrin Sotoudeh, célèbre militante des droits humains qui purge une peine de prison de cinq ans, a été condamnée à dix années d’emprisonnement supplémentaires et 148 coups de fouet, a-t-on appris mardi auprès de son mari, Reza Khandan.

Elle a été condamnée à dix ans pour “incitation à la débauche”, a indiqué Reza Khandan à l’AFP.

Il a précisé que son épouse était poursuivie pour sept chefs d’accusation et qu’elle a été condamnée au total à 33 années de prison.

Selon Reza Khandan, “seule la peine [d’emprisonnement] la plus longue s’applique”, en l’occurrence celle pour “incitation à la débauche”.

A cela s’ajoute selon lui une condamnation à 148 coups de fouet liée notamment au fait que Nasrin Sotoudeh s’était présentée au tribunal par le passé sans le voile islamique obligatoire pour les femmes dans l’espace public.

La militante avait appris après son emprisonnement en juin 2018 qu’elle avait été condamnée à cinq ans de prison pour espionnage, selon un de ses avocats.
Pas de procès équitable.

adcali.com 29 mai 2019

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Des milliers d’enfants forcés de se marier en Iran.

Des milliers d’enfants forcés de se marier en Iran
1600 enfants iraniens forcés à se marier dans une province au centre-sud de l’Iran

iran enfants mariages

Une autorité judiciaire de la province de Hamedan a déclaré que 1 596 enfants se sont mariés dans la province du centre-sud du pays, l’année dernière.

L’adjoint social chargé de la prévention des délits au sein du pouvoir judiciaire de Hamedan a également déclaré que 10 % de ces mariages avaient abouti à un divorce.

Ces types de mariages ont des conséquences désastreuses pour les enfants mariés, notamment la grossesse, la mort par accouchement, la dépression et parfois le suicide, le divorce et le manque d’éducation.

Golestani a également déclaré que 50 % de divorces ont été enregistrés au cours des cinq premières années de mariage à Hamedan.

« L’année dernière, 508 des divorces enregistrés concernaient des couples mariés depuis moins d’un an », a-t-il ajouté.

Selon des sources officielles, au moins 37 000 mariages d’enfants âgés de 10 à 14 ans ont été enregistrés en Iran en 2017. Cela n’inclut pas les mariages qui n’ont pas été légalement enregistrés.

Selon d’autres informations, il y a 24 000 divorcés âgés de moins de 18 ans en Iran, dont 15 000 âgés de moins de 15 ans.

D’autres informations publiées dans les médias iraniens en 2017 indiquaient que 17 % des enfants mariés en Iran avaient contractés leurs mariages avant l’âge de 18 ans. Ces chiffres n’incluaient pas les « mariages temporaires », qui sont un phénomène en expansion en Iran.

Selon Parvaneh Salahshouri, responsable de la Commission des femmes au Parlement, « environ 6 % des personnes mariées sont des filles âgées de 10 à 14 ans ».

D’autres statistiques montrent qu’en 2016, 5,5 % des mariages concernaient des enfants, alors qu’en 2014, 40 000 enfants ont été mariés, dont 176 avaient moins de 10 ans.

Rien qu’au cours de la dernière décennie, près de 400 000 enfants ont été forcés de se marier en Iran, alors qu’ils avaient moins de 15 ans.

Le mariage d’enfants ou le mariage sans le libre et plein consentement des deux époux constitue une violation des droits humains et n’est pas conforme à plusieurs accords internationaux, notamment la Déclaration universelle des droits de l’homme, la Convention sur l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) et la Convention sur le consentement au mariage, l’âge minimal du mariage et l’enregistrement du mariage.
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adcali.com 30 mai 2019

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Une chanteuse poursuivie en Iran pour son interprétation en solo.

Une chanteuse est poursuivie en Iran pour une prestation en solo lors d’une visite touristique du village d’Abyaneh.

Ali Isfahani, Procureur d’Isfahan, a annoncé son inculpation mardi 21 mai, ajoutant : « L’affaire préliminaire concernant cet incident a été classée sur le rapport de la police de renseignement pour la sécurité publique, et le Procureur de Natanz en assure le suivi. »

La chanteuse Neghar Moazam s’était rendue à Abyaneh le vendredi 17 mai pour une tournée touristique. Un clip vidéo de son interprétation solo à Abyaneh a été publié sur les médias sociaux.

Fereydoon Allahyari, directeur général du patrimoine culturel du régime dans la province d’Ispahan, a déclaré à cet égard : « Les guides touristiques sont titulaires d’une licence et sont informés de la réglementation professionnelle afin que les normes islamiques soient respectées. Ils sont tenus responsables des incidents qui se produisent lors de ces visites. »

Le chef de la prière du vendredi de Natanz, Ruhollah Amini, a également réagi à la performance en solo de Neghar. Il a déclaré : « Je condamne cette mesure éhontée et j’ai assuré le suivi de cette question par les voies appropriées. Les autorités en charge de ces cas assurent actuellement le suivi de cet incident… Les services judiciaires, le Département du renseignement et les forces de sécurité de l’État sont obligés de faire face à de tels incidents irrespectueux. Le maître du village et les autorités d’Abyaneh sont obligés d’empêcher cette mesure effrontée. La principale personne impliquée fait actuellement l’objet d’une poursuite judiciaire. » (L’agence de presse officielle Fararu – 21 mai 2019)

Sous les lois misogynes du régime des mollahs, les femmes sont interdites de chanter en publique et les chanteuses sont toujours censurées. Toutes les chanteuses sont obligées de rester à la maison depuis les premiers jours du régime théocratique.

Le Guide Suprême des mollahs, Ali Khamenei, affirme que la voix des femmes ne doit pas inciter au plaisir ceux qui écoutent et qu’elle ne doit être liée à aucune forme de corruption. « Les femmes n’ont pas le droit de chanter si leur chant conduit à la corruption et à la luxure ».

25 mai 2019.

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Iran. Libération de la prisonnière politique Maryam Akbari-Monfared.

En prison injustement depuis 2009, éligible pour une libération en 2017

20 mai 2019 – L’Iran doit mettre fin à l’emprisonnement cruel et illégal de Maryam Akbari-Monfared, qui purge depuis près de dix ans des charges impayées et aurait dû être éligible à la libération de l’année écoulée. Elle doit immédiatement la libérer immédiatement, le Centre pour les droits de l’homme L’Iran (CHRI) et Justice for Iran (JFI) ont déclaré aujourd’hui dans un communiqué conjoint.

Non seulement les charges retenues contre Akbari-Monfared n’étaient jamais justifiées, mais en vertu du nouveau code pénal iranien, sa condamnation aurait dû être annulée. Même si elle avait de nouveau été reconnue coupable de nouvelles accusations, elle aurait été éligible à la libération en 2017, ont noté les deux organisations, mais le pouvoir judiciaire iranien refuse de faire respecter la loi.

“Pendant près de dix ans, Maryam Akbari-Monfared a croupi derrière les barreaux en quête d’une conviction que même les lois iraniennes auraient dû être abandonnées. Le caprice d’un juge ne devrait pas outrepasser les lois du pays “, a déclaré Hadi Ghaemi, directeur exécutif de CHRI.

“Comme son juge l’a elle-même confirmé, elle paye un prix si énorme, non pas pour ses actes, mais simplement pour le fait que ses proches ont été membres d’un groupe d’opposition. “Il s’agit d’un cas cristallin de punition collective et de violation scandaleuse du principe de la responsabilité pénale individuelle reconnu à la fois dans le système juridique iranien et dans le droit international”, a déclaré Shadi Sadr, directeur exécutif de JFI.

Elle a été condamnée à 15 ans de prison par le juge notoirement hardi Abolghasem Salavati de la 15e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran. En août 2010, sa peine a été confirmée par la Cour suprême iranienne. Elle est emprisonnée depuis son arrestation initiale le 29 décembre 2009.

adcali.com 22 mai 2019

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Le régime iranien arrête des femmes pour avoir partagé des photos sur les médias sociaux

Les Pasdarans du régime iranien (Gardiens de la Révolution) ont procédé à une série d’arrestations visant la modélisation en ligne. L’agence de presse Tasnim, affiliée à la force terroriste Quds des Pasdarans, a affirmé samedi que les arrestations ont eu lieu dans la province Markazi au centre de l’Iran.

Il n’a pas précisé le nombre de détenus, si ce n’est pour dire qu’ils ont été remis au pouvoir judiciaire du régime iranien.

Le général Mohsen Karimi, commandant des Pasdarans dans la ville centrale d’Arak, a déclaré que le personnel des agences avait été arrêté pour avoir ” promu la vulgarité “, en partie pour avoir partagé des photos de modèles sur les médias sociaux.

adcali.com 21 mai 2019.

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La protestation du Premier ministre britannique contre la peine de prison Aram Amiri.

La Première Ministre britannique a déclaré qu’elle était « fortement préoccupée » par l’emprisonnement en Iran d’une employée du British Council pour espionnage.

« C’est absolument choquant », a déclaré May au Parlement, le 15 mai, affirmant que la femme travaillait pour une organisation légitime qui tentait de promouvoir de meilleures relations entre les pays.

Aram Amiri a été arrêtée en mars 2018 en Iran.
L’appareil judiciaire iranien a annoncé le 13 mai qu’une Iranienne (sans la nommer) responsable du bureau iranien du British Council avait été reconnue coupable d’espionnage et condamnée à 10 ans de prison.

M. Esmali aurait allégué que cette femme avait eu recours à des contacts avec des groupes d’art et de théâtre pour « influencer et infiltrer » l’Iran au niveau culturel. Une fois arrêtée, elle a rapidement et clairement avoué.

adcali.com 19 mai 2019