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Iran:Des jeunes manifestantes arrêtées, toujours en détention.

Iran:Des jeunes manifestantes arrêtées, toujours en détention.

La situation de deux jeunes femmes arrêtées lors des récentes manifestations à Téhéran reste incertaine dans la prison Qarchak de Varamin, près de Téhéran.
Niloufar Homafar et Yasamin Aryani ont été arrêtées le 2 août 2018 alors qu’elles participaient à une manifestation publique sur l’avenue Vali-e Asr dans le centre de Téhéran.
Les rapports indiquent que Yasaman Aryani, 23 ans, a été arrêtée après avoir aidé une dame âgée jetée au sol par des unités anti-émeutes.
Les jeunes femmes ont hardiment posté un message via un téléphone portable à l’intérieur d’une camionnette des forces officielles de la sécurité pendant leur transfert en prison.
adcali.com 3 septembre 2018

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Iran : Le taux de la toxicomanie a triplé chez les femmes et les filles, affectant des enfants d’à peine 11 ans…

La prévalence de la dépendance à la drogue a atteint des niveaux si désastreux en Iran qu’en dépit de quelques tentatives de censure, de nombreux médias d’État et de responsables ne peuvent s’empêcher d’admettre cette vérité.

Un membre du Majlis (Parlement des mollahs), Hasan Lotfi, déclare à cet égard : « l’âge moyen de la toxicomanie a chuté à 11 ans. » (17 août 2018).

Même si la dépendance était autrefois plus répandue dans les banlieues les plus pauvres, elle se manifeste aujourd’hui même dans certains quartiers riches de la ville, dans les gymnases et les salons de beauté pour femmes dans certains cas.

La toxicomanie touche maintenant plus les femmes que les hommes en Iran, affectant les jeunes de 13 ans et, malheureusement, de nombreux enfants de bas âges aussi (4 septembre 2018, ISNA).

La toxicomanie est l’une des principales dangers pour les femmes iraniennes d’aujourd’hui. Selon le ministre de l’Organisation de contrôle des drogues de la province du Golestan, plusieurs clubs sportifs et salons de beauté sont devenus le terrain de prédilection des trafiquantes de drogues (28 juin 2018, Mehr News).

Anushirvan Mohseni Bandpey, ancien chef de l’Organisation de la protection sociale de l’État et actuel superviseur du ministère du Travail, souligne également : « L’usage de drogue est très élevé chez les femmes » (10 juillet 2018, Tabnak).

Le ministre de l’Organisation de contrôle des drogues du Golestan ajoute : « L’inclination des femmes à consommer de la drogue est devenue deux fois plus forte qu’avant » (28 juin 2018, Mehr News).

Reza Mahboubi, directeur adjoint de l’Organisation des affaires sociales du ministère de l’Intérieur annonce que « le nombre de femmes toxicomanes a triplé au cours des dernières années ; 50% d’entre elles ont été identifiées à ce jour » ; précisant que les principales causes en sont « la pauvreté, le chômage, le sous-développement, l’injustice et la répartition inadéquate des ressources » (20 août 2018, ISNA).

Ces causes ne sont pas surprenantes, étant donné l’oppression sévère, la tyrannie et l’humiliation que les femmes iraniennes subissent constamment, tant au travail que dans la rue. Le régime fait sciemment pression sur les femmes en les restreignant de toutes sortes de façons.

Mahboubi déclare à cet égard : « Sur les 220 à 230 000 personnes qui ont été arrêtées et inculpées par la patrouille d’orientation, combien d’entre elles méritaient réellement ces avertissements et ces accusations ? Ne devrions-nous pas être plus conscients de l’impact de nos actions sur leurs perspectives d’avenir ? En plaçant par exemple un garde de sécurité devant le club Azadi et en leur faisant peur avec l’illusion d’une probable attaque terroriste …. » (20 août 2018, ISNA).

En dehors de ces aveux des responsables du régime, il ne faut pas occulter la source réelle de la distribution de drogue, c’est-à-dire les Gardiens de la révolution (pasdaran) eux-mêmes !

En conclusion, on peut voir que les préjudices socio-économiques des femmes sont l’action délibérée du régime oppresseur.

adcali.com 30 août 2018.

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Une autre étudiante sur la sellette à cause de sa participation aux manifestations nationales.

Roya Saghiri, étudiante à l’université de Tabriz, en Iran, a été transférée à la prison de Tabriz le 25 août 2018 pour purger une peine de 23 mois d’emprisonnement.

Elle a publié la nouvelle de sa condamnation et de son emprisonnement sur sa page Instagram.

L’étudiante Roya Saghiri a été jugée et condamnée à 23 mois d’emprisonnement par la 2ème chambre du tribunal révolutionnaire de Tabriz, en juillet 2018 et le verdict a été confirmé par la cour d’appel.
ADCALI.COM 29 août 2018

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IRAN: LES FEMMES SONT BIEN LA FORCE DU CHANGEMENT.

C’est ce qu’on a pu observer en Iran tout au long de l’année écoulée et, bien sûr, de manière plus visible lors du soulèvement de décembre et de janvier.

Bien que la situation en Iran soit extrêmement répressive pour les femmes et qu’elles aient été les premières victimes de la répression des 39 dernières années, elles ne se sont pas soumises contrairement aux attentes du régime. La discrimination et la ségrégation sexuelles ainsi que les diverses restrictions ont rendu les Iraniennes non seulement rebelles, mais aussi très résistantes.

adcali.com 24 août 2018

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Le verdict de clôture de l’affaire de la pulvérisation d’acide aux filles d’Ispahan par l’ordre du Vendredi Imam de cette ville, par le système judiciaire des mollahs en Iran

Iran”
Le verdict de clôture de l’affaire de la pulvérisation d’acide aux filles d’Ispahan par l’ordre du Vendredi Imam de cette ville, par le système judiciaire des mollahs en Iran

Les auteurs des attaques à l’acide d’Ispahan n’ayant jamais été retrouvés, la justice iranienne vient de clore le dossier. En 2014, l’Imam d’Isfahan, Yousef Tabatabai Nejad, avait appelé à punir les femmes qui ne portaient pas le hijab. Quinze femmes furent vitriolées. La plupart perdirent un œil et l’une d’entre elles mourut.
adcali

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Iran: L’étudiante bahá’íe Sogol Zabihi a été privée de poursuivre ses études.

L’étudiante bahá’íe Sogol Zabihi a été privée de poursuivre ses études. Elle était étudiante de premier cycle en graphisme à l’Université Rasam de Karaj, qui a été renvoyée de l’école pour sa foi.

L’étudiante bahá’íe Sogol Zabihi Sisan visitait le site Web de l’université pour obtenir sa carte d’entrée à l’examen, lorsqu’elle a appris qu’elle ne pouvait pas entrer. Après avoir fait un suivi auprès des responsables de l’université, elle a été informée qu’elle ne pouvait pas poursuivre ses études parce qu’elle était baha’ie.

L’étudiante bahá’íe Sogol Zabihi a ensuite demandé à l’organisation d’évaluation de suivre son cas, où un fonctionnaire nommé Na’imaii lui a dit qu’elle n’était pas qualifiée pour étudier parce qu’elle était baha’ie.

Auparavant, Soha Izadi, étudiante en technologie de l’information à l’Université de Zanjan, avait été renvoyée de l’école pour être Bahaii. Né en 1997, Soha Izadi a été admis à l’Université des sciences fondamentales de Zanjan en 2015 et a passé 150 unités. Elle a été renvoyée de l’école en mars 2018 alors qu’elle n’avait qu’une année de plus pour terminer ses études et obtenir son diplôme.

Le 14 mars 2018, des responsables du département de l’éducation de l’université ont contacté Soha Izadi à la veille des examens d’hiver et l’ont informée qu’elle ne pouvait pas poursuivre ses études et que la seule façon pour elle de retourner à l’école était de la renoncer foi et déclarer par écrit aux responsables de l’université qu’elle ne croit plus à la foi bahá’íe.

L’année dernière, au moins 23 filles de religion baha’ie ont été renvoyées des universités iraniennes et privées de la poursuite de leurs études.

Les bahá’ís sont privés d’éducation dans les universités iraniennes sur la base du paragraphe 3 du projet de loi ratifié par le Conseil Suprême de la Révolution Culturelle en mars 1991 qui a également été approuvé par le chef suprême des mollahs, Ali Khamenei. au bahaiisme, que ce soit au moment de l’admission ou pendant ses études, il doit être privé d’éducation. ”

adcali.com 2o juillet 2018

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Huit femmes faisaient partie des mannequins arrêtés dans la province d’Hormozgan, dans le sud de l’Iran a déclaré le chef de la police .

Azizollah Maleki a annoncé l’arrestation de 46 membres d’un réseau de mannequins dont huit femmes. « 38 entreprises délictueuses (photographes, coiffeurs et entreprises de cérémonies de mariage) et huit mannequins ont été arrêtés et remises aux autorités judiciaires. »

Citant les articles 637 et 638 du Code pénal, Maleki affirme que ces personnes ont « porté atteinte la pudeur publique et diffusé de l’anti-culture » sous couvert de la profession de mannequin, indique le site Donyay-e Eghtesad le 16 juillet.

Cette fois, huit femmes faisaient partie des personnes arrêtés appartenant à un réseau de mannequins à Hormozgan. Davantage de femmes travaillant dans la profession de mannequin avaient déjà été arrêtées, notamment Machad, Chiraz, Téhéran et Zahedan. Le 23 novembre 2017, par exemple, l’agence Rokna indiquait l’arrestation de huit mannequins.

Trois femmes ont interpellé pour du mannequinat dans la province déshéritée du Sistan-Balouchistan, dans le sud-est de l’Iran. Il s’agissait notamment d’une coiffeuse qui avait employé deux autres femmes comme modèles pour faire de la publicité pour son salon de coiffure dans les réseaux sociaux. L’agence Isna indiquait le 25 octobre 2017 que les trois avaient été arrêtées et le salon fermé.

Le 1er juin dernier, l’agence Irna rapportait que deux femmes avaient été arrêtées à Machad pour avoir suivi un stage de tatouage.

adcali.com 18 juillet 2018.

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” Le câlin de la présidente croate n’était pas sexuel, mais on n’aurait pas dû le diffuser”

” Le câlin n’était pas sexuel, mais on n’aurait pas dû le diffuser quand-même”, a dit Ali Motahari, le chef de file du courant dit ” réformiste” du Parlement iranien
Le vice-président du Majlis (Parlement iranien) a réagi à la diffusion par l’Irib, la Télévision d’État iranien, de la scène où la présidente de la République croate, Kolinda Grabar-Kitarović, a embrassé le capitaine de l’équipe nationale croate, Luka Modrić, lors de la remise des lauréats, au terme de la finale de la coupe du monde de football à Moscou, en Russie.

” Elle l’a fait avec un sentiment maternel, et le câlin n’était pas sexuel, mais on n’aurait pas dû le diffuser quand-même”, a dit Ali Motahari, le chef de file du courant dit ” réformiste” du Parlement iranien, lors d’une interview avec Radio Téhéran, révélant ainsi sa vision sexiste d’une scène entièrement normale partout dans le monde.

Motahari qui s’était déjà fait distingué par des propos racistes tenus contre l’équipe nationale de la France, en qualifiant notamment les joueurs de couleur des bleus de ” monstres africains de l’équipe de France”, a réitéré ses propos racistes envers les bleus dans la même interview.

” L’équipe nationale de la France n’est pas Français”, a dit Motahari.

” Il faudrait une législation qui exige par exemple que les parents du joueur aient entièrement vécu en France. Il ne suffit pas d’avoir la nationalité ou d’être né dans le pays pour vêtir le maillot de son équipe national “, a insisté le ” réformiste”, qui a également fait appel à la FIFA de prendre des mesures ” draconienne” dans ce sens.

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Une opposante assassinée et brulée par des escadrons de la mort en Iran.

La police départementale de Karaj (ouest de Téhéran) a demandé aux parents de Maryam Faraji de se rendre à son siège pour identifier le corps carbonisé de leur fille. Dix jours après la disparition de Maryam Faraji, le cadavre découvert appartient, d’après la police, à cette étudiante et activiste kurde. Le médecin légal a également confirmé l’identité du corps brulé, par l’ADN prélevé sur le père de Maryam.

Une source proche des Faraji, tout en confirmant cette information, a indiqué que la famille se trouve actuellement dans un état d’abattement et ne veut pas retourner à la médecine légale de Karaj pour voir le corps. La même source a précisé que la police départementale de Karaj dit avoir découvert le corps abandonné de la jeune femme dans son propre véhicule.

La famille de Maryam Faraji a déclaré que leur fille n’avait pas d’ennemi menaçant connu et est convaincue qu’elle avait été arrêtée par des agences de sécurité et envoyée vers un lieu inconnu.

Selon la source proche de la famille Faraji, la responsabilité du meurtre de Maryam incombe aux services de sécurité.

Maryam Faraji, 33 ans, étudiante en maîtrise de gestion internationale et directrice financière d’une entreprise à Shahriar (près de Téhéran), a été arrêtée le 5 janvier lors des protestations du d2but d’année et a subi durant 10 jours des interrogations dans la section 209 de renseignements de la prison d’Evin.

Son procès a eu lieu à la 28e chambre du tribunal révolutionnaire, dirigé par Ahmadzadeh, le 21 mars, et le tribunal a prononcé une peine d’emprisonnement de trois ans et une interdiction pour Maryam de quitter le pays pendant deux ans.

Depuis quelques temps des kidnappings d’opposants et manifestants se multiplient en Iran. Le Bureau de renseignements de la milice Bassidj a lancé la formation d’une espèce d’escadrons de la mort, composée de mercenaires qui terrorisent et assassinent. Ils se font appelés « l’escadron des punitions de rue ».

Ce sont ces mercenaires des services de sécurité dans la ville de Karadj qui avaient arrêté l’étudiante kurde, Maryam Faraji, et l’avaient transféré vers une destination inconnue.

ADCALI.COM 17 juillet 2018.

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Détention et répression des femmes en Iran…

La détention et la répression des femmes en Iran se poursuivent sous prétexte de prétendues activités anti-régime et d’opposition au voile obligatoire, et de lourdes peines sont prononcées contre les femmes.

Roya Saghiri, étudiante à l’université de Tabriz, a été condamnée à 23 mois de prison. Elle a été arrêtée lors des manifestations nationales, l’hiver dernier. Sa condamnation prononcée par la 2e chambre du tribunal révolutionnaire de Tabriz a été confirmée par la cour de révision.

Le tribunal a accusé cette militante civile de « propagande contre le régime » et d ‘« insulte envers le dirigeant ».

Dans un autre développement lié à la détention et à la répression des femmes en Iran, Mme Mehrnaz Haghighi a été assignée en justice. Le médecin de Bandar Abbas (dans le sud de l’Iran) âgé de 49 ans va être jugé le 22 juillet de cette année. Elle a été privée d’accès à un avocat pendant sa détention. Bien qu’elle soit actuellement représentée par un avocat et que la date de son procès approche, le tribunal n’a pas autorisé son avocat à examiner son dossier.

Mme Haghighi a été arrêtée par des agents des services du renseignements, le 19 février 2017, à sa résidence. Elle a été emprisonnée au poste de police de Bandar Abbas et à la prison d’Evine à Téhéran pendant plus de trois mois. Elle a été libérée sous caution, le 27 mai 2017.

Après avoir été blanchi des premières accusations, telles que « diffusion de mensonges », « outrage au Guide et « actes portant atteinte à la sécurité nationale », le Procureur de Bandar Abbas l’informe de deux nouvelles accusations : « appartenance à l’opposition OMPI » et « publicité contre le régime en faveur des groupes dissidents ».

À partir de 2009, elle a rendu visite aux familles des prisonniers politiques et a collecté des dons pour eux. La dernière fois qu’elle a été arrêtée, c’était lors de la collecte de cadeaux du Nouvel An pour les enfants qui travaillent à Bandar Abbas

Adcali.com 14 juillet 2018