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Heiko Maas: Stop the execution of Amir, Said and Mohammad!

Saideh Azadi a lancé cette pétition adressée à Professor Javaid Rehman (UN Special Rapporteur on the Situation of Human Rights in Iran) et à 1 autre
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During the November protests in 2019, thousands of Iranians protested against the oppressive regime in the country. Now three young men are to be executed. Amnesty International has already launched a public appeal (German version), which can also be supported!

The November 2019 protests were caused by the increase of the gasoline price, the desolate economic situation and the massive oppression of the Iranian people by the corrupt Iranian government that has been going on for 40 years. Thousands of demonstrators were arrested, dozens injured and hundreds shot during the demonstration. Among the dead were children and young people.

It has recently become known that among the group of detainees of the November protests in 2019, an Islamic Revolutionary Court in Iran has decided to execute three young men, Amir Hossein, Said and Mohammad. All three belong to the organisers of the November movement. Beforehand, these young men were forced, under severe torture, to confess their guilt of alleged criminal acts :

Amir Hossein Moradi, 25, lived in Germany for three years before returning to Iran to live with his mother and sister. He graduated from high school in computer science and worked as a seller of mobile phones, computers and software in Tehran.
Said Tamjidi is 27 years old and a student of electrical engineering.
Mohammad Rajabi is 25 years old and has high school diploma.
The destiny of these three young men could be my destiny: I am an exiled Iranian woman and had to flee Iran with my parents over 30 years ago due to the political situation and persecution by the government.

On November 16, 2019 Amir Hossein Moradi, Saeed Tamjidi and Mohammad Rajabi took part in protests in Sattar Khan Street in Tehran and were later arrested.

Their death sentence, is based on “enmity to God” (Moharebeh). The judiciary accuses them, amongst other things, of being riot leaders who set fire to petrol stations and banks during the November protests, filmed them and sent them to foreign media. They had acted against the Islamic Republic of Iran. The trial against the three young men was grossly unfair.

“Most of the accusations were wrong and they had been under torture to force them to make a forced confession”. They added that they “were fed up with the injustice in the country and took to the streets to protest against it”. All of them had forcibly disappeared for weeks after their arrest and had no access to their lawyer during the investigation phase. The “confession” of Amir Hossein Moradi, which was broadcasted in a propaganda video on state television days before his trial, was used as evidence to sentence them. The three men are currently imprisoned in Fashafouyeh prison in Tehran province.

*** Update 3 March 2020: According to reports, Amir Hossein, Said and Mohammad, along with 17 other protesters of the November protests, were transferred to Ward 1, suite 11 of the Greater Tehran Penitentiary in the immediate neighborhood of dangerous criminals! They are all suspected to be infected with coronavirus, after Amir Hossein is said to have been tested positive! Ward 1 is dangerous: In the same suite, Alireza Shir Mohammadi, a 21-year-old political prisoner, was stabbed to death in 2019 by two prisoners convicted of drug offences. Access to medical care and hygiene articles is also not available for them.

The families of these men have been in shock since the verdict was handed down, but must remain silent.

We, the undersigned, urge the representatives of the German government and UN human rights to put pressure on the Iranian government and to prevent these executions! It has been shown that public pressure can prevent executions.

Please help the people in Iran!

Sincerely,
The Undersigned

Read more:
https://www.change.org/p/heiko-maas-stop-the-execution-of-amir-said-and-mohammad?recruiter=56318601&utm_source=share_petition&utm_medium=facebook&utm_campaign=psf_combo_share_initial&utm_term=petition_show&recruited_by_id=0d2c0750-cd6e-0130-472e-00221967ea1d&utm_content=fht-20655045-de-de%3Av2

adcali.com 27 June 2020

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En souvenir de la chanteuse Marjan : en Iran, être femme et artiste est un double délit

C’est avec une immense tristesse que nous venons d’apprendre le décès de la chanteuse et résistante iranienne Marjan, qui avait connu les prisons politiques du régime des mollahs. Voici une interview que le CSDHI avait publié en 2016.

La star de la chanson et du cinéma en Iran Marjan a accordé un long entretien à notre site CSDHI sur le chemin qui l’a menée de la prison des mollahs à la résistance. Un choix courageux. Elle apporte un témoignage bouleversant sur ses années d’incarcération au milieu de jeunes filles livrées aux bourreaux : « J’étais actrice et chanteuse très connue en Iran dans les années 1970. J’ai tourné deux films réalisés par mon mari Fereydoun Jourak, dont l’un « Le vent pour appui » a été diffusé quelques mois après la victoire de la révolution contre le chah et juste avant que les mollahs ne s’emparent du pouvoir.

Après mon exil aux Etats-Unis, j’ai fait un album où figurait le titre « Ey-Chekasteh », une chanson patriotique sortie juste après le renversement du chah. Elle parlait d’un pays brisé, qui avec le départ de la dictature réussissait à instaurer la liberté. Jusqu’au bout j’ai été aux côtés des Iraniens dans leur désir de voir tomber le chah : j’ai manifesté, j’ai participé à des meetings, aux rassemblements étudiants. Je me souviens de l’après-midi du 11 février 1979 dans l’avenue Saltanat-Abad qui deviendra l’avenue des Pasdaran où on habitait. Ce jour-là des jeunes fêtaient la victoire de la révolution avec les habitants du quartier et les enfants distribuaient des gâteaux. Les gens me réservaient un accueil très chaleureux.

Et la dictature s’est installée
Malheureusement, cette incroyable atmosphère n’a pas duré. Elle a été détournée par les mollahs. Le jour où Khomeiny a dit « république islamique, pas un mot de plus, pas un mot de moins », la dictature s’est installée. Les Iraniens ne savaient pas à qui ils avaient à faire. Au bout de trente et quelques années, le pays ressemble à une rédaction d’écolier où abondent les ratures et les phrases sans queue ni tête, alors que la révolution devait apporter la tranquillité, le bien-être et la liberté. Pour moi la révolution c’était comme le reflet de la lune dans une mer calme. Malheureusement les mollahs ont fait de cette belle nuit une tempête violente qui a emporté la liberté, le bien-être et la nature humaine. Désormais, on ne les trouve plus en Iran que dans un dictionnaire.
Quand les mollahs sont arrivés au pouvoir et qu’ils ont commencé à faire preuve d’hostilité envers l’art et les artistes, surtout envers les femmes, j’ai figuré parmi les premières victimes.

Les mollahs s’en prennent aussi aux artistes qui parlent de la civilisation et du renouveau et c’est pour cela que dans leur charia ils ne considèrent pas la femme comme une personne. La femme n’est qu’un moyen de reproduction, un instrument au service du bien-être et du plaisir des hommes. Il est normal qu’ils rejettent l’art, surtout s’il vient d’une femme et il devient à leurs yeux un délit impardonnable, si cette femme parle de l’amour de son pays. Car Khomeiny se voulait dirigeant de tous les musulmans et partisan de l’exportation de la révolution religieuse au Moyen-Orient et dans le monde.

adcali.com 08 juin 2020

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Iran:Publication of the English version of the book – A Little Prince in the Land of the Mullahs.

by International Publications justfiction-edition.

Linda Chavez: Book “revives the little hero in the reader by telling the story of a brave young man who wants nothing more than to live the life that all boys & girls want: to be free, happy, and secure in his homeland…He faces arrest, torture & ultimately sacrifices his life.

Ingrid Betancourt:Human tragedy facing millions of Iranians…With Ahmad, we can go through this tragedy, live it and try to understand why, so that the truth can no longer be hidden … and so that the liberation so long awaited by the Iranian people can happen.

https://www.morebooks.de/…/a-little-…/isbn/978-620-0-49006-3

adcali.com 25 mai 2020

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Iran:Les lauréats du prix Nobel demandent la libération de deux étudiants iraniens primés

Dans une lettre conjointe adressée au Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, neuf lauréats du prix Nobel ont averti que l’arrestation de deux étudiants iraniens primés, Amir Hossein Moradi et Ali Younesi, ouvre la voie à une répression généralisée et brutale des opposants et des étudiants iraniens.

Ils ont souligné que le régime iranien, de peur d’un nouveau soulèvement, n’a trouvé d’autre choix que de recourir à l’intimidation et à la répression de ses citoyens.

La lettre ajoute : “Nous, les lauréats du prix Nobel signant cette lettre, vous exhortons à utiliser vos bons offices pour faire tout ce qui est en votre pouvoir pour que les prisonniers politiques, en particulier Ali Younesi et Amir Hossein Moradi, soient libérés immédiatement.”

Le texte intégral de la lettre des lauréats du prix Nobel est le suivant:
Lettre des lauréats du prix Nobel au Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme concernant deux étudiants iraniens arrêtés

15 mai 2020
URGENT
Hon. Michelle Bachelet
Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme
Genève, Suisse
Chère Mme Bachelet,
Re: Deux étudiants de l’Université de technologie de Sharif

Comme vous le savez probablement, le «pouvoir judiciaire» iranien a annoncé après 26 jours de silence qu’Amir Hossein Moradi et Ali Younesi, deux étudiants primés de l’Université de technologie de Sharif à Téhéran, avaient été arrêtés pour leur opposition au régime iranien.

M. Younesi a remporté la médaille d’or de la 12e Olympiade internationale d’astronomie et d’astrophysique en 2018. Auparavant, il avait remporté les médailles d’argent et d’or des Olympiades nationales d’astronomie en 2016 et 2017. M. Moradi a également remporté la médaille d’argent aux Olympiades d’astronomie et d’astrophysique en 2017. Ils sont accusés de sympathie avec le mouvement d’opposition des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI) .

Terrifié par un autre soulèvement, le régime iranien ne trouve d’autre option que de recourir à l’intimidation et à la répression des citoyens.

Ajoutant à la gravité du problème actuel, la propagation du COVID-19 dans les prisons iraniennes expose ces détenus et tous les autres au virus mortel.

La pratique des forces de sécurité iraniennes consiste à extorquer des aveux sous la torture. De nombreux experts sur la situation des droits de l’homme en Iran craignent que l’arrestation d’Ali Younesi et d’Amir Hossein Moradi ne prépare le terrain à une répression généralisée et brutale de tous les opposants, en particulier du mouvement étudiant, qui constituerait une violation flagrante des droits de l’homme dans les mois qui ont suivi le coronavirus.

Nous, les lauréats du prix Nobel signant cette lettre, vous exhortons à utiliser vos bons offices pour faire tout ce qui est en votre pouvoir pour que les prisonniers politiques, en particulier Ali Younesi et Amir Hossein Moradi, soient libérés immédiatement.

Signataires:

Professeur Barry Barish, Prix Nobel, Physique 2017, États-Unis
Professeur David Wineland, Prix Nobel, Physique 2012, États-Unis
Professeur John Lewis Hall, Prix Nobel, Physique 2005, États-Unis
Professeur Richard Roberts, prix Nobel, médecine 1993, États-Unis
Professeur Elias Corey, Prix Nobel, Chimie 1990, États-Unis
Professeur Thomas Cech, Prix Nobel, Chimie 1989, États-Unis
Professeur Jerome Friedman, Prix Nobel, Physique 1986, USA
Professeur John Polanyi, Prix Nobel, Chimie 1986, Canada
Professeur Sheldon Glashow, Prix Nobel de physique, 1979, États-Unis

adcali.com 22 may 2020

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Roland Marchal : “On ne peut pas arrêter des gens sur des bases arbitraires”

Entretien |Après plus de neuf mois de détention en Iran, le chercheur Roland Marchal, de retour en France, raconte l’arbitraire et l’isolement, mais aussi la difficulté de penser le changement dans un pays sclérosé, où sa compagne, la scientifique Fariba Adelkhah, est toujours détenue.

Roland Marchal, chercheur au Ceri Sciences Po, spécialiste de l’Afrique, a été arrêté à Téhéran le 5 juin 2019. Il rendait visite, comme il le fait régulièrement depuis des années, à sa compagne Fariba Adelkhah, une anthropologue spécialiste de l’Iran. Libéré le 20 mars dernier après plus de neuf mois de détention, pour la première fois, il revient pour la Rédaction internationale de Radio France et pour RFI sur une expérience douloureuse, celle d’un système judiciaire où règne l’arbitraire, celle d’un système carcéral qui isole, aux antipodes, pour lui, d’une société iranienne en demande de changement.

Alors que Fariba Adelkhah, franco-Iranienne, est toujours détenue à la prison d’Evin, à Téhéran, il pointe l’urgence de protéger ceux qui, par leur regard lucide et scientifique, éclairent le débat public, créent les conditions d’une évolution de la société, en Iran et ailleurs. Parce que celle qu’Emmanuel Macron a appelée publiquement “notre compatriote Fariba Adelkhah” n’a fait qu’une chose : “Parler de la société iranienne comme elle est. Pas comme on veut qu’elle soit en Occident ou chez les Gardiens de la révolution, mais de cette société telle qu’elle fonctionne réellement”, explique Roland Marchal. Et c’est tout ce qu’on peut lui opposer.

Le jour où tout a basculé
Que s’est-il passé le 5 juin 2019, à votre arrivée à Téhéran ?

Cela a été très rapide. Je suis descendu de l’avion. J’étais en train de préparer les formalités pour obtenir un visa à l’aéroport, comme c’est devenu possible depuis quelques années pour l’Iran. C’est une des raisons pour savoir quand je vais à Dubaï ou à Doha, j’essaye de faire un petit crochet par Téhéran pour voir mon collègue Fariba Adelkhah. Et c’est pendant ces formalités que j’ai été arrêté, conduit dans une salle dans l’aéroport, interrogé pendant cinq-six heures et puis ensuite conduit dans une cellule où j’ai dormi, la nuit, à l’intérieur de Tehéran, je pense dans un camp militaire. J’ai appris beaucoup plus tard que j’avais été arrêté par les pasdarans [les Gardiens de la révolution, ndlr] et, le lendemain matin, j’ai été conduit à la prison d’Evin. Un procureur m’a signifié les charges pesant contre moi et j’ai été mis en cellule très rapidement, dans un quartier de haute sécurité sous la seule autorité des Gardiens de la révolution.

En savoir plus:
https://www.franceculture.fr/geopolitique/roland-marchal-en-iran-comme-ailleurs-il-faut-rappeler-lurgence-et-la-necessite-du-debat-public?fbclid=IwAR2fkcTC2Xu3HRoTxQ3QcBq9gncqzCxTFs5dfMBbrD9J-oV3OXONyA9gu-o

adcali.com 21 Avril 2020

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Répression Iran:Un manifestant mineur, arrêté en 2019, détenu parmi les adultes au GTP.

mineur détenu avec les adultes grand pénitencier téhéran iran.
Abolfazl Maghsoudi, un mineur est détenu au Grand pénitencier de Téhéran (GTP) parmi les adultes parce que sa famille n’a pas les moyens de payer son importante caution.

Il a été arrêté lors des manifestations de novembre 2019.

Abolfazl Maghsoudi est né le 18 février 2002. Il travaillait dans une maçonnerie de pierre et suivait des cours du soir. Il a perdu son père et il est le soutien de famille.

Même pendant sa détention, M. Maghsoudi travaille pour gagner sa vie.

Abolfazl Maghsoudi a été arrêté par la police du renseignement, le 17 novembre 2019 et il a été emmené dans leur centre de détention. Une fois ses interrogatoires terminés, il a été transféré au Grand pénitencier de Téhéran, le 21 novembre 2019.

Trois mois après son arrestation, le cas d’Abolfazl Maghsoudi est toujours en cours d’examen au tribunal public et révolutionnaire de Pardis. M. Maghsoudi est accusé de « perturbation de l’ordre public ».

Une source informée proche de la famille de M. Maghsoudi a déclaré qu’il avait été identifié en surveillant les séquences des caméras en circuit fermé. Les forces de sécurité l’ont roué de coups de chocs électriques au moment de l’arrestation, dont les cicatrices continuent de rester sur son cou.

La caution fixée pour la mise en liberté provisoire d’Abolfazl Maghsoudi est de 500 millions de tomans et les autorités judiciaires n’ont pas accepté de réduire le montant de cette dernière.

Le soulèvement national de novembre 2019 qui s’est propagé dans près de 191 villes et 30 provinces en Iran était la conséquence de l’augmentation des prix de l’essence.

1500 iraniens et iraniennes ont été assassinés par les Gardiens de la Révolution et les Forces du Bassidj, 4500 ont été blessés et 12 000 arrêtés, en l’espace de quelques jours seulement, c’est dire la violence de la répression qui a été ordonnée et mise en œuvre par les mollahs au pouvoir.

Source : Iran HRM

Adcali.com 19 février 2020

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Répression Iran : Huit écologistes condamnés à 58 ans de prison.

Le porte-parole du pouvoir judiciaire iranien a déclaré mardi que la cour d’appel a confirmé la peine totale de 58 ans de prison pour huit écologistes qui sont en détention depuis février 2018.

S’exprimant lors d’une conférence de presse, aujourd’hui, Gholamhossein Esmaili a déclaré que l’affaire des écologistes « est un cas d’agissements contre la sécurité nationale. »

Esmaili a déclaré que les écologistes avaient été condamnés à des peines de prison et à « payer de l’argent qu’ils avaient reçu du gouvernement américain » pour leur collaboration avec les États-Unis et il a ajouté que plusieurs autres personnes avaient été condamnées dans la même affaire.

Les huit écologistes condamnés sont membres de la célèbre Persian Wildlife Heritage Foundation (PWHF), une organisation privée à but non lucratif dédiée à la conservation et à la préservation de la faune en Iran.

Le pouvoir judiciaire, les politiciens purs et durs et les gardiens de la révolution (les pasdarans) les accusent d’espionnage sans présenter de preuves malgré que le chef du département de l’environnement, Isa Kalantari, et même le ministère du renseignement aient annoncé publiquement qu’il n’y avait aucune preuve à l’appui de telles accusations.

Les écologistes accusés d’espionnage et d’acticités contre la sécurité nationale ont été maintenus en détention pendant des mois sans inculpation, certains en isolement et jugés à huit clos, un an plus tard, par le tribunal révolutionnaire de Téhéran.

Le professeur Seyed-Emami, fondateur de PWHF, est décédé dans des circonstances suspectes dans la fameuse prison d’Evine à Téhéran deux jours après son arrestation.

Le pouvoir judiciaire iranien a affirmé que le professeur de sociologie, âgé de 65 ans, s’était suicidé en raison de preuves d’espionnage contre lui, mais sa famille et ses connaissances et défenseurs des droits humains ont toujours réfuté cette affirmation.

Selon le Centre pour les droits de l’homme en Iran (CDHI), basé à New York, l’un des avocats de la famille, basé à Téhéran, a révélé que le résultat de l’autopsie n’a jamais été rendu public mais qu’un compte-rendu préliminaire du médecin légiste officiel « a montré des preuves d’une injection sous sa peau » ainsi que des « contusions sur différentes parties du corps. »
Niloufar Bayani, Hooman Jowkar, Sepideh Kashani et son mari Taher Qadirian, Amir Hossain Khaleqi, Sam Rajabi, Amir-Hossein Khaleqi, Abdolreza Kouhpayeh, l’homme d’affaires irano-américain Morad Tahbaz, le professeur irano-canadien Kavous Seyed-Emami ont été arrêtés le 6 février 2018 par les pasdarans.

Source : Radio Farda

adcali.com 18 février 2020

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Iran – La farce des législatifs.

Soumis à d’énormes pressions tant au pays qu’à l’étranger, le régime iranien doit tenir ses pseudos élections parlementaires le 21 février pour donner une image dite «démocratique». Alors que la date approche, craignant un boycott sans précédent, les responsables du régime continuent de plaider pour inciter à la participation par tous les moyens.

La disqualification massive des membres de la faction du président du régime, Hassan Rohani, par le Conseil des Gardiens, qui est directement sous le contrôle du Guide suprême, Ali Khamenei, a amené la faction de Rohani qui a activement participé à tous les crimes du régime à remettre en question ces élections.

Rohani, d’une part, a qualifié les élections du régime de «sélections», d’autre part, a supplié le peuple iranien à participer, car il a autant besoin de cacher son absence de légitimité que Khamenei.

Vendredi, Ebrahim Raïssi, le chef du pouvoir judiciaire du régime, a déclaré à cet égard: “Quiconque remet en question les élections est sur le front de l’ennemi”, essayant de minimiser les faits révélés lors des luttes internes du régime qui prouvent les processus et les politiques corrompus qui sous-tendent le régime. Pourtant, les remarques de Raïssi révèlent également la sensibilité de ces élections pour le régime.

LA PLAIDOYER DÉSESPÉRÉ DE KHAMENEI
Jeudi, Khamenei a ouvertement plaidé pour supplier le peuple à participer aux élections.

Tout en démontrant le besoin de son régime pour la participation du peuple aux élections, Khamenei a déclaré : « Premièrement, [les élections] garantissent la sécurité du pays si tout le monde participe aux élections. Pourquoi ? Parce que les ennemis qui menacent le pays craignent davantage le soutien populaire que nos armes ; Oui, ils craignent aussi nos missiles, mais ils craignent davantage [les élections]. La participation aux élections montre le soutien populaire et cela apporte la sécurité. »

“Deuxièmement, cela montre la force du peuple”, a ajouté Khamenei, tout en admettant que “il y a des problèmes dans le pays” et que “nos échecs ont créé des problèmes pour le peuple et ils ont des objections”. Pourtant, il attend du peuple qu’il participer aux élections pour montrer «la détermination, le pouvoir et la vision du peuple », ce qui se traduit essentiellement par «le soutien au régime».

Il a appelé sans vergogne la farce électorale du régime «les élections les plus honnêtes au monde», et a imploré la participation et a déclaré: «Certains ne m’aiment peut-être pas, mais ils devraient voter pour le prestige et la sécurité du pays».

Les propos de Khamenei constituaient une admission sans précédent du dégoût général envers l’ensemble du régime. Le peuple iranien a clairement montré sa volonté de changement de régime en Iran lors des manifestations à l’échelle nationale en Iran en novembre et janvier en scandant des slogans tels que «A bas Khamenei», «Khamenei, démissionne» et «Nous ne voulons pas de la République islamique». D’autres slogans anti-régime qui étaient considérés comme tabous et sévèrement punis par le régime sont maintenant ouvertement scandés par des manifestants à travers l’Iran.

Par conséquent, sur le front intérieur, le régime est confronté à une crise existentielle exacerbée alors que le peuple iranien avance dans sa quête d’un changement de régime. Khamenei doit mettre en place une démonstration de soutien populaire, à la fois pour remonter le moral de ses troupes et pour préparer le terrain à de nouvelles oppressions de la population.

LES CRISES ÉTRANGÈRES DU RÉGIME
Alors que Khamenei essaie désespérément de rassembler son régime dans un contexte de crise intérieure croissante, il doit faire face à l’isolement international croissant du régime. La politique d’apaisement arrivant à son terme, le régime est confronté à une pression croissante sur ses activités illicites et bellicistes, telles que le développement d’armes balistiques et nucléaires, l’ingérence violente dans les pays voisins et le financement du terrorisme dans le monde.

Les sanctions sans précédent imposées au régime, qui ont limité son financement du terrorisme, ont restreint la stratégie du régime d’exportation du terrorisme à l’étranger, qui ont longtemps défini les piliers de son existence.

Le régime essaie désespérément de recruter des pays européens de son côté pour gagner en légitimité dans sa confrontation avec la communauté internationale, comme la récente visite infructueuse de Josep Borrell, le plus haut diplomate de l’Union européenne à Téhéran.

Les alliés traditionnels du régime éprouvent de plus en plus de difficultés à soutenir ce régime. Pour les partisans de la politique de complaisance, se ranger du côté d’un régime qui vient de tuer 1 500 de ses propres citoyens dans les rues d’Iran s’avère très coûteux.

Khamenei a déclaré dans ses remarques : «Les élections résolvent bon nombre de nos problèmes internationaux. La façon dont les observateurs internationaux jugent les pays et décident de les traiter dépend beaucoup de ces choses. »

En d’autres termes, Khamenei et son régime ont plus que jamais besoin d’organiser les élections et de mobiliser ses troupes pour dissimuler son isolement intérieur.

Pourquoi le régime est-il incapable d’organiser des élections démocratiques ?

Alors que Khamenei a désespérément besoin de passer par la farce des élections législatives, il ne peut pas empêcher les nombreux problèmes qui se produisent pendant ces mises en scènes. Les élections ont traditionnellement été une période de troubles pour le régime, élargissant les clivages entre les factions dirigeantes et préparant le terrain pour des manifestations à l’échelle nationale. Cela s’est produit en 2009, ce qui a conduit à la rupture de l’hégémonie de Khamenei sur ses forces.

Les membres de différentes factions du régime considèrent les élections comme une opportunité d’obtenir une plus grande part du pouvoir et de piller les ressources du pays.

Dans l’intervalle, le Conseil des gardiens du régime a procédé à une disqualification généralisée des candidats rivaux, déclenchant des différends entre les responsables, ce qui a à son tour a entraîné des révélations par les responsables mécontents de nombreux faits illégaux sur la manière dont les élections se déroulent dans le régime.

Le député du régime iranien Mahmoud Sadeghi, de la faction de Rohani, a révélé la semaine dernière de nouveaux aspects de la corruption et de la collusion dans le processus de sélection des candidats au Majlis, tweetant: «Dans ce tour des élections, les intermédiaires ont parfois demandé jusqu’à 40 milliards de rials (environ 300 000 $) [pour s’assurer que le candidat est] approuvé. Quel parlement ce sera ! »

Les luttes intestines croissantes du régime affaiblissent le régime dans son intégralité, ouvrant la voie à de nouvelles manifestations du peuple iranien à venir. Le peuple iranien est prêt à changer un régime qui ne lui a apporté que guerre, chaos, pauvreté et injustice sociale. Ils ont rejeté toute possibilité de réforme au sein du régime en scandant “Réformateurs, conservateurs, le jeu est maintenant terminé” et leur véritable vote est un changement de régime.

En un mot, Khamenei est dans une impasse car il a besoin d’une façade démocratique à la fois pour ses politiques intérieure et étrangère, alors que son régime n’a aucune capacité à adopter des procédures démocratiques.

adcali.com 12 février 2020.

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Répression Le franc-parler du père d’un manifestant réprimé par l’Iran.

Le père d’un manifestant tué récemment libéré sous caution après un mois de prison a été accusé de « corruption sur terre », une accusation grave si elle était prouvée par un tribunal iranien.

Son fils, Pouya Bakhtiari, 27 ans, a été abattu par les forces de sécurité le 16 novembre 2019 lors de manifestations à Karaj, près de Téhéran en Iran.

Manouchehr Bakhtiari a également été accusé de « prendre des mesures pour renverser la République islamique” et de « trouble de l’opinion publique », selon sa famille.

La famille de Pouya avait appelé les Iraniens à se réunir le 40ème jour de la mort de leur fils, qui est décédé le 26 décembre 2019, et elle a parlé de la mort de leur fils à des médias indépendants en dehors de l’Iran.

Malgré les mesures de sécurité sévères prises par le régime, de grandes foules se sont rassemblées pour commémorer les manifestants décédés, au cimetière Beheshte Sakineh de Karaj et ils ont scandé contre le Guide suprême du régime, Ali Khamenei.

La famille de Pouya, dont ses parents, sa sœur, ses oncles et même son cousin de 11 ans, ont été arrêtés deux jours avant la cérémonie de deuil.

Selon le cousin de Pouya Bakhtiari, des voisins qui sont sortis de chez eux pour protester lorsqu’un grand nombre de forces de sécurité ont pris d’assaut le domicile de la famille Bakhtiari le 24 décembre, ont également été battus et arrêtés temporairement.

Le cousin a déclaré que la famille subissait actuellement de fortes pressions et que leurs téléphones portables avaient été confisqués par les forces de sécurité. Il leur a été interdit de contacter les médias. Des informations indiquent que le régime a même fermé la maison pour empêcher les militants de leur rendre visite.

Pouya Bakhtiari est devenu le visage des manifestations nationales en novembre parce que ses parents ont refusé de garder le silence et ont partagé son histoire avec le peuple iranien.

Les responsables du régime iranien ont récemment confirmé qu’ils avaient abattu 1 500 citoyens lors des manifestations de l’Iran en novembre contre les prix de l’essence.

Selon des informations de Reuters, au moins 400 femmes et 17 adolescents ont été tués après que les forces de sécurité ont ouvert le feu sur des manifestants sur ordre du guide suprême Ali Khamenei qui a dit aux hauts responsables de « faire tout ce qu’il fallait pour arrêter » les manifestants.

La dernière série de manifestations à l’échelle nationale a éclaté au début du mois lorsque les responsables du régime ont reconnu après trois jours avoir lancé des missiles qui ont provoqué le crash d’un avion de ligne ukrainien le 8 janvier, tuant 176 personnes.

Source : Iran News Wire
adcali.com 28 janvier 2020

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Iran:La prisonnière politique Golrokh Iraee privée de contact avec son mari.

Les autorités pénitentiaires en Iran empêchent la prisonnière politique Golrokh Ebrahimi Iraee d’entrer en contact avec son mari emprisonné, Arash Sadeghi.

La prisonnière politique Golrokh Ebrahimi Iraee, actuellement détenue à la prison de Qarchak à Varamin, n’a pas le droit de rendre visite et d’appeler son mari, Arash Sadeghi, également prisonnier politique à la prison de Rajaï Chahr à Karaj.

Iraee, qui purgeait une peine de six ans de prison depuis octobre 2016 principalement pour avoir écrit une histoire non publiée sur la lapidation en Iran, a quitté la prison d’Evine à Téhéran le 8 avril 2019, après avoir libéré sous caution, fixée à 60 millions de tomans.

Le tribunal révolutionnaire de Téhéran a examiné une nouvelle affaire déposée contre Golrokh Ebrahimi Iraee et Atena Daemi le 18 juin 2019, les condamnant à 2,1 années de prison supplémentaires.

Le 5 septembre 2019, l’avocat de Mme Iraee a annoncé que la cour d’appel de Téhéran avait confirmé une peine commune contre elles pour « insulte du Guide suprême » et « propagande contre l’État ».

Golrokh Ebrahimi Iraee a été de nouveau arrêtée le 9 novembre 2019 par 10 agents de la sécurité masculins qui n’ont pas présenté leur mandat d’arrêt.

Ils l’ont emmenée au centre de détention de Vozara, situé dans le centre-ville de Téhéran. Mme Iraee a été incarcérée dimanche 29 décembre 2019 dans le centre de détention de Vozara. Puis, elle a été emmenée à la prison de Qarchak où elle est actuellement détenue dans le quartier de Salamat.

Selon l’ordonnance émise par le juge Mohammad Baraei, chef de la première section du parquet, Golrokh Iraee devait être transférée à la prison d’Evine. Cependant, Gholamreza Ziaei, le chef de la prison d’Evine a refusé d’accepter Golrokh Ebrahimi Iraee dans sa prison.

Le mari de Mme Iraee, Arash Sadeghi, est actuellement incarcéré à la prison de Gohardasht (alias Rajaï Chahr), il est en mauvaise santé. Il purge une peine de 19 ans pour ses activités pacifiques. Il souffre d’un cancer des os (chondrosarcome) et a subi une opération l’an dernier, mais il a été renvoyé en prison avant d’avoir terminé sa chimiothérapie et d’autres traitements essentiels.

Source : Iran HRM

adcali.com 27 janvier 2020