Art de jour …

La belle peinture d’Yehudi Monohin, le plus grand violoniste du 21ème siècle.

adcali.com 24 Avril 2018

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Simin Nouri : « Les femmes sont la force du changement qui viendra en Iran » Par Clemence Bodoc – 19 avril 2018

Simin Nouri était en France lorsque la révolution allait amener un régime islamique en Iran. Elle raconte : « Je suis revenue en Iran pour servir mon pays, mais mon pays ne voulait pas de moi ».

Un peu de contexte : Simin Nouri est née et a grandi en Iran. Elle y fait de brillantes études, qu’elle complète en France, parce que sa mère tenait à ce qu’elle aille à l’étranger. L’équivalence des diplômes lui fait choisir Les Beaux Arts et les Arts Déco, en France.

Lorsque Simin retourne en Iran, son diplôme en poche, une révolution a eu lieu. Les Mollahs ont pris le pouvoir, et ils ont déjà verrouillé le pays.

Je pense à la claque que j’ai prise la première fois que j’ai été frontalement victime de sexisme, mais c’était rien comparé à ce que Simin me raconte de son entretien d’embauche.

Simin Nouri : « mon pays ne voulait pas de moi »
Elle veut enseigner l’architecture, on lui répond qu’aucun homme ne voudra d’une femme comme professeur.

Ses interlocuteurs refusent de serrer la main qu’elle leur tend pour les saluer, lorsqu’ils se rencontrent. Ils ne serrent pas la main des femmes, vous comprenez.

Non. Elle et bien d’autres ne comprennent pas, n’acceptent pas. Huit mois passent et Simin ne parvient pas à trouver du travail, alors sa mère la renvoie en France, où elle pourra étudier, travailler, s’installer.

Elle ne reviendra jamais en Iran, parce que la situation politique n’a pas évolué. C’est toute la société qui en souffre, bien sûr, mais les femmes en particulier.

C’est ce que me raconte Simin Nouri pendant une heure : d’où elle vient, et ce qu’est devenu l’Iran. C’est pourquoi j’ai un peu perdu le fil de mes questions habituelles.

Ma rencontre avec Simin Nouri
J’ai rencontré Simin Nouri lors d’un déjeuner organisé par la FEMO, la Fondation d’études pour le Moyen-Orient.

Elle était accompagnée de Farideh Karimi, présidente de l’Association Internationale des Droits Humains des Femmes (AIDHF), et de Mojgan, une iranienne ayant réussi à fuir le pays. Elle était dans l’attente de l’obtention du statut de réfugiée.

De toutes les trois, Simin était celle qui parlait le mieux français — quasi-impeccable, comme vous l’entendrez. Mojgan ne le parlait pas du tout, Simin faisait la traduction.

J’ai écouté les témoignages et les commentaires de ces trois femmes impliquées pour l’évolution politique de l’Iran, tout en me demandant comment j’allais pouvoir relayer leur message auprès des lectrices et des lecteurs de madmoiZelle.

J’avais juste envie de leur tendre un micro, et de les laisser raconter tout ce qu’elles étaient en train de nous raconter.

C’est pourquoi, à la fin, j’ai demandé à Simin si elle accepterait de venir dans ce podcast, de me raconter sa propre histoire, et à travers elle, un peu de celle de l’Iran.

Shownotes : Simin Nouri et l’Iran
Simin Nouri est architecte, docteure en histoire de l’Art, présidente de l’Association des Femmes Iraniennes en France (AFIF), ainsi que membre du Comité de Soutien aux Droits de l’Homme en Iran (CSDHI).

Elle signe un article publié dans l’ouvrage collaboratif Où va l’Iran (et non pas Où en est l’Iran comme je le dis dans le podcast). Il présente un état des lieux politique, social, religieux, économique de l’Iran.

La contribution de Simin Nouri est focalisée sur la violation des droits humains, parmi lesquels, ceux des femmes.

adcali.com 19 Avril 2028

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Nowruz ce 20 mars, l’année iranienne 1396 se termine à 17h15 et ouvre la porte à 1397.

La nouvelle année iranienne 1397 commence avec le début du printemps, le 21 mars, et augure le printemps de la liberté du peuple iranien débarrassé de la dictature funeste des mollahs.

Joyeux #Norouz avec l’arrivée du printemps de la liberté !

adcali.com 19 Mars 2018

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Iran – Grèves et manifestations de travailleurs, d’agriculteurs, d’infirmières, de commerçants et d’épargnants spoliés aux quatre coins du pays

Mercredi 7 mars, la vague de contestation contre le désastre économique et le pouvoir dans des dizaines de villes du pays a continué en Iran, alors que la grogne sociale s’intensifie sur fond d’appel au changement de régime en Iran.

1. Les travailleurs du Groupe métallurgique national d’Ahvaz se sont rassemblés devant le gouvernorat du régime dans la ville pour le quinzième jour consécutif de leur grève, pour protester contre le non-paiement de leurs salaires et de leurs primes, ainsi que contre les conditions de vie désastreuse de leurs familles. Ils ont scandé : « Nous restons, nous mourons, nous obtiendrons nos droits. » Les manifestations ont eu lieu alors qu’un ouvrier, après 10 années de travail intensif à l’usine, est décédé la veille, des suites d’une maladie parce qu’il n’avait pas les ressources suffisantes pour se traiter.

2. Les grévistes de la Compagnie de canne à sucre Haft Tapeh ont brutalement été attaqués par les forces de police, au quatrième jour de leur grève générale. Le régime théocratique a convoqué plusieurs au poste de police au lieu de traiter les souffrances et les problèmes des travailleurs.

3. Des centaines de paysans d’Ispahan ont protesté à côté du pont Khaju et de l’Organisation de l’eau, contre le refus du régime de concéder des droits sur l’eau.

4. Les commerçants de la ville de Daran, dans la province d’Ispahan, ont unanimement fermé leurs magasins pour protester contre le ralentissement économique et la banqueroute.

5. Les cheminots d’Ispahan ont déclenché une grève pour protester contre le non-paiement de plusieurs mois de salaires.

6. Les cheminots de Salmas ont été au bout du quatrième jour de leur grève.

7. À Shahroud, les cheminots ainsi que les travailleurs des lignes ferroviaires de Semnan et de Damghan ont déclenché une grève et ont exigé le paiement de plusieurs mois de salaires et d’avantages sociaux impayés.

8. Les travailleurs et employés de la « Compagnie d’aluminium d’Iran » à Arak ont protesté contre la cession des actions de la compagnie aux gardiens de la révolution et aux agents du régime théocratique.

9. A Aligodarz, les travailleurs de la municipalité se sont rassemblés devant le conseil municipal, pour protester contre le non-paiement de quatre mois de salaires.

10. À Islamshahr, des travailleurs de la Compagnie du golfe Persique se sont rassemblés devant le bâtiment de la compagnie et ont bloqué la route.

11. Les épargnants spoliés par l’établissement financier gouvernementale Valiasr à Rabat Karim, se sont rassemblés devant l’établissement et ont scandé : « Le voleur pille, le gouvernement le soutient. »

12. Les marchands de Plasco se sont de nouveau rassemblés devant la fondation Mostazafan à Téhéran pour protester contre le non-respect des promesses de cette fondation corrompue et pillarde. Les manifestants sont des commerçants qui ont perdu leurs commerces depuis l’incendie de Plasco.

13. Les producteurs de betteraves sucrières de Naghdeh ont organisé un rassemblement de protestation devant la compagnie sucrière dans la ville contre le non-paiement de leurs revendications.

14. Les infirmières de l’hôpital Khomeini à Dehdasht ont protesté contre le non-paiement de 15 mois de salaires et d’avantages.

15. Le bazar et les marchands de vêtements de la Jolfa se sont rassemblés devant la Direction générale de l’économie d’Aras pour protester contre la saisie de leurs biens, et un retard de 20 jours pour le dédouanement.

16. Les transporteurs de carburant de Téhéran ont protesté devant le bâtiment du ministère du Pétrole contre la cession exclusive de la distribution du carburant aux sociétés affiliées au régime et le non-respect de leurs exigences professionnelles.

17. Des centaines de propriétaires terriens de la nouvelle ville de Pardis, dont les terres ont été saisies par des organismes gouvernementaux, ont manifesté le 6 mars devant le 37e tribunal de Téhéran. Parmi les manifestants, il y a des propriétaires fonciers de la région d’Istalak, qui est située dans la ville de Damavand (province de Téhéran) sur la route de banlieue de Téhéran à Mazandaran. Ces parcelles ont été vendues par le régime lui-même à 5 000 personnes et, suivant des procédures légales, le Bureau d’enregistrement des documents et de l’immobilier a également remis les titres fonciers aux propriétaires contre de l’argent. En 2015, les fonctionnaires du régime ont saisi ces terres pour la construction et l’investissement dans la région et ont exproprié les propriétaires de leurs terres. Cependant, au cours des dernières années, avec les plaintes [au tribunal] des propriétaires fonciers, le tribunal a statué en faveur des propriétaires. Les propriétaires qui ont utilisé leurs économies et tous leurs
biens pour fournir un abri à leurs familles, en vue d’acheter ces terres, se sont vus interdire depuis des années de toute vente ou construction.

18. Les conducteurs de la compagnie privée d’autobus de Boroujerd ont cessé de travailler mardi 6 mars en raison de l’incapacité à satisfaire leurs revendications.

19. Les fonctionnaires de la municipalité de Khorramshahr se sont rassemblés devant le Conseil municipal pour protester contre le non-paiement de leurs salaires de 10 mois.

20. L’inscription des slogans tels que « Khamenei tueur » ; « Khamenei est un meurtrier, son règne est illégitime » ; « Je suis pour le renversement du régime », sur les murs des villes continue sans relâche.

Iran – Grèves et manifestations de travailleurs, d’agriculteurs, d’infirmières, de commerçants et d’épargnants spoliés aux quatre coins du pays

Mercredi 7 mars, la vague de contestation contre le désastre économique et le pouvoir dans des dizaines de villes du pays a continué en Iran, alors que la grogne sociale s’intensifie sur fond d’appel au changement de régime en Iran.

1. Les travailleurs du Groupe métallurgique national d’Ahvaz se sont rassemblés devant le gouvernorat du régime dans la ville pour le quinzième jour consécutif de leur grève, pour protester contre le non-paiement de leurs salaires et de leurs primes, ainsi que contre les conditions de vie désastreuse de leurs familles. Ils ont scandé : « Nous restons, nous mourons, nous obtiendrons nos droits. » Les manifestations ont eu lieu alors qu’un ouvrier, après 10 années de travail intensif à l’usine, est décédé la veille, des suites d’une maladie parce qu’il n’avait pas les ressources suffisantes pour se traiter.

2. Les grévistes de la Compagnie de canne à sucre Haft Tapeh ont brutalement été attaqués par les forces de police, au quatrième jour de leur grève générale. Le régime théocratique a convoqué plusieurs au poste de police au lieu de traiter les souffrances et les problèmes des travailleurs.

3. Des centaines de paysans d’Ispahan ont protesté à côté du pont Khaju et de l’Organisation de l’eau, contre le refus du régime de concéder des droits sur l’eau.

Le 8 mars 2018
adcali.com

Journée internationale des droits des femmes en Iran et Le renversement du régime des mollahs par les femmes courageuses.

Photographie du Exposition de peinture iraniens – Mme Sala Azari-4 Mars 2018

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Syrie : la France “frappera” en cas de “preuves avérées” d’armes chimiques, affirme Macron

Le président français, Emmanuel Macron. Photo AFP / POOL / LUDOVIC MARIN

AFP13/02/2018

Si la France “a des preuves avérées que des armes chimiques proscrites sont utilisées contre les civils” en Syrie par le régime, “nous frapperons”, a réaffirmé mardi Emmanuel Macron devant l’Association de la presse présidentielle.
“Nous frapperons l’endroit d’où ces envois sont faits ou là où ils sont organisés. La ligne rouge sera respectée”, a dit le président. “Mais aujourd’hui nous n’avons pas de manière établie par nos services la preuve que des armes chimiques proscrites par les traités ont été utilisées contre les populations civiles”, a-t-il ajouté.
“Dès que la preuve sera établie, je ferai ce que j’ai dit”, a-t-il prévenu, tout en martelant que “la priorité c’est la lutte contre les terroristes, les jihadistes”.

S’agissant du régime syrien, “on saura caractériser les choses avant la fin du conflit. Peut-être qu’on saura davantage après la fin du conflit”, mais ça “ça relèvera de la justice internationale”, pas des frappes.

Le président a également plaidé pour une réunion internationale sur la Syrie, si possible “dans la région. J’ai fait plusieurs propositions”, a-t-il dit sans autre précision. “Je ne suis pas obsédé par faire une réunion sur la Syrie à Paris”, a-t-il ajouté.

https://www.lorientlejour.com/article/1099866/attaques-chimiques-en-syrie-la-france-frapperait-si-des-preuves-en-ce-sens-etaient-etablies-previent-macron.html

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Le Canada voulait expliquer à l’Iran la mort de Kavos Seidamani

Le gouvernement canadien a exhorté lundi le gouvernement iranien à expliquer la cause du décès du sociologue Kavos Seidamami, un activiste écologiste et directeur général du parc iranien-canadien du patrimoine patrimonial iranien.

Omar al-Ghobra, le vice-président du parlement canadien, a remis en question le décès de M. Seidamami en prison et a exhorté le gouvernement iranien à enquêter.

http://fa.euronews.com/2018/02/13/http-fa-euronews-com-2018-02-13-video-moments-before-the-death-of-seyed-emami-was-stream

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Ne pas oublier les prisonniers de la grève dans les prisons du régime iranien …

La soeure d’Athéna: “Athéna n’est pas du tout bonne et incapable de parler, la pression artérielle d’Athéna est fortement abaissée, Athéna meurt en prison, alors que les autorités célèbrent la victoire, et les auteurs cherchent à lever l’interdiction. ”

Description: Athena et Gulrokh font la grève de la faim depuis samedi 14 février dans la prison de Ghorachak Varamin et sont en grève depuis le samedi 21 février.

www.adcali.com – 21 février 2018

Iran : Un député du régime révèle que des cachets intoxiqués ont été administré aux manifestants emprisonnés

Un membre du Majlis (parlement du régime iranien) a révélé le 16 janvier qu’un des manifestants, avant de mourir en prison, a confié à sa famille que les prisonniers recevaient des cachets qui affectait de façon nocif leur état de santé.

Mahmoud Sadeghi a écrit sur son compte twitter : « Selon les membres de la famille d’un détenu mort en prison, au cours de plusieurs contacts avec eux, il leur a confié que les autorités pénitentiaires l’avaient obligé, ainsi que d’autres détenus, à prendre des pilules qui altéraient leur état de santé… »

Alors que des rapports indiquent que plus de 5 manifestants arrêtés à la suite du récent soulèvement populaires en Iran sont mortes en détention, les responsables du régime des mollahs en ont reconnu que deux et ont prétendu qu’ils s’étaient suicidés. Les responsables du régime prétendent également que leur arrestation n’était pas liée aux manifestations récentes en Iran.

Un autre détenu, Seyd Shahab Abtahi, arrêté il y a 13 jours dans la ville d’Arak, a été tué dans un centre de détention. Le corps de ce jeune homme de 20 ans a été abandonné 10 jours après son arrestation devant la maison de son père. Sur son corps, les impacts des coups de matraque et de la bastonnade étaient évidents.

Concernant le nombre de ceux qui, selon les responsables du régime, se seraient suicidés en détention, le député Mahmoud Sadeghi a déclaré : « Cela est certain pour deux d’entre eux : M. Sina Ghanbari à Téhéran et M. Vahid Heydari à Arak. Il y a également des rapports selon lesquels, deux ou trois personnes seraient récemment mortes en détention dans la ville de Sanandaj au Kurdistan, mais ces rapports n’ont pas encore été confirmés. »

Ainsi, selon un dernier décompte, Mohsen Adeli, Vahid Heydari, Saro Ghahramani, Sina Ghanbari, Kiyanoush Zandi, Ali Pouladi, Aria Rouzbehi et Mohammad Nasiri sont parmi les prisonniers qui ont été arrêtés et tués dans les prisons du régime suite aux récentes manifestations en Iran.

La Résistance iranienne a appellé la population à protester contre les crimes du régime dans les prisons et à soutenir les familles des martyrs et des prisonniers politiques. Elle a exhorté le Haut-Commissaire aux droits de l’homme à mettre sur pied une mission d’enquête sur la situation des prisonniers politiques, en particulier les personnes arrêtés lors du récent soulèvement, et à créer les conditions en vue de leur libération inconditionnelle

Iranian peaceful protesters kidnapped, face torture

Iran Human Rights Monitor – Arash Mohammadi, 24 who was arrested on January 3, in Karaj west of Tehran called his family and told them he was tortured. It was the last time that Arash called his family. It’s been more than 4 days that no one has any news of him. Iranian authorities have denied his arrest and refused to provide any response.

Another young man, Behnam Nouri, 22 was arrested by intelligence 12 days ago from his home in northern city of Talesh. There is no news about him at the time of publishing this report.

Ramezan Azizi was also disappeared after being summoned to the intelligence department of Mahabad on January 10, 2018. No news is available on his whereabouts or condition.

Lives of those arrested during the nationwide protests are in danger. Each passing day reveals further deaths in custody.