Iran:Cette photo effrayante a été prise ce matin à Mashhad.

Ceci est une photo de deux autres personnes (que j’appellerais les victimes du régime), prises à mort.

Juste quelques minutes après que cette photo ait été prise, cet homme de main masqué les a emmenés à la potence et leur a pris la vie.

Ce qui rend cette photo encore plus terrifiante, c’est le fait que les prisonniers sont obligés de s’asseoir à côté de la personne qui est sur le point de les tuer.

C’est l’Iran sous le régime tyrannique.

Cela a été l’Iran pendant près de 40 ans.

Mais c’est l’Iran qui va aussi changer bientôt.

Le changement arrive et la peine de mort sera ABOLIE.

Le changement arrive et le peuple iranien recevra justice pour tous les crimes que ce régime a commis contre ce peuple.

adcali.com 22 juillet 2018

4e jour de grève et de manifs en Iran “Téhéran est la plus grande ville en révolte dans le monde”

Les manifestants expriment ouvertement leur aspiration au départ du pouvoir en place
Les manifestants expriment ouvertement leur aspiration au départ du pouvoir en place
Six mois après que les soulèvements de décembre et janvier dernier aient paralysé la théocratie, les ayatollahs luttent une fois de plus pour rétablir le calme dans la capitale alors que les commerçants du célèbre Grand Bazar et d’autres branches du marché poursuivent leur grève.

Les Iraniens ne tolèrent plus un clergé au pouvoir qui dépense des milliards de dollars en Syrie, au Yémen, en Irak, au Liban et qui est complètement déconnectés des préoccupations quotidiennes de la population.

Alors que la capitale iranienne est en pleine effervescence, le vice-ministre des Affaires étrangères du régime Abbas Araghchi manifeste cette déconnection en exprimant ses préoccupations concernant un accord nucléaire, dans lequel il prévoit que les pays européens vont venir à la rescousse du régime en présentant un paquet de soutien économique face aux sanctions américaines dans un délai de dix jours.

Un peu plus mûre, son patron, le ministre des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, ne manque pas d’exprimer ses inquiétudes face à la situation révolutionnaire que connaît le pays.

“Nous sommes tous dans le même bateau en Iran : les conservateurs, les réformistes, les non partisans et les opposants de la République islamique”, dit Zarif qui n’a cependant pas un mot pour répondre au ras-le-bol des Iraniens.

De leur côté, les manifestants critiquent fortement les hauts fonctionnaires, comme le président Hassan Rouhani, qui se rend dans un centre de loisirs, alors que la monnaie du pays est en chute libre. Ses vêtements de marque américaine qui coûtent une fortune sur le marché iranien, n’ont pas aidé à remédier une image de marque, elle aussi en chute libre, du président de la République islamique.

Dimanche, dans le Grand Bazar de Téhéran et à devant le Parlement, des manifestants ont ciblé l’incompétence du régime dans leurs slogans.

Lundi et mardi, après une répression policière brutale, les manifestants qui expriment désormais ouvertement leur aspiration au départ du pouvoir en place, ont tenu tête aux forces de l’ordre en dressant des barricades et en résistant en lançant des pierres.

Au lieu de fournir des solutions, Rouhani a commencé mardi à blâmer les ennemis étrangers et à accuser les États-Unis de mener une “guerre économique” contre la République islamique : une tactique vieille de 40 ans qui ne dupe plus personne.

“Téhéran est la plus grande ville en révolte dans le monde”,

12 juin: Journée mondiale contre le travail des enfants…

Le travail des enfants continue de croître en Iran. A Téhéran et dans de nombreuses villes métropolitaines, les enfants sont souvent aperçus en train de ramasser et de trier les ordures ; ce que les médias et les responsables du régime avouent ouvertement.

Les entrepreneurs municipaux embauchent principalement des enfants parce qu’ils coûtent 70% moins chers que les travailleurs réguliers (adultes) ; aussi, parce qu’étant donné leur très jeune âge, ils ne sont pas conscients de leurs droits en tant qu’êtres humains, et encore moins en tant que travailleurs. Il est donc très facile pour de nombreux entrepreneurs et investisseurs de continuer à les exploiter pour toutes sortes d’emplois exigeants.

Les enfants qui sont embauchés pour la gestion des déchets, doivent ramasser les ordures, les transporter dans les zones rurales et les trier là où les entrepreneurs iront les vendent.

Le 29 mai 2018, une agence de presse gouvernementale, ILNA, a publié une déclaration d’Elham Eftekhari, membre du conseil municipal de Téhéran : « Le conseil exploite clairement de nombreux enfants en leur confiant des tâches très exigeantes comme la gestion des déchets. Non seulement ces enfants travaillent, mais ils vivent et dorment aussi dans des usines à ordures remplies de parasites et d’odeurs ; et nous sommes bien conscients des dangers auxquels ces enfants sont exposés en plus de l’aspect hygiénique ; notamment les risques de troubles mentaux, physiques et sexuels… »

L’exploitation cruelle des enfants, en particulier dans la gestion des déchets, est aussi couramment observée dans la ville centrale de Yazd.

Dans une interview avec l’ILNA, un enseignant originaire de Yazd s’est prononcé sur la question : « A la fin de chaque année, j’assiste à l’embauche de jeunes étudiants par des entrepreneurs municipaux, qui ne cherchent qu’à maximiser leurs propres profits ; la majorité des jeunes enfants et des étudiants de notre ville viennent de milieux très défavorisés ; et parce que leurs familles gagnent si peu, ils se tournent vers ce genre d’emplois et passent par conséquent, leur précieuse enfance dans les rues et sur les autoroutes bruyantes et polluées. » (ILNA, 7 avril 2018).

Les enfants travailleurs passent des jours et des nuits dans de dangereuses usines à ordures et sont ensuite exposés à toutes sortes de maladies et de risques sociaux.

Afkar, une autre agence de presse gouvernementale, a également apporté des informations sur cette question : « Actuellement, les entrepreneurs municipaux embauchent de nombreux enfants – âgés de 5 à 15 ans – pour la gestion des déchets » (31 janvier 2018).

Le 24 avril 2018, l’ILNA a rapporté que « le travail des enfants est si répandu en Iran, dans toutes sortes d’emplois pénibles ; du colportage au travail dans les briqueteries et l’aviculture ; faire participer les enfants à des emplois aussi difficiles, en particulier dans la gestion des déchets, n’est rien d’autre que de l’esclavage ».

D’après cette agence de presse : « Les usines dans lesquelles les entrepreneurs municipaux emmènent ces enfants sont situées à la périphérie de la ville, qui ne dispose même pas des services de santé les plus élémentaires ; par conséquent, les enfants sont exposés à toutes sortes de maladies. »

En surface, il semble que ce sont les entrepreneurs qui s’occupent de la gestion des déchets pour le conseil du régime ; mais en réalité, ce sont ces petits enfants qui font le travail ; ils sont forcés de faire des tâches qui dépassent évidemment leurs capacités physiques et mentales ; ce qui est la définition même de l’exploitation !
adcali.com 13 Juin 2018

Enfant de trois ans, vendeur de colle, en métro à Téhéran …

اشک من و که درآورد و ……زخمی عمیق بر دلم نشوندچسب زخم میفروشه…. اینقد کوچیکه که حتی نمیتونه حرف بزنه😔بجای اون چسبا الان باید دسش اسباب بازی باشه که بازی کنه..#ارسالی @Freedomessenger

Posted by Fardin Mahoutchiyan on Tuesday, June 12, 2018

Iran: l’exécution imminente de l’homme kurde doit être stoppée.

Ramin Hosseinpanahi, 22 ans,doit être exécuté jeudi.
Il a été condamné à mort pour à la suite d’un procès sévèrement injuste et en ignorant les plaintes sérieuses liées à sa torture. Philip Lutter, directeur d’Amnesty International pour l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, a déclaré en réponse aux nouvelles:
🔺 “Le volume d’injustice fait dans le cas de Ramin Hussein Panahi a été essoufflé depuis le début jusqu’à présent. Les effets de la torture auraient été évidents au cours du procès, et il a été condamné à mort dans un procès qui a duré moins d’une heure. ”
R “Ramin Hossein Panahi s’est vu refuser l’accès à son avocat et à sa famille au cours de l’enquête et des interrogatoires, et il n’a pas non plus été autorisé à avoir accès aux preuves et preuves contre lui. Les agents du ministère du Renseignement se moquent également de la justice en faisant des communiqués de presse sur la promesse d’abolir la peine de mort. Le refus de Ramin Hossein Panahi de lui faire des aveux a conduit à son maintien à long terme en cellule d’isolement. ”
“Nous demandons aux autorités iraniennes de ne pas rendre plus difficile cette collection choquante de violations des droits de l’homme et de mettre un terme à l’infraction qui serait irréparable.
Abolir la peine de mort de Ramin Hossein Panahi ne devrait pas être annulée trop tard. ”

Philip Luther a déclaré:
“Le cas de Ramin Hossein Panahi a été une erreur judiciaire à couper le souffle du début à la fin. Après avoir comparu à son procès portant des marques de torture sur son corps, il a été reconnu coupable en moins d’une heure.

adcali.com 12 Join 2018

Iran : Vers le début de la fin du régime des mollahs ؟

MOYEN-ORIENT I Depuis la fin de l’année 2017, les manifestations se multiplient en Iran. Toutes les corporations, les unes après les autres, se rebellent contre un régime plus qu’autoritaire qui n’use que de la répression et de la propagande pour toute réponse aux revendications légitimes d’un peuple fatigué d’avoir peur.

Rohani – Mollahs
Hassan Rohani I AFP/ATTA KENARE

En ce début juin, les routiers poursuivent leur effort. Le 1er juin dernier, ils en étaient déjà à leur deuxième semaine de grève malgré les menaces de la théocratie. Mais alors que ces menaces sont toujours plus prégnantes, les soutiens se font également de plus en plus nombreux. A quelques jours de la grande manifestation Parisienne pour un Iran libre, le contexte du pays devient électrique électrique.

Deuxième semaine de grève des camionneurs
Dans un pays où 90 % des transports de marchandises s’effectue par camion, la grève des routiers a forcément un impact sur l’économie du pays. Une économie déjà rendue exsangue par une gestion déplorable des ressources de la part des pasdarans. Et pour cause, toute l’économie du pays est tournée vers l’effort de guerre et la répression interne. La force Qods est présente dans de nombreux pays du Moyen-Orient et de très nombreux groupuscules de mercenaires terroristes islamistes sont financés par l’état Iranien. Ces derniers ayant pour but de continuer de déstabiliser les autres états de la région afin d’exporter la vision despotique du velayat-e-faqih (Guide suprême religieux) partout où cela semble possible. De fait, les conséquences de ces choix belliqueux se font ressentir à l’intérieur du pays, mais aussi sur tous les plans.

En bloquant totalement les transports routiers, les camionneurs savent qu’ils engagent un véritable bras de fer avec le régime. Et ce dernier use de stratagèmes toujours plus retors pour essayer de débloquer la situation. Pourtant, le remède est simple ; il suffit juste de rendre au peuple sa liberté. Aujourd’hui, les routiers sont soutenus par la fédération internationale des ouvriers du transport, qui représente 20 millions d’ouvriers environ à travers le monde. Et la solidarité affichée est pleine et entière. Toutes les provinces et pas moins de 300 villes sont désormais touchées par la grève. A la base, les routiers luttent pour pouvoir simplement vivre décemment de leur travail. Mais pour toute réponse, ils n’ont reçus que des menaces. Le conflit se durcit, venant gonfler inexorablement la liste des mécontentements du peuple en Iran.

Les artistes entrent dans la danse
Le 27 mai dernier, alors qu’une cérémonie funéraire était organisée pour célébrer le décès de la grande star de cinéma Naser Malek Motii, la procession s’est vite transformée en manifestation contre le régime. Les cris retentissaient :

A bas le dictateur, hommage à Naser !

Jamais depuis 1979 il n’y avait eu autant de protestations en Iran, signe d’un régime qui perd vraiment pied face aux revendications du peuple. Dans sa logique propagandiste, le régime a fait la sourde oreille et a organisé une grande réception à laquelle le président du régime des mollahs, Hassan Rohani, a convié plusieurs artistes. Mais là encore, l’échec a été cuisant. Les artistes, n’hésitant plus à exprimer tout haut sur la toile ce que le peuple cri depuis des décennies dans la rue, ont décliné l’invitation. Désormais, c’est le nombre incalculable de followers de ces derniers, partout dans le monde, qui ont un accès direct aux événements. On retiendra ces mots d’une célèbre artiste Iranienne :

Au lieu de m’inviter, invitez plutôt la prisonnière politique et artiste Atena Daemi qui n’est en prison que pour avoir défendu les droits de l’homme.

Routiers, artistes, marchands et commerçants se mettent donc en grève générale, en plus de toutes les corporations déjà évoquées plus haut. A Mashad, la deuxième ville du pays, les commerçants refusent désormais d’ouvrir leurs échoppes. Certaines provinces sont même parvenues à faire céder le gouvernement après plus de trois semaines de grèves ininterrompues. C’est notamment le cas au Kurdistan. Désormais, le peuple croit réellement en ses chances de renverser le régime et d’accéder enfin à une démocratie vraie. Si les décennies de terreur entretenues par les mollahs ont longtemps freiné l’ardeur du peuple, c’en est terminé. Tous espèrent la chute des tyrans et tous sont prêts à monter au front.

Pour un Iran enfin libre et en paix avec le monde Le 30 juin prochain, le grand rassemblement pour un Iran libre à Villepinte arborera les couleurs de l’espoir de liberté.

adcali.com 11 Juin 2018

Lettre ouverte de sept prisonniers politiques en Iran: « la pendaison est un meurtre par le gouvernement »

À la suite de la condamnation à la peine de mort rendue contre Ramin Hosseini Panahi à Sanandij, plusieurs prisonniers politiques de Rajaii Shahr ont écrit une lettre ouverte intitulée : « la pendaison est un meurtre par le gouvernement, peu importe les circonstances. » Dans cette lettre, ils ont appelé toutes les personnes et gouvernements épris de liberté à se battre pour l’éradication de cette forme inhumaine de châtiment.

« Pendant des siècles la pendaison a été la principale forme d’exécution dans de nombreuses sociétés. Cependant, avec l’introduction de traités de paix et d’amendements constitutionnels, elle est totalement interdite dans plus de 100 pays.

« Malheureusement, ce n’est pas le cas en Iran. Non seulement elle n’a pas diminuée pendant le siècle dernier, elle est devenue encore plus fréquente pour exécuter les prisonniers politiques. De nombreuses personnes qui se sont opposées au régime Pahlavi ou au régime actuel ont été victimes de ce châtiment cruel. Ramin Hosseini Panahi est l’exemple le plus récent de prisonnier politique dans le couloir de la mort et dont l’exécution est imminente.

« Nous, en tant que prisonniers politiques de Gohardasht (près de Téhéran), nous exprimons publiquement nos préoccupations à ce sujet. Nous considérons la pendaison comme un meurtre commis par le gouvernement, peu importe les circonstances. Nous condamnons fermement cet acte inhumain et nous demandons son éradication. Nous espérons que les sociétés internationales, les organisations des droits humains et les gens consciencieux ne baisseront pas les bras et continueront de se battre. »

Prison de Gohardasht,

juin 2018

Selon le rapport annuel d’Amnesty International, l’Iran détient le record mondial du nombre d’exécutions par habitant.

adcali.com 5 juin 2018.

LETTRE D’ATENA DAEMI DEPUIS LA PRISON D’EVINE.

Le 25 mai 2018, une prisonnière politique, Atena Daemi, a envoyé une lettre depuis la prison d’Evine en Iran dans laquelle elle condamne la peine de mort et toutes les formes de violence. Elle y aborde également le cas d’un autre prisonnier politique, Ramin Hossein Panahi, et de la persécution de sa famille.

C’est la première lettre qu’elle envoie à l’extérieur de la prison depuis son retour à la prison d’Evine après un éloignement de plusieurs mois dans la sinistre prison de Qarchak en banlieue de Téhéran. Cette prison n resectait pas la séparaton des détenues de droit commun des politiques. C’est grâce à une résistance acharnée qu’Atena et sa codétenue Golrokh Iraee qui a mené une grève de la faim de 81 jours, qu’elles ont obtenu leur retour à Evine.

Voici le texte intégral de cette lettre :

La Révolution n’a atteint aucun de ses objectifs

Il y a quarante et un ans, les manifestants sont descendus dans la rue contre la précarité, la toxicomanie, le fossé entre les casses sociales, la corruption des autorités, etc. Ils ont tenu des réunions secrètes, ils ont distribué sous le manteau des cassettes audio et des pamphlets dans l’obscurité de la nuit, ils ont écrit sur les murs, ils ont tenu des rassemblements, ils ont fait la grève, brisé des fenêtres et mis le feu à des biens publics, des autobus et des banques, ils ont pris des armes, ils ont tué des hauts responsables et ont finalement fait la Révolution de 1979. J’ai étudié tout cela à nouveau pendant les 107 jours où j’étais éloignée à la prison de Qarchak. C’étaient les souvenirs de gens qui avaient parlé fièrement de ce qu’ils avaient fait, et maintenant, beaucoup d’entre eux sont de hauts responsables de ce régime.

Mais aucun des problèmes qui étaient censés être déracinés par ces actions honorables n’a été éliminé ; ils ont plutôt empiré par rapport au passé et ont été complétés par des massacres et des fosses communes.

Au cours des 40 dernières années, les critiques et les protestations de notre peuple en colère et fatigué ont été réprimées de la manière la plus cruelle possible ; ils ont été emprisonnés, exécutés, exilés et ont disparus. Comme l’a fait Daech, ils ont été écrasés par des voitures. Même leurs convictions religieuses ont été sérieusement minées par ce régime islamique. La prison de Qarchak et ses prisonnières représentent une maquette des réalisations de la révolution.

Plus déterminés à s’opposer à toutes les formes de violence

La “vengeance” est ce qu’on voit et entend le plus dans notre pays islamique ! En tant que militant des droits humains et ardente opposante de la peine de mort, je suis contre toute forme de violence.

Cependant, tout au long de mes années d’activités, mes croyances et mes opinions ont été démenties. On m’a dit que selon l’islam et le Coran, il faut appliquer des châtiments. Mais je ne comprends pas pourquoi seules certaines personnes peuvent exercer ce droit. Et ceux qui ont souffert injustement pendant 40 ans, et leurs proches qui ont été tués ou emprisonnés, ne sont pas autorisés à exercer leur droit de représailles contre les détenteurs du pouvoir et encore moins à réclamer leurs propres droits fondamentaux.

Par exemple, en même temps que la constitution d’un nouveau dossier judiciaire à mon encontre et ma condamnation à une peine de prison injuste, ils ont également monté un dossier contre mon père et mes deux sœurs. Puis, après m’avoir battue et insultée, ils m’ont illégalement envoyée à la prison de Qarchak sans aucune raison. Pire encore, ma mère et ma sœur malade ont été sauvagement battues et cette dernière a été privée de sa nuit de noces…

Et pourtant, après tant de douleurs et de souffrances imposées à ma famille uniquement à cause de moi et de mes convictions, mes critiques, mes protestations et mes activités pacifiques, ma famille n’a pas le droit de protester. Les autoités s’attendent à ce que je considère leurs actions comme justes ; ils s’attendent à ce que je renonce à mes propres convictions, que je reste silencieuse et que je me conforme à leurs ordres.

Mais Atena Daemi est aujourd’hui plus déterminée et plus sérieuse que jamais pour lutter pour ses objectifs, malgré les mauvais traitements et les harcèlements.

Le cas de Ramin Hossein-Panahi

Je veux parler de Ramin et de la famille Hossein-Panahi qui, jeunes et vieux, n’ont jamais connu le calme ou la sécurité au cours des 40 dernières années. Huit ans de prison pour le frère aîné emprisonné et un statut judiciaire indéterminé. Puis, pour le faire libérer, un autre frère est tué dans un accident suspect alors qu’il était en route pour lui rendre visite. Au moins deux fois par an, l’un des membres de leur famille est convoqué et arrêté. Leur maison a été attaquée et saccagée à plusieurs reprises pour les terroriser, et ils ne cessent d’être menacés.

Ramin a été témoin de cette oppression depuis son plus jeune âge. Il a compris la vérité comme des milliers d’autres et s’est engagé sur la voie que ses proches ont empruntée ; une voie qui mène à l’indépendance ; une voie dans laquelle des centaines de personnes ont été emprisonnées et exécutées : des camarades comme Farzad Kamangar, Shirin Alam-Houli, Ehsan Fattahian, Shirkou Ma’arefi, et la femme le plus longtemps emprisonnée, Zeinab Jalalian.

En plus de sa cause et de son grand objectif, Ramin a été témoin à maintes reprises de la façon dont ses compatriotes ont été violemment réprimés pour leurs activités pacifiques. Il a vu sa vieille mère dire au procureur, après des arrestations répétées de ses enfants, qu’elle se suiciderait si ses enfants n’étaient pas relâchés.

Il a vu comment chaque membre de sa famille a subi des pressions pour que son autre frère, Amjad, abandonne ses activités de défense des droits humains en Europe. Je peux très bien ressentir ce que ressent Amjad.

Ramin a été témoin de tout cela et il est devenu plus déterminé à atteindre son but. Aujourd’hui, cependant, il est accusé d’être un terroriste et condamné à mort sur la base des mêmes scénarios usés !

Et sa nièce qui avait également assisté à toutes ces situations catastrophiques et qui était elle-même sous les pressions énormes des forces de sécurité, a préféré mourir plutôt que de vivre sous le joug de la tyrannie. Qu’elle repose en paix!

Ceux qui préfèrent mourir plutôt que de capituler

Oui, vous devez savoir que plus vous avez recours à la violence et à la répression, plus il y en a qui préfèrent mourir plutôt que de capituler devant l’oppression, comme les filles de Kobani qui se sont jetées du sommet des hauteurs de Kobani, préférant la mort à la perspective d’être violées par Daech. Maintenant, au lieu de torturer, d’enregistrer des aveux forcés et de prononcer des condamnations à mort, vous devriez penser pourquoi les gens sont devenus des protestataires, des opposants et finalement vos ennemis jurés. Pour savoir pourquoi, vous devez examiner votre propre comportement et vos propres actions.

Personnellement, je rejette toute forme de violence. Je condamne la peine de mort sous quelque prétexte que ce soit pour toute personne ayant des croyances ou des convictions.

Et la prison de Qarchak ! Ce fut une grande expérience, quoiqu’amère, pour moi. C’était en fait une grande université ! Cet éloignement forcé m’a encore plus ouvert les yeux sur une grande partie de la société qui a été oubliée ou dissimulée derrière une fausse propagande.

Je crois que les conditions intolérables de la prison de Qarchak devraient être fortement dénoncées. C’est un camp de concentration, un camp de réhabilitation, et ça s’appelle le ” Centre des repentis”. Il y a beaucoup à dire sur ce “Centre des repentis” où l’on peut trouver tout sauf des repentis. Je dirai bientôt de la vérité.

Je suis reconnaissante à celles qui ont été gentilles avec nous de toutes les façons qu’elles ont pu malgré leur propre agonie et leurs douleurs dans ce sombre donjon. Je répète que je suis humble devant chacune de ces prisonnières, même si elles ont été forcées de nous humilier ou de nous battre !

Je suis également reconnaissante de tous ceux qui se sont souvenus de nous alors que nous étions absentes. En fin de compte, je voudrais exprimer ma gratitude à ma chère famille qui ne m’a pas laissée seule, ne serait-ce qu’un instant, malgré les chocs électriques et les coups de bâtons.

Atena Daemi

25 mai 2018

Prison d’Evine

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adcali.com 2 juin 2018

Art de jour …

La belle peinture d’Yehudi Monohin, le plus grand violoniste du 21ème siècle.

adcali.com 24 Avril 2018

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Simin Nouri : « Les femmes sont la force du changement qui viendra en Iran » Par Clemence Bodoc – 19 avril 2018

Simin Nouri était en France lorsque la révolution allait amener un régime islamique en Iran. Elle raconte : « Je suis revenue en Iran pour servir mon pays, mais mon pays ne voulait pas de moi ».

Un peu de contexte : Simin Nouri est née et a grandi en Iran. Elle y fait de brillantes études, qu’elle complète en France, parce que sa mère tenait à ce qu’elle aille à l’étranger. L’équivalence des diplômes lui fait choisir Les Beaux Arts et les Arts Déco, en France.

Lorsque Simin retourne en Iran, son diplôme en poche, une révolution a eu lieu. Les Mollahs ont pris le pouvoir, et ils ont déjà verrouillé le pays.

Je pense à la claque que j’ai prise la première fois que j’ai été frontalement victime de sexisme, mais c’était rien comparé à ce que Simin me raconte de son entretien d’embauche.

Simin Nouri : « mon pays ne voulait pas de moi »
Elle veut enseigner l’architecture, on lui répond qu’aucun homme ne voudra d’une femme comme professeur.

Ses interlocuteurs refusent de serrer la main qu’elle leur tend pour les saluer, lorsqu’ils se rencontrent. Ils ne serrent pas la main des femmes, vous comprenez.

Non. Elle et bien d’autres ne comprennent pas, n’acceptent pas. Huit mois passent et Simin ne parvient pas à trouver du travail, alors sa mère la renvoie en France, où elle pourra étudier, travailler, s’installer.

Elle ne reviendra jamais en Iran, parce que la situation politique n’a pas évolué. C’est toute la société qui en souffre, bien sûr, mais les femmes en particulier.

C’est ce que me raconte Simin Nouri pendant une heure : d’où elle vient, et ce qu’est devenu l’Iran. C’est pourquoi j’ai un peu perdu le fil de mes questions habituelles.

Ma rencontre avec Simin Nouri
J’ai rencontré Simin Nouri lors d’un déjeuner organisé par la FEMO, la Fondation d’études pour le Moyen-Orient.

Elle était accompagnée de Farideh Karimi, présidente de l’Association Internationale des Droits Humains des Femmes (AIDHF), et de Mojgan, une iranienne ayant réussi à fuir le pays. Elle était dans l’attente de l’obtention du statut de réfugiée.

De toutes les trois, Simin était celle qui parlait le mieux français — quasi-impeccable, comme vous l’entendrez. Mojgan ne le parlait pas du tout, Simin faisait la traduction.

J’ai écouté les témoignages et les commentaires de ces trois femmes impliquées pour l’évolution politique de l’Iran, tout en me demandant comment j’allais pouvoir relayer leur message auprès des lectrices et des lecteurs de madmoiZelle.

J’avais juste envie de leur tendre un micro, et de les laisser raconter tout ce qu’elles étaient en train de nous raconter.

C’est pourquoi, à la fin, j’ai demandé à Simin si elle accepterait de venir dans ce podcast, de me raconter sa propre histoire, et à travers elle, un peu de celle de l’Iran.

Shownotes : Simin Nouri et l’Iran
Simin Nouri est architecte, docteure en histoire de l’Art, présidente de l’Association des Femmes Iraniennes en France (AFIF), ainsi que membre du Comité de Soutien aux Droits de l’Homme en Iran (CSDHI).

Elle signe un article publié dans l’ouvrage collaboratif Où va l’Iran (et non pas Où en est l’Iran comme je le dis dans le podcast). Il présente un état des lieux politique, social, religieux, économique de l’Iran.

La contribution de Simin Nouri est focalisée sur la violation des droits humains, parmi lesquels, ceux des femmes.

adcali.com 19 Avril 2028