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Evitons le massacre des prisonniers iraniens …

lundi ,19 février 2018

Des jeunes iraniens arrêtés lors du mouvement de protestation populaire qui a débuté le 28 décembre 2017 sont décédés sous la torture dans les centres de détention gérés par le régime des mollahs. L’Onu doit intervenir.
Plus de cinquante citoyens iraniens ont été tués lors du mouvement de protestation populaire qui a été lancé le 28 décembre 2017 par les habitants de la 2e ville de l’Iran, Machhad, et qui s’est aussitôt propagé, soulevant quelques 140 autres villes à travers le pays. Parmi des manifestants tués, plusieurs jeunes sont décédés sous la torture dans les centres de détention. Incarcéré dans le quartier dit “quarantaine” de la sinistre prison d’Evin, à Téhéran, Sina Ghanbari, 23 ans, a succombé sous la torture. Deux autres jeunes manifestants, Mohsen Adeli et Vahid Heidari ont perdu la vie dans les prisons de Dezful et d’Arak. Seyed Shahab Abtahi, un manifestant de 20 ans, arrêté à Arak, est également mort en prison. Dix jours plus tard, son corps portant des ecchymoses apparentes a été retrouvé gisant devant la porte d’entrée de sa maison. Sarou Ghahremani, Kianoush Zandi, Ali Pouladi et Aria Roozbehi ont subi le même sort.

“En guerre contre Dieu”

Dans des déclarations teintées d’un cynisme incroyable, le régime des mollahs prétend qu’”ils se sont donné la mort” ! D’après les médias, plus de 8000 personnes ont été arrêtées et demeurent à ce jour dans les geôles des mollahs dans d’effroyables conditions. De nombreuses familles sont toujours à la recherche de leurs proches arrêtés ou disparus. L’inquiétude est immense sur le sort de ces détenus accusés par le pouvoir d’être “en guerre contre Dieu”, un chef d’accusation passible de la peine capitale.

Or, le bilan plus que noir de la théocratie au pouvoir depuis près de 40 ans en Iran continue à susciter de vives inquiétudes chez les familles et les défenseurs des droits de l’homme.

Le régime des mollahs a le record mondial d’exécution de ses propres citoyens. Le massacre de plus de 30 000 prisonniers politiques en été 1988 ordonné par Khomeiny et exécutés par les “commissions de la mort”, dont plusieurs membres occupent à l’heure actuelle des postes de responsabilité aux hauts échelons de l’Etat, demeure plus que jamais gravé dans la mémoire collective.

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20 février 2018

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