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Iran : Dangereuse crise de l’eau.

L’Iran est en proie d’une crise de l’eau sans précédent dans son histoire
Une crise croissante de l’eau est devenue l’un des six super défis, selon les officiels de la théocratie iranienne.

Les zones humides d’Anzali dans le nord de l’Iran sont presque détruites, selon l’agence de presse ILNA.

Reconnue internationalement et considérée comme l’un des plus grands foyers d’oiseaux migrateurs et de poissons en Iran, les zones humides d’Anzali partagent maintenant le sort de 60 autres zones humides à travers l’Iran qui sont sur le point d’être complètement annihilées en raison de la politique de l’État.

Des villages sans eau

“3.000 villages de la province du Sistan et du Baloutchistan n’ont pas de réseau d’eau potable”, indique un député du parlement du régime iranien de la ville d’Iranshahr dans le sud-est de l’Iran.

“1 200 villages de cette province sont approvisionnés en eau par des camion-citerne “, a ajouté Mohammad Naeim Amini-Fard lors d’un entretien avec l’agence de presse ISNA.

De même, en raison du manque des ressources adéquates, des camion-citerne livrent de l’eau potable à 110 villages de la province du Golestan dans le nord de l’Iran, soit 44.849 habitants, selon l’agence de presse IRNA qui cite le directeur du département des eaux et égouts des villages.

Ce rapport attribue les pénuries d’eau à la négligence du régime iranien en ce qui concerne les besoins de consommation de cette province, notamment l’irrigation les terres agricoles dans la province du Golestan.

Une autre agence de presse, Tasnim, fait le focus sur la crise de l’eau à Ispahan (centre de l’Iran) : “Les tensions résultant des pénuries d’eau à Ispahan signalent d’ores-et-déjà une crise de l’eau à la fin de l’été. Comme les années précédentes, les bas niveaux des eaux dans les réserves du fleuve Zayandehrud au cours des huit derniers mois ont empêché les agriculteurs d’Ispahan d’avoir accès à l’eau de ce fleuve pour leur agriculture. Cette situation a déjà débouché sur de nombreuses des agriculteurs d’Ispahan manifestations contre le pouvoir en place “.

Province de Semnan : Pénurie d’eau potable

Un autre député du parlement du régime iranien évoque le cas de la baisse du niveau des eaux potables à la province de Semnan, dans le centre de l’Iran.

“La province de Semnan a besoin d’au moins 200 millions de mètres cubes d’eau. Sinon, les sécheresses forceront les gens à migrer vers Téhéran ou d’autres provinces voisines, ce qui entraînera des conditions dangereuses “, explique Hassan Beigi.

“Les conditions dans cette province sont devenues si difficiles que nous ne pouvons pas approvisionner en eau nos industriels “, ajoute le député.

La politique ou l’absence de la politique de l’État

Cette pénurie en eau n’est pas une fatalité. Elle est due à une politique débridée – ou à une absence de politique – dans les constructions des barrages et des excavations de puits destinées à acheminer l’eau vers les centres militaires, les industries et les terres agricoles qui appartiennent aux Gardiens de la révolution. La disparition des forêts et des zones humides et l’assèchement des terres agricoles sont conséquentes de cette politique.

Ces mesures détruisent les ressources en eau de l’Iran, poussant l’ensemble du pays dans une crise
de l’eau sans précédent dans de nombreuses provinces.

adcali.com 12 Juin 2018

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