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Iran : Golrokh Iraee au plus mal au 36e jour de sa grève de la faim Création : 10 mars 2018

Iran : Golrokh Iraee au plus mal au 36e jour de sa grève de la faim
Création : 10 mars 2018

La prisonnière politique Golrokh Iraee en Iran est au plus mal au 36e jour de sa grève de la faim, mais refuse d’abandonner ses revendications.

Selon les informations reçues de la prison de Qarchak à Varamine, Mme Iraee aurait eu beaucoup de difficulté à respirer et à parler, mais elle ne rompra pas sa grève de la faim tant qu’elle ne sera pas renvoyée à la prison d’Evine.

Elle a reçu des injections intraveineuses de liquide et d’antiémétique ces derniers jours, mais ses muscles se contractent et se gonflent. Le médecin du dispensaire dit qu’il s’agirait d’une maladie dangereuse qui pourrait toucher les muscles cardiaques et qu’elle doit être soignée dès que possible.

Des proches parents ont rapporté que Golrokh avait eu une minute d’appel avec sa mère à qui elle a dit qu’elle était absolument décidée à poursuivre sa grève de la faim.

Le 9 mars 2018, Amnesty International a publié un communiqué pour exprimer son inquiétude pour Golrokh Iraee et demander sa libération immédiate, ainsi que celle d’Atena Daemi.

Amnesty International a écrit que Golrokh Ebrahimi Iraee, qui est en grève de la faim depuis 35 jours, est en très mauvaise santé. Au cours de la dernière semaine, elle a été placée sous perfusion intraveineuse sans son consentement et, parfois, elle n’arrivait pas à bouger. Elle souffre de graves crampes musculaires, ce que le médecin de la prison a confirmé être le résultat d’une grève de la faim.

Philip Luther, directeur d’Amnesty International pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, a déclaré : ” Nous sommes extrêmement alarmés par les informations reçues de la prison de Shahr-e Rey au sujet des mauvais traitements infligés à Golrokh et Atena. Elles n’auraient jamais dû être emprisonnées en premier lieu, et il semble maintenant que les autorités iraniennes les soumettent délibérément à des traitements cruels, inhumains et dégradants en raison de leur activisme sans faille et de leur travail continu en faveur des droits de l’homme, même derrière les barreaux.”

Haj Moradi, procureur adjoint d’Evine supervisant les prisonniers politiques, a déclaré aux familles que Golrokh ne sera pas renvoyée à Evine même si elle mourrait. D’autres informations indiquent que l’ordre de transfert doit être donné par le procureur de Téhéran, Jaafari Dolatabadi.

Les prisonnières politiques Golrokh Iraee et Atena Daemi sont détenues dans le quartier de quarantaine de la prison de Qarchak dans des conditions analogues à l’isolement cellulaire. Elles ne sont pas autorisées à quitter la salle et personne n’a le droit de leur rendre visite. Les détenues ont été privées de contact avec leurs familles et ne peuvent les appeler qu’une fois par semaine en présence d’agents pénitentiaires.

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