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Iran.La révolte en Iran: Est-ce un mouvement sans leader?…

Le 28 décembre 2017, le ras-le-bol a pris le dessus en Iran. Tout a commencé à Machhad (au nord-est du pays) où une manifestation annoncée d’avance contre la hausse des prix a dégénéré en une véritable révolte contre le pouvoir en place. Les cris de “à bas Khamenei”, “à bas le dictateur” ont résonné comme un choque dans tout le pays, faisant oublier les “à bas la vie chère” d’il y a une demi-heure. Très vite la contagion a couru, et ce sont une dizaine de villes, petites et grandes, qui reprennent les mêmes mots d’ordre. Les forces de la sécurité ont eu beau avoir recours au lacrymogène, elles sont débordées. Le lendemain, c’est l’Université de Téhéran qui commence le concert, avec un mot d’ordre qui annonce la fin de la légitimité de la théocratie, tout clivage confondu: “réformateurs, conservateurs, votre jeu est fini”!

Les médias occidentaux ont bien vu qu’il s’agissait d’une révolte des “Va-nu-pieds”, à cette nuance près, qu’en Iran la classe moyenne a quasiment disparu dans l’économie des rentes qui donne la part du lion aux membres du sérail et de leur proche famille. Un ingénieur qui faisait partie de la classe moyenne il y a encore quelques années, ne peut plus vivre sans deux voire trois emplois. La classe moyenne rejoint de plus en plus les couches vulnérables dans sa condition économique.

Ce ne sont donc pas seulement les “Va-nu-pieds”, mais bien de larges couches de la société iranienne qui se sont soulevées. En témoigne l’alliance quasi-automatique de la mouvance estudiantine à cette gronde qui a fait tâche d’huile dans quelques 130 petites, moyennes et grandes villes du pays.

Des observateurs en occident ont souligné qu’il s’agit d’une révolte sans leader. Il y a une part de vérité dans cette affirmation. Aucune des deux factions du régime n’a prise sur ce mouvement. Toutefois il existe des aspects troublants qui mettent en cause les certitudes formulées par le club des “experts” souvent favorable au maintien du régime.

140 villes qui se soulèvent d’un même sursaut, avec les mêmes mots d’ordre et slogans, les mêmes tactiques, la même ardeur, et tout ça dans un élan spontané dû aux pressions économiques, est pour le moins troublant.

Si les manifestations se sont momentanément estompées à coup d’emprisonnements et de meurtres, le danger d’un nouveau soulèvement reste entier. Ce qui est sûre toutefois, c’est que le régime n’en sortira indemne que pour une période limitée, car les causes de la révolte demeurent. La misère économique et la dictature politique, les origines du mouvement, pèsent toujours.

Tous les appels aux manifestations avec lieux et heures fixés d’avance, tous les mots-d’ordre indiqués d’avance dans les affiches appelant aux rassemblements dans telle ou telle ville, repris mot par mot par les manifestants, tous les tableaux des villes qui vont s’insurger le lendemain qui apparaissent dans les médias sociaux.

Des leaders conduisent la foule, lance les slogans, et qui contiennent la foule devant l’assaut brutal des forces de l’ordre, tiennent tête à la police, montrent une certaine structure.

 Pour cette raison, les manifestants du mouvement et les pauvres sont ، plus de 40 millions de jeunes du chômeurs et affamés pour couvrir la journée a commencé par la répression et les assassinats et emprisonnements mullahs nets totalitaires Jusqu’à présent, 5 mois, est encore en énergique continue et il ne fait aucun doute que cela continuera jusqu’au renversement de ce régime.

adcali.com 22 Mai 2028