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Iran: Une prisonnière kurde subit la cruauté des renseignements iraniens.

Le ministère iranien du renseignement et de la sécurité (MOIS) refuse de libérer la prisonnière politique kurde Zeinab Jalalian pour qu’elle puisse être soignée alors que sa famille a payé une caution.

Le père de Zeinab, Ali Jalalian, a déclaré qu’elle souffrait de complications intestinales et de problèmes cardiaques, pour lesquels la famille tente depuis longtemps de la faire libérer temporairement pour des soins médicaux. Le gouvernement iranien ne l’a même pas autorisée à assister aux funérailles de son frère.

Sa famille a eu du mal à réunir la somme de sa caution, mais le MOIS refuse de l’accepter. Les autorités iraniennes refusent constamment de dispenser des soins médicaux aux prisonniers politiques afin d’accroître la pression qui pèse sur eux.

Ce n’est même pas la première fois que cela affecte Zeinab. En juin 2018, Amnesty International a appelé à une action urgente et a déclaré que le refus d’autoriser un traitement médical pour Zeinab équivalait à de la torture.

Zeinab, 37 ans, a été arrêtée en mars 2008 à Kermanshah pour son activisme politique pacifique et condamnée à mort pour « inimitié envers Dieu » et « appartenance à des partis kurdes ». Sa peine a ensuite été commuée en prison à vie à Khoy.

Elle souffre de plusieurs problèmes de santé, notamment :

– problèmes cardiaques
– problèmes intestinaux
– problèmes rénaux
– une affection oculaire aggravée appelée ptérygion, qui nuit à sa vision, lui cause un inconfort grave et elle risque, à terme de perdre la vue si elle ne se fait pas opérer
– engourdissement du côté droit de son corps, dont la raison est inconnue et qui nécessite des examens médicaux
– baisse et hausse de la pression artérielle, qui selon le médecin de la prison sont dus au stress et à la pression psychologique

En décembre 2018, Zeinab a été transférée à l’infirmerie de la prison en raison de douleurs aiguës aux reins et les médecins lui ont recommandé de suivre un traitement médical dans un hôpital doté des ressources nécessaires pour la soigner. Le transfert a été rejeté par les autorités pénitentiaires.

En juin 2018, Zeinab a écrit une lettre ouverte sur le refus des soins médicaux.

Elle a écrit : « D’abord, ma vue a baissé, puis mes reins, mes poumons, ma tension artérielle se sont affaiblis puis ma bouche a commencé à mousser et mes dents ont finalement été endommagées et se sont infectées. J’ai été obligée de supporter une douleur intense. En tant que prisonnière politique, je n’ai aucun droit. Je savais que si je demandais un traitement, je ne recevrais aucune réponse, comme maintenant. »

adcali.com 15 Novembre 2019

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