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Iran:Des enfants de rue iraniens démunis et abusés par les mollahs et victimes du coronavirus

Photo : En Iran, les enfants de rue sont les victimes du chaos créé par le régime.

Par Struan Stevenson

Dns un article publié sur le site de United Press International (UPI), Struan Stevenson, ancien membre du Parlement européen et coordinateur de la Campagne pour le changement en Iran, a souligné le rôle criminel du régime iranien dans la pandémie de coronavirus, en particulier la situation des enfants qui travaillent dans les villes iraniennes. Des faits choquants, des exemples de l’exploitation brutale de ces enfants par les agents criminels du régime viennent souligner que ces enfants innocents qui vivent dans des conditions les plus difficiles sont toujours victimes de l’épidémie de coronavirus qui frappe l’Iran sous le règne des mollahs.

Le 10 juin (UPI) – Nelson Mandela a déclaré: «Le vrai caractère d’une société se révèle dans la façon dont elle traite ses enfants.» Le vrai caractère de la dictature fasciste qui gouverne l’Iran a certainement été révélé lors de la pandémie du coronavirus.

Alors que les scientifiques du monde entier ont convenu que les enfants semblent moins vulnérables au COVID-19 que les adultes, en Iran, le régime a honteusement blâmé les enfants des rues d’avoir propagé la maladie. On estime à 33 000 le nombre d’enfants des rues démunis qui dorment dans les villes et villages d’Iran. Ils ont entre 5 et 18 ans. Ils sont affamés et maltraités et forcés de dormir dans les mêmes rues où ils essaient de se tirer d’affaire en vendant des fleurs, de la gomme, en lavant les fenêtres et en saisissant toute chance de travail subalterne pour survivre.

Mais maintenant, un membre de la commission parlementaire sur la santé du régime théocratique a qualifié ces enfants de «la plus importante source de transmission du coronavirus ». Cette accusation totalement dénuée de fondement a exposé ces enfants vulnérables à davantage d’agressivité et de mauvais traitements.

La République islamique des mollahs a signé la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant en 1991 et l’a ratifiée en 1994. Or, lors de la ratification, le régime a formulé la réserve suivante: «Si le texte de la convention est ou devient à tout moment incompatible avec le droit interne et les normes islamiques, le gouvernement de la République islamique d’Iran ne doit pas s’y conformer. »

Avec cette échappatoire religieuse flagrante, le régime iranien a violé à plusieurs reprises ses obligations en vertu du traité et a été régulièrement critiqué par les gouvernements étrangers et les organisations internationales des droits de l’homme.

Maintenant, alors que l’économie iranienne s’effondre et que le pays est confronté à des milliers, voire des millions d’enfants affamés, les mollahs ont choisi de blâmer les enfants des rues iraniens pour avoir propagé le virus afin de détourner l’attention de leur propre incompétence et de corruption vénale.

Selon des rapports quotidiens précis des unités de résistance de l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI / MEK), plus de 50 000 personnes sont mortes des suites de COVID-19, bien que les mollahs disent au monde que seulement 8 500 décès sont survenus. Leurs mensonges sont une tentative de cacher le fait qu’ils ont manqué à la gestion de la maladie, en envoyant des produits et équipement de protection individuelle et des ventilateurs à leurs alliés terroristes du Hezbollah au Liban et à leurs milices chiites inféodés en Irak et en vendant la plupart de ce qui restait sur le marché noir, tandis que leurs propres médecins et infirmières se retrouvent avec peu ou pas de protection.

Le président iranien Hassan Rohani a insisté sur le fait que son gouvernement avait vaincu la maladie et ordonné à la population de retourner au travail, propageant la contagion. Mais la dernière phase consistant à blâmer les enfants vulnérables a montré les profondeurs de la perversion des mollahs.

Une récente vidéo enregistrée à Téhéran par un membre des forces de sécurité du Bassidj montre deux enfants terrifiés, âgés de 6 à 7 ans, contraints de manger les fleurs qu’ils tentaient de vendre dans la rue, y compris leurs couvertures en plastique. Le voyou du Bassidj avait appréhendé les enfants pour commerce de rue illégal et avait fièrement enregistré la vidéo pour le publier sur les réseaux sociaux afin d’avertir d’autres enfants contre la violation de la loi.

Dans le film profondément troublant, le milicien du Bassidj menace et dit « mange-le, mange-le » aux enfants pétrifiés alors qu’ils luttent pour mâcher et avaler les fleurs enveloppées de plastique, s’étouffant et gémissant de détresse. C’est ainsi que le régime iranien traite ses enfants démunis. Les gouvernements de la plupart des nations civilisées jugeraient prioritaire de nourrir les enfants affamés. Mais le régime répressif les considère avec dérision comme une sorte de contaminant à nettoyer des rues.

Certains courageux militants des droits humains en Iran estiment qu’il y a maintenant des millions d’enfants qui travaillent dans le pays. Privés du bien-être de base, ils sont obligés de travailler pour une bouchée de pain pour éviter la faim. Beaucoup d’enfants peuvent être vus en train de fouiller dans les poubelles et les décharges, à la recherche d’articles à manger ou à vendre. L’Iran, malgré sa culture riche, civilisée et ouverte, est devenu un paria international et son régime religieux est condamné pour atteinte aux droits humains et exportation de terreur, tandis que ses 80 millions de citoyens assiégés, dont plus de la moitié ont moins de 30 ans, peinent à nourrir leurs familles. Plus de 70% de la population vit au niveau ou en dessous du seuil de pauvreté.

Pour un pays qui possède la deuxième plus grande réserve de gaz naturel au monde et la quatrième plus grande réserve de pétrole, la descente de l’Iran dans le chaos économique peut être attribuée directement au chef suprême, l’ayatollah Ali Khamenei et Hassan Rohani. Leur politique d’expansionnisme militaire agressif à travers le Moyen-Orient les a amenés à gaspiller des milliards de dollars à l’exportation du terrorisme et aux guerres par procuration en Syrie, au Yémen, au Liban, à Gaza et en Irak. Chez eux, les ayatollahs dépensent des milliards pour leur programme d’armes nucléaires top secret tout en fourrant des sacs d’argent dans leurs propres comptes bancaires privés. Ils font maintenant face à la tempête devant une économie en chute libre en raison de la corruption et de la mauvaise gestion. Il y a aussi la politique de sanctions de « pression maximale »’ du président américain Donald Trump, combinée à l’impact croissant de la pandémie de coronavirus.

Les enfants iraniens sont les victimes involontaires de ce chaos, contraints de descendre dans la rue à la recherche d’argent pour un maigre repas d’une journée. Ils sont régulièrement exploités par les trafiquants d’enfants. Beaucoup sont contraints de consommer des drogues et d’autres sont victimes d’abus sexuels et violés, tombant ensuite dans la toxicomanie. L’avenir de tout pays dépend de ses enfants et les mollahs détruisent cet avenir. Il n’y a aucune raison de croire que la sagesse et la vision de Nelson Mandela n’aient jamais pénétré l’esprit médiéval des mollahs. Le seul espoir pour l’avenir est le changement rapide de ce régime malveillant en aidant sa population à résister face à ses tyrans.

Struan Stevenson est le coordinateur de la campagne pour le changement en Iran. Il a été membre du Parlement européen représentant l’Écosse (1999-2014), président de la délégation du Parlement pour les relations avec l’Iraq (2009-14) et président de l’intergroupe des Amis d’un Iran libre (2004-14). Il est conférencier international sur le Moyen-Orient et président de l’European Iraqi Freedom Association.

adcali.com 14 juin 2020