L’Art souillé par l’influence des dictatures de Samar Azad

 

Ferdowsi : “Dans un monde où dominent la raison et la morale, 

pourquoi nous réduisons-nous à l’ignorance”. 

 

 

Les différentes périodes de l’histoire, ont montré comment les régimes dictatoriaux ont violé les domaines de la culture et de l’art afin de les exploiter et rester au pouvoir.

 

Ces domaines qui reposent sur des principes à l’opposé de la violence et de l’oppression, leur ont été nécessaires pour perdurer et ainsi faire gagner du temps, bien que jamais très long, à leurs régimes. Il est vrai que ces artistes qui se sont « vendus » aux prix fort, ont participé à leur manière à la machine dictatoriale.

 

Au 20ème siècle, le symbole le plus représentatif d’un régime autoritaire asservissant le domaine de la culture, est caractérisé par le ministre de la propagande d’Hitler, le célèbre Goebbels.

 

En effet, le plus grand dictateur du siècle, avant l’arrivée de Khomeiny était Hitler. Du fait de leur collaboration avec ce dernier, les plus grands artistes allemands ont souillé leurs images, de sorte qu’aucun des artistes ayant collaboré avec lui, n’a pu obtenir le pardon du peuple allemand suite à la chute de son régime.

 

Il est claire qu’avec l’arrivée au pouvoir d’Hitler et de son parti, tous les artistes ainsi que les intellectuels allemands de l’époque, ont été confrontés à un choix, servir la dictature, c’est-à-dire l’art et la culture en tant qu’outil de propagande à part entière, ou bien mettre leur art à contribution de la liberté de la patrie, contre toutes sortes de despotisme, d’oppression et de dictature. Il faut avouer que ce choix n’était pas évident du tout à faire.

 

En réalité, nous pouvons tirer des leçons, du destin des artistes et des intellectuels durant la période noire du fascisme d’Hitler en Allemagne. Aussi, pour le présent et l’histoire en générale, je pense que nous pouvons, assimiler beaucoup de choses, car comme disait Hakim Abolghassem Ferdowsi « Dans un monde où dominent la raison et la morale, pourquoi nous réduisons-nous à l’ignorance ».

 

En fait, ce n’est pas un hasard si les illustres poètes et écrivains, Bertold Brecht, ou encore Thomas Mann, un des plus grands écrivains du 20ème siècle, gagnant du prix Nobel de la Littérature en 1929, ainsi que l’actrice allemande, Marlène Dietrich, et beaucoup d’autres artistes allemands, nationalistes et fervents défenseurs des droits de l’Homme, ont résisté et se sont battus sur le front de l’antifascisme. En outre, il faut ajouter que certains ont sacrifié leurs vies alors que d’autres artistes connus, se sont mis à la disposition de la dictature. Je dois dire que ceux-là incarnent  des tâches honteuses dans l’histoire de la culture et de l’art, du fait justement de leur collaboration avec les nazis.

 

Nous pouvons nous souvenir et tirer des leçons de l’histoire, à l’image du destin de Leni Refenshtal, qui s’est « vendue » au plus offrant à savoir le pouvoir en place, une grande Etoile qui a ensuite disparu de la scène artistique, de part sa collaboration avec Hitler. Jusqu’en 1932, c’est-à-dire un an avant l’arrivée au pouvoir d’Hitler, celle-ci était une célèbre actrice, réalisatrice et metteur en scène, reconnue et appréciée du peuple allemand. Suite à la chute du régime nazi, elle s’intéressa également à la photographie. En 1932, son film « la lumière bleue » remporta un grand prix de cinéma, ce fut pour elle la consécration et la gloire.

 

 

Leni Refenshtal et Hitler

 

Hitler la remarqua et lui confia la réalisation du film  « le triomphe de la volonté », où elle mit en avant le Parti national-socialiste des travailleurs allemands d’Hitler, en échange de quoi, il lui versa de grosses sommes d’argent. Celle-ci mit tout son talent à contribution afin de renforcer la propagande d’Hitler. Dans ce film, c’est à merveille qu’elle mit en valeur les actions des nazis, allant même jusqu’à utiliser des images des condamnés à mort.

 

Après la chute du régime nazi, Leni Refenshtal fut jugée à deux reprises en 1947 et 1948 justement pour avoir réaliser ce film et d’autres films de propagande pour le compte des nazis.

 

Lors de l’un de ses procès, elle déclara honteusement avoir filmé tout ce qu’elle avait vu, ensuite quand le juge lui demanda pourquoi elle était restée silencieuse face aux crimes dont elle avait été témoin, elle resta silencieuse. Suite à cela, malgré tout son talent, elle fut littéralement repoussée par le peuple allemand, au point que lorsqu’elle décéda en 2003, à l’âge de 103 ans, personne n’alla à son enterrement, en dehors de quelques membres de sa famille. 

 

Il est possible que vous vous demandiez pourquoi j’aborde spécifiquement la relation entre Hitler et les artistes de son époque qui l’entouraient. Dès lors assurément,ces photos écœurantes répondront à cette question.

 

 

Ali-Reza Eftekhari dans les bras d’Ahmadinejad

 

 

Ali-Reza Eftekhari et Ahmadinejad

 

Cet individu qui prend chaleureusement Ahmadinejad dans ses bras, n’est autre qu’Ali-Reza Eftekahri, célèbre chanteur de musique traditionnelle iranienne.

 

En outre, il semble que ces derniers temps, des artistes iraniens se sont pris d’amitié avec le régime des mollahs. Comme l’a prouvé, Eftekhari et sa rencontre honteuse avec Ahmadinejad, cela  nous présente un nouvel exemple d’artiste hitlérien actuel. Faut-il préciser que ce régime s’affaiblit, ne cesse de plus en plus de se diviser en clans opposés essentiellement de par les actions des Iraniens issus de la diaspora. La semaine dernière, l’ensemble de la presse de la République Islamique d’Iran a présenté l’actrice Hedieh Tehrani comme l’actrice la plus populaire du pays, bien différente de toutes les autres actrices iraniennes…

 

Hédieh Tehrani et Mashai

 

A ce sujet, il y a quelques mois, le directeur de cabinet d’Ahmadinejad, Mashaï a offert une très forte somme d’argent à cette dernière et a inauguré son exposition photo.

 

 

Marlène Dietrich

 

 

 

Hedieh Tehrani 

 

D’ailleurs, il y a quelques années elle s’était affichée aux côtés de Khatami le fourbe.

 

 Hedieh Tehrani et Khatami

 

Si un jour on demande à ces soi-disant artistes, pourquoi ils ont voué un amour si sincère et dévoué, à Ahmdinejad et autres mollahs cruels, symboles du crime et de la sottise, ignorant sciemment le peuple iranien et même le monde.

 

Auront-ils une réponse différente de celle de Leni Refenshtal ?

 

La réponse se trouve dans le vers d’un maître de la Littérature iranienne, Ferdowsi : « Dans un monde ou domine la raison et la morale, pourquoi nous réduisons-nous à l’ignorance».

 

0 replies

Leave a Reply

Want to join the discussion?
Feel free to contribute!

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *