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Protests- Iran: le gouverneur de la ville reconnaît avoir ordonné aux forces de sécurité de tirer et de tuer des manifestants.

Leila Vatheghi, gouverneur de Ghale Hasan Khan (ville de Qods), située à l’ouest de Téhéran, a reconnu dimanche dernier, le 1er décembre, dans le cadre d’une interview à la télévision nationale, avoir ordonné aux forces de sécurité de tirer et de tuer des manifestants. “J’avais ordonné aux forces de sécurité de tirer et de tuer tous ceux qui entraient par les portes du bâtiment du gouverneur”, a-t-elle déclaré. Selon certaines informations, les forces de sécurité auraient ouvert le feu sur des manifestants, sur l’ordre de Vatheghi, faisant des dizaines de morts et des blessés.

La loi internationale interdit d’ouvrir le feu sur des manifestants non armés. Le Bureau des droits de l’homme des Nations Unies a publié le 19 novembre une déclaration dans laquelle il exprimait sa profonde inquiétude quant à l’utilisation de balles réelles par les forces de sécurité du régime iranien contre des manifestants et appelait les responsables du régime à s’abstenir de recourir à la force.
Vatheghi a également félicité les forces de sécurité, en particulier l’IRGC, d’avoir ouvert le feu sur les manifestants.

Ses remarques et le fait que ses ordres aux forces de sécurité d’ouvrir le feu sur des manifestants ont suscité une vague de critiques massive. Même selon les lois du régime, un gouverneur de ville n’a pas le pouvoir d’ordonner aux forces de sécurité d’ouvrir le feu et les conseils de sécurité provinciaux ne sont autorisés à donner que de tels ordres.

Dans une interview accordée à la télévision d’Etat, Abdolreza Rahmani Fazli, ministre de l’Intérieur du régime des mollahs, a félicité Vatheghi et sa “gestion sur le terrain” lors des récentes manifestations. Il n’a jamais mentionné les manifestants.

indique que le nombre de manifestants tués par le régime iranien lors du soulèvement de novembre a dépassé les 1000.
Les manifestations se sont étendues à au moins 200 villes et villages, a confirmé des rapports faisant état d’au moins 4 000 blessés et de plus de 12 000 manifestants arrêtés. Les rapports populaires non encore confirmés placent tous les chiffres bien plus haut.

Le régime des mollahs refuse de reconnaître officiellement la portée horrible de la répression. Les autorités iraniennes ont coupé l’internet de manière inédite pendant cinq jours, empêchant les militants et les locaux de fournir des reportages et des vidéos sur le terrain.

adcali.com 4 décembre 2019