Semaine de la Solidarité Internationale 2009, à Vauréal et Cergy-Pontoise

         

 

 

 

Cette année, la Semaine de la Solidarité Internationale, s’est terminée le 21 novembre 2009, une nouvelle fois, nous avons eu le plaisir de retrouver les  associations, notamment du Collectif de Cergy-Pontoise (CCFD, AMMI, TIEBE, LA  MAISON D’AINA etc…) et d’en découvrir de nouvelles, à travers les problématiques des différents pays qu’elles représentent. Pour ma part, j’apprécie le fait de découvrir un pays à travers sa culture, mais également ses troubles, quels qu’ils soient. En fait, la SSI, reflète un ensemble de thématiques de la solidarité internationale comme le respect des droits humains, les échanges interculturels,  l’environnement, la santé ou encore l’éducation… Il est vrai que ces échanges donnent à chacun l’occasion de mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons en communauté. Il faut dire aussi que le mélange des Cultures, est une notion très appréciable et sacrée, propre à la SSI.

 

 

Notre association se sent impliqué et en tout point concerné, par tous ces domaines, à la fois. Depuis le début de ses activités, d’une manière directe ou indirecte, ADCALI a mis en lumière autant la culture iranienne, les droits de l’homme, l’égalité des sexes, l’éducation ou encore la faim en Iran, car tous ces domaines ont été remis en question depuis l’avènement de la dictature iranienne, ils sont donc indissociables. Il est primordial d’aborder tous ces thèmes, car la philanthropie est une valeur essentielle de la culture iranienne. Cette année, nous ne pouvions pas faire abstraction de l’actualité, compte-tenu de la situation de l’Iran, nous avons donc souhaité présenter un film sur le rôle des femmes en Iran, qui luttent pour la Démocratie.

 

Par ailleurs, ADCALI a souhaité mettre en avant les artistes iraniens exilés, sans oublier la situation du peuple iranien et les victimes de la République Islamique d’Iran, notamment Néda Agha Soltan, abattue en pleine rue, durant les manifestations populaires, et dont les images ont révolté le monde. Elle venait de terminer ses études de Musique, c’est donc pour ces raisons qu’ADCALI lui a rendu hommage, ainsi qu’à ses compagnons de lutte. 

 

En fait, à Toutes les occasions, que cela soit pendant les cérémonies officielles ou des rassemblements interdits, le peuple iranien affiche vaillamment son opposition à la dictature iranienne, en se rassemblant pour clamer la chute attendue du régime iranien avec l’instauration de valeurs démocratiques en Iran. La lutte du peuple iranien, se fait aussi à travers, sa résistance, sa persévérance et son courage pour la Liberté.

 

En réalité, les Femmes ont toujours eu un rôle prépondérant dans l’histoire de l’Iran, et plus particulièrement, lors de la révolution de 1979 annonçant le renversement du Shah. Suite à la mascarade présidentielle de juin 2009, renouvelant le mandat d’Ahmadinejad, elles ont clamé leurs revendications lors des rassemblements, demandant le reversement de ce régime indigne, en scandant « Mort au dictateur » et « Mort à Khamenei », ou encore en jetant à terre le portrait de ce dernier (Guide Suprême iranien et première personnalité politique de l’Iran) en le piétinant avec rage. Au péril de leurs vies, les iraniennes descendent dans la rue se réunissent, manifestent, malgré la peur d’être arrêtées, molestées, torturées, violées et assassinées, comme cela à été le cas pour la jeune Taraneh Moussavi, brûlée après avoir subie tous ces sévices. Il est important de souligner le fait que ce mouvement populaire touche également toutes les couches sociales mais aussi toutes les générations de la société iranienne, et ne se limite pas à la capitale. Dépassé par les événements et le ras-le-bol général des Iraniens, il est ironique de voir que la République Islamique d’Iran ne respecte même plus sa propre juridiction, concernant les règles électorales, quant aux résultats finaux, obligé de tricher effrontément, pour ne pas perdre le contrôle du pays, et consciente que la seule réponse possible, face à un renversement populaire, est la répression. Il est aussi surprenant de voir, combien la dictature iranienne est aux antipodes de ce qu’est, et de ce que souhaite la population iranienne et combien elle ne représente pas, en aucun cas, les Iraniens. Face à ce régime arbitraire et sanguinaire, les Femmes sont au devant de la scène, dans le combat contre la dictature religieuse, celle-là même, qui a dénaturé l’Islam. La police et les agents de sécurité de la République Islamique d’Iran continuent aujourd’hui encore de réprimer les manifestantes dans le sang. Les bouleversements sociaux iraniens sont dû aux rôles des femmes, en première ligne du soulèvement contre le régime clérical, ainsi que les 1000 femmes opposantes iraniennes du camp d’Achraf en Irak qui ont subit le 28 juillet dernier une attaque sanglante des forces irakiennes, pour satisfaire la demande du régime iranien, dont le bilan s’élève à 11 morts, 500 blessés et 36 otages.

  

En fait, les Femmes iraniennes d’Iran sont soutenues et encouragées, par les Femmes iraniennes, de la Cité d’Ashraf en Irak, en effet, c’est également à travers elles et la Résistance iranienne, depuis l’étranger que s’organise et se reconnaît le Peuple iranien. Ces derniers mois, la Résistance iranienne a bouleversé les enjeux géopolitiques de l’Iran et de son voisin irakien .

 

Suite au film, sur le rôle des femmes iraniennes pour la démocratie, il était intéressant de répondre aux questions pertinentes des visiteurs. Il est clair que la solidarité internationale peut, à fortiori, être matérialisée dans les actes, mais elle peut également se faire sentir à travers l’intérêt et la réaction des gens sur un sujet défini, aussi sensible et particulier que peut susciter l’Iran, sa civilisation, son histoire mais aussi ses défis pour les mois et années à venir.

 

En effet, nous avons remarqué combien le public était réceptif a un film que nous avons projeté, et que tout le monde était touché par le rôle des femmes iraniennes pour l’instauration de la Démocratie en Iran, retrouver en elles. En outre, le public était choqué de voir qu’un gouvernement traite son propre peuple de cette façon, et a assimilé la conjoncture de l’Iran à un pays en état de guerre. 

 

 

 

 

 

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