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Mahnaz Shiralli : La malédiction du religieux, la défaite de la pensée démocratique en Iran.

Lauréate du prix Le Monde de la recherche universitaire (2001), et ,docteure1 en sociologie, habilitée à diriger des recherches (HDR) en Science politique, Mahnaz Shirali2 a entamé ensuite une longue collaboration avec M. Gauchet, concrétisée dans un livre paru en 2012 : « La malédiction du religieux, la défaite de la pensée démocratique en Iran » qui décrit l’évolution de la République islamique d’Iran sur presque quatre décennies et son impact sur la société. Elle travaille actuellement sur l’influence de l’islam iranien sur les groupes radicaux du Moyen Orient.

Golias : quelles issues peut-on imaginer à l’actuelle escalade des tensions entre le président D. Trump et le Guide suprême A. Khameneï ?

Mahnaz Shirali : il est difficile de lire l’avenir mais au vu de ce que nous savons, la situation n’est pas très réjouissante. D’un côté, il y a les Américains tout-puissants, capables de tout faire sans se mouiller ; de l’autre côté, il y a des ayatollahs qui n’ont aucun respect pour les intérêts nationaux de leur peuple, ce qui leur donne une force extraordinaire : des dirigeants dépourvus de respect pour leur peuple ont une réelle dangerosité. Dans le duel Iran-USA, les forces sont foncièrement inégales. Mais la force des ayatollahs est cette absence notoire de respect du peuple. Dès lors, on peut s’attendre à tout.

Golias : quels enjeux de politique intérieure et extérieure expliquent la montée du conflit entre l’Iran et les USA, de 2015 à l’exécution ciblée ourdie par D. Trump du numéro 2 du régime iranien ?

MS : s’il s’agit d’évoquer un processus, il faut remonter à 40 ans, c’est-à-dire à la prise de pouvoir du régime islamique, et prendre en compte la nature particulière de ce régime. Pour mémoire, peu après 1979, les ayatollahs ont déclaré une guerre autoproclamée aux USA qui n’avaient rien contre la République islamique, et qui l’avaient même reconnue. Le régime avait manifestement besoin de cette guerre, de cette animosité que traduisaient ses slogans outranciers. Ensuite ils ont organisé la prise d’otages3 de 1979-1981 à l’Ambassade des États-Unis … notons que ce ne sont pas les Américains qui ont pris en otage les diplomates de l’Ambassade de la République islamique. Un autre fait marquant est la volonté des ayatollahs d’exercer une hégémonie sur le Proche et Moyen Orient selon leur doctrine de l’exportation de la Révolution islamique. Cette entreprise d’ingérence a été facilitée en Irak par l’affaiblissement de l’État irakien suite aux errements américains pendant et après la 2ème Guerre du Golfe à partir de 2003. Cette volonté hégémonique s’est étendue au Liban (Hezbollah) et s’exerce avec violence en Syrie depuis 2011.

Golias : le coup porté au régime des mollahs peut-il lui valoir un soutien de la population ou un regain d’opposition ?

MS : la population iranienne n’aime pas les ayatollahs. Il faut ne rien connaître de l’Iran pour tomber dans le panneau des funérailles savamment orchestrées avec les acclamations de la foule. Par ses multiples relais, la République islamique a des leviers pour réunir ses figurants en contraignant les gens à y participer et à être au diapason des slogans ; ils y viennent par peur ou par intérêt. En particulier, le chantage à la paye et à l’emploi est aisé vis-à-vis des fonctionnaires. N’oublions pas que la population est appauvrie4 et que la surveillance fait l’objet d’un quadrillage serré sans trêve. Mais ce que l’on a vu sur les écrans, ce n’est pas la société iranienne. Pour beaucoup d’Iraniens, le général Qassem Soleimani était un monstre qui les a réprimés dans leur aspiration à un autre avenir.

Voir la transcription complète de cette interview sur:

adcali.com 17 janvare 2020

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Répression Iran : De célèbres cinéastes iraniens ont été arrêtés

Au moins trois cinéastes iraniens ont été arrêtés dans la nuit du 12 janvier 2020 en Iran après avoir participé à des manifestations organisées sur la place Azadi à Téhéran, ont indiqué des sources à IranWire.

Les trois cinéastes ont, depuis, été libérés.

La réalisatrice Rakhshan Bani Etemad, son mari et producteur de films Jahangir Kowsari et le réalisateur Azadeh Mousavi ont été arrêtés par les forces de sécurité et de police et emmenés dans des lieux inconnus.

Des représentants de l’industrie cinématographique iranienne, y compris des stars de cinéma, ont pris part dimanche 12 janvier 2020 à Téhéran à des manifestations et à des veillées, suscitant des commentaires sur les réseaux sociaux. A la suite de leur soutien aux manifestations publiques, Bani Etemad et un autre réalisateur bien connu, Masoud Kimiayi, ont été insultés sur la télévision officielle.

De nombreux artistes ont déclaré publiquement qu’ils ne participeraient pas aux Fajr Festivals de cette année, les événements artistiques annuels les plus importants du pays, à moins de deux semaines, en solidarité avec les manifestants. Au moins une soixantaine de compagnies de théâtre ont déclaré un boycott du Festival de théâtre Fajr. Les artistes travaillant dans divers domaines (musique, arts visuels, photographie) ont refusé de jouer un rôle dans les festivals, que ce soit en tant qu’interprètes, juges ou même spectateurs.

Des festivals Fajr ont lieu chaque année pour commémorer l’anniversaire de la révolution iranienne.

« Cette cocotte-minute a finalement explosé », a déclaré à IranWire un metteur en scène, sous couvert d’anonymat. « Le crash de l’avion, provoqué par un missile, et le silence des autorités qui a suivi, ont tellement blessé les gens que cette démission collective est une réaction naturelle. C’était tout ce que les artistes pouvaient faire. La vague était si grande que, par exemple, elle a inclus la démission de tous les juges et participants de l’un des festivals. »

L’action de solidarité n’a pas été menée par une seule personne en particulier et elle a été spontanée, a expliqué le directeur.

« L’étendue des démissions montre que l’on prend soin de la souffrance et de la douleur des gens », a ajouté le directeur.

Par contre,ceux qui se sont le moins retirés du Fajr Film Festival, ce sont les professionnels de l’industrie. Seul Masoud Kimiayi a déclaré qu’il ne montrerait pas son film là-bas et même cette décision a été contestée par le producteur du film.

Le cinéma n’est pas comme le théâtre puisque que la projection de films constitue une charge financière », a déclaré le directeur du théâtre à IranWire. « Le budget du film doit être remboursé d’une manière ou d’une autre. Retirer un film d’un festival c’est prendre un risque énorme pour les réalisateurs et les producteurs, et ils ne peuvent pas se le permettre. »

Source : IranWire

adcali.com 17 janvier 2020.

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I ran:Expulsion d’Albanie de diplomates terroristes du régime clérical.

L’Albanie, qui abrite une cité (Achraf-3) où résident des milliers de membres du principal groupe d’opposition iranien OMPI, a expulsé mercredi 2 diplomates iraniens, un peu plus d’un an après avoir expulsé l’ambassadeur des mollahs iranien. #Iran

adcali.com 16 janvier 2020.

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L’Iran se soulève, lesIran: manifestations s’étendent à au moins 17 provinces.

reconnaitre la demande nationale du renversement de ce régime
Les manifestations de la population en Iran contre la tyrannie religieuse se poursuivent pour la Troisième journée consécutive et ne cessent de se développer. Jusqu’à présent, elles se déroulent dans 17 provinces en plus de celle de Téhéran.

Les gens manifestent dans divers points de la capitale et dans des villes comme Karadj, Qods, Robat-Karim, Ispahan, Machad, Ahwaz, Chadegan, Kermanchah, Sanandaj, Sari, Babol, Amol, Gorgan, Semnan, Chahroud, Zandjan, Qazvine, Tabriz, Oroumieh, Chiraz, et Arak. Ils appellent au renversement du régime des mollahs.

Observez ces 3 iraniennes courageuses arrachant l’affiche de Ghassem #Soleimani chef de la force Qods des Pasdaran tué en Irak bourreau du peuple iranien et des peuples de la région Pendant ce temps les manifs continuent
de la Caspienne les manifestants scandent “ils ont tué notre élite et ont placé des mollahs”

adcali.com 13 Janvier 2020

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Les activités criminelles de Ghassem Soleimani en Iran et au Moyen-Orient.

Qassem Soleimani and Abu Mehdi Muhandes

Le 03 janvier, Qassem Soleimani, le commandant notoire de la Force terroriste Qods des Gardiens de la révolution islamique (CGRI), et Abu Mahdi al-Muhandis, chef des milices extrémistes irakiennes, ont été tués par une frappe américaine en Irak.

Soleimani, surnommé le « commandant fantôme », était le numéro deux du régime après le guide suprême des mollahs, Ali Khamenei. Il a rejoint les Gardiens de la Révolution islamique (CGRI, pasdaran) en 1979 et a joué un rôle actif dans la répression de la minorité kurde au début de la révolution.

QASSEM SOLEIMANI DANS LA GUERRE IRAN-IRAK

Après la guerre Iran-Irak, Soleimani a formé plusieurs bataillons des CGRI dans la ville méridionale de Kerman et les a envoyés sur le front sud. Pendant la guerre, il a été promu commandant de la 41 Division mécanisée de la brigade Sar-Allah.

Qassem Soleimani et le monopole de la production et de la distribution de la drogue

À la suite du cessez-le-feu du régime avec l’Irak, le CGRI s’est emparé du monopole du trafic de drogue sous prétexte de “lutter contre les trafiquants de drogue” pour financer ses opérations à l’étranger. Jusqu’à sa nomination à la tête de la Force Qods en 1997, Ghassem Soleimani était responsable de la production et de la distribution de stupéfiants de l’Afghanistan vers les pays de la région, l’Afrique, l’Europe et les États-Unis.

NOMINATION DE QASSEM SOLEIMANI COMME CHEF DE LA FORCE QODS

Au milieu de 1998, Khamenei a nommé Qassem Soleimani commandant de la Force Qods . De cette date jusqu’à sa mort, Qassem Soleimani a été derrière tout le chaos, les crises humanitaires et le terrorisme dans les pays du Moyen-Orient. Il recevait directement ses ordres de khamenei. Il était son conseiller au Conseil suprême de sécurité du régime et avait le dernier mot sur les ingérences du régime et les activités terroristes au Liban, en Syrie et en Palestine.

Also celebrations in Syria the way we like it (demonstration) after the killer was killed.
In Ariha #Idlib countryside chanting: “wish you are the next Bashar”
#QassemSoleimani

JAVAD ZARIF : L’AMI DE SOLEIMANI

Alors que Soleimani était détesté par le peuple iranien, il était soutenu par toutes les factions du régime, y compris Javad Zarif, le perfide ministre des Affaires étrangères. À plusieurs reprises, Zarif a fait l’éloge de Soleimani.

Zarif a déclaré : « Le commandant Soleimani et moi n’avons jamais senti que nous ayons des différences. Nous travaillons en étroite collaboration depuis plus de 20 ans… Pendant l’attaque américaine contre l’Irak, en tant que représentant de l’Iran à New York, j’ai… eu la plus grande coordination avec le commandant Soleimani. Par la suite, lorsque je suis devenu ministre, nous avons décidé de nous assurer de nous réunir au moins une fois par semaine lorsque nous étions tous les deux à Téhéran pour examiner les derniers développements et entreprendre la coordination nécessaire. » (Quotidien d’État Entekhab du 1er septembre, 2019)

Le 5 novembre 2018, Zarif avait également déclaré : « Nous ne sommes pas un système qui fonctionne tout seul … Comment pouvons-nous faire quoi que ce soit dans ce pays sans le signaler ? Ce n’est pas comme si nous avions cherché à faire quoi que ce soit de contraire aux souhaits de Son Éminence le Guide. »

Qassem Soleimani était l’un des criminels les plus cruels de l’histoire de l’Iran. Il était personnellement impliqué dans le massacre de centaines de milliers de personnes dans la région et le déplacement de millions de personnes. Il était aussi le cerveau du massacre des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK) au camp d’Achraf en Irak, et de nombreuses opérations terroristes contre la Résistance iranienne dans ce pays, en Iran et dans d’autres pays. Avec son élimination, le processus du renversement des mollahs va être grandement accéléré.

De plus, avec la mort du criminel Abu Mehdi Mohandesse, le chef du Bassidj en Irak, force proxy du régime iranien, et assassin notoire, dont les crimes sont dénoncés par la Résistance iranienne depuis vingt ans, le temps est venu pour la victoire du soulèvement du peuple irakien et de se libérer de l’occupation du régime iranien.

adcali.com 7 janvier 2020.

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RÉPRESSION IRAN : LE CORPS TORTURÉ D’UN MANIFESTANT RETROUVÉ DANS UNE RIVIÈRE.

Le corps torturé d’un homme, arrêté lors des manifestations nationales de novembre 2019 dans la ville de Javanrud, dans l’ouest de l’Iran, a été retrouvé dans une rivière en Iran, a annoncé aujourd’hui un groupe kurde de droits humains.

Selon les informations, le corps d’un homme identifié comme Hashem Moradi a été retrouvé hier dans une rivière près du village de Safi Abad à Javanrud.

Une source proche de la famille de l’homme a déclaré que Hashem Moradi avait été arrêté le 17 novembre 2019, lors des manifestations nationales qui ont éclaté après que le régime ait triplé le prix de l’essence. Après cela, sa famille n’a obtenu aucune information sur l’endroit où il se trouvait.

Les informations indiquent qu’il était père de deux jeunes enfants et qu’il a été arrêté alors qu’il vendait des marchandises dans la rue.

La source a indiqué qu’un autre détenu de Javanrud avait déclaré à la famille Moradi qu’il avait été emprisonné dans la prison de Dizel Abad à Kermanshah pendant environ 10 jours avant d’être transféré dans un lieu inconnu.

La famille de Hashem Moradi a approché des responsables des institutions de sécurité et même de la prison de Dizel Abad pour s’enquérir de ses nouvelles mais elle n’a reçu aucune réponse, a déclaré l’Organisation des droits humains de Hengaw.

Avant cela, les services du renseignement a dit à la famille de publier une déclaration disant que Hashem Moradi était mentalement handicapé et de demander à la population où il se trouvait.

Le mardi 31 décembre 2019, une personne non identifiée a appelé la famille Moradi et a déclaré que le corps de Hashem était dans un cours d’eau près de la rivière Safi Abad et que la famille pourrait venir récupérer le corps.

Des sources ont déclaré au groupe de défense des droits humains que le corps avait été retrouvé avec les pieds enchaînés et des signes évidents de torture.

De lourdes mesures de sécurité ont été prises aujourd’hui pour les funérailles de Hashem Moradi à Ravansar, dans la province de Kermanshah. Les institutions de sécurité ont menacé la famille que si elle parlait de cette affaire avec quelqu’un, elle serait sévèrement réprimée.

Avant cela, le corps torturé d’un autre homme arrêté lors des manifestations nationales en novembre 2019 a été retrouvé dans dans un barrage dans l’ouest de l’Iran.

La famille du manifestant iranien, Ershad Rahmanian, a déclaré qu’il avait été arrêté le 17 novembre dans la province occidentale du Kurdistan. Des témoins oculaires ont déclaré que des signes de torture étaient visibles sur le corps du jeune homme.

Source : Iran News Wire

adcali.com 3 janvier 2020

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Iran,1988: La République Islamique d’Iran, quelques jours après la fin de la guerre Iran-Irak, émet l’ordre d’exécuter tous les rebelles politiques emprisonnés.

Ahmad Raouf Bachari Doust, arrêté cinq ans avant – à l’âge de 16 ans – fera partie, lui aussi, des 30 000 prisonniers politiques exécutes.

Décembre 2018, Raouf Massoumeh, journaliste iranienne et sœur de Ahmad, publie une bande dessinée inspirée à l’histoire de son petit frère. « Un petit prince au Pays des mollahs ».

Un ouvrage dédié à tous les morts dans le massacre. Un chant au courage et à la liberté.

Refugiée en France, Raouf Massoumeh continue à se battre pour la chute du régime des mollahs.

Dimanche 17 novembre, nous l’avons rencontrée lors du Salon du livre du Touquet.

Une interview de Chiara De Martino pour la Maison des journalistes.

Un petit prince au Pays des mollahs – Interview de Raouf Massoumeh

Iran, 1988. La République Islamique d'Iran, quelques jours après la fin de la guerre Iran-Irak, émet l'ordre d'exécuter tous les rebelles politiques emprisonnés. Ahmad Raouf Bachari Doust, arrêté cinq ans avant – à l'âge de 16 ans – fera partie, lui aussi, des 30 000 prisonniers politiques exécutes. Décembre 2018, Raouf Massoumeh, journaliste iranienne et sœur de Ahmad, publie une bande dessinée inspirée à l'histoire de son petit frère. « Un petit prince au Pays des mollahs ». Un ouvrage dédié à tous les morts dans le massacre. Un chant au courage et à la liberté.Refugiée en France, Raouf Massoumeh continue à se battre pour la chute du régime des mollahs. Dimanche 17 novembre, nous l'avons rencontrée lors du Salon du livre du Touquet. Une interview de Chiara De Martino pour la Maison des journalistes.

Posted by Maison des journalistes MDJ on Wednesday, December 11, 2019

adcali.com 30 décambre 2019

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Guerre en Syrie : “Une catastrophe humanitaire se déroule sous nos yeux” juge le médecin Raphaël Pitti.

“Quatre millions de personnes souffrent terriblement” : c’est un cri du cœur que livre le médecin humanitaire Raphaël Pitti, à propos de la situation dans la province d’Idlib, en Syrie, secteur où il s’est rendu plus d’une vingtaine de fois depuis le début de la guerre.

Raphaël Pitti, médecin humanitaire, s’est rendu plus d’une vingtaine de fois en Syrie. © Maxppp / Le Pictorium / Chris Huby
“C’est une situation terrifiante, des milliers d’habitants sont pris au piège et une catastrophe humanitaire est entrain de se dérouler sous nos yeux”, annoncée depuis le mois d’avril, estime le médecin humanitaire Raphaël Pitti, à propos de la situation en Syrie et de la province d’Idlib, à son tour touchée par la guerre.

“Depuis le mois d’avril, nous assistons à des bombardements systématiques sur des zones de vies, des structures hospitalières. La population subit également une attaque terrestre, dans la partie sud d’Idlib en particulier. 250 000 personnes sont sur les routes et tentent de fuir les combat”, détaille Raphaël Pitti, effrayé par la situation qui s’apparente à un siège pour affamer les population et amener à une reddition des rebelles.

“Je suis ébahi par le silence et l’absence de la France”
Le médecin en appelle au gouvernement et surtout au président français. “Je suis ébahi par le silence et l’absence de la France, encore une fois. Nous avons demandé à nos partenaires, Médecins sans frontières et Médecins du monde de demander à ce qu’Emmanuel Macron nous reçoive pour lui exprimer la situation et l’angoisse qui est la notre par rapport à cette population. J’espère que cette fois ci nous serons entendus. La dernière fois, il a préférer passer 9 heures au salon de l’Agriculture plutôt que de nous écouter”, regrette Raphaël Pitti.

Les ONG se désolent également que la zone en question, considérée un temps comme une “zone de désescalade de la violence” soit frappée par les bombardements. “Les convois humanitaires eux-même sont la cible des bombardements. L’aide humanitaire n’est plus du tout organisable, rajoutez à cela que la dernière résolution de l’ONU qui permettait l’aide humanitaire transfrontalière, les Russes et les Chinois ont refusé de la signer”, déplore-t-il. “Toutes les structures fixes ont été détruites, les médecins travaillent dans des hôpitaux, des postes médicaux avancés sous-terrains. Mais la population se déplace, cela rend le travail très compliqué (…) Il y a énormément de blessés et il est très difficile de les prendre en charge”, conclut Raphaël Pitti.

La campagne : Ici la Syrie, entendez-moi

Pour venir en aide aux déplacés d’Idleb et leur apporter une aide médicale d’urgence, faites un don :

https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-7h50/l-invite-de-
7h50-26-decembre-2019

adcali.com 29 décambre 2019

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La Syrie et ces jours-ci Un autre massacre …

Un autre massacre et Pleurer le père Noël en Syrie…

adcali.com 28 decembre 2019

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IRAN:Koulbar: Celle qui porte des fardeaux – nouveau métier dûr d’Iraniennes.

Un métier qui est de plus en plus exercé en l’ouest de l’Iran, notamment le Kurdistan, c’est le métier de « Koulbar » -littéralement celui ou celle qui porte des fardeaux- consiste à transférer des marchandises en contrebande entre deux pays- l’Iran et l’Irak. Il s’agit normalement des marchandises qui pèsent plusieurs dizaines de kilos, et de volume considérable. Ces marchandises doivent être porter sur les épaules, cars les chemins montagneux ne laisse utiliser autres moyens que ses pieds, donc il faut penser à plusieurs jours de marche dans des montagnes sauvages avant d’arriver à l’autre bout pour remettre les marchandises et gagner une somme modeste pour pouvoir vivre et faire vivre sa famille.
Tahmineh, 37 ans, a exercé ce métier pendant quelques années. Elle dit : « Ce n’est pas une honte d’être koulbar, mais c’est un métier qui fait vieillir rapidement. Cela fait deux ans qu’ils ne permettent plus aux gens à exercer ce métier, mais avant les femmes aussi travaillaient. Moi-même je suis allée plusieurs fois porter des lourds fardeaux, mais je n’ai plus de souffle pour cela. »
Elle ajoute que son motif était de pouvoir payer pour garder ses parents. « Les fardeaux étaient lourds. Il fallait être forte, j’avais mal au dos. Je marchais pendant quatre ou cinq heures avant de me donner une pause. Je pensais toujours à mes besoins en matière d’argent, j’avais besoin d’argent. »
Donya, une autre koulbar, fait ce travail pour donner à manger à sa famille. Elle aussi le faire à cause de la pauvreté. Toutes ces femmes cherchent la même chose : gagner un peu d’argent pour pouvoir vivre.
Il faut rappeler que le gouvernement iranien a interdit ce métier depuis il y a plus de deux ans. Donc ce métier dangereux, la seule source de revenu pour beaucoup de gens, est désormais « illégal ». Des Gardiens de la révolution et les gardes frontaliers tirent sur les koulbars pour les empêcher d’exercer ce travail. Mais étant donné qu’aucun autre moyen ne reste praticable pour ces gens, leur nombre ne cesse d’augmenter au jour le jour.
Le nombre total de gens qui exercent ce métier dépasse, selon les journaux iraniens, 40 mille personnes.
Le nombre moyen des koulbars tués chaque année dépasse 200 personnes, toujours selon les journaux iraniens.

adcali.com 27 decembre 2019