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Iran : Mon vote est la chute des mollahs en iran et un changement de régime …

Faits sur les soi-disant élections en Iran
• Le 21 février 2020, les prétendues élections législatives se tiendront en Iran pour les 290 sièges de «l’Assemblée islamique». En réalité, le chef suprême du régime et l’institution sous son contrôle, le Conseil des gardiens, sélectionnent les candidats sur la base de leur allégeance “sincère” et “pratique” au chef suprême, Ali Khamenei.

adcali.com 18 février 2020

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Iran – La farce des législatifs.

Soumis à d’énormes pressions tant au pays qu’à l’étranger, le régime iranien doit tenir ses pseudos élections parlementaires le 21 février pour donner une image dite «démocratique». Alors que la date approche, craignant un boycott sans précédent, les responsables du régime continuent de plaider pour inciter à la participation par tous les moyens.

La disqualification massive des membres de la faction du président du régime, Hassan Rohani, par le Conseil des Gardiens, qui est directement sous le contrôle du Guide suprême, Ali Khamenei, a amené la faction de Rohani qui a activement participé à tous les crimes du régime à remettre en question ces élections.

Rohani, d’une part, a qualifié les élections du régime de «sélections», d’autre part, a supplié le peuple iranien à participer, car il a autant besoin de cacher son absence de légitimité que Khamenei.

Vendredi, Ebrahim Raïssi, le chef du pouvoir judiciaire du régime, a déclaré à cet égard: “Quiconque remet en question les élections est sur le front de l’ennemi”, essayant de minimiser les faits révélés lors des luttes internes du régime qui prouvent les processus et les politiques corrompus qui sous-tendent le régime. Pourtant, les remarques de Raïssi révèlent également la sensibilité de ces élections pour le régime.

LA PLAIDOYER DÉSESPÉRÉ DE KHAMENEI
Jeudi, Khamenei a ouvertement plaidé pour supplier le peuple à participer aux élections.

Tout en démontrant le besoin de son régime pour la participation du peuple aux élections, Khamenei a déclaré : « Premièrement, [les élections] garantissent la sécurité du pays si tout le monde participe aux élections. Pourquoi ? Parce que les ennemis qui menacent le pays craignent davantage le soutien populaire que nos armes ; Oui, ils craignent aussi nos missiles, mais ils craignent davantage [les élections]. La participation aux élections montre le soutien populaire et cela apporte la sécurité. »

“Deuxièmement, cela montre la force du peuple”, a ajouté Khamenei, tout en admettant que “il y a des problèmes dans le pays” et que “nos échecs ont créé des problèmes pour le peuple et ils ont des objections”. Pourtant, il attend du peuple qu’il participer aux élections pour montrer «la détermination, le pouvoir et la vision du peuple », ce qui se traduit essentiellement par «le soutien au régime».

Il a appelé sans vergogne la farce électorale du régime «les élections les plus honnêtes au monde», et a imploré la participation et a déclaré: «Certains ne m’aiment peut-être pas, mais ils devraient voter pour le prestige et la sécurité du pays».

Les propos de Khamenei constituaient une admission sans précédent du dégoût général envers l’ensemble du régime. Le peuple iranien a clairement montré sa volonté de changement de régime en Iran lors des manifestations à l’échelle nationale en Iran en novembre et janvier en scandant des slogans tels que «A bas Khamenei», «Khamenei, démissionne» et «Nous ne voulons pas de la République islamique». D’autres slogans anti-régime qui étaient considérés comme tabous et sévèrement punis par le régime sont maintenant ouvertement scandés par des manifestants à travers l’Iran.

Par conséquent, sur le front intérieur, le régime est confronté à une crise existentielle exacerbée alors que le peuple iranien avance dans sa quête d’un changement de régime. Khamenei doit mettre en place une démonstration de soutien populaire, à la fois pour remonter le moral de ses troupes et pour préparer le terrain à de nouvelles oppressions de la population.

LES CRISES ÉTRANGÈRES DU RÉGIME
Alors que Khamenei essaie désespérément de rassembler son régime dans un contexte de crise intérieure croissante, il doit faire face à l’isolement international croissant du régime. La politique d’apaisement arrivant à son terme, le régime est confronté à une pression croissante sur ses activités illicites et bellicistes, telles que le développement d’armes balistiques et nucléaires, l’ingérence violente dans les pays voisins et le financement du terrorisme dans le monde.

Les sanctions sans précédent imposées au régime, qui ont limité son financement du terrorisme, ont restreint la stratégie du régime d’exportation du terrorisme à l’étranger, qui ont longtemps défini les piliers de son existence.

Le régime essaie désespérément de recruter des pays européens de son côté pour gagner en légitimité dans sa confrontation avec la communauté internationale, comme la récente visite infructueuse de Josep Borrell, le plus haut diplomate de l’Union européenne à Téhéran.

Les alliés traditionnels du régime éprouvent de plus en plus de difficultés à soutenir ce régime. Pour les partisans de la politique de complaisance, se ranger du côté d’un régime qui vient de tuer 1 500 de ses propres citoyens dans les rues d’Iran s’avère très coûteux.

Khamenei a déclaré dans ses remarques : «Les élections résolvent bon nombre de nos problèmes internationaux. La façon dont les observateurs internationaux jugent les pays et décident de les traiter dépend beaucoup de ces choses. »

En d’autres termes, Khamenei et son régime ont plus que jamais besoin d’organiser les élections et de mobiliser ses troupes pour dissimuler son isolement intérieur.

Pourquoi le régime est-il incapable d’organiser des élections démocratiques ?

Alors que Khamenei a désespérément besoin de passer par la farce des élections législatives, il ne peut pas empêcher les nombreux problèmes qui se produisent pendant ces mises en scènes. Les élections ont traditionnellement été une période de troubles pour le régime, élargissant les clivages entre les factions dirigeantes et préparant le terrain pour des manifestations à l’échelle nationale. Cela s’est produit en 2009, ce qui a conduit à la rupture de l’hégémonie de Khamenei sur ses forces.

Les membres de différentes factions du régime considèrent les élections comme une opportunité d’obtenir une plus grande part du pouvoir et de piller les ressources du pays.

Dans l’intervalle, le Conseil des gardiens du régime a procédé à une disqualification généralisée des candidats rivaux, déclenchant des différends entre les responsables, ce qui a à son tour a entraîné des révélations par les responsables mécontents de nombreux faits illégaux sur la manière dont les élections se déroulent dans le régime.

Le député du régime iranien Mahmoud Sadeghi, de la faction de Rohani, a révélé la semaine dernière de nouveaux aspects de la corruption et de la collusion dans le processus de sélection des candidats au Majlis, tweetant: «Dans ce tour des élections, les intermédiaires ont parfois demandé jusqu’à 40 milliards de rials (environ 300 000 $) [pour s’assurer que le candidat est] approuvé. Quel parlement ce sera ! »

Les luttes intestines croissantes du régime affaiblissent le régime dans son intégralité, ouvrant la voie à de nouvelles manifestations du peuple iranien à venir. Le peuple iranien est prêt à changer un régime qui ne lui a apporté que guerre, chaos, pauvreté et injustice sociale. Ils ont rejeté toute possibilité de réforme au sein du régime en scandant “Réformateurs, conservateurs, le jeu est maintenant terminé” et leur véritable vote est un changement de régime.

En un mot, Khamenei est dans une impasse car il a besoin d’une façade démocratique à la fois pour ses politiques intérieure et étrangère, alors que son régime n’a aucune capacité à adopter des procédures démocratiques.

adcali.com 12 février 2020.

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Répression Le franc-parler du père d’un manifestant réprimé par l’Iran.

Le père d’un manifestant tué récemment libéré sous caution après un mois de prison a été accusé de « corruption sur terre », une accusation grave si elle était prouvée par un tribunal iranien.

Son fils, Pouya Bakhtiari, 27 ans, a été abattu par les forces de sécurité le 16 novembre 2019 lors de manifestations à Karaj, près de Téhéran en Iran.

Manouchehr Bakhtiari a également été accusé de « prendre des mesures pour renverser la République islamique” et de « trouble de l’opinion publique », selon sa famille.

La famille de Pouya avait appelé les Iraniens à se réunir le 40ème jour de la mort de leur fils, qui est décédé le 26 décembre 2019, et elle a parlé de la mort de leur fils à des médias indépendants en dehors de l’Iran.

Malgré les mesures de sécurité sévères prises par le régime, de grandes foules se sont rassemblées pour commémorer les manifestants décédés, au cimetière Beheshte Sakineh de Karaj et ils ont scandé contre le Guide suprême du régime, Ali Khamenei.

La famille de Pouya, dont ses parents, sa sœur, ses oncles et même son cousin de 11 ans, ont été arrêtés deux jours avant la cérémonie de deuil.

Selon le cousin de Pouya Bakhtiari, des voisins qui sont sortis de chez eux pour protester lorsqu’un grand nombre de forces de sécurité ont pris d’assaut le domicile de la famille Bakhtiari le 24 décembre, ont également été battus et arrêtés temporairement.

Le cousin a déclaré que la famille subissait actuellement de fortes pressions et que leurs téléphones portables avaient été confisqués par les forces de sécurité. Il leur a été interdit de contacter les médias. Des informations indiquent que le régime a même fermé la maison pour empêcher les militants de leur rendre visite.

Pouya Bakhtiari est devenu le visage des manifestations nationales en novembre parce que ses parents ont refusé de garder le silence et ont partagé son histoire avec le peuple iranien.

Les responsables du régime iranien ont récemment confirmé qu’ils avaient abattu 1 500 citoyens lors des manifestations de l’Iran en novembre contre les prix de l’essence.

Selon des informations de Reuters, au moins 400 femmes et 17 adolescents ont été tués après que les forces de sécurité ont ouvert le feu sur des manifestants sur ordre du guide suprême Ali Khamenei qui a dit aux hauts responsables de « faire tout ce qu’il fallait pour arrêter » les manifestants.

La dernière série de manifestations à l’échelle nationale a éclaté au début du mois lorsque les responsables du régime ont reconnu après trois jours avoir lancé des missiles qui ont provoqué le crash d’un avion de ligne ukrainien le 8 janvier, tuant 176 personnes.

Source : Iran News Wire
adcali.com 28 janvier 2020

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Iran:Le régime iranien appliquera un nouveau plan de répression des femmes à partir de samedi.

Un nouveau plan répressif sera mis en place à travers l’Iran à partir de ce week-end afin de réprimer davantage les femmes pour “le port inapproprié du voile”. Ayyoub Soleimani, commandant de la police, a déclaré que le nouveau plan, appelé “Nazer 2”, ou Observateur 2, entrera en vigueur le samedi 31 août 2019.

Selon le nouveau plan, la police sera présente dans les lieux publics, les grands magasins et les plages pour donner des “avertissements” aux femmes considérées comme mal voilées sur la base des normes misogynes du régime.

Soleimani a déclaré: “Le plan va être mis en œuvre cette semaine et, dans tous les endroits publics notre présence et notre suivi seront plus sérieux.”

La police iranienne avait déjà mis en œuvre le plan Nazer 1 visant à surveiller les femmes qui retirent leur voile dans leur voiture.

En ce qui concerne le plan Nazer 1, Soleimani a déclaré: «Le taux de réussite de la police dans ce plan était supérieur à 80% dans la plupart des provinces et entre 40 et 50% à Téhéran.”

Il a ajouté: «Nous avons réussi avec (Nazer 1), ce qui signifie que nous avons des caméras, des yeux (des espions) et des policiers présents partout sur toutes les voies publiques.”

Soleimani a également insisté sur le voile obligatoire pour les femmes et sur la nécessité de mettre en œuvre le plan Nazer 2 en citant le chef suprême des mollahs, Ali Khamenei, affirmant que le hijab est une question religieuse et que tous les responsables doivent en ordonner l’observation dans les bureaux du gouvernement. , a rapporté l’agence de presse officielle du régime IRNA le 28 août 2019.

Plus tôt cette année, Hossein Rahimi, commandant de la police de Téhéran, a annoncé que la police est légalement tenue de réprimer toute “action illégale” de la part de femmes qui refusent de se soumettre au régime misogyne. lois. Le 25 avril 2019, selon IRNA, il a déclaré: “La police identifiera et traitera ceux qui se trouvent dans les véhicules dont les passagers enlèvent leur voile.”

La semaine dernière, le tribunal révolutionnaire de Téhéran a condamné la militante des droits civils, Saba Kord Afshari, à 24 ans de prison pour avoir protesté contre le hijab (voile) et refusé de faire des «aveux télévisés».

Saba Kord Afshari a subi des pressions répétées pour faire des aveux vidéo, ce à quoi elle a fermement résisté et a refusé de le faire, . Le ministère des Renseignements a même arrêté sa mère, Raheleh Ahmadi, pour faire pression et la forcer à la forcer à faire de faux aveux.

adcali.com 05 Septembre 2019

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Iran : la théocratie entre le marteau et l’enclume.

Par Simin Nouri

Washington a annoncé le déploiement d’un dispositif aéronaval important dans la région du Golfe persique après avoir reçu des informations “crédibles” concernant une menace “imminente” contre les intérêts américains venant du régime iranien.
Ali Khamenei, le ” guide suprême” de la théocratie, vient de déclarer à nouveau qu’il “ne cherche pas la guerre” et qu’il “ne négocierait pas avec l’Amérique non plus” alors qu’il avait appelé ses forces, avant même le déploiement militaire américain, d’entrer en “ordre de bataille”.

Alors comment expliquer la montée des tensions et l’arrivée du porte-avions USS Abraham Lincoln dans la région de la mer d’Oman deux semaines avant la date prévue ?

Il convient de rappeler les derniers développements dans la confrontation entre Washington et Téhéran depuis le début avril.

L’inscription, par le Département d’Etat américain, du Corps des gardiens de la révolution (CGRI/Pasdaran) sur la liste des organisations terroristes étrangères a porté un coup fatal au régime iranien, car il s’agit de la force principale qui protège le système du “guide suprême” religieux (Velayat-e Faqih) au pouvoir à Téhéran. La protection du “système” est à l’origine de la création de cette armée idéologique.

Le CGRI mène d’un côté les politiques de la théocratie dans la région en créant ou en mettant à son service des groupes de miliciens comme les Houthis au Yémen, le Hezbollah libanais ou le Hachd al-Chaabi en Irak, et de l’autre, protège la République islamique à l’intérieur de l’Iran en renforçant son emprise sur la moitié des richesses du pays et son contrôle des pans entiers de l’économie. Son inscription sur la liste noire américaine est sans aucun doute un coup extrêmement lourd porté au pouvoir religieux comme en témoigne le remplacement du commandant-en-chef de cette force 11 jours seulement après l’annonce de la décision de Washington.

Un deuxième coup a été porté à l’économie du pays usée par des décennies d’incurie et de corruption des dirigeants, lorsque Washington a mis fin, début mai, aux dérogations accordées aux 8 pays importateurs du brut iranien. Le but recherché est de réduire les exportations pétrolières de la République islamique à zéro pour sécher les sources du financement de son programme agressif de missiles balistiques et sa politique d’ingérence dans les pays de la région en créant ou renforçant des groupes de miliciens à sa solde.

Contraint ainsi à revoir sa stratégie initiale du maintien du statu quo, Ali Khamenei a envoyé Javad Zarif, le chef de la diplomatie du gouvernement Rohani, à New York, pour négocier l’échange des ressortissants américains pris en otage en Iran contre des prisonniers liés au régime détenus aux Etats-Unis comme un premier contact. Interrogé par les journalistes, Zarif a affirmé qu’il avait les pleins pouvoirs pour ce “deal”, indiquant clairement qu’il représentait le “guide suprême”. Il s’agissait pour lui d’explorer les possibilités d’une négociation élargie. Mais cette initiative a produit l’effet inverse en ce que l’administration Trump y a détecté un signe de faiblesse devant la montée des pressions.

Avec l’envoi d’un groupe aéronaval puissant dans la région, la politique dite de “la pression maximale” a atteint un niveau sans précédent. Les autorités américaines qualifient ce déploiement militaire de “message fort” adressé au régime de Téhéran. Washington exige, en effet, comme une condition sine quoi non, la fin des ingérences du CGRI dans les pays de la région par l’intermédiaire des milices inféodés à l’Iran.

Colère populaire

Aujourd’hui, le pouvoir iranien semble prendre ce message au sérieux et pour cause : dès décembre 2017, une nouvelle vague de manifestations de protestation a créé une situation insurrectionnelle dans plus de 160 villes du pays, secouant pour la première fois depuis la révolte de 2009, le système politique du “guide suprême”. D’abord motivées par des revendications d’ordre économique, ces manifestations ont vite pris une tournure politique : des slogans appelant à un remplacement du régime ont été entendus partout dans les rassemblements. Considérées comme un grand crime et sévèrement punies, les injures contre le “guide suprême” sont devenues monnaie courante. Un nouveau tremblement de terre dans la région de Kermanchah (à l’ouest du pays), les inondations particulièrement destructrices qui ont frappé les populations dans de nombreuses provinces du pays au cours des deux derniers mois et l’impuissance incroyable des autorités face à cette situation a attisé davantage la colère populaire.

Une indication très révélatrice sur l’impact de la révolte populaire de la fin 2017-début 2018 sur la politique iranienne actuelle de Washington a été fournie, le 16 août 2018, par le président du régime iranien Hassan Rohani : « Des manifestations de protestation ont éclaté dans une ville du pays en décembre dernier [2017], très exactement le 26 décembre, se propageant vite à d’autres villes (…) Mais malheureusement, le message que les puissances étrangères, surtout les Américains ont retenu de ces événements est qu’en exerçant davantage de pression, ils pourraient aggraver nos problèmes sociaux et économiques…Alors, notez bien que c’est le 12 janvier [2018] que Trump déclare que même si les autres [signataires de l’accord sur le nucléaire de 2015] ne le suivent pas, il se retirerait de cet accord. C’était donc après [les manifestations] de décembre 2017-janvier 2018… »

Cette déclaration du numéro 2 du régime montre comment la théocratie islamiste se trouve aujourd’hui entre le marteau et l’enclume. Effectivement, il est difficile d’imaginer que Donald Trump ait pu prendre la décision du déploiement d’un important dispositif militaire autour du porte-avions USS Abraham Lincoln sans l’assurance qu’un élément intérieur était déjà à l’œuvre.

Un signe de plus qui confirme cette analyse : l’ultimatum lancé le 8 mai aux Européens par ce même Hassan Rohani leur donnant 60 jours pour agir, avant que son gouvernement ne renonce définitivement à respecter certaines dispositions de l’accord sur le nucléaire. La France a réagi en mettant le gouvernement iranien en garde contre toute initiative de cette sorte sous peine de voir le retour des sanctions européennes. Force est de constater que désormais Téhéran ne pourra plus compter sur les divergences de vue entre les européens et les américaines au sujet du nucléaire.

Alors que l’étau des sanctions se resserre chaque jour davantage autour du régime du guide suprême, la perspective d’une insurrection générale se profile du nouveau à l’horizon. Les autorités de Téhéran savent très bien qu’une réaction militaire américaine en réponse à une provocation peut allumer la mèche de la révolte d’une population exaspérée par de longues années d’une crise économique interminable, du chômage des jeunes et des femmes, des maux sociaux et des discriminations diverses, le tout sous une dictature religieuse corrompue et répressive.

« Si Téhéran déclenchait les hostilités contre les Etats-Unis, cette décision menacerait la survie du gouvernement de la République islamique, tant le mécontentement populaire grandit dans le pays », estime, dans une tribune au “Monde” daté du 22 mai 2019, Clément Therme. Ce chercheur pour le programme Moyen-Orient de l’International Institute for Strategic Studies (IISS) et qui ajoute : « En d’autres termes, déclencher une guerre signifierait pour le gouvernement iranien menacer sa propre survie en raison du mécontentement populaire lié à la crise économique et à l’absence de progrès significatifs pour les droits des femmes et la liberté d’expression dans le pays sous un gouvernement officiellement modéré ».

Face à cette situation il est également difficile de voir comment Ali Khamenei pourra répondre aux exigences américaines dans une hypothétique négociation, car accepter ne serait-ce qu’une de ces exigences reviendrait à démanteler le CGRI, le pilier de son pouvoir, et à faire face, dans un deuxième temps, aux revendications de la population dans les domaines économiques et culturels ainsi que ceux de la liberté d’expression et des droits de l’Homme. En cédant devant ces revendications, le régime cesserait d’être une théocratie basée sur la suprématie absolue du guide suprême religieux.

Simin Nouri est la Présidente de l’association des femmes iraniennes en France. Co-auteur de l’ouvrage « Où va l’Iran? Regards croisés sur le régime et ses enjeux d’influence », éditions Autrement.

adcali.com 2 Juin 2019

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Iran:Le Guide suprême de la République islamique, Ali Khamenei, en train de passer en revue les Gardiens de la révolution .

Les États-Unis ont officiellement placé les Gardiens de la révolution islamique sur leur liste des organisations terroristes étrangères, faisant ainsi planer le risque de sanctions renforcées contre Téhéran, a annoncé Donald Trump lundi.

C’est “la première fois” qu’une organisation “faisant partie d’un gouvernement étranger” est ainsi désignée, a précisé le président américain dans un communiqué, ajoutant que cette mesure permettrait d’accroître la “pression” contre l’Iran.

Cette mesure “sans précédent”, “est une reconnaissance du fait que l’Iran n’est pas seulement un État soutenant le terrorisme, mais que les Gardiens de la révolution participent activement, financent, et promeuvent le terrorisme”, poursuit le communiqué.

La force Qods, unité d’élite des Gardiens de la révolution, est également concernée par cette désignation, précise le président américain.

Cette force est une branche extérieure qui soutient les forces alliées de l’Iran au Moyen-Orient, comme les troupes du président syrien Bachar el-Assad ou le Hezbollah libanais.

Cette décision “augmentera significativement l’échelle et la portée de notre pression maximale contre le régime iranien”, précise le président américain, qui ajoute: “Si vous faites affaire avec les Gardiens de la révolution, vous financez le terrorisme”.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a de son côté appelé toutes les “entreprises et banques à travers le monde” à couper tout lien financier avec les Gardiens de la révolution islamique. Le régime iranien n’est plus seulement considéré comme un “soutien du terrorisme”, mais “il est lui-même impliqué dans des actes de terrorisme”, a-t-il déclaré après cette annonce concernant l’armée idéologique de la République islamique d’Iran.

adcali.com 9 avril 2019

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Iran: régime de Téhéran réprime les victimes de l’inondation au lieu de leur venir en aide

Peu après que les inondations ont commencé à submerger Chiraz, le régime des mollahs a envoyé son armée, ses véhicules de combat blindés, tels que le BMP-1 de fabrication russe, et ses forces à motocyclette. Cependant, ils n’ont pas été envoyés pour traverser des routes impraticables et secourir des personnes coincées sur les toits ou pour apporter rapidement de l’aide aux victimes, comme cela pourrait être le cas dans la plupart des régions du monde.

Au contraire, ils ont été envoyés pour réprimer les protestations légitimes d’un peuple dont la situation désespérée est ignorée par ses dirigeants.

Ainsi, le peuple iranien a dû, une fois de plus, se sauver en utilisant ses bateaux de pêche pour venir en aide aux familles, aux voisins et aux entreprises.

Oui, l’Iran a de nombreux bateaux rapides et puissants qui auraient pu être déployés pour aider lors des opérations de secours, évacuer les habitants des zones touchées par les inondations ou distribuer de la nourriture et des médicaments – des choses qui auraient en réalité permis de contenir les manifestations. Mais ces bateaux étaient déjà utilisés pour des exercices en mer ou pour harceler des cargos américains au large du golfe Persique ; des choses que le régime a clairement jugées plus importantes que le fait de sauver la vie de son peuple.

L’armée des mollahs dispose de centaines de milliers de sacs de sable pouvant servir à endiguer les eaux de crue, mais ils n’ont pas été utilisés. Ils ont également, avec les Gardiens de la révolution (pasdaran), des ambulanciers paramédicaux et des hôpitaux, mais ils n’ont pas été dépêchés pour aider les blessés. Ils ont même de nombreuses unités d’ingénierie, capables de construire des ponts flottants et des routes en très peu de temps, mais celles-ci n’ont pas été envoyées.

Le peuple iranien a le droit de savoir pourquoi, en dehors de quelques vidéos de propagande soigneusement préparées, le régime et ses forces répressives n’ont pas réussi à aider les victimes. La réalité est que les pasdaran et le régime dans son ensemble ne parviennent pas à aider les populations touchées par un désastre car ils ne se soucient tout simplement pas du peuple iranien. Ce sont d’ailleurs les mollahs qui ont exacerbé l’ampleur du désastre par de nombreuses années de gestion calamiteuse et de corruption en ce qui concerne l’environnement et la préparation aux situations d’urgence.

Les pasdaran, qui n’ont de compte à rendre qu’au Guide Suprême, Ali Khamenei, n’ont qu’une mission : appliquer la répression intérieure et exporter le terrorisme et le chaos. C’est la raison pour laquelle la population veut renverser ce régime.

Il n’est pas étonnant que le régime soit fragile et instable face à la colère explosive de la société. Le Guide Suprême du régime, Ali Khamenei, et son président, Hassan Rohani, savent mieux que quiconque que la société est sur le point de connaître une nouvelle révolte.

adcali.com 05 Avril 2019

به رغم تبلیغات رژیم مردم بدون هیچ امکاناتی مجبورند باریسک جانشان برای تامین مایحتاجشان در سیلاب تردد کنند.با فدای جان و هستی خویش به زودی روزی را به ایران خواهیم رساند که مردم ایران با بهره‌مند شدن ازهمه حقوقشان در نعمت زندگی کنند و از این روزها تنها خاطره‌یی بماند.#سیل_خوزستان#همبستگی_ملی#سپاه_عامل_سیل#سپاه_عامل_جنایت#خامنه‌ای_عامل_ویرانی

Posted by Roya Daroodi on Friday, April 5, 2019

😢نزن باران که ایرانم بر آبه😓🔴 یکی از صدها صحنه دلخراش و آزار دهنده که در طی فاجعه‌ سیل اخیر اتفاق افتاده است @HashemKhastar

Posted by Parvin Heidarian on Thursday, April 4, 2019

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Iran:Pourquoi il est urgent de sauver Nasrin Sotoudeh.

La condamnation de l’avocate et militante des droits humains iranienne Nasrin Sotoudeh est d’une brutalité sans précédent. A l’heure où l’Iran vient d’être nommé à la commission des droits des femmes à l’ ONU, aux côtés de l’Arabie Saoudite, son destin ne concerne pas uniquement les citoyennes de l’Iran mais l’avenir des femmes du monde entier.

J’ai compris qu’ils m’ont arrêtée à cause de ma lutte pour les droits humains, la défense des droits des femmes et mon combat contre la peine de mort. Quoi qu’il en soit, on ne me réduira pas au silence déclarait Nasrin Sotoudeh à la veille de sa grève de la faim en août dernier.

Cette éminente avocate et défenseure des droits humains âgée de 55 ans vient d’être condamnée de façon sauvage par la justice iranienne. En plus des cinq ans qu’elle purge déjà depuis le 13 juin 2018 dans la sinistre prison d’Evin à Téhéran, les juges ont ajouté 33 ans supplémentaires et 148 coups de fouet. Comme le précise Amnesty International, c’est la condamnation la plus sévère recensée contre un défenseur des droits humains en Iran ces dernières années, ce qui laisse à penser que les autorités encouragées par l’impunité généralisée en matière de violations de droits humains, durcissent leur répression.

Les chefs d’accusation comprennent l’incitation à la corruption et à la prostitution, troubles à l’ordre public, rassemblement contre le régime, insulte contre le Guide suprême l’ayatollah Ali Khamenei.

L’avocate et militante des droits humains, récompensée en 2012 par le Prix Sakharov, a été plusieurs fois emprisonnée dans des conditions effroyables pour son engagement. Ses luttes comprennent celle contre la peine de morts pour mineurs (73 exécutés entre 2005 et 2015), la persécution des journalistes et des avocats dissidents, dont Shirin Ebadi, lauréate du Prix Nobel. Les accusations de rassemblement contre le régime et troubles à l’ordre public se réfèrent à sa participation active à la création de la campagne ‘Un Million de Signatures’ en 2005 ainsi qu’au Mouvement Vert de 2009, opposant la réélection de Mahmoud Ahmadinejad et prélude aux révolutions arabes.

Ses prises de position en faveur de manifestations féministes sont les plus connues en Occident et constituent l’incitation à la corruption et à la prostitution. Elle a défendu de nombreuses femmes qui ont refusé de porter le hijab, voile obligatoire en Iran, et elle est même parue tête nue devant ses propres juges.

En attendant, le lendemain de la condamnation, les Nations Unies annonçaient la participation de l’Iran à Commission pour la condition des femmes, instance chargée de juger les violations contre les droits des femmes. L’Iran siège désormais aux côtés de l’Arabie Saoudite, le Bahreïn, le Qatar et le Koweït qui forment le bloc idéologiquement le plus fort parmi les 45 membres. Peut-on voir dans la condamnation de Nasrin Sotoudeh, la prémonition du devenir des droits de la moitié de la population de la planète sous l’égide de ce groupe de travail bien particulier ?

Au sommet annuel des activistes féminins (CSW 63) qui se tient actuellement aux Nations Unies à New York, la présidente de l’Assemblée Générale, María Fernanda Espinosa déclarait le 12 mars dernier que les droits des femmes traversaient une régression mondiale désastreuse. Si en 2015 on pouvait espérer que la disparité entre droits masculins et féminins serait éradiquée d’ici 30 ans, au rythme actuel il nous faudra 107 ans.

La condamnation de Nasrin Sotoudeh est d’une gravité extrême pour les libertés civiles de la population iranienne et celle du Moyen-Orient. Elle rappelle néanmoins l’urgence d’une vigilance accrue pour la préservation de la démocratie et des droits humains, en particulier ceux des femmes dans le monde entier. Des gouvernements populistes de droite en Europe de l’Ouest et de l’Est, tout comme en Amérique du Nord et du Sud se sont attaqués aux droits de base des femmes que l’on croyait longtemps acquis. Il en est de même dans de nombreux pays musulmans régis par des gouvernements islamistes.

Nasrin Sotoudeh est le symbole vivant de nos luttes et de nos espérances pour un monde qui ne doit pas sombrer dans l’obscurantisme. L’Iran a déjà été contraint, devant la pression mondiale, de faire marche arrière lors de précédentes condamnations d’activistes. Chacun de nous peut et doit agir.

#FreeNasreen
freenasrin
adcali.com 28 Mars 2019

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Iran – droits de l’Homme : 33 ans de prison et 148 coups de fouet pour la célèbre avocate Nasrin Sotoudeh.

La célèbre avocate Nasrin Sotoudeh, en compagnie de son mari, Reza Khandan, et de ses deux enfants.

Iran – droits de l’Homme :
33 ans de prison et 148 coups de fouet pour la célèbre avocate Nasrin Sotoudeh.

“Nasrin Sotoudeh a été condamnée à cinq ans de prison pour conspiration contre le système et à deux ans pour avoir insulté le Guide” suprême Ali Khamenei, a déclaré le juge Mohammad Moghiseh, à la tête de la cour révolutionnaire n°28 de Téhéran, a rapporté lundi l’agence de presse semi-officielle Isna.

La cour “a tenu une audience pour ce procès à laquelle ma cliente n’était pas présente et nous avons finalement compris que la cour l’avait condamnée par contumace”, a affirmé à l’agence de presse officielle Irna, Mahmoud Behzadi-Rad, l’un des avocats de Nasrin Sotoudeh. Mahmoud Behzadi-Rad n’a pas précisé la date de l’audience, ni s’il y était présent.

Mais, selon son mari, Reza Khandan, il y a d’autres peines de prison qui ont été prononcées à l’encontre de cette militante des droits de l’homme, soit au total 33 ans d’emprisonnement et 148 coups de fouet pour sept chefs d’accusation.

La déclaration du juge contredit aussi les informations communiquées à Nasrin Sotoudeh par le bureau chargé de l’application des peines dans la prison d’Evin. Il est possible que le juge ait fait allusion aux seules peines prononcées contre elle pour deux de ses sept chefs d’accusation.

Dans un communiqué diffusé ce lundi, Amnesty International qualifie la condamnation de cette ” éminente avocate iranienne des droits humains et défenseure des droits des femmes […] à 33 ans de prison et 148 coups de fouet ” d’” injustice scandaleuse ” et demande qu’elle soit ” libérée immédiatement “.

” Nasrin Sotoudeh, écrit Amnesty, a consacré sa vie à la défense des droits des femmes et à la dénonciation de la peine de mort. Il est scandaleux que les autorités iraniennes la punissent pour son travail en faveur des droits humains. Sa condamnation renforce la réputation de l’Iran en tant qu’oppresseur cruel des droits de la femme “.

Amnesty International rappelle que le juge Mohammad Moghiseh a appliqué la peine maximale prévue par la loi à chacun de ses sept chefs d’accusation. L’article 134 du code pénal iranien autorisant les juges à utiliser leur pouvoir discrétionnaire pour infliger une peine plus élevée que celle prévue par la loi lorsque le défendeur fait l’objet de plus de trois chefs d’accusation, le juge lui a infligé quatre années supplémentaires à sa peine totale de prison, la faisant passer du maximum statutaire de 29 à 33 ans.

Âgée de 55 ans, Nasrin Sotoudeh a été arrêtée en juin 2018. Elle a défendu des journalistes, des activistes et des opposants arrêtés lors des grandes manifestations de 2009 contre la réélection contestée de l’ex-président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad.

Nasrin Sotoudeh avait elle-même passé trois ans en prison entre 2010 et 2013 pour action ” contre la sécurité nationale ” et ” propagande contre le régime “.

En 2012, elle a reçu le prix Sakharov pour la liberté de l’esprit par le Parlement européen. Avant son arrestation en juin 2018, elle a pris la défense de plusieurs femmes arrêtées pour avoir enlevé leur voile en public afin de protester contre le port obligatoire du voile depuis la révolution islamique de 1979.

“L’affaire a été transmise à la cour d’appel”, a indiqué le juge Mohammad Moghiseh à Isna.

(Avec AFP et RFI)

adcali.com 12 mars 2019

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Iran – Mostapha Tajzadeh, un ancien ministre, révèle les tactiques du régime iranien contre sa principale opposition…

Un débat télévisé entre deux anciens responsables iraniens de factions rivales a fait apparaître des réalités accablantes sur les crimes commis par le régime des mollahs.

Lors d’un débat public diffusé par les médias publics, Mostafa Tajzadeh, ancien ministre de l’Intérieur par intérim pendant la présidence de Mohammad Khatami, et Alierza Zakani, un ancien député du parlement, de la faction du Guide suprême Ali Khamenei, ont discuté de différentes questions d’État et des évènements politiques qui se sont déroulés dans le passé.

Au cours du débat, Tazjadeh, qui est lié au camp dit ” réformiste “, a défié Zakani, un célèbre ” conservateur ” renommé, sur deux dossiers qui hantent le régime depuis des décennies.

Deux dossiers litigieux du passé

” Concernant les assassinats en chaîne, ils [les services secrets] ont suggéré à M. Khatami de mettre en œuvre un plan comme à Mashhad, c’est-à-dire de trouver deux membres des [Moudjahidine du peuple] pour les incriminer. Ils voulaient leur extorquer des aveux comme ils savent bien le faire “, a dit l’ancien ministre.

Dans cette seule phrase, Tajzadeh fait des révélations sur deux dossiers litigieux du passé : l’attentat à la bombe contre le Mausolée du 8e Saint des chiites dans la ville de Mashhad, qui a laissé 26 morts et plus de 300 blessés, le 20 juin 1994, et les “assassinats en chaîne”, une vague d’assassinats d’intellectuels et d’écrivains perpétrés par les services secrets en automne 1998.

Après l’attentats de Mashhad en 1994, le pouvoir en place avait tenté d’incriminer l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI ou en persan, MeK) en diffusant des aveux télévisés d’un jeune homme prétendant être lié à cette organisation d’opposition.

Or, quatre ans plus tard, le 4 décembre 1998, Akbar Ganji, un ancien membre des services secrets, reconnaît que le tout était un coup monté de toute pièce par ces derniers dans le cadre d’une campagne de dénigrement contre la principale organisation d’opposition (interview avec le journal Sobh-e Emrouz du 4 décembre 1998).

Le même jour, un autre journal iranien, Aria, citant d’anciens membres des services secrets, précise que c’est Ali Fallahian, le chef des services iraniens qui a organisé l’attentat du Mausolée d’Imam Reza. D’autres aveux faits plus tard par divers officiels de l’époque n’ont laissé aucun doute sur la manigance.

Lors de son débat télévisé, Mostafa Tajzadeh révèle que les services secrets avaient proposé un scénario similaire pour les assassinats de 1998 à Mohammad Khatami, ce qui montre d’ailleurs que ce dernier qui a toujours joué le rôle d’un chef “réformiste” dans le sérail, était parfaitement au courant de tous les excès commis en secret.

Une tactique répétée

Les révélations de Tajzadeh lèvent le rideau sur une tactique répétée et vieillie du régime iranien : commettre des crimes atroces et les imputer à l’OMPI pour diaboliser ce mouvement d’opposition.

La tactique avait d’ailleurs été innovée par le fondateur de la République islamique, l’Ayatollah Rouhollah Khomeiny, qui avait accusé l’OMPI d’avoir mis le feu aux champs et aux cultures des agriculteurs iraniens en 1979.

Le scénario a été répété à maintes reprises pendant toutes ces dernières années encore. La propagande de la théocratie a notamment soutenu que l’OMPI a assassiné des Chiites ou des kurdes irakiens, qu’elle a elle-même orchestré des attaques aux missiles contre ses propres bases, etc…

La dernière en date a été la tentative d’attentat contre la conférence annuelle de l’OMPI à paris, le 30 juin 2018 : un véritable fiasco pour les services secrets iraniens : le complot a été déjoué par les services de trois pays européens, la France, la Belgique et l’Allemagne, et quatre agents secrets iraniens ont été interpellés et incarcérés à Bruxelles, dont un diplomate en poste à Vienne. Mohammad Javad Zari, le ministre iranien des Affaires étrangères avait réagi le lendemain, en prétendant que c’est l’OMPI elle-même qui a fomenté le complot, “pour nuire aux relations de l’Iran avec l’Europe” !

L’ampleur de l’absurdité des allégations produites dans ces mise-en-scène contre l’OMPI, sont à la hauteur des craintes que ressent la théocratie de Téhéran, du côté de ce principal mouvement d’opposition.

adcali.com 28 Janvier 2019