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La communauté internationale doit rompre son silence.

Deux hommes âgés de 17 ans, Mehdi Sohrabifar et Amin Sedaghat (cousins) ont été fouettés puis exécutés par le régime iranien à Chiraz le 25 avril 2019. Les deux garçons n’étaient “pas conscients d’avoir été condamnés à mort”. Leurs familles ne savaient pas non plus qu’elles avaient été condamnées à mort.

Leurs exécutions constituent une violation manifeste du droit international.

Amnesty International: Les autorités iraniennes ont flagellé ces deux garçons dans les derniers moments de leur vie, puis procédé à des exécutions secrètes

https://www.amnesty.org/en/latest/news/2019/04/iran-two-17yearold-boys-flogged-and-secretly-executed-in-ab-abhorrent-violation-of-international-law/

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Deux tiers des exécutions de personnes de moins de 18 ans dans le monde ont été commises par le régime iranien…

Amnesty International a exécuté 145 Annoncé Depuis 1990, délinquants mineurs condamnés (ceux qui avaient commis un crime âgé de moins de 18 ans) dans 10 pays, dont l’Iran. L’Iran à lui seul représente 97 ou deux tiers de toutes les exécutions.

En vertu de la Convention relative aux droits de l’enfant, qui est également membre de l’Iran, les enfants de moins de 18 ans ne sont pas punis de la peine de mort pour avoir commis un crime contre des enfants.

https://t.me/Amnesty_International/1221 …

adcali.com 3 avril 2019

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Iran:Pourquoi il est urgent de sauver Nasrin Sotoudeh.

La condamnation de l’avocate et militante des droits humains iranienne Nasrin Sotoudeh est d’une brutalité sans précédent. A l’heure où l’Iran vient d’être nommé à la commission des droits des femmes à l’ ONU, aux côtés de l’Arabie Saoudite, son destin ne concerne pas uniquement les citoyennes de l’Iran mais l’avenir des femmes du monde entier.

J’ai compris qu’ils m’ont arrêtée à cause de ma lutte pour les droits humains, la défense des droits des femmes et mon combat contre la peine de mort. Quoi qu’il en soit, on ne me réduira pas au silence déclarait Nasrin Sotoudeh à la veille de sa grève de la faim en août dernier.

Cette éminente avocate et défenseure des droits humains âgée de 55 ans vient d’être condamnée de façon sauvage par la justice iranienne. En plus des cinq ans qu’elle purge déjà depuis le 13 juin 2018 dans la sinistre prison d’Evin à Téhéran, les juges ont ajouté 33 ans supplémentaires et 148 coups de fouet. Comme le précise Amnesty International, c’est la condamnation la plus sévère recensée contre un défenseur des droits humains en Iran ces dernières années, ce qui laisse à penser que les autorités encouragées par l’impunité généralisée en matière de violations de droits humains, durcissent leur répression.

Les chefs d’accusation comprennent l’incitation à la corruption et à la prostitution, troubles à l’ordre public, rassemblement contre le régime, insulte contre le Guide suprême l’ayatollah Ali Khamenei.

L’avocate et militante des droits humains, récompensée en 2012 par le Prix Sakharov, a été plusieurs fois emprisonnée dans des conditions effroyables pour son engagement. Ses luttes comprennent celle contre la peine de morts pour mineurs (73 exécutés entre 2005 et 2015), la persécution des journalistes et des avocats dissidents, dont Shirin Ebadi, lauréate du Prix Nobel. Les accusations de rassemblement contre le régime et troubles à l’ordre public se réfèrent à sa participation active à la création de la campagne ‘Un Million de Signatures’ en 2005 ainsi qu’au Mouvement Vert de 2009, opposant la réélection de Mahmoud Ahmadinejad et prélude aux révolutions arabes.

Ses prises de position en faveur de manifestations féministes sont les plus connues en Occident et constituent l’incitation à la corruption et à la prostitution. Elle a défendu de nombreuses femmes qui ont refusé de porter le hijab, voile obligatoire en Iran, et elle est même parue tête nue devant ses propres juges.

En attendant, le lendemain de la condamnation, les Nations Unies annonçaient la participation de l’Iran à Commission pour la condition des femmes, instance chargée de juger les violations contre les droits des femmes. L’Iran siège désormais aux côtés de l’Arabie Saoudite, le Bahreïn, le Qatar et le Koweït qui forment le bloc idéologiquement le plus fort parmi les 45 membres. Peut-on voir dans la condamnation de Nasrin Sotoudeh, la prémonition du devenir des droits de la moitié de la population de la planète sous l’égide de ce groupe de travail bien particulier ?

Au sommet annuel des activistes féminins (CSW 63) qui se tient actuellement aux Nations Unies à New York, la présidente de l’Assemblée Générale, María Fernanda Espinosa déclarait le 12 mars dernier que les droits des femmes traversaient une régression mondiale désastreuse. Si en 2015 on pouvait espérer que la disparité entre droits masculins et féminins serait éradiquée d’ici 30 ans, au rythme actuel il nous faudra 107 ans.

La condamnation de Nasrin Sotoudeh est d’une gravité extrême pour les libertés civiles de la population iranienne et celle du Moyen-Orient. Elle rappelle néanmoins l’urgence d’une vigilance accrue pour la préservation de la démocratie et des droits humains, en particulier ceux des femmes dans le monde entier. Des gouvernements populistes de droite en Europe de l’Ouest et de l’Est, tout comme en Amérique du Nord et du Sud se sont attaqués aux droits de base des femmes que l’on croyait longtemps acquis. Il en est de même dans de nombreux pays musulmans régis par des gouvernements islamistes.

Nasrin Sotoudeh est le symbole vivant de nos luttes et de nos espérances pour un monde qui ne doit pas sombrer dans l’obscurantisme. L’Iran a déjà été contraint, devant la pression mondiale, de faire marche arrière lors de précédentes condamnations d’activistes. Chacun de nous peut et doit agir.

#FreeNasreen
freenasrin
adcali.com 28 Mars 2019

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ouveau chef du pouvoir judiciaire iranien : droits de l’homme en danger.

’histoire se répète. Le régime iranien a de nouveau nommé un criminel à la tête du ministère de la Justice. Après la nomination de Alireza Avaïe l’année dernière, cette année, il s’agit d’Ebrahim Raïssi. Les deux hommes, rappelons-le, sont tenus pour responsables des terribles massacres de 1988 en Iran et n’ont toujours pas été traduit en justice.

En 1988, plus de 30 000 prisonniers politiques ont été exécutés à la suite d’une fatwa de Khomeiny.
. Des « commissions de la mort » ont été mises en place et toute personne affiliée à l’opposition était systématiquement exécutée. Si les personnes arrêtées n’avaient pas été exécutées, la révolution aurait certainement pris un autre tournant.

Membre de ces tristement célèbres commissions, Ebrahim Raïssi est l’un des auteurs de ces massacres. À l’époque, il était Procureur adjoint de Téhéran et directement responsable de l’exécution des détenus à la prison de Téhéran. Des témoins affirment que des prisonniers mineurs et des femmes en enceintes ont été pendus par groupes de deux ou trois dans une zone isolée derrière la cour de la prison sur ses ordres. À ce jour, Raïssi a toujours refusé de faire des commentaires publics sur ses exactions.

Cet événement a été décrit comme le crime contre l’humanité le plus atroce commis depuis la Seconde Guerre mondiale par de nombreuses ONG, y compris Amnesty International.

’impunité des criminels
Ce nouveau ministre de la Justice mais aussi ex candidat à la présidence apparaît également dans une liste des responsables du massacre de 1988 publiée dans un rapport de l’ONG britannique « Justice for Victims of 1988 Massacre in Iran » présenté à Genève lors d’une conférence en 2016.

On constate que l’inaction et l’insensibilité de la communauté internationale vis-à-vis de cet événement dramatique ont permis au régime iranien de continuer à violer le droit international et les droits humains. L’inaction de la communauté internationale à enquêter sur ce crime atroce a fourni un terreau propice à une culture de l’impunité pour les mollahs au point que les responsables de ces « commissions de la mort » sont aujourd’hui ceux qui se présentent à l’élection présidentielle ou sont nommés ministre de la Justice. Ebrahim Raïssi, en est le parfait exemple.

On ne sait toujours pas aujourd’hui combien de victimes ont été exécutées et où ces dernières ont été enterrées en secret. En effet, les autorités ont déployé diverses tactiques pour détruire les preuves.

Ce qui s’est passé dans les prisons iraniennes en 1988 laisse une marque indélébile dans la mémoire collective du peuple iranien. La seule façon de l’effacer serait une enquête approfondie pour identifier ceux qui ont abusés de leur pouvoir pour exécuter des milliers d’opposants politiques. Sans une action internationale visant à définir les responsabilités de chacun lors du massacre de 1988, la détérioration de la situation déjà terrible des droits humains en Iran continuera.

La société civile conteste
Depuis l’été 2016, la société civile iranienne défie le gouvernement en discutant ouvertement du massacre de 1988 et demande justice, en vain.

Par ailleurs, on observe des manifestations grandissantes contre le pouvoir théocratique. Le régime iranien tente par tous les moyens d’enrayer ces soulèvements en faisant de la répression de masse. Avec plus de 7.000 arrestations de dissidents, 2018 est une « année de la honte » pour l’Iran, a dénoncé Amnesty International le mois dernier.

Avec la nomination de Ebrahim Raissi à la plus haute autorité de la Justice, la répression va s’accentuer davantage. Dans les milieux politiques iraniens, on dit que sa nomination vise à supprimer l’opposition. Ses derniers propos sont inquiétants et semblent valider les bruits de couloirs : « La personne la plus sage de ces derniers siècles était l’imam Khomeiny qui avait ordonné de tuer tous ceux qui avaient des idées hypocrites. Aujourd’hui aussi, si nous trouvons des membres du NCRI [Conseil national de la Résistance iranienne], nous ferons la même chose avec eux », a-t-il déclaré.

Hamid Enayat

adcali.com 27 mars 2019

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Iran – droits de l’Homme : 33 ans de prison et 148 coups de fouet pour la célèbre avocate Nasrin Sotoudeh.

La célèbre avocate Nasrin Sotoudeh, en compagnie de son mari, Reza Khandan, et de ses deux enfants.

Iran – droits de l’Homme :
33 ans de prison et 148 coups de fouet pour la célèbre avocate Nasrin Sotoudeh.

“Nasrin Sotoudeh a été condamnée à cinq ans de prison pour conspiration contre le système et à deux ans pour avoir insulté le Guide” suprême Ali Khamenei, a déclaré le juge Mohammad Moghiseh, à la tête de la cour révolutionnaire n°28 de Téhéran, a rapporté lundi l’agence de presse semi-officielle Isna.

La cour “a tenu une audience pour ce procès à laquelle ma cliente n’était pas présente et nous avons finalement compris que la cour l’avait condamnée par contumace”, a affirmé à l’agence de presse officielle Irna, Mahmoud Behzadi-Rad, l’un des avocats de Nasrin Sotoudeh. Mahmoud Behzadi-Rad n’a pas précisé la date de l’audience, ni s’il y était présent.

Mais, selon son mari, Reza Khandan, il y a d’autres peines de prison qui ont été prononcées à l’encontre de cette militante des droits de l’homme, soit au total 33 ans d’emprisonnement et 148 coups de fouet pour sept chefs d’accusation.

La déclaration du juge contredit aussi les informations communiquées à Nasrin Sotoudeh par le bureau chargé de l’application des peines dans la prison d’Evin. Il est possible que le juge ait fait allusion aux seules peines prononcées contre elle pour deux de ses sept chefs d’accusation.

Dans un communiqué diffusé ce lundi, Amnesty International qualifie la condamnation de cette ” éminente avocate iranienne des droits humains et défenseure des droits des femmes […] à 33 ans de prison et 148 coups de fouet ” d’” injustice scandaleuse ” et demande qu’elle soit ” libérée immédiatement “.

” Nasrin Sotoudeh, écrit Amnesty, a consacré sa vie à la défense des droits des femmes et à la dénonciation de la peine de mort. Il est scandaleux que les autorités iraniennes la punissent pour son travail en faveur des droits humains. Sa condamnation renforce la réputation de l’Iran en tant qu’oppresseur cruel des droits de la femme “.

Amnesty International rappelle que le juge Mohammad Moghiseh a appliqué la peine maximale prévue par la loi à chacun de ses sept chefs d’accusation. L’article 134 du code pénal iranien autorisant les juges à utiliser leur pouvoir discrétionnaire pour infliger une peine plus élevée que celle prévue par la loi lorsque le défendeur fait l’objet de plus de trois chefs d’accusation, le juge lui a infligé quatre années supplémentaires à sa peine totale de prison, la faisant passer du maximum statutaire de 29 à 33 ans.

Âgée de 55 ans, Nasrin Sotoudeh a été arrêtée en juin 2018. Elle a défendu des journalistes, des activistes et des opposants arrêtés lors des grandes manifestations de 2009 contre la réélection contestée de l’ex-président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad.

Nasrin Sotoudeh avait elle-même passé trois ans en prison entre 2010 et 2013 pour action ” contre la sécurité nationale ” et ” propagande contre le régime “.

En 2012, elle a reçu le prix Sakharov pour la liberté de l’esprit par le Parlement européen. Avant son arrestation en juin 2018, elle a pris la défense de plusieurs femmes arrêtées pour avoir enlevé leur voile en public afin de protester contre le port obligatoire du voile depuis la révolution islamique de 1979.

“L’affaire a été transmise à la cour d’appel”, a indiqué le juge Mohammad Moghiseh à Isna.

(Avec AFP et RFI)

adcali.com 12 mars 2019

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Amnesty appelle l’ONU à traiter l’impunité résultant des crimes contre l’humanité en Iran

Dans une déclaration écrite au 40e conseil des droits de l’homme de l’ONU qui se tient du 25 février au 22 mars 2019 à Genève, Amnesty international frappe fort en exhortant l’ONU à prendre à bras le corps la question de l’impunité dont jouit le régime en Iran au fil de ses crimes contre l’humanité, notamment le massacre de 30.000 prisonniers politiques durant l’été 1988

adcali.com 06 mars 2019

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Iran : 40 ans après la révolution, un régime affaibli.

Hassan Rohani, président de l’Iran (à gauche) | AFP

Simin NOURI, co-auteur de l’ouvrage « Où va l’Iran ? Regards croisés sur le régime et ses enjeux d’influence » aux éditions Autrement, fait le point sur la situation politique de ce pays qui va fêter les 40 ans de la révolution qui a placé ce régime théocratique au pouvoir.

Alors que les autorités iraniennes s’apprêtent à célébrer le 40e anniversaire de la révolution, l’état de santé de la théocratie est alarmant à l’intérieur et son bilan en matière des droits de l’Homme est glaçant. La répression du gouvernement est à la hauteur du danger qu’il ressent face aux troubles, à travers le pays, liés à la pauvreté, à la corruption et au manque de libertés politiques et sociales.

Tout au long de l’année 2018, le peuple est descendu dans les rues de Téhéran et des villes de province pour protester contre l’effondrement du rial, la misère économique ou la destruction de l’environnement. L’aggravation de la crise iranienne, conséquence de la mauvaise gestion du gouvernement, de la corruption et du gâchis dans des guerres et des programmes nucléaire et balistique controversés, a déclenché des grèves et des manifestations pour réclamer la justice et le changement du régime.

Les sanctions imposées par les États-Unis fragilisent davantage le pouvoir. Las de tant d’années de dictature, les Iraniens tiennent les autorités pour responsable de l’isolement de l’Iran et ne croient plus à la propagande officielle, comme l’indique leur slogan repris en boucle : « L’ennemi est ici, ils mentent en disant que c’est l’Amérique. »

Selon Amnesty International, les autorités iraniennes ont arrêté plus de 7 000 dissidents lors d’opérations de répression, entraînant la condamnation de centaines de personnes à la prison ou aux coups de fouet.

Manifestation à Paris le 8 février
Pour Philip Luther, directeur de recherche pour le Moyen-Orient chez Amnesty International, « 2018 restera dans l’histoire comme une année honteuse pour l’Iran. Le nombre des arrestations, des emprisonnements et des peines de flagellation témoigne des efforts extrêmes déployés par les autorités pour réprimer la dissidence pacifique ».

Il ajoute : « Des enseignants sous-payés aux travailleurs des usines qui luttent pour nourrir leur famille, ceux qui ont osé revendiquer leurs droits en Iran aujourd’hui ont payé un lourd tribut. Tout au long de 2018, les autorités iraniennes ont mené une répression particulièrement sinistre contre les défenseurs des droits des femmes. Les gouvernements engagés dans un dialogue avec l’Iran n’ont pas le droit de rester silencieux alors que la répression se durcit de jour en jour. »

Selon le Comité de Soutien aux Droits de l’Homme en Iran (CSDHI), au moins une cinquantaine de manifestants ont été tués, dont une quinzaine sous la torture en prison.

Hassan Rohani, président de cette théocratie, avait été présenté comme modéré. Les statistiques trahissent la véritable nature de son régime.

Ces crimes démentent les prétentions de modération des mollahs. L’implication de ses diplomates dans plusieurs projets d’attentats en Europe, dont à Paris contre le grand rassemblement du Conseil national de la Résistance iranienne en juin dernier, confirme les craintes de Téhéran de la montée en puissance de son opposition.

Il est temps pour les pays occidentaux de conditionner leurs relations avec l’Iran à la fin des condamnations et exécutions arbitraires et du terrorisme. Alors que le spectre d’effondrement est évoqué par les mollahs, le soutien aux aspirations de la population pour le changement démocratique dans le pays doit être une priorité.

Le 8 février, une grande manifestation en ce sens est prévue à Paris. Cet événement fédérateur sera l’occasion de faire écho aux aspirations du peuple opprimé de l’Iran et d’affirmer qu’une option démocratique existe et qu’il y a une alternative au pouvoir des mollahs.

https://www.ouest-france.fr/reflexion/point-de-vue/point-de-vue-iran-40-ans-apres-la-revolution-un-regime-affaibli-6213555?fbclid=IwAR2vfZNCnGzyYqNjgFZUH12xRaE–wZ9jSDuZ9q3fi9avon4BZIrbaKOr

adcali,com ,12 ,février, 2019

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Quatrième peine de flagellation en un mois dans le sud-est de l’Iran

January 7, 2019 in Human Rights

 
L’homme était identifié comme étant Esmail Arbabi et avait été fouetté pour la deuxième fois à Iranshahr pour vol qualifié.

Selon des groupes de défense des droits de l’homme, il s’agit de la quatrième peine de flagellation publique en un mois à Iranshahr, dans la province appauvrie du Sistan et du Baluchestan.

Selon des témoins oculaires, les coups de fouet étaient si violents que la victime a perdu connaissance et a été emmenée à l’hôpital sans connaissance. Il a également été condamné à deux ans de prison.

Auparavant, un homme identifié comme Hamed Karamzehi avait été condamné à 74 coups de fouet en public et à 10 mois de prison pour vol à main armée dans cette ville.

L’Iran ne considère pas la flagellation comme une torture ou une punition inhumaine et l’utilise pour «donner l’exemple».

Le président de la commission des industries et des mines du Parlement européen a récemment encouragé le recours à la flagellation et à l’exécution pour les «délinquants économiques».

«Si deux personnes sont fouettées à fond et si deux personnes sont exécutées à temps pour contrôler le marché, ce sera une leçon pour tous les autres», a déclaré Aziz Akbarian dans un entretien avec Alborz Radio, une entreprise publique, en décembre 2018.

Philip Luther, d’Amnesty International, a déclaré: «Le recours à des peines cruelles et inhumaines, telles que la flagellation, l’amputation et l’aveuglement, est une atteinte effroyable à la dignité humaine et constitue une violation de l’interdiction absolue de la torture et des peines ou traitements dégradants en vertu du droit international.”

«En tant que partie au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, l’Iran est légalement tenu d’interdire la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Il est tout simplement inacceptable que les autorités iraniennes continuent d’autoriser de telles sanctions et de les justifier au nom de la défense de la morale religieuse », a-t-il déclaré en juillet 2018 dans un communiqué condamnant l’agression sexuelle d’un jeune homme pour avoir consommé de l’alcool.

En vertu de la loi iranienne, plus de 100 «infractions» sont passibles de la flagellation. Les infractions comprennent le vol, les voies de fait, le vandalisme, la diffamation et la fraude. Ils couvrent également des actes qui ne devraient pas être criminalisés, tels que l’adultère, les relations intimes entre hommes et femmes non mariés, «l’atteinte à la morale publique» et les relations sexuelles consenties entre personnes du même sexe.

En janvier 2016, le Comité des droits de l’enfant, l’organe des Nations Unies chargé de surveiller la mise en œuvre de la Convention relative aux droits de l’enfant par les États parties, a exhorté l’Iran à «abroger immédiatement toute disposition autorisant ou sanctionnant les traitements cruels, inhumains ou dégradants». des enfants”

adcali.com 7 January 2019

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Iran Regime Breaks Legs and Shoulder of Political Prisoner in Vicious Beating.

12 December 2018.

By Staff Writer

Iranian political prisoner Arzhang Davoodi had both of his legs and his shoulder broken after being beaten and thrown off a staircase at Zahedan Central Prison in Baluchistan province, according to sources, and medical diagnoses say that he will not be able to walk without aid for the rest of his life.

Davoodi, 65, was summoned to the prison’s chief office on April 3, where his hands and feet were enchained. As he left the room, the deputy chief of the president shoved him off the staircase from the second floor and, as Davoodi’s feet and hands were still in shackles, he was unable to maintain his balance. This assault resulted in the breakage of Davoodi’s right thighbone and left tibia, the dislocation of his shoulder and bruises on his spinal cord.

Currently, Davoodi, a teacher, can barely walk even with a walker and is being kept in a dirty, dark room in the prison’s quarantine section, which is only worsening his already poor health.

Davoodi has been on hunger strike since March 3 in protest at being kept in a small solitary confinement unit since August 2017, with denial of access to family visits, phone calls, communications with prisoners, free airtime, reading, television, and access to medication and suitable food.

In an open letter, dated March 2018, Davoodi explained the reasons for his hunger strike.

He wrote: “I merely want some air and some sunlight, of which I’ve been inhumanly deprived since August. This shameless and lengthy suppression of my rights has worsened my heart condition and diabetes. It has caused my eyesight to become dim… When I was returned to Zahedan prison, my physical conditions further deteriorated, because I’m being held in a very small cell, known as ‘solitary no.2’ of the prison’s quarantine section… The very harsh measures seen in the prisons of this province is not only imposed against political prisoners. This nature is literally seen in all forms of this regime’s authorities who always resort to force.”

He also called on Zeid Ra’ad al-Hossein, the UN High Commissioner for Human Rights, and other human rights organizations to investigate Iran’s prisons.

Davoodi, who was taken to Zahedan prison in January, was arrested in 2003 for criticizing Iran’s human rights record in a documentary that investigated the suspicious death of Zahra Kazemi, a Canadian-Iranian photojournalist. During his time in prison, Davoodi has been repeatedly tortured, beaten, kept in solitary confinement and kept in unsanitary conditions.

Amnesty International has repeatedly called for Davoodi to be released immediately as he is a “prisoner of conscience”.

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Iran : Neuf femmes militantes des droits de l’homme conduites à la prison d’Evine.

La situation des droits de l’homme en Iran ne s’est pas améliorée en dépit des appels lancés au régime iranien par les organisations humanitaires internationales pour qu’il soit mis un terme aux graves violations.

Selon des informations récentes en provenance du pays, neuf militantes ont été conduites à la sinistre prison d’Evine, à Téhéran. Cette prison abrite de nombreux prisonniers politiques. Selon Me Amir Raisian, les neuf femmes ont été inculpées cette semaine pour leur implication pour la défense des droits de l’homme.

En Iran, les militants subissent des sanctions sévères pour leurs activités et sont accusés de toutes sortes d’infractions. Certaines accusations portent notamment sur la menace à la sécurité nationale ou sur des actes de propagande contre le régime.

Depuis le début des manifestations qui ont commencé à la fin de l’année dernière, de nombreux manifestants non armés ont été tués par les forces de sécurité. Un grand nombre de manifestants a également été arrêté et incarcéré dans des prisons où ils font l’objet de violence.

Les prisonniers politiques se voient refuser le droit de visite et ne sont pas souvent autorisés à se faire représenter par un avocat de leur choix. Les proches des prisonniers politiques affirment que les prisonniers ont le choix entre quelques dizaines d’avocats du gouvernement.

Les violations des droits de la personne en Iran durent depuis des décennies. En 1988, les autorités, sous les ordres du Guide Suprême de l’époque, ont exécuté plus de 30 000 prisonniers politiques, dont la plupart étaient des membres de l’opposition. Le peuple iranien demande toujours justice pour ce crime contre l’humanité.

Amnesty International a déclaré dans son dernier rapport sur la situation des droits de l’homme dans le monde que les problèmes en Iran sont très préoccupants : « En Iran, les autorités ont emprisonné des dizaines de critiques pacifiques, notamment des militants des droits des femmes, des défenseurs des droits des minorités et des écologistes, des syndicalistes, des avocats et des personnes en quête de vérité, de justice et de réparation pour les exécutions massives des années 80.

L’organisation a également décrit l’Iran comme l’un des utilisateurs les plus prolifiques de la peine de mort et a condamné le régime d’exécution des personnes âgées de moins de 18 ans au moment où elles ont commis le crime présumé. Elle s’est également déclarée préoccupée par le harcèlement dont font l’objet les personnes qui font campagne contre la peine de mort – certaines parmi elles ont été emprisonnées.

adcali.com 10 novembre 2018.