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Iran:Free anti-death penalty activist Atena Daemi…

Atena Daemi is an anti-death penalty campaigner and a women’s rights activist serving a seven-year prison sentence in Iran for her peaceful activism. Her crime? Handing out anti-death penalty leaflets and criticizing Iran’s execution record on social media.

Lire plus et voir:

https://www.amnesty.org/en/get-involved/take-action/w4r-2018-iran-ateni-daemi/

🔴درخواست حمایت پدرو مادر اتنا دائمی از مردم برای حمایت از اتنا و زندانیان سیاسی.#اتحاد_ایران_همبستگی_ملی#جمهوری_جور_جهل_جنایت #میدان_میلیونی

Posted by Eddy Javaher on Tuesday, November 27, 2018

adcali.com 01,12,2018

Iran : Vers le début de la fin du régime des mollahs ؟

MOYEN-ORIENT I Depuis la fin de l’année 2017, les manifestations se multiplient en Iran. Toutes les corporations, les unes après les autres, se rebellent contre un régime plus qu’autoritaire qui n’use que de la répression et de la propagande pour toute réponse aux revendications légitimes d’un peuple fatigué d’avoir peur.

Rohani – Mollahs
Hassan Rohani I AFP/ATTA KENARE

En ce début juin, les routiers poursuivent leur effort. Le 1er juin dernier, ils en étaient déjà à leur deuxième semaine de grève malgré les menaces de la théocratie. Mais alors que ces menaces sont toujours plus prégnantes, les soutiens se font également de plus en plus nombreux. A quelques jours de la grande manifestation Parisienne pour un Iran libre, le contexte du pays devient électrique électrique.

Deuxième semaine de grève des camionneurs
Dans un pays où 90 % des transports de marchandises s’effectue par camion, la grève des routiers a forcément un impact sur l’économie du pays. Une économie déjà rendue exsangue par une gestion déplorable des ressources de la part des pasdarans. Et pour cause, toute l’économie du pays est tournée vers l’effort de guerre et la répression interne. La force Qods est présente dans de nombreux pays du Moyen-Orient et de très nombreux groupuscules de mercenaires terroristes islamistes sont financés par l’état Iranien. Ces derniers ayant pour but de continuer de déstabiliser les autres états de la région afin d’exporter la vision despotique du velayat-e-faqih (Guide suprême religieux) partout où cela semble possible. De fait, les conséquences de ces choix belliqueux se font ressentir à l’intérieur du pays, mais aussi sur tous les plans.

En bloquant totalement les transports routiers, les camionneurs savent qu’ils engagent un véritable bras de fer avec le régime. Et ce dernier use de stratagèmes toujours plus retors pour essayer de débloquer la situation. Pourtant, le remède est simple ; il suffit juste de rendre au peuple sa liberté. Aujourd’hui, les routiers sont soutenus par la fédération internationale des ouvriers du transport, qui représente 20 millions d’ouvriers environ à travers le monde. Et la solidarité affichée est pleine et entière. Toutes les provinces et pas moins de 300 villes sont désormais touchées par la grève. A la base, les routiers luttent pour pouvoir simplement vivre décemment de leur travail. Mais pour toute réponse, ils n’ont reçus que des menaces. Le conflit se durcit, venant gonfler inexorablement la liste des mécontentements du peuple en Iran.

Les artistes entrent dans la danse
Le 27 mai dernier, alors qu’une cérémonie funéraire était organisée pour célébrer le décès de la grande star de cinéma Naser Malek Motii, la procession s’est vite transformée en manifestation contre le régime. Les cris retentissaient :

A bas le dictateur, hommage à Naser !

Jamais depuis 1979 il n’y avait eu autant de protestations en Iran, signe d’un régime qui perd vraiment pied face aux revendications du peuple. Dans sa logique propagandiste, le régime a fait la sourde oreille et a organisé une grande réception à laquelle le président du régime des mollahs, Hassan Rohani, a convié plusieurs artistes. Mais là encore, l’échec a été cuisant. Les artistes, n’hésitant plus à exprimer tout haut sur la toile ce que le peuple cri depuis des décennies dans la rue, ont décliné l’invitation. Désormais, c’est le nombre incalculable de followers de ces derniers, partout dans le monde, qui ont un accès direct aux événements. On retiendra ces mots d’une célèbre artiste Iranienne :

Au lieu de m’inviter, invitez plutôt la prisonnière politique et artiste Atena Daemi qui n’est en prison que pour avoir défendu les droits de l’homme.

Routiers, artistes, marchands et commerçants se mettent donc en grève générale, en plus de toutes les corporations déjà évoquées plus haut. A Mashad, la deuxième ville du pays, les commerçants refusent désormais d’ouvrir leurs échoppes. Certaines provinces sont même parvenues à faire céder le gouvernement après plus de trois semaines de grèves ininterrompues. C’est notamment le cas au Kurdistan. Désormais, le peuple croit réellement en ses chances de renverser le régime et d’accéder enfin à une démocratie vraie. Si les décennies de terreur entretenues par les mollahs ont longtemps freiné l’ardeur du peuple, c’en est terminé. Tous espèrent la chute des tyrans et tous sont prêts à monter au front.

Pour un Iran enfin libre et en paix avec le monde Le 30 juin prochain, le grand rassemblement pour un Iran libre à Villepinte arborera les couleurs de l’espoir de liberté.

adcali.com 11 Juin 2018

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Iran : appel pour faire libérer les prisonniers en grève de la faim

Des défenseurs des droits humains exhortent les autorités iraniennes à libérer plusieurs prisonniers qui ont pris part à une grève de la faim. Les militants affirment que trois prisonniers qui sont en grève de la faim sont emprisonnés dans une situation dangereuse.

Les trois prisonniers en question sont Golrokh Iraii, Atena Daemi et Arash Sadeghi.

Mme Golrokh Iraii, qui en est aujourd’hui à son 74e jour de grève de la faim, a été condamnée à une peine de six ans d’emprisonnement pour « insulte à l’Islam ». Elle avait été arrêtée lors d’une descente de police et d’une perquisition à son domicile. La police n’avait pas de mandat de perquisition, mais n’en a pas tenu compte.

Les policiers ont trouvé des histoires privées et non publiées qu’elle avait écrites et ont été utilisées comme preuves pendant son procès. Un juge a décrit ces écrits comme offensants pour l’Islam.

Golrokh Iraii souffre de plusieurs problèmes de santé, dont un gonflement des jambes et des problèmes rénaux. Elle a perdu trois calculs rénaux jusqu’à présent.

Elle est actuellement détenue dans la prison de Qarchak – dans un bâtiment qui servait autrefois pour l’élevage de poulets. Des centaines de femmes sont emprisonnées là et vivent dans des conditions de détentions insalubres. La surpopulation carcérale exacerbe le problème et les prisonnières n’ont pas accès à des choses indispensables comme une aération convenable et de l’air frais, de la nourriture et de l’eau potable. Les prisonnières n’ont pas non plus accès à des soins médicaux ni à leur traitement essentiel.

La contagion de maladies infectieuses est impossible à contrôler et la consommation de stupéfiants est endémique. Des rapports indiquent également un haut niveau de violence entre les détenues et les attaques de gardiens de prison sont monnaie courante.

Arash Sadeghi, le mari de Mme Iraii, est également emprisonné et a été condamné à une peine de 15 ans de prison pour « insulte au fondateur de la République islamique » et pour « propagande contre le système. » Il a été puni pour avoir demandé le retour de sa femme dans la prison d’Evin dans la capitale jusqu’à sa libération.

Une autre détenue, Atena Daemi, a pris part à une grève de la faim.

Malheureusement, ce phénomène est devenu courant ces dernières années en Iran. Face à leur arrestation injuste, ainsi qu’aux tortures cruelles qu’ils doivent endurer, les prisonniers sentent souvent qu’ils n’ont pas d’autre choix.

L’emprisonnement de ces personnes qui ont élevé leur voix contre la corruption des dirigeants, n’est qu’un autre exemple de la brutalité du régime. Le régime qui sait que sa fin est proche, essaie de faire taire sans ménagement les personnes qui souhaitent un changement de régime.

Àu début de l’année des manifestations antigouvernementales ont éclaté dans plus de cent villes dans le pays. Les protestations se dirigeaient d’abord contre la mauvaise gestion de l’économie et la corruption au sein du régime, mais les manifestants ont rapidement scandé : « à bas le Guide suprême » et « à bas Rohani. »

adcali. com

17 Avril 2018

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Iran : Appel Pour Faire Libérer Les Prisonniers En Grève De La Faim

Des défenseurs des droits humains exhortent les autorités iraniennes à libérer plusieurs prisonniers qui ont pris part à une grève de la faim. Les militants affirment que trois prisonniers qui sont en grève de la faim sont emprisonnés dans une situation dangereuse.

Les trois prisonniers en question sont Golrokh Iraii, Atena Daemi et Arash Sadeghi.

Mme Golrokh Iraii, qui en est aujourd’hui à son 68e jour de grève de la faim, a été condamnée à une peine de six ans d’emprisonnement pour « insulte à l’Islam ». Elle avait été arrêtée lors d’une descente de police et d’une perquisition à son domicile. La police n’avait pas de mandat de perquisition, mais n’en a pas tenu compte.

Les policiers ont trouvé des histoires privées et non publiées qu’elle avait écrites….

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Faudrait-il censurer cette situation aux yeux de l’opinion française ?

UN PARTENAIRE DE LA FRANCE ?
Indéfendable sur le dossier des droits humains, comme l’attestent des rapports incessants des Nations-Unis et des ONG dénonçant les violations graves et flagrantes de ces droits et les tortures systématiques des prisonniers politiques, c’est sur le terrain de la politique étrangère que le lobby dont Delphine O est devenue l’une des plus ferventes ambassadrice a un temps cherché à promouvoir le régime et vendre les mérites d’une « collaboration stratégiques ». Alors que le régime iranien est la cause principale des crises multiples qui ravagent le Moyen-Orient, ce lobby n’a cessé de vanter « l’importance du rôle de l’Iran dans les enjeux régionaux » et à qui il faut reconnaitre une part d’influence pour étendre son idéologie islamiste. Pour Delphine O, il faut « arrimer durablement l’Iran dans le jeu international. Une telle réintégration du pays renforcerait l’aile réformatrice du régime et pourrait contribuer à responsabiliser la République islamique sur les grands dossiers régionaux » (Le Cercle des Echos, le 13/10/2017).

Le 5 mars dernier, le Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean Yves Le Drian a tenté par son voyage à Téhéran d’« arrimer l’Iran dans le jeu international ». Peu après son retour le Quai d’Orsay déclarait au sujet des missiles fournis par l’Iran aux rebelles Houthi du Yémen : « Le transfert de capacités de missiles à des acteurs non étatiques susceptibles de les utiliser contre des Etats constitue un comportement irresponsable et contraire au droit. La France continuera de la lutte contre ce type de comportements une priorité de son action extérieure. » (France Diplomatie :Tirs de missiles balistiques – Q&R – Extrait du point de presse (26 mars 2018)

Des évidences convergentes tendent à montrer que depuis l’accord nucléaire de juillet 2015, le régime et ses Pasdaran ont continué à cheminer dans la voie contraire à la modération et à la responsabilisation. Delphine O et ses amis occultent l’implacable vérité qu’un régime théocratique, de surcroit basé par sa constitution sur le principe du pouvoir absolu d’un Guide suprême religieux, est par essence irréformable. Cela fait des années que la politique de complaisance vis-à-vis du régime intégriste a fait la preuve de son vanité. Mais il faut cependant reconnaitre au contraire qu’elle a servi à prolonger sa vie au détriment de l’instauration d’une démocratie en Iran.

Le président Emmanuel Macron a quant à lui bien compris que le régime iranien ne peut être un « partenaire » de la France. « L’Iran n’est pas un partenaire, nous avons une relation qui est structurée à travers un accord sur le nucléaire. Il faut le compléter par une discussion et un accord structuré sur l’activité balistique et une discussion stratégique sur la place de l’Iran dans la région pour lutter contre objectivement aujourd’hui des actions de déstabilisation menées (par Téhéran) dans plusieurs pays », déclarait le président français dans une interview à RFI le 29 novembre 2017. Son ministre des AE, Jean-Yves Le Drian, alertait pour sa part sur la menace du régime pour ses voisin alors que les missiles du régime prolifèrent aux mains du Hezbollah libanais et des milices yéménites : « Il y a les programmes balistiques de plusieurs milliers de kilomètres de portée qui ne sont pas conformes aux résolutions du Conseil de sécurité et dépassent les seuls besoins de sécurité des frontières de l’Iran. »

Face à ces réalités, peut-on tolérer la propagande d’un lobby qui se garde bien d’évoquer le rôle néfaste des Gardiens de la révolution (pasdaran) qui dominent l’essentiel de l’économie et consacrent les immenses ressources naturelles et humaines du pays à faire fonctionner leur machine militariste, vouée à la répression interne et à des visées de domination régionale ? Celles-ci se traduisent dans des programmes nucléaires et balistiques onéreux, dans le soutien aux mouvements islamistes dans la région et dans une campagne meurtrière aux côtés de Bachar El Assad. Le régime a dépensé plus de 100 milliards de dollars en Syrie pour le maintien du dictateur en place sans compter le financement exorbitants de ses milices mercenaires au Liban, Irak, Yémen et Afghanistan.

LA RÉVOLTE DE JANVIER EN IRAN : LA RUINE DES APOLOGISTES
Le discours positif et candide de Madame Delphine O a été cruellement bouleversé par le soulèvement populaire de décembre 2017 et janvier 2018 en Iran. Alors qu’elle n’avait eu de cesse de vanter les mérites d’un régime « stable » et « populaire », l’explosion de la colère populaire à l’égard de l’ensemble du régime et ses dirigeants – tant Rohani que Khamenei, tant les « modérées » que les conservateurs – a fait voler en éclat la thèse d’un régime modéré, de plus en plus ouvert. La population a renvoyé dos à dos toutes les factions du régime, tenues responsables de la misère politique et économique du pays.

« Réformateur, conservateur, votre jeu est terminé », « laissez tranquille la Syrie, occupez-vous de nous », « à bas Rohani, à bas Khamenei », ont scandé les manifestants dans plus de 140 villes. Un mouvement de révolte inédit tant par son étendue que par la radicalité de ses revendications, avec des appels au renversement de la dictature. Bien qu’il fût brutalement réprimé, avec une cinquantaine de manifestants tués, dont douze en détention à la suite de sévices, une grogne sociale irrépressible se poursuit depuis plusieurs mois en Iran.

Les experts ne partagent pas du tout cet optimisme à l’égard du régime iranien. A lire dans les pages du Monde l’article du sociologue Farhad Khosrokhavar ou l’interview de Stéphane Dudoignon, chercheur au CNRS, qui estime quant à lui que « le pouvoir iranien est dépassé par l’ampleur des manifestations. Cette année, ce sont les quartiers populaires de Téhéran qui sont descendus dans la rue. C’est-à-dire la base sociale du régime. On peut donc parler d’effritement idéologique et sociologique de la République islamique (…) J’insiste : le rejet actuel dépasse la personne du président et concerne l’ensemble de la République islamique. Certaines déclarations de responsables du régime semblent indiquer que la peur est peut-être en train de changer de camp ». (Le Monde, 3 janvier 2018)

Christophe Ayad, chef du service International du « Monde », partage le même avis : « Il s’agissait d’émeutes contre la vie chère et le chômage, menées par la jeunesse pauvre dans quelque 80 villes de province, c’est-à-dire la base sociale du régime ! C’est un terrible constat d’échec pour les gestionnaires de l’Etat, notamment l’équipe du président modéré Hassan Rohani (…) Quelque chose a changé en République islamique d’Iran. Est-ce grâce à Vida Movahed (une opposante au voile obligatoire) ou à d’autres ? Peu importe, mais le fait est là : la peur a changé de camp, ou plutôt, les Iraniens n’ont plus peur de leur régime. » (Le Monde 01.03.2018)

Le lobby dont défend Delphine O cherche à sauver l’image sérieusement écorné du régime, sorti fragilisé de la révolte de janvier et dont les racines profondes demeurent vivaces, faisant craindre pour la survie du régime. Lettres Persanes s’est efforcé de remettre en cause l’ampleur du mouvement, parlant d’une « révolte controversée » et minorant sa portée politique.

LES IRANIENNES OUBLIÉES ?
Dans un billet intitulé « Le partenaire stratégique de l’Iran en Europe », Delphine O explicitait les services rendus par un « lobby intense » pour la promotion des relations avec le régime : « Le lobby intense des acteurs du secteur privé en France a eu une grande influence sur le changement du regard des hommes politiques français. Il a également eu une part importante pour convaincre ces derniers de la nécessité de considérer l’Iran en tant que partenaire économique sérieux. » (Le Cercle des économistes [en farsi], le 1er février 2017)

Alors que l’Iran traversait une période de grands bouleversements et qu’une répression brutale frappait les femmes, dont au moins une trentaine selon les autorités ont été arrêtées pour avoir manifesté pacifiquement pour l’égalité et les libertés fondamentales, Delphine O invitait le 1er février dernier « une délégation de 25 femmes cheffes d’entreprise et leaders de la société civile iranienne. A cette occasion, j’ai organisé une table ronde sur le thème de “La place de la femme en entreprise en Iran et en France”».

Cette initiative de la Députée de Paris aurait été bienvenue si elle avait dépassé le cadre purement marketing et si elle ne travestissait pas la réalité des conditions de vie des femmes en République islamique. Une démarche sincère pour la cause des Iraniennes ne saurait se faire sans un soutien apporté à leurs combats contre les discriminations – qualifiées par certains d’« Apartheid sexuel » -qu’elles subissent.

Asma Jahangir, la Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les droits de l’homme en Iran, a déploré dans son rapport de mars 2018 au Conseil des droits de l’homme: « Les femmes n’ont pas les mêmes droits que les hommes dans le mariage, le divorce, la garde des enfants ou l’héritage. Les maris ont un droit incontestable au divorce. Les femmes mariées ne peuvent pas obtenir un passeport sans la permission de leur mari. En Iran, les femmes demeurent incapables de transmettre leur citoyenneté à leurs enfants (…) Au cours de ses missions, la Rapporteuse spéciale a reçu des informations complémentaires concernant la prévalence actuelle des mariages d’enfants dans le pays. Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a indiqué qu’environ 40 000 enfants de moins de 15 ans sont mariés chaque année. La Rapporteuse spéciale réaffirme que le mariage d’enfants constitue une menace pour l’intégrité physique et mentale de l’enfant (…) »

Face à ce constat, il n’est pas surprenant que le World Economic Forum classe l’Iran en 140e position sur 144 pays en matière d’émancipation politique et économique des femmes. Cette inégalité n’est pas d’origine culturelle et sociale, elle est renforcée par une législation misogyne dans le but de pérenniser un système patriarcal et misogyne qui est aux antipodes des aspirations d’émancipation d’un peuple cultivé et moderne. Des dizaines de militantes des droits des femmes croupissent dans les geôles pour avoir revendiqué l’égalité : Nargess Mohamadi, Maryam Monfared, Atena Daemi, Golrokh Iraii… et tant d’autres qui n’ont aucune voix au chapitre dans le monde de Delphine O.

GROUPE D’AMITIÉ AVEC LE PEUPLE IRANIEN OU LE RÉGIME IRANIEN ?
La société iranienne traverse l’une des périodes les plus cruciales de son histoire. Le soulèvement de janvier 2018 a été un tournant majeur qui a mis en évidence la rupture profonde entre la population et le pouvoir, présageant des bouleversements de grande amplitude. Alors que les causes de la crise demeurent, le peuple iranien attend de la communauté internationale qu’elle use de son influence pour forcer le régime à libérer les prisonniers politiques, à reconnaitre son droit démocratique à manifester et à permettre la tenue d’élections libres sous l’égide des Nations-Unis…. Dans ce contexte, un véritable groupe d’amitié France-Iran devrait être avant tout un groupe d’amitié avec le peuple iranien et non du régime qui l’oppresse, pour l’accompagner et donner la voix aux acteurs d’un changement démocratique.

adcali.com 10 Avril 2018

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L’ONU exige la libération de femmes activistes en Iran

’ONU, exige la libération de femmes activistes en Iran

L’ONU a appelé à la libération immédiate de deux défenseures des droits de l’Homme en Iran après la divulgation de rapports révélant que les deux activistes avaient été sujettes à des violences lors de leur détention. Atena Daemi a été emprisonnée après avoir critiqué des exécutions en Iran sur Twitter et Facebook et Golrokh Ebrahimi Iraii purge une peine de trois ans d’emprisonnement pour avoir écrit une fiction sur la lapidation d’une femme ayant commis un adultère.

Les Nations Unies appellent à une libération de tous ceux qui ont été emprisonnés pour avoir exercé leurs droits à la liberté d’expression et au rassemblement pacifique. Les experts estiment ainsi que les agissements du gouvernement iranien instituent une peur et un environnement hostile au débat public et à l’exercice des droits de l’Homme dans le pays.

Amnesty International a de son côté alerté sur les traitements révoltants infligés aux deux défenseures des droits humains à la prison de Shahr e-Rey. Philip Luther, le directeur des recherches et des actions de plaidoyer pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Amnesty International avait alors déclaré :

« Nous sommes très inquiets au vu des informations qui nous parviennent de la prison de Shahr e-Rey au sujet des mauvais traitements qui s’aggravent et dont Golrokh et Atena sont la cible. Les deux femmes n’auraient jamais dû être incarcérées et il semble désormais que les autorités iraniennes les soumettent à des traitements cruels, inhumains et dégradants en raison de leur militantisme affiché et parce qu’elles continuent de défendre les droits humains derrière les barreaux. »

Atena Daemi et Golrokh Ebrahimi Iraii ont entamé plusieurs grèves de la faim pour protester contre les traitements dont elles étaient victimes. La revue de presse du Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme des Nations Unies relève que le 12 mars, les deux femmes ont été battues par des gardes avant d’avoir été transférées au quartier général de la prison.
adcali.com 31 Mars 2018

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Iran: Golrokh Iraee dans le coma

  Création: 21 février 2018

Le prisonnier politique Golrokh Iraee est entré dans le coma le mardi 20 février 2018, le 17ème jour de sa grève de la faim exigeant d’être transféré à la prison d’Evin.

Le prisonnier politique a perdu beaucoup de poids. Auparavant, elle était entrée dans le coma le cinquième jour de sa grève de la faim sèche.

Haj Moradi, procureur adjoint de la prison d’Evin, a annoncé qu’il ne permettrait pas le retour des deux femmes résistantes à Evin.

Golrokh Iraee et Atena Daemi ont été illégalement transférés à la prison de Qarchak depuis Evin le 4 février 2018, après avoir été battus par les interrogateurs du bureau du procureur à Evin en représailles aux messages envoyés par les deux femmes emprisonnées pour les soutenir et les ont encouragées pour continuer leurs protestations.

www.adcali.com

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Iran: Maryam Akbari Monfared defend ses anciennes codétenues inmates Création : 13 février 2018

La prisonnière politique en Iran, Maryam Akbari Monfared, emprisonnée à Evine à Téhéran, a envoyé une lettre ouverte pour protester contre l’absence de réaction des autorités face à la grève de la faim de ses anciennes co-détenues, Atena Daemi et Golrokh Iraee. Elle a écrit dans sa lettre :

« Depuis la prison d’Evine, je tends la main de derrière des murs de béton vers les organisations internationales et les instituts des droits humains pour implorer tous ceux dont le cœur bat pour que l’humanité entende les cris des mères de Golrokh (Iraee) et d’Atena (Daemi). Les espoirs des mères dépendent de votre aide.

« Tout le monde connaît l’expression “grève de la faim”. Mais il y a une grosse différence entre entendre ces mots et voir souffrir des personnes en grève de la faim. Elles subissent une vague de douleur et le corps fond peu à peu. Elles n’ont pas d’autre moyen que de continuer leur chemin. Elles s’affaiblissent physiquement tous les jours, mais deviennent aussi chaque jour de plus en plus déterminées. »

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Iran: deux prisonnières politiques féminines en vue, grève de la faim

 

Deux prisonnières politiques, Atena Daemi et Golrokh Iraee, ont commencé une grève de la faim le samedi 3 Février, pour protester contre leur « transfert illégal » à la prison Qarchak.

Les deux prisonniers politiques ont publié une lettre annonçant qu’ils ont donné dix jours aux autorités judiciaires pour les ramener à la prison d’Evin.

Ils sont en grève de la faim depuis samedi pour protester contre “les violations de la loi sur la séparation des crimes et le transfert illégal” à la prison de Qarchak.

Les deux prisonniers politiques ont menacé de faire la grève de la faim sèche et éviter de l’eau potable si les autorités ne les ont pas retourner à la prison d’Evin en une semaine et si elles ne sont pas retournés Soheil Arabi, un prisonnier politique, à son ancien quartier.

Pendant ce temps, le prisonnier politique, Arash Sadeghi, a déjà commencé une grève de la faim pour protester contre le « passage à tabac et le transfert illégal » de sa femme, Golrokh Iraee, et leur ami, Atena Daemi, à Qarchak prison à Varamin.

En outre, Soheil Arabi a entamé un nouveau cycle de grève de la faim pour protester contre les coups et le chaos des activistes civils, Atena Daemi et Golrokh Iraee.

Les nouvelles accusations portées contre les deux prisonnières politiques ont été annoncées comme une «perturbation de l’ordre de la prison».

Golrek Ebrahim Iraee a été arrêtée le 6 septembre 2014, avec son mari, Arash Sadeghi. Elle a été condamné à 6 ans d’emprisonnement à la 15 e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran en mai 2015, pour « insulte les saintetés et propagande contre le régime », qui ont été confirmées plus tard à la filiale 54 de la Cour d’appel.

Fatima Daemi, 29 ans, a été arrêtée le 21 octobre 2014 et placée à l’isolement dans la salle 2A sous un interrogatoire de 86 jours. Elle a été transférée au quartier des femmes de la prison d’Evin le 18 janvier 2015, après la fin des interrogatoires.

Elle a été condamnée à 14 ans de prison pour « propagande contre le régime, la collecte et la collusion contre la sécurité nationale, insultant les dirigeants, insultant le fondateur du régime et de cacher les raisons du crime. » Le verdict a été réduit par la cour d’appel sept ans d’emprisonnement.

www. adcali.com- 5 ,Février, 2018