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Iran: C’est votre cœur qui explose de tristesse . Golshifteh Farahani

“Tellement de gens ont été abattus, tués, blessés” : Golshifteh Farahani dénonce la situation en Iran

L’actrice iranienne Golshifteh Farahani dénonce la répression contre les manifestants dans son pays, qui est frappé depuis le 15 novembre par un important mouvement de contestation.

Depuis le 15 novembre 2019, l’Iran est frappé par un important mouvement de contestation déclenché à la suite de l’annonce de l’augmentation de 50 % du prix du carburant. L’actrice Golshifteh Farahani a dû fuir l’Iran en 2008 mais elle reste très proche de son pays et donc affectée par la répression qui s’y déroule actuellement. Elle souligne que des personnes qui voulaient simplement contester l’augmentation du prix de l’essence ne sont finalement jamais rentrées chez elles. “Il étaient des fils, des pères, des filles”, déplore-t-elle. Golshifteh Farahani indique avoir reçu un message d’un ami qui “parlait de 800 morts.”

Ayant été contrainte de fuir son pays, l’actrice ne peut désormais plus revoir sa famille. “J’ai une âme amputée”, lance-t-elle. Aussi, lorsque l’application WhatsApp a été suspendue dans le pays, Golshifteh Farahani n’a pas pu leur parler pendant une semaine. “Je me suis dit : Waouh, nous prenons WhatsApp pour acquis mais c’est vraiment une bénédiction de pouvoir se parler”, souffle-t-elle.

Si la comédienne se dit envahie par la tristesse et inquiète, elle ne veut néanmoins pas voir les vidéos qui circulent sur Internet. “Régulièrement, il se passe des chosees comme ça et pour moi, maintenant, c’est comme si j’avais atteint une limite…”, décrit la jeune femme.

VIDEO:

Interview Brut : Golshifteh Farahani sur la situation en Iran

"Un message d'un ami parlait de 800 morts. On ne connaît pas le chiffre exact."L'actrice iranienne Golshifteh Farahani dénonce la répression contre les manifestants dans son pays, qui est frappé depuis le 15 novembre par un important mouvement de contestation.Interview réalisée dans le cadre du Festival International du Film de Marrakech.

Posted by Brut on Saturday, December 7, 2019

adcali.com 4 février 2020

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Iran : Les combats entre les pasdarans et les forces kurdes entraînent la mort de plusieurs porteurs transfrontaliers iraniens

On déplore la mort d’au moins un porteur transfrontalier et les blessures de cinq autres près de la frontière irano-iranienne, depuis le 23 août 2018, a appris le Centre pour les droits humains en Iran .

Les nouvelles des victimes nous parviennent presque un an après la promesse de l’Iran de mettre en œuvre des réformes visant à protéger les droits humains des porteurs transfrontaliers ou « koulbars », en farsi.

Des milliers de koulbars, dans les régions frontalières du nord-ouest de l’Iran, en difficulté économique et peuplées de Kurdes, gagnent des misères en transportant des marchandises sur leur dos à pied ou sur des chevaux et des mules, principalement entre l’Iran et l’Irak. Les hommes, qui n’ont pas de permis de travail, sont souvent pris pour cibles par les gardes-frontières iraniens lorsqu’ils tentent d’éviter les points de contrôle douaniers.

Récemment, de nombreux hommes, qui ne sont pas légalement autorisés à travailler comme koulbars, ont été contraints de parcourir des routes jonchées de mines au sol pour éviter d’être attaqués par les gardes-frontières iraniens qui subissent de plus en plus d’attaques de la part des militants kurdes.

« Les affrontements entre les groupes kurdes et les pasdarans sont devenus plus fréquents et, par conséquent, de nombreux sentiers traditionnels ont été fermés », a déclaré une source de la province iranienne du Kurdistan. « Les chemins restants sont complètement minés et plus difficiles à parcourir ».

La source a requis l’anonymat parce que les autorités iraniennes ont poursuivi des personnes pour avoir parlé à des médias étrangers sur des questions relatives aux droits humains.

« Le 23 août, un koulbar a été blessé par balle et, le lendemain, au moins quatre koulbars ont marché sur une mine à Marivan « ville de la province du Kurdistan), en tuant un des leurs »,

Le 27 août, le Centre de la démocratie et des droits de l’homme au Kurdistan (CDHRK), un groupe de défense des droits humains, basé en Iran, a dévoilé les noms de six victimes depuis le 23 août : décès de Nasser Banouj et blessures de « Mansour, fils de Majid », « Eghbal, le fils d’Ahmad » et « Ebrahim, le fils de Mohammad » lors de l’explosion de mines, en plus des blessures infligées à Osman Ghadimi et Ayoub Nikzad par des balles tirées par les gardes-frontières.

Selon le CDHRK, entre le 23 juillet et le 22 août, 17 koulbars ont été blessés ou tués par des explosions de mines ou des balles tirées par des gardes-frontières.

adcali.com 6 septembre 2018