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CFDT – CGT – FSU – Solidaires – Unsa: Cinq syndicats français condamnent la répression en Iran.

La seule réponse des autorités de la République Islamique aux revendications des travailleurs iraniens est l’arrestation et l’emprisonnement des syndicalistes, des activistes et des forces démocratiques qui les soutiennent, déplore le communiqué en commun de cinq syndicats français
La seule réponse des autorités de la République Islamique aux revendications des travailleurs iraniens est l’arrestation et l’emprisonnement des syndicalistes, des activistes et des forces démocratiques qui les soutiennent, déplore le communiqué en commun de cinq syndicats français
Cinq syndicats français (CFDT, CGT, FSU, Solidaires et Unsa) ont condamné dans un communiqué de presse en commun, la répression des travailleurs en Iran. Voici le texte intégral de ce communiqué qui date du 31 janvier 2019:

L’aggravation de la situation générale des salariés iraniens les a conduits à entreprendre, depuis plusieurs semaines, des campagnes de protestations et de revendications. Ils exigent une amélioration de leurs conditions de travail et de vie et veulent en finir avec les salaires trop bas et le non-paiement de ceux-ci durant des mois.

Les mobilisations les plus significatives sont les grèves des travailleurs de la sucrerie de Haft-Tapé et de l’Aciérie d’Ahvaz, situées au sud du pays, qui sont soutenues par toute la population.

Les enseignant(e)s protestent également, dans tout le pays, pour obtenir des salaires décents, en particulier pour les contractuels.

La seule réponse des autorités de la République Islamique est l’arrestation et l’emprisonnement des syndicalistes, des activistes et des forces démocratiques qui les soutiennent. C’est le cas de messieurs Habibi, Abedi, Behesthi, Mardani et bien d’autres enseignants. Des syndicalistes, dont Ismaïl Bakhshi, Ali Néjati ainsi que l’étudiante et activiste civique Sépideh Gholian ont été arrêtés et torturés. Après leur libération conditionnelle, S. Gholian et I. Bakhshi ont dénoncé la torture subie lors de leur séjour en prison. Cela leur a valu d’être de nouveau arrêtés et détenus dans un endroit gardé secret.

Afin de les discréditer, les autorités de la justice et du renseignement ont diffusé, via le réseau de télévision d’État, leurs « aveux » enregistrés en prison, sous la torture. En utilisant les méthodes répressives inacceptables dignes d’un temps qu’on croyait appartenir à l’histoire, la République tient les opposants sous la menace permanente, les accusant d’être à la solde des étrangers et en contact avec les opposants du régime vivant à l’étranger. Cette répression vise à créer une atmosphère de peur, pour dissuader toutes celles et tous ceux qui voudraient lutter pour les revendications justes dans ce pays.

Nous, syndicats français, condamnons avec force, ces actes insupportables et appelons le régime iranien à respecter les conventions internationales ratifiées par son gouvernement.

Autrement, nous interviendrons, aux côtés des organisations internationales dont nous sommes membres, auprès de l’Organisation internationale du travail.

Nous exigeons la libération, sans conditions et sans délai, de tous les syndicalistes, enseignants, et activistes arrêtés. L’utilisation de la torture doit être bannie.

Une soirée de solidarité avec les travailleurs en lutte et les syndicalistes emprisonnés sera organisée le Mardi 26 février, à 19h, à la Bourse du travail de Paris.

adcali.com, 12 février, 2019

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Libérez les travailleurs de la raffinerie de Haft Tapeh !

La CGT a soutenu les luttes des travailleurs de l’usine de traitement de la canne à sucre de Haft Tapeh en Iran, dans une déclaration publiée le 27 novembre 2018 dans le site Web officiel du syndicat français. Voici le texte intégral de cette déclaration :

En lutte depuis plusieurs années pour revendiquer le paiement des arriérés de salaire et pour la sécurité des conditions de travail, les travailleurs de l’usine de traitement de la canne à sucre de Haft Tapeh (Iran), avec le soutien de la CGT, exigent la satisfaction de leurs revendications, tout comme la libération de tous les détenus, travailleurs et prisonniers politique.

L’usine de traitement de la canne à sucre de Haft Taph, ouverte en 1959, est l’un des plus grands complexes industriels de la province du Khuzestân, en Iran. Depuis plusieurs années, les travailleurs se rassemblent pour revendiquer le paiement des arriérés de salaire, ainsi que pour la sécurité des conditions de travail. Le 4 novembre 2018, ces derniers ont déclenché une grève, suivie de rassemblements et de manifestations, qui se poursuivent encore aujourd’hui. Face à cette mobilisation, 18 travailleurs ont été arrêtés par les forces de l’ordre et quatre d’entre eux sont encore détenus.

Dans le cortège, les manifestants scandent : ” Le travailleur accepte de mourir mais n’accepte pas d’être humilié. Ni menace, ni prison ne nous ferons reculer ! Les travailleurs prisonniers doivent être libérés ! “. Ces derniers tentent de se faire écouter dans un conflit où aucune de leurs revendications ne sont prises en compte, le régime s’efforçant plutôt à faire pression sur eux en recourant à des moyens répressifs.

Ainsi, les travailleurs proposent deux solutions afin de sortir de la crise actuelle :

que les travailleurs gèrent la raffinerie de canne à sucre d’une manière autonome (autogestion);

que la raffinerie soit nationalisée puis gérée par le conseil des travailleurs;

La CGT soutient les revendications des travailleurs et demande la libération de tous les détenus sans aucune condition.

https://www.cgt.fr/actualites/proche-orient/conditions-de-travail/liberez-les-travailleurs-de-la-raffinerie-de-haft

adcali.com 30.11.2018