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Iran – droits de l’Homme : 33 ans de prison et 148 coups de fouet pour la célèbre avocate Nasrin Sotoudeh.

La célèbre avocate Nasrin Sotoudeh, en compagnie de son mari, Reza Khandan, et de ses deux enfants.

Iran – droits de l’Homme :
33 ans de prison et 148 coups de fouet pour la célèbre avocate Nasrin Sotoudeh.

“Nasrin Sotoudeh a été condamnée à cinq ans de prison pour conspiration contre le système et à deux ans pour avoir insulté le Guide” suprême Ali Khamenei, a déclaré le juge Mohammad Moghiseh, à la tête de la cour révolutionnaire n°28 de Téhéran, a rapporté lundi l’agence de presse semi-officielle Isna.

La cour “a tenu une audience pour ce procès à laquelle ma cliente n’était pas présente et nous avons finalement compris que la cour l’avait condamnée par contumace”, a affirmé à l’agence de presse officielle Irna, Mahmoud Behzadi-Rad, l’un des avocats de Nasrin Sotoudeh. Mahmoud Behzadi-Rad n’a pas précisé la date de l’audience, ni s’il y était présent.

Mais, selon son mari, Reza Khandan, il y a d’autres peines de prison qui ont été prononcées à l’encontre de cette militante des droits de l’homme, soit au total 33 ans d’emprisonnement et 148 coups de fouet pour sept chefs d’accusation.

La déclaration du juge contredit aussi les informations communiquées à Nasrin Sotoudeh par le bureau chargé de l’application des peines dans la prison d’Evin. Il est possible que le juge ait fait allusion aux seules peines prononcées contre elle pour deux de ses sept chefs d’accusation.

Dans un communiqué diffusé ce lundi, Amnesty International qualifie la condamnation de cette ” éminente avocate iranienne des droits humains et défenseure des droits des femmes […] à 33 ans de prison et 148 coups de fouet ” d’” injustice scandaleuse ” et demande qu’elle soit ” libérée immédiatement “.

” Nasrin Sotoudeh, écrit Amnesty, a consacré sa vie à la défense des droits des femmes et à la dénonciation de la peine de mort. Il est scandaleux que les autorités iraniennes la punissent pour son travail en faveur des droits humains. Sa condamnation renforce la réputation de l’Iran en tant qu’oppresseur cruel des droits de la femme “.

Amnesty International rappelle que le juge Mohammad Moghiseh a appliqué la peine maximale prévue par la loi à chacun de ses sept chefs d’accusation. L’article 134 du code pénal iranien autorisant les juges à utiliser leur pouvoir discrétionnaire pour infliger une peine plus élevée que celle prévue par la loi lorsque le défendeur fait l’objet de plus de trois chefs d’accusation, le juge lui a infligé quatre années supplémentaires à sa peine totale de prison, la faisant passer du maximum statutaire de 29 à 33 ans.

Âgée de 55 ans, Nasrin Sotoudeh a été arrêtée en juin 2018. Elle a défendu des journalistes, des activistes et des opposants arrêtés lors des grandes manifestations de 2009 contre la réélection contestée de l’ex-président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad.

Nasrin Sotoudeh avait elle-même passé trois ans en prison entre 2010 et 2013 pour action ” contre la sécurité nationale ” et ” propagande contre le régime “.

En 2012, elle a reçu le prix Sakharov pour la liberté de l’esprit par le Parlement européen. Avant son arrestation en juin 2018, elle a pris la défense de plusieurs femmes arrêtées pour avoir enlevé leur voile en public afin de protester contre le port obligatoire du voile depuis la révolution islamique de 1979.

“L’affaire a été transmise à la cour d’appel”, a indiqué le juge Mohammad Moghiseh à Isna.

(Avec AFP et RFI)

adcali.com 12 mars 2019

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Amnesty appelle l’ONU à traiter l’impunité résultant des crimes contre l’humanité en Iran

Dans une déclaration écrite au 40e conseil des droits de l’homme de l’ONU qui se tient du 25 février au 22 mars 2019 à Genève, Amnesty international frappe fort en exhortant l’ONU à prendre à bras le corps la question de l’impunité dont jouit le régime en Iran au fil de ses crimes contre l’humanité, notamment le massacre de 30.000 prisonniers politiques durant l’été 1988

adcali.com 06 mars 2019

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Iran – droits de l’Homme : Deux détenus politiques sous pressions pour des repentirs publics.

Ismaïl Bakhchi (à droite) et Sepideh Qoliyan (à gauche) sont soumis à de graves pressions en prison pour consentir à des repentirs publics.
Ismaïl Bakhchi, l’un des représentants du syndicat des travailleurs de la canne à sucre (STCS) de la compagnie Haft Tapeh de la ville de Suse dans la province du Khouzistan (sud-ouest de l’Iran) et Sepideh Qoliyan, une militante des droits de l’Homme, sont soumis à de graves pressions en prison pour consentir à des repentirs publics, indique le STCS dans son canal dans la messagerie Telegram, le lundi 11 février.

Plusieurs autres personnes interpellées en lien avec la grève des travailleurs de canne à sucre en 2018, subissent également des pressions pour s’adonner à des repentirs publics, dont Sanaz Allahyari, Amir Hossein Mohammadifard et Amir Amirgholi, ajoute la même souce.

Les autorités réclament notamment qu’Ismaïl Bakhchi et Sepideh Qoliyan reconnaissent que les révélations qu’ils avaient effectuées sur les tortures subies en prison, après leur libération (il y a quelques mois) étaient mensongères et ” dictées par des détracteurs du pouvoir en place “, précise encore le canal de Telegram du STCS.

Les précédents

Ismaïl Bakhchi était le principal représentant des travailleurs de la canne à sucre de la Compagnie Haft Tapeh, lors du récent mouvement de grèves d’une quarantaine de jours mené par ces derniers. Arrêté lors d’une manifestation des grévistes le 18 novembre, il avait été relâché le 12 décembre, sous une caution de quatre milliards de rials (84.000€).

Peu après sa libération, le 4 janvier le syndicaliste a dénoncé dans un poste sur son Instagram, les sévices corporels intenses qu’il a subis en prison, précisant qu’il était incapable de bouger pendant trois jours. Il a lancé un défi à Mahmoud Alavi, le ministre de renseignement et de sécurité du gouvernement Hassan Rouhani, pour “un débat télévisé en direct”, en vue de répondre aux nombreuses irrégularités dans la procédure engagée contre le syndicaliste.

Les agents des services secrets iraniens qui effectuaient les interrogatoires, l’assaillaient régulièrement des “pires insultes”, a indiqué M. Bakhchi avant d’ajouter que ses dialogues au téléphone avec son épouse avaient été mis sous écoute.

Sepideh Qoliyan, une militante des droits de l’Homme qui a été arrêtée le 18 novembre lors d’une manifestation alors qu’elle était avec M. Bakhchi, a également dénoncé les tortures dont elle a été sujette en prison. Elle a aussi affirmé avoir été témoins de la torture de M. Bakhchi en prison.

Ces dénonciations ont soulevé une vague d’indignation dans la société iranienne et provoqué le soutien de multiples organisations sociales aux deux militants.

Dans une réplique à ces dénonciations, la télévision d’État iranienne, Irib, a diffusé le 19 janvier les repentirs forcés de ces deux ex-détenus politiques, dans lesquels ils reconnaissaient être en contact avec des groupes politiques iraniens à l’étrangers, ainsi que d’avoir tenté de faire l’unité entre les grèves des travailleurs de la canne à sucre et celles des sidérurgistes du Groupe National d’Acier (GNA) de la ville d’Ahwaz. Ces allégations qui ont fait le sujet des “repentirs”, comme l’a annoncé Irib, ne constituent aucun délit dans aucun pays démocratique.

Le soir-même de la diffusion de cette émission, Sepideh Qoliyan a réagi sur son compte twitter en écrivant : ” Les images qui ont été diffusées de moi sont le meilleur témoin de la véracité de mes propos sur les tortures que j’ai subie en prison. Je vais poursuivre avec plus de détermination encore ma plainte contre les tortures que j’ai subie. Maintenant que mes repentirs ont été diffusés, je réclame que mon procès soit organisé en public. ”

Sepideh Qoliyan a été interpellé le lendemain dans le domicile de son père par des hommes armés qui n’étaient pas muni de mandat d’arrêt. Son frère a également été tabassés et arrêtés, pour avoir justement contesté cette descente manu militari sans mandat. Selon le père de Sepideh Qoliyan qui était présent lors de son arrestation, les forces qui ont effectué l’interpellation appartenaient au Département de renseignement de la ville de Suse, la branche du ministère de renseignement et de sécurité (Vevak).

Quelques heures plus tard, c’est Ismaïl Bakhchi qui a été interpellé et incarcéré de nouveau.

Nouveaux chefs d’accusation

Le 6 février, Me Farzaneh Zilabi, l’avocate de Bakhchi a révélé que la justice iranienne a prononcé trois nouveaux chefs d’accusation contre le syndicaliste qui sont ” la publication de propos mensongers, la propagande contre le pouvoir en place et insulte envers les autorités. ”

Me Zilabi a également dénoncé les privations affligées à son client en matière d’accès à son avocat, ce qu’elle a qualifié d’une forme de torture, en se référant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

Mme Zilabi a été convoquée au Parquet de la révolution de la ville de Suse peu après ces affirmations, mais les raisons de cette convocation n’ont pas été révélées.

Le STCS a appelé les organisations de droits de l’Homme et les syndicats des travailleurs du monde entier de protester contre ces excès auprès des instances internationales.

Dans son canal de Telegram, le STSC affirme que si les deux détenus ne sont pas relâchés, il se lancera dans d’autres formes d’actions en leur faveur.

adcali.com 25 février 2019

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Iran : 40 ans après la révolution, un régime affaibli.

Hassan Rohani, président de l’Iran (à gauche) | AFP

Simin NOURI, co-auteur de l’ouvrage « Où va l’Iran ? Regards croisés sur le régime et ses enjeux d’influence » aux éditions Autrement, fait le point sur la situation politique de ce pays qui va fêter les 40 ans de la révolution qui a placé ce régime théocratique au pouvoir.

Alors que les autorités iraniennes s’apprêtent à célébrer le 40e anniversaire de la révolution, l’état de santé de la théocratie est alarmant à l’intérieur et son bilan en matière des droits de l’Homme est glaçant. La répression du gouvernement est à la hauteur du danger qu’il ressent face aux troubles, à travers le pays, liés à la pauvreté, à la corruption et au manque de libertés politiques et sociales.

Tout au long de l’année 2018, le peuple est descendu dans les rues de Téhéran et des villes de province pour protester contre l’effondrement du rial, la misère économique ou la destruction de l’environnement. L’aggravation de la crise iranienne, conséquence de la mauvaise gestion du gouvernement, de la corruption et du gâchis dans des guerres et des programmes nucléaire et balistique controversés, a déclenché des grèves et des manifestations pour réclamer la justice et le changement du régime.

Les sanctions imposées par les États-Unis fragilisent davantage le pouvoir. Las de tant d’années de dictature, les Iraniens tiennent les autorités pour responsable de l’isolement de l’Iran et ne croient plus à la propagande officielle, comme l’indique leur slogan repris en boucle : « L’ennemi est ici, ils mentent en disant que c’est l’Amérique. »

Selon Amnesty International, les autorités iraniennes ont arrêté plus de 7 000 dissidents lors d’opérations de répression, entraînant la condamnation de centaines de personnes à la prison ou aux coups de fouet.

Manifestation à Paris le 8 février
Pour Philip Luther, directeur de recherche pour le Moyen-Orient chez Amnesty International, « 2018 restera dans l’histoire comme une année honteuse pour l’Iran. Le nombre des arrestations, des emprisonnements et des peines de flagellation témoigne des efforts extrêmes déployés par les autorités pour réprimer la dissidence pacifique ».

Il ajoute : « Des enseignants sous-payés aux travailleurs des usines qui luttent pour nourrir leur famille, ceux qui ont osé revendiquer leurs droits en Iran aujourd’hui ont payé un lourd tribut. Tout au long de 2018, les autorités iraniennes ont mené une répression particulièrement sinistre contre les défenseurs des droits des femmes. Les gouvernements engagés dans un dialogue avec l’Iran n’ont pas le droit de rester silencieux alors que la répression se durcit de jour en jour. »

Selon le Comité de Soutien aux Droits de l’Homme en Iran (CSDHI), au moins une cinquantaine de manifestants ont été tués, dont une quinzaine sous la torture en prison.

Hassan Rohani, président de cette théocratie, avait été présenté comme modéré. Les statistiques trahissent la véritable nature de son régime.

Ces crimes démentent les prétentions de modération des mollahs. L’implication de ses diplomates dans plusieurs projets d’attentats en Europe, dont à Paris contre le grand rassemblement du Conseil national de la Résistance iranienne en juin dernier, confirme les craintes de Téhéran de la montée en puissance de son opposition.

Il est temps pour les pays occidentaux de conditionner leurs relations avec l’Iran à la fin des condamnations et exécutions arbitraires et du terrorisme. Alors que le spectre d’effondrement est évoqué par les mollahs, le soutien aux aspirations de la population pour le changement démocratique dans le pays doit être une priorité.

Le 8 février, une grande manifestation en ce sens est prévue à Paris. Cet événement fédérateur sera l’occasion de faire écho aux aspirations du peuple opprimé de l’Iran et d’affirmer qu’une option démocratique existe et qu’il y a une alternative au pouvoir des mollahs.

https://www.ouest-france.fr/reflexion/point-de-vue/point-de-vue-iran-40-ans-apres-la-revolution-un-regime-affaibli-6213555?fbclid=IwAR2vfZNCnGzyYqNjgFZUH12xRaE–wZ9jSDuZ9q3fi9avon4BZIrbaKOr

adcali,com ,12 ,février, 2019

PARIS: MANIFESTATION CONTRE LES VIOLATIONS DES DROITS DE L’HOMME EN IRAN LES MOLLAHS.

ppel à une grande manifestation le vendredi 8 février 2019 contre les violations graves et massives des droits humains en Iran et les agissements terroristes du régime iranien sur le sol européen contre

Cette initiative est soutenue par plusieurs maires d’arrondissement de Paris et de nombreuses associations de défense des droits humains.

Vendredi 8 février 2019
Rassemblement
Place Denfert-Rochereau
14h00

Marche vers l’esplanade des invalides
Clôture de la manifestation à 18h

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Paris: Manifestation contre les violations des droits de l’homme en Iran Les mollahs.

ppel à une grande manifestation le vendredi 8 février 2019 contre les violations graves et massives des droits humains en Iran et les agissements terroristes du régime iranien sur le sol européen contre

Cette initiative est soutenue par plusieurs maires d’arrondissement de Paris et de nombreuses associations de défense des droits humains.

Vendredi 8 février 2019
Rassemblement
Place Denfert-Rochereau
14h00

Marche vers l’esplanade des invalides
Clôture de la manifestation à 18h

adcali.com 19 janvier, 2019

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Iran: à l’aube de la nouvelle année, un aperçu de la manifestation de protestation de l’Iran en 2018.

Les manifestants scandent des slogans au vieux grand bazar de Téhéran le 25 juin 2018. (Agence de presse iranienne du Travail, via AP)

L’année 2018 n’a pas été pareille pour le régime iranien, à commencer par des manifestations massives et un soulèvement national. Bien que ces manifestations aient disparu des grands titres des médias, elles n’ont certainement pas cessé.

Ce mouvement en cours a vu le jour avec les manifestations d’opposition les plus sérieuses et les plus importantes depuis 2009, ébranlant les piliers mêmes de ce régime et signalant une société – décrite comme une poudrière – prête à exploser et à mettre fin au régime des clercs. Cela a également envoyé un message à la communauté internationale, en particulier à Washington, sur la vulnérabilité intérieure du régime iranien.

Réticule changeant
En 2009, le guide suprême iranien Ali Khamenei était capable de se démarquer de la colère des manifestants. En 2018, cependant, le peuple iranien a effrontément enlevé ses gants dans ses chants caractéristiques:
«Réformistes, intransigeants, GAME OVER»
«Mort à Khamenei»

Les rues de l’Iran ont atteint leur point d’ébullition en raison de l’accumulation de la politique intérieure, économique et étrangère défaillante du régime. Les Iraniens ordinaires perdent leur pouvoir d’achat et des rapports indiquent que plus de 80% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté.

On observe une hypocrisie intéressante de la part de Téhéran dans l’invitation du grand public à une «économie de résistance», tout en continuant leur politique étrangère extrêmement coûteuse consistant à apporter un soutien aux dictateurs et aux groupes terroristes tels que Bashar Assad en Syrie, le Hezbollah libanais et les États-Unis. Houthis au Yémen.

Pendant ce temps, malgré les affirmations du régime iranien et de ses experts basés à l’étranger, la source de leurs misères est parfaitement claire pour le peuple iranien, comme le disent ses slogans significatifs.
«Notre ennemi est juste ici; ils mentent et disent que c’est l’Amérique »

Image plus grande
Mashhad, une ville religieuse du nord-est de l’Iran, a été la rampe de lancement des manifestations de 2018 de l’Iran. Les manifestations portaient au départ sur des dilemmes économiques tels que le chômage, la pauvreté et la flambée des prix.

Depuis lors, les manifestations font boule de neige à travers le pays et frappent aux portes du régime à Téhéran, la capitale. Alors que les manifestants commençaient à viser les politiques économiques mises en œuvre par le gouvernement, Khamenei se sentait dans la chaleur alors que des manifestants – y compris des travailleurs, des étudiants, des enseignants, des camionneurs, des infirmières et des personnes de tous horizons – protestaient au sommet du système politique corrompu du pays. .

Cela révèle la nature très fragile du régime iranien, en particulier lorsque les sanctions américaines ont commencé à resserrer le nœud coulant autour du régime, principalement en ce qui concerne le financement des forces de substitution à travers le Moyen-Orient.

Le peuple iranien n’a jamais bien accueilli la charade de Khamenei pour blâmer ses ennemis, en particulier après avoir vu des milliards de dollars servir à armer des milices sectaires dans la région et à alimenter des guerres jugées impopulaires par le peuple iranien.
«Pas Gaza, pas le Liban, ma vie pour l’Iran»
«Lâchez la Syrie, pensez à nous»

La cause principale
Les sanctions américaines trouvent leur place dans les discours de Khamenei à maintes reprises, en particulier après le retrait par Washington de l’accord nucléaire conclu en 2015 avec l’Iran en mai 2018. La devise iranienne, le rial, s’est effondrée, perdant même plus de 80% de sa valeur. avant la décision historique du président américain Donald Trump. Cela prouve que les politiques du régime, la corruption et la mauvaise gestion économique sont la cause principale des souffrances de la population.

Bien que le régime iranien puisse prétendre le contraire, la crise économique à Téhéran est le résultat de la “dictature corrompue” qui a volé des milliards de dollars au public pour les inciter à dépenser pour ses aventures au Moyen-Orient, sa prolifération de missiles balistiques et son programme nucléaire controversé.

Khamenei a appris ses leçons à la fois en 2009 et en 2018, entendant les gens chanter pour sa chute et voir ses images brûlées dans des ruelles à travers le pays. Une différence radicale en 2018 réside dans la dure réalité que la classe inférieure iranienne – à qui le régime prétend être soutenu – est furieuse contre les mauvaises conditions de vie et réclame des changements.

Les manifestants brandissent des lettres et écrivent «Droits de l’homme» lors d’un rassemblement pour demander la libération de prisonniers politiques en Iran dans le cadre d’une «journée mondiale d’action» à Berlin le 25 juillet 2009. (AFP)
L’ancien maire de Téhéran affirmant indirectement que ce régime ne représente que 4% de la société, les préoccupations de Khamenei sont réelles et sa seule solution est une oppression accrue. Khamenei n’a aucun doute sur qui est derrière ces manifestations.

«Les incidents ont été organisés» et menés par l’opposition de l’opposition iranienne [PMOI / MEK], a-t-il déclaré en janvier, bien qu’il utilise un terme différent. “Le [MEK] s’était préparé à cela il y a quelques mois” et “les médias [du MEK] l’avaient appelé.”

Pour tenter de contenir l’escalade des manifestations, son homologue iranien Hassan Rouhani a demandé au président français Emmanuel Macron de prendre des mesures contre la PMO / MEK en France, les décrivant comme la force fomentant le conflit en cours. Le président français a refusé.

L’indéniable
Au moment où nous parlons, des gens de tous les horizons rejoignent les rangs de ceux qui protestent contre le régime de ce régime d’une manière ou d’une autre. Même les marchands de bazar, qui ont joué un rôle important dans la révolution de 1979, ont lancé de nombreuses grèves pour exprimer leur opposition au statu quo.

Considéré comme un centre pour les conservateurs dans la politique iranienne, Khamenei ne peut nier que lui et son régime ont perdu le soutien non seulement du bazar, des ouvriers, de ce qui reste de la classe moyenne et… tout en augmentant leur nombre , grandissent également dans la colère. Cela représente une menace indéniable pour le régime au pouvoir en 2019.

Alors que les États-Unis intensifient leurs sanctions contre Téhéran, le mois de mai marque la fin des six mois de levée de l’embargo sur le pétrole accordées à huit pays importateurs de pétrole iranien. Si Washington décidait de resserrer la vis sur Téhéran, les malheurs économiques du régime seraient une avalanche.

Les dirigeants iraniens au pouvoir pourraient tenter de sauver la face avec des revendications telles que la fermeture du détroit d’Hormuz dans le golfe Persique, où transite un tiers des exportations de pétrole dans le monde. Pendant tout ce temps, Khamenei et les gardiens de la révolution sont pleinement conscients du feu qui couve des manifestations dans l’épicentre de toutes les grandes villes du pays.

Ce qui est certain pour 2019 est le fait que le peuple iranien se rendra compte que son régime s’affaiblit. Cela enhardira leurs revendications et augmentera le nombre et la géographie des manifestations à travers l’Iran.

La force la plus puissante
Plus il y a de manifestations en Iran, plus la communauté internationale réalisera que le régime s’affaiblit au point de ne pas revenir. À mesure que l’isolement économique de Téhéran s’intensifie, plus la population verra s’ouvrir des fenêtres de grandes manifestations.

C’est une formule mortelle pour le régime iranien, évoluant et se développant de 2018 à 2019, faisant de ces 12 prochains mois une année de développements prometteurs pour le peuple iranien.

Plus Téhéran continuera longtemps sa chute libre dans la crise économique, plus les manifestations en cours se transformeront en la force la plus puissante pour opérer un changement significatif en Iran.

Par Heshmat Alavi Spécial à Al Arabiya Anglais Mardi,

adcali.com 1 January 2019

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Iran – droits de l’Homme : Six mois de réclusion pour une pancarte réclamant la libération de sa mère !

” Sous le pouvoir de la justice islamique, est-ce cela la réponse aux revendications ? “, demande la pancarte brandie par cette étudiante, Afsaneh Rezayi, qui est elle-même incarcérée pour cette pancarte.
Lundi 23 décembre, Afsaneh Rezayi, doctorante en Génie Electrique & Télécommunication à l’Université de Chiraz (sud de l’Iran) a été arrêtée par les services secrets, avant d’être transférée à la prison d’Adelabad pour purger une peine de six mois de réclusion.

Cette jeune étudiante avait protesté à l’arrestation de sa mère le 3 août dernier, en tenant en main une pancarte réclamant sa libération, un geste qui a entrainé son interpellation et sa condamnation à six mois de prison ferme.

Le contenu de la pancarte n’a pas plu à la justice des clercs en Iran. Il y était écrit : ” Sous le pouvoir de la justice islamique, est-ce cela la réponse aux revendications ? ma mère n’est qu’une enseignante en retraite de l’éducation qui revendiquait ses droits “.

Le 31 juillet 2018, des manifestations avaient eu lieu dans plusieurs villes du pays pour protester contre les conditions de vie précaires, les salaires et pensions insuffisantes, la dévalorisation de la monnaie iranienne, l’inflation et le chômage. La mère d’Afsaneh Rezayi avait été interpellée dans l’une de ces manifestations à Chiraz, avant d’être incarcérée.

adcali,com 28,12,2018

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Iran:un petit prince au pays des mollahs.

Summer Harman : Elle est diplômée de Film & Animation ; designer ; scénariste et dessinatrice. Elle a consacré son temps à de nombreux projets de défense des droits de l’homme, dont Un petit prince au pays des mollahs . Massoumeh Raouf Basharidoust : Engagée dans la « Campagne du mouvement pour la justice en faveur des victimes du massacre de 1988 », elle se bat aujourd’hui pour faire traduire en justice les auteurs de ce « crime contre l’humanité resté impuni ». Elle est un ancien prisonnier politique et son frère cadet, Ahmad Raouf Basharidoust, est une victime de ce massacre.

En savoir plus à ce sujet:

https://iran-petit-prince.blogspot.com/

adcali.com 10.12.2018

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droits de l’Homme en Iran : L’importance de la nouvelle résolution de l’ONU sur l’Iran.

Jeudi, la 3e commission de l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté un projet de résolution condamnant le régime iranien pour ses violations flagrantes des droits humains. C’est la 65e fois que le régime iranien est réprimandé pour son bilan abyssal en matière des droits humains au niveau international.

La résolution, qui a été présentée par le Canada, a été adoptée par 85 votes contre 30 votes. 68 pays se sont abstenus lors du vote sur la résolution. Le projet sera soumis au vote général de l’Assemblée générale des Nations Unies en décembre.

La résolution de l’ONU s’inquiète de la “fréquence alarmante” du recours à la peine de mort, y compris contre les mineurs, du “recours généralisé et systématique à la détention arbitraire”, des mauvaises conditions carcérales “refusant délibérément aux détenus l’accès à des traitements médicaux adéquats” et des “cas de décès suspects en détention”.

La résolution de l’Assemblée générale des Nations unies souligne également que le régime iranien n’adhère pas aux normes internationales en matière de justice et de droits humains.

L’année dernière, une résolution similaire a été adoptée par 81 voix contre 30. Par conséquent, cette année, quatre autres États ont rejoint les rangs des pays qui réprouvent explicitement la situation des droits de la personne en Iran.

Autre changement significatif dans la résolution de cette année : le régime iranien a perdu certains de ses alliés traditionnels aux Nations Unies. Le Brésil et le Mexique qui ont généralement voté contre les résolutions de l’ONU sur les violations des droits de l’homme en Iran, se sont abstenus de voter cette année, prenant manifestation leur distance avec Téhéran.

En septembre, Javaid Rahman, le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en Iran, a présenté son rapport sur la situation des droits de l’homme en Iran à l’ONU, dans lequel il a exprimé sa préoccupation face aux abus persistants du régime iranien. Le projet de résolution adopté jeudi se réfère essentiellement au rapport Rahman.

Plus tôt, dans son rapport annuel, le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterrez, s’est dit préoccupé par la détérioration de la situation des droits humains en Iran. Les mollahs ont été profondément irrités par les remarques de Guterrez et se sont engagés dans une série de propagande contre le secrétaire général de l’ONU.

En réaction à la résolution de jeudi, Bahram Ghassemi, porte-parole du ministère des Affaires étrangères du régime iranien, l’a qualifiée d’inacceptable et a souligné que la République islamique est fondée sur les “principes républicains” et s’oppose à “toute forme de discrimination ou de politisation des droits humains”. Il s’est catégoriquement abstenu d’aborder les questions soulevées dans la résolution.

” En condamnant les violations systématiques et flagrantes des droits humains par le régime théocratique au pouvoir,la résolution Nations Unies confirme une fois encore que le régime viole les droits fondamentaux des citoyens dans tous les domaines politique, social et économique. ” notamment ” l’assassinat systématique des opposants à l’étranger et la privation du peuple iranien de son droit de décider du sort de son pays, de jouir de l’état de droit, d’avoir accès à un procès équitable, d’avoir librement accès aux informations et de constituer des syndicats indépendants pour les travailleurs, étudiants et employés. ”

adcali.com 18.11.2018