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ran: Michelle Bachelet horrifiée par l’exécution de deux garçons de 17 ans.

La barbarie du régime en Iran.

La Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, a condamné l’exécution récente de deux garçons de 17 ans en Iran par le régime des mollahs, qualifiant cette atrocité d’acte « déplorable ».

“Je suis horrifiée”, a déclaré Mme Bachelet. “Mon bureau plaide auprès de l’Iran pour une abolition totale des exécutions de personnes qui étaient mineures au moment des faits. J’appelle une nouvelle fois les autorités à stopper l’exécution de mineurs et de commuer immédiatement toutes les sentences de morts. L’interdiction des exécutions de délinquants juvéniles est absolue en vertu du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et de la Convention relative aux droits de l’enfant », a-t-elle dit.

Mehdi Sohrabifar et Amin Sedaghat ont été exécutés le 25 avril à la prison d’Adelabad à Shiraz, la capitale de la province méridionale de Fars dans le centre-sud de l’Iran. Les autorités du régime les ont appréhendés à l’âge de 15 ans. Les organisations internationaux de défense des droits humains ont critiqué le régime des mollahs et qualifié le processus de procès d’inique.

Selon les informations recueillies par le Bureau des droits de l’Homme de l’ONU, les deux adolescents avaient été incarcérés pendant deux mois dans un centre de détention de la police sans accès à un avocat, frappés et contraints apparemment à faire de faux aveux. Lors d’un premier procès, les deux jeunes hommes avaient été condamnés à la peine capitale, mais la sentence avait été annulée par la Cour Suprême à la suite d’un recours des familles et de leurs avocats. Lors d’un nouveau procès, le tribunal a confirmé la sentence de mort et les deux adolescents ont été exécutés le 25 avril à Shiraz (sud) après avoir été soumis à des coups de fouet.

Les cas de Sohrabifar et de Sedaghat sont particulièrement étonnants et déplorables car « les deux garçons auraient été soumis à des mauvais traitements et à une procédure judiciaire biaisée », a déclaré Bachelet.

adcali.com 6 mai 2019

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Iran : La police morale envoie des SMS pour convoquer les femmes violant la loi sur le hijab dans leurs voitures.

La police de la sécurité morale de Téhéran a envoyé des SMS pour avertir les conductrices qui retirent leur hijab ou ignorent le code vestimentaire islamique, au volant.

Des centaines de femmes dans la capitale, Téhéran, ont récemment reçu un SMS leur demandant de se rendre au poste de la « police de la moralité ». Après des jours d’incertitude quant à l’origine des messages, la police a finalement annoncé que les messages étaient des avertissements officiels.

Les femmes sont accusées d’avoir enfreint le code vestimentaire islamique, notamment d’avoir enlevé leur voile au volant d’un véhicule.

Dans un entretien avec l’agence de presse officielle IRNA, le 25 avril, Hossein Rahimi, le commandant de la police de Téhéran, a souligné que la loi confère à la police le devoir de réprimer toute action illégale. Il a ajouté : « La police identifiera et s’occupera des véhicules dont les passagers enlèveront leur voile ».

En ce qui concerne les messages texte, il a ajouté : « Peu importe qui enlève le voile dans une voiture, les textes sont envoyés aux propriétaires de la voiture et la police de la sécurité morale tient le propriétaire pour responsable ».

En ce qui concerne les destinataires des SMS, il a déclaré : « Ceux qui sont convoqués seront libérés après s’être engagés par écrit à ne pas répéter l’infraction. En cas de récidive, l’accusé sera inculpé et traduit devant la justice ».

Il a réitéré : « La mesure prise par la police est légale et ils n’ont aucun scrupule à continuer de l’appliquer ».

L’envoi de SMS par la police de la sécurité morale pour convoquer des citoyens au célèbre commissariat de l’avenue Vozara de Téhéran pour ne pas avoir respecté le port du voile obligatoire à l’intérieur de leurs voitures a provoqué un embouteillage dans la zone, ce qui, selon Hossein Rahimi, était parfaitement géré !

Jeudi, des centaines de femmes accusées de conduire sans respecter la loi sur le hijab (code vestimentaire de la République islamique) se sont précipitées au siège de la « police de la moralité » à Téhéran pour se renseigner sur les textes. Leur présence a perturbé la circulation pendant des heures sur la route achalandée et dans les rues à proximité.

Un jour après l’envoi des SMS, Hossein Ashtari, commandant de la Force de la sécurité de l’État (SSF), a déclaré : « Nous renforcerons nos plans de sécurité morale et les appliquerons aussi fermement que les années précédentes ».

Dans des propos tenus par l’agence de presse officielle, Fars, le 26 avril, il a déclaré : « Les plans sont renforcés à la demande du public et dans le but de promouvoir le calme et la sécurité ».

Source : les Droits de l’homme en Iran
Publication : jeudi 2 mai 2019 16:31

adcali.com 3 mai 2019

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Iran: Free Nasrin Sotoudeh.

AMNESTY

Nasrin Sotoudeh, a prominent Iranian human rights lawyer, has been sentenced to 38 years in prison and 148 lashes because of her work defending women’s rights & protesting against Iran’s forced hijab laws.

The new sentence of 33 years in prison brings Nasrin’s total sentence – after two grossly unfair trials – to 38 years in prison. Nasrin has dedicated her life to peaceful human rights work, including defending women who peacefully protest against Iran’s degrading forced hijab (veiling) laws.

Women and girls in Iran are not allowed to leave their homes unless they cover their hair with a headscarf and cover up their arms and legs with loose clothing. Nasrin wanted to change this and she was jailed for it.

This is the harshest sentence recorded against a human rights defender in Iran in recent years, suggesting that the authorities are stepping up their repression. These sentences keep Nasrin separated from her husband and two children and stop her from being able to carry out her important work as a human rights lawyer.

Call on the Supreme Leader of Iran to release Nasrin Sotoudeh immediately and unconditionally and for her sentences to be quashed without delay.

adcali.com 20 avril 2019

https://www.amnesty.org/en/get-involved/take-action/iran-free-nasrin-satoudeh-now/

Nasrin Sotoudeh is a national treasure in Iran.

@amnestyNasrin Sotoudeh is a national treasure in Iran. Why? Because she has bravely stood up for women’s rights. For children’s rights. For a safer, fairer Iran. Yet, for this, she is serving 38 years in prison & will be flogged 148 times. Free Nasrin now.

Posted by IRAN HRM on Saturday, April 20, 2019

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ouveau chef du pouvoir judiciaire iranien : droits de l’homme en danger.

’histoire se répète. Le régime iranien a de nouveau nommé un criminel à la tête du ministère de la Justice. Après la nomination de Alireza Avaïe l’année dernière, cette année, il s’agit d’Ebrahim Raïssi. Les deux hommes, rappelons-le, sont tenus pour responsables des terribles massacres de 1988 en Iran et n’ont toujours pas été traduit en justice.

En 1988, plus de 30 000 prisonniers politiques ont été exécutés à la suite d’une fatwa de Khomeiny.
. Des « commissions de la mort » ont été mises en place et toute personne affiliée à l’opposition était systématiquement exécutée. Si les personnes arrêtées n’avaient pas été exécutées, la révolution aurait certainement pris un autre tournant.

Membre de ces tristement célèbres commissions, Ebrahim Raïssi est l’un des auteurs de ces massacres. À l’époque, il était Procureur adjoint de Téhéran et directement responsable de l’exécution des détenus à la prison de Téhéran. Des témoins affirment que des prisonniers mineurs et des femmes en enceintes ont été pendus par groupes de deux ou trois dans une zone isolée derrière la cour de la prison sur ses ordres. À ce jour, Raïssi a toujours refusé de faire des commentaires publics sur ses exactions.

Cet événement a été décrit comme le crime contre l’humanité le plus atroce commis depuis la Seconde Guerre mondiale par de nombreuses ONG, y compris Amnesty International.

’impunité des criminels
Ce nouveau ministre de la Justice mais aussi ex candidat à la présidence apparaît également dans une liste des responsables du massacre de 1988 publiée dans un rapport de l’ONG britannique « Justice for Victims of 1988 Massacre in Iran » présenté à Genève lors d’une conférence en 2016.

On constate que l’inaction et l’insensibilité de la communauté internationale vis-à-vis de cet événement dramatique ont permis au régime iranien de continuer à violer le droit international et les droits humains. L’inaction de la communauté internationale à enquêter sur ce crime atroce a fourni un terreau propice à une culture de l’impunité pour les mollahs au point que les responsables de ces « commissions de la mort » sont aujourd’hui ceux qui se présentent à l’élection présidentielle ou sont nommés ministre de la Justice. Ebrahim Raïssi, en est le parfait exemple.

On ne sait toujours pas aujourd’hui combien de victimes ont été exécutées et où ces dernières ont été enterrées en secret. En effet, les autorités ont déployé diverses tactiques pour détruire les preuves.

Ce qui s’est passé dans les prisons iraniennes en 1988 laisse une marque indélébile dans la mémoire collective du peuple iranien. La seule façon de l’effacer serait une enquête approfondie pour identifier ceux qui ont abusés de leur pouvoir pour exécuter des milliers d’opposants politiques. Sans une action internationale visant à définir les responsabilités de chacun lors du massacre de 1988, la détérioration de la situation déjà terrible des droits humains en Iran continuera.

La société civile conteste
Depuis l’été 2016, la société civile iranienne défie le gouvernement en discutant ouvertement du massacre de 1988 et demande justice, en vain.

Par ailleurs, on observe des manifestations grandissantes contre le pouvoir théocratique. Le régime iranien tente par tous les moyens d’enrayer ces soulèvements en faisant de la répression de masse. Avec plus de 7.000 arrestations de dissidents, 2018 est une « année de la honte » pour l’Iran, a dénoncé Amnesty International le mois dernier.

Avec la nomination de Ebrahim Raissi à la plus haute autorité de la Justice, la répression va s’accentuer davantage. Dans les milieux politiques iraniens, on dit que sa nomination vise à supprimer l’opposition. Ses derniers propos sont inquiétants et semblent valider les bruits de couloirs : « La personne la plus sage de ces derniers siècles était l’imam Khomeiny qui avait ordonné de tuer tous ceux qui avaient des idées hypocrites. Aujourd’hui aussi, si nous trouvons des membres du NCRI [Conseil national de la Résistance iranienne], nous ferons la même chose avec eux », a-t-il déclaré.

Hamid Enayat

adcali.com 27 mars 2019

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Iran – droits de l’Homme : 33 ans de prison et 148 coups de fouet pour la célèbre avocate Nasrin Sotoudeh.

La célèbre avocate Nasrin Sotoudeh, en compagnie de son mari, Reza Khandan, et de ses deux enfants.

Iran – droits de l’Homme :
33 ans de prison et 148 coups de fouet pour la célèbre avocate Nasrin Sotoudeh.

“Nasrin Sotoudeh a été condamnée à cinq ans de prison pour conspiration contre le système et à deux ans pour avoir insulté le Guide” suprême Ali Khamenei, a déclaré le juge Mohammad Moghiseh, à la tête de la cour révolutionnaire n°28 de Téhéran, a rapporté lundi l’agence de presse semi-officielle Isna.

La cour “a tenu une audience pour ce procès à laquelle ma cliente n’était pas présente et nous avons finalement compris que la cour l’avait condamnée par contumace”, a affirmé à l’agence de presse officielle Irna, Mahmoud Behzadi-Rad, l’un des avocats de Nasrin Sotoudeh. Mahmoud Behzadi-Rad n’a pas précisé la date de l’audience, ni s’il y était présent.

Mais, selon son mari, Reza Khandan, il y a d’autres peines de prison qui ont été prononcées à l’encontre de cette militante des droits de l’homme, soit au total 33 ans d’emprisonnement et 148 coups de fouet pour sept chefs d’accusation.

La déclaration du juge contredit aussi les informations communiquées à Nasrin Sotoudeh par le bureau chargé de l’application des peines dans la prison d’Evin. Il est possible que le juge ait fait allusion aux seules peines prononcées contre elle pour deux de ses sept chefs d’accusation.

Dans un communiqué diffusé ce lundi, Amnesty International qualifie la condamnation de cette ” éminente avocate iranienne des droits humains et défenseure des droits des femmes […] à 33 ans de prison et 148 coups de fouet ” d’” injustice scandaleuse ” et demande qu’elle soit ” libérée immédiatement “.

” Nasrin Sotoudeh, écrit Amnesty, a consacré sa vie à la défense des droits des femmes et à la dénonciation de la peine de mort. Il est scandaleux que les autorités iraniennes la punissent pour son travail en faveur des droits humains. Sa condamnation renforce la réputation de l’Iran en tant qu’oppresseur cruel des droits de la femme “.

Amnesty International rappelle que le juge Mohammad Moghiseh a appliqué la peine maximale prévue par la loi à chacun de ses sept chefs d’accusation. L’article 134 du code pénal iranien autorisant les juges à utiliser leur pouvoir discrétionnaire pour infliger une peine plus élevée que celle prévue par la loi lorsque le défendeur fait l’objet de plus de trois chefs d’accusation, le juge lui a infligé quatre années supplémentaires à sa peine totale de prison, la faisant passer du maximum statutaire de 29 à 33 ans.

Âgée de 55 ans, Nasrin Sotoudeh a été arrêtée en juin 2018. Elle a défendu des journalistes, des activistes et des opposants arrêtés lors des grandes manifestations de 2009 contre la réélection contestée de l’ex-président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad.

Nasrin Sotoudeh avait elle-même passé trois ans en prison entre 2010 et 2013 pour action ” contre la sécurité nationale ” et ” propagande contre le régime “.

En 2012, elle a reçu le prix Sakharov pour la liberté de l’esprit par le Parlement européen. Avant son arrestation en juin 2018, elle a pris la défense de plusieurs femmes arrêtées pour avoir enlevé leur voile en public afin de protester contre le port obligatoire du voile depuis la révolution islamique de 1979.

“L’affaire a été transmise à la cour d’appel”, a indiqué le juge Mohammad Moghiseh à Isna.

(Avec AFP et RFI)

adcali.com 12 mars 2019

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Amnesty appelle l’ONU à traiter l’impunité résultant des crimes contre l’humanité en Iran

Dans une déclaration écrite au 40e conseil des droits de l’homme de l’ONU qui se tient du 25 février au 22 mars 2019 à Genève, Amnesty international frappe fort en exhortant l’ONU à prendre à bras le corps la question de l’impunité dont jouit le régime en Iran au fil de ses crimes contre l’humanité, notamment le massacre de 30.000 prisonniers politiques durant l’été 1988

adcali.com 06 mars 2019

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Iran – droits de l’Homme : Deux détenus politiques sous pressions pour des repentirs publics.

Ismaïl Bakhchi (à droite) et Sepideh Qoliyan (à gauche) sont soumis à de graves pressions en prison pour consentir à des repentirs publics.
Ismaïl Bakhchi, l’un des représentants du syndicat des travailleurs de la canne à sucre (STCS) de la compagnie Haft Tapeh de la ville de Suse dans la province du Khouzistan (sud-ouest de l’Iran) et Sepideh Qoliyan, une militante des droits de l’Homme, sont soumis à de graves pressions en prison pour consentir à des repentirs publics, indique le STCS dans son canal dans la messagerie Telegram, le lundi 11 février.

Plusieurs autres personnes interpellées en lien avec la grève des travailleurs de canne à sucre en 2018, subissent également des pressions pour s’adonner à des repentirs publics, dont Sanaz Allahyari, Amir Hossein Mohammadifard et Amir Amirgholi, ajoute la même souce.

Les autorités réclament notamment qu’Ismaïl Bakhchi et Sepideh Qoliyan reconnaissent que les révélations qu’ils avaient effectuées sur les tortures subies en prison, après leur libération (il y a quelques mois) étaient mensongères et ” dictées par des détracteurs du pouvoir en place “, précise encore le canal de Telegram du STCS.

Les précédents

Ismaïl Bakhchi était le principal représentant des travailleurs de la canne à sucre de la Compagnie Haft Tapeh, lors du récent mouvement de grèves d’une quarantaine de jours mené par ces derniers. Arrêté lors d’une manifestation des grévistes le 18 novembre, il avait été relâché le 12 décembre, sous une caution de quatre milliards de rials (84.000€).

Peu après sa libération, le 4 janvier le syndicaliste a dénoncé dans un poste sur son Instagram, les sévices corporels intenses qu’il a subis en prison, précisant qu’il était incapable de bouger pendant trois jours. Il a lancé un défi à Mahmoud Alavi, le ministre de renseignement et de sécurité du gouvernement Hassan Rouhani, pour “un débat télévisé en direct”, en vue de répondre aux nombreuses irrégularités dans la procédure engagée contre le syndicaliste.

Les agents des services secrets iraniens qui effectuaient les interrogatoires, l’assaillaient régulièrement des “pires insultes”, a indiqué M. Bakhchi avant d’ajouter que ses dialogues au téléphone avec son épouse avaient été mis sous écoute.

Sepideh Qoliyan, une militante des droits de l’Homme qui a été arrêtée le 18 novembre lors d’une manifestation alors qu’elle était avec M. Bakhchi, a également dénoncé les tortures dont elle a été sujette en prison. Elle a aussi affirmé avoir été témoins de la torture de M. Bakhchi en prison.

Ces dénonciations ont soulevé une vague d’indignation dans la société iranienne et provoqué le soutien de multiples organisations sociales aux deux militants.

Dans une réplique à ces dénonciations, la télévision d’État iranienne, Irib, a diffusé le 19 janvier les repentirs forcés de ces deux ex-détenus politiques, dans lesquels ils reconnaissaient être en contact avec des groupes politiques iraniens à l’étrangers, ainsi que d’avoir tenté de faire l’unité entre les grèves des travailleurs de la canne à sucre et celles des sidérurgistes du Groupe National d’Acier (GNA) de la ville d’Ahwaz. Ces allégations qui ont fait le sujet des “repentirs”, comme l’a annoncé Irib, ne constituent aucun délit dans aucun pays démocratique.

Le soir-même de la diffusion de cette émission, Sepideh Qoliyan a réagi sur son compte twitter en écrivant : ” Les images qui ont été diffusées de moi sont le meilleur témoin de la véracité de mes propos sur les tortures que j’ai subie en prison. Je vais poursuivre avec plus de détermination encore ma plainte contre les tortures que j’ai subie. Maintenant que mes repentirs ont été diffusés, je réclame que mon procès soit organisé en public. ”

Sepideh Qoliyan a été interpellé le lendemain dans le domicile de son père par des hommes armés qui n’étaient pas muni de mandat d’arrêt. Son frère a également été tabassés et arrêtés, pour avoir justement contesté cette descente manu militari sans mandat. Selon le père de Sepideh Qoliyan qui était présent lors de son arrestation, les forces qui ont effectué l’interpellation appartenaient au Département de renseignement de la ville de Suse, la branche du ministère de renseignement et de sécurité (Vevak).

Quelques heures plus tard, c’est Ismaïl Bakhchi qui a été interpellé et incarcéré de nouveau.

Nouveaux chefs d’accusation

Le 6 février, Me Farzaneh Zilabi, l’avocate de Bakhchi a révélé que la justice iranienne a prononcé trois nouveaux chefs d’accusation contre le syndicaliste qui sont ” la publication de propos mensongers, la propagande contre le pouvoir en place et insulte envers les autorités. ”

Me Zilabi a également dénoncé les privations affligées à son client en matière d’accès à son avocat, ce qu’elle a qualifié d’une forme de torture, en se référant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

Mme Zilabi a été convoquée au Parquet de la révolution de la ville de Suse peu après ces affirmations, mais les raisons de cette convocation n’ont pas été révélées.

Le STCS a appelé les organisations de droits de l’Homme et les syndicats des travailleurs du monde entier de protester contre ces excès auprès des instances internationales.

Dans son canal de Telegram, le STSC affirme que si les deux détenus ne sont pas relâchés, il se lancera dans d’autres formes d’actions en leur faveur.

adcali.com 25 février 2019

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Iran : 40 ans après la révolution, un régime affaibli.

Hassan Rohani, président de l’Iran (à gauche) | AFP

Simin NOURI, co-auteur de l’ouvrage « Où va l’Iran ? Regards croisés sur le régime et ses enjeux d’influence » aux éditions Autrement, fait le point sur la situation politique de ce pays qui va fêter les 40 ans de la révolution qui a placé ce régime théocratique au pouvoir.

Alors que les autorités iraniennes s’apprêtent à célébrer le 40e anniversaire de la révolution, l’état de santé de la théocratie est alarmant à l’intérieur et son bilan en matière des droits de l’Homme est glaçant. La répression du gouvernement est à la hauteur du danger qu’il ressent face aux troubles, à travers le pays, liés à la pauvreté, à la corruption et au manque de libertés politiques et sociales.

Tout au long de l’année 2018, le peuple est descendu dans les rues de Téhéran et des villes de province pour protester contre l’effondrement du rial, la misère économique ou la destruction de l’environnement. L’aggravation de la crise iranienne, conséquence de la mauvaise gestion du gouvernement, de la corruption et du gâchis dans des guerres et des programmes nucléaire et balistique controversés, a déclenché des grèves et des manifestations pour réclamer la justice et le changement du régime.

Les sanctions imposées par les États-Unis fragilisent davantage le pouvoir. Las de tant d’années de dictature, les Iraniens tiennent les autorités pour responsable de l’isolement de l’Iran et ne croient plus à la propagande officielle, comme l’indique leur slogan repris en boucle : « L’ennemi est ici, ils mentent en disant que c’est l’Amérique. »

Selon Amnesty International, les autorités iraniennes ont arrêté plus de 7 000 dissidents lors d’opérations de répression, entraînant la condamnation de centaines de personnes à la prison ou aux coups de fouet.

Manifestation à Paris le 8 février
Pour Philip Luther, directeur de recherche pour le Moyen-Orient chez Amnesty International, « 2018 restera dans l’histoire comme une année honteuse pour l’Iran. Le nombre des arrestations, des emprisonnements et des peines de flagellation témoigne des efforts extrêmes déployés par les autorités pour réprimer la dissidence pacifique ».

Il ajoute : « Des enseignants sous-payés aux travailleurs des usines qui luttent pour nourrir leur famille, ceux qui ont osé revendiquer leurs droits en Iran aujourd’hui ont payé un lourd tribut. Tout au long de 2018, les autorités iraniennes ont mené une répression particulièrement sinistre contre les défenseurs des droits des femmes. Les gouvernements engagés dans un dialogue avec l’Iran n’ont pas le droit de rester silencieux alors que la répression se durcit de jour en jour. »

Selon le Comité de Soutien aux Droits de l’Homme en Iran (CSDHI), au moins une cinquantaine de manifestants ont été tués, dont une quinzaine sous la torture en prison.

Hassan Rohani, président de cette théocratie, avait été présenté comme modéré. Les statistiques trahissent la véritable nature de son régime.

Ces crimes démentent les prétentions de modération des mollahs. L’implication de ses diplomates dans plusieurs projets d’attentats en Europe, dont à Paris contre le grand rassemblement du Conseil national de la Résistance iranienne en juin dernier, confirme les craintes de Téhéran de la montée en puissance de son opposition.

Il est temps pour les pays occidentaux de conditionner leurs relations avec l’Iran à la fin des condamnations et exécutions arbitraires et du terrorisme. Alors que le spectre d’effondrement est évoqué par les mollahs, le soutien aux aspirations de la population pour le changement démocratique dans le pays doit être une priorité.

Le 8 février, une grande manifestation en ce sens est prévue à Paris. Cet événement fédérateur sera l’occasion de faire écho aux aspirations du peuple opprimé de l’Iran et d’affirmer qu’une option démocratique existe et qu’il y a une alternative au pouvoir des mollahs.

https://www.ouest-france.fr/reflexion/point-de-vue/point-de-vue-iran-40-ans-apres-la-revolution-un-regime-affaibli-6213555?fbclid=IwAR2vfZNCnGzyYqNjgFZUH12xRaE–wZ9jSDuZ9q3fi9avon4BZIrbaKOr

adcali,com ,12 ,février, 2019

PARIS: MANIFESTATION CONTRE LES VIOLATIONS DES DROITS DE L’HOMME EN IRAN LES MOLLAHS.

ppel à une grande manifestation le vendredi 8 février 2019 contre les violations graves et massives des droits humains en Iran et les agissements terroristes du régime iranien sur le sol européen contre

Cette initiative est soutenue par plusieurs maires d’arrondissement de Paris et de nombreuses associations de défense des droits humains.

Vendredi 8 février 2019
Rassemblement
Place Denfert-Rochereau
14h00

Marche vers l’esplanade des invalides
Clôture de la manifestation à 18h

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Paris: Manifestation contre les violations des droits de l’homme en Iran Les mollahs.

ppel à une grande manifestation le vendredi 8 février 2019 contre les violations graves et massives des droits humains en Iran et les agissements terroristes du régime iranien sur le sol européen contre

Cette initiative est soutenue par plusieurs maires d’arrondissement de Paris et de nombreuses associations de défense des droits humains.

Vendredi 8 février 2019
Rassemblement
Place Denfert-Rochereau
14h00

Marche vers l’esplanade des invalides
Clôture de la manifestation à 18h

adcali.com 19 janvier, 2019