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Iran. La législation abusive imposant le port du voile régit la vie des femmes – amnesty internationale.

DROITS DES FEMMES.
Imaginez que vous êtes une femme menant une vie relativement normale. Vous prenez le métro ou le bus pour vous rendre au travail ou à l’université. Vous passez du temps avec vos ami·e·s. Peut-être avez-vous les moyens de disposer d’un smartphone et aimez-vous diffuser des selfies sur les réseaux sociaux. Peut-être avez-vous parfois la chance de vous promener sur la plage et de sentir l’air marin dans vos cheveux.

Maintenant, imaginez qu’avant de sortir de chez vous et de faire l’une ou l’autre de ces choses vous deviez prendre le temps de vérifier que vos cheveux sont correctement cachés par un foulard et que vos membres sont couverts.

Bien que cela puisse sembler extrême, vous risquez de subir de graves conséquences si vous ne le faites pas. Vous savez que, dès que vous quitterez votre domicile, votre corps et vos vêtements seront jaugés par des étrangers. Vous devrez vous soumettre à des « contrôles de moralité » : des agents de l’État jugeront si votre tenue est conforme ou non au code vestimentaire strict qui s’applique aux femmes. Si vous ratez le test, vous risquez d’être arrêtée, voire torturée et condamnée à une peine d’emprisonnement ou de flagellation.

Alors chaque jour, avant de sortir de chez vous, vous devez décider des risques que vous êtes prête à prendre. Souhaitez-vous exercer votre liberté et porter ce que vous voulez, ou ferez-vous le choix de la sécurité pour éviter d’être arrêtée, agressée ou interdite d’entrée sur votre lieu de travail ou à l’université ?

Cette histoire n’est pas une dystopie
Elle en a peut-être l’apparence mais elle est bien réelle. C’est la réalité de millions de femmes et de filles en Iran, où l’État exerce un contrôle fort sur le corps des femmes.

Lire plus:
https://www.amnesty.org/fr/latest/campaigns/2019/05/iran-abusive-forced-veiling-laws-police-womens-lives/

adcali.com 31 mai 2019

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Nahid Shaghaghi, membre du Women’s Charity Group, arrêtée violemment chez elle,

Par Iran HRM Dernière mise à jour le 19 mai 2019

La militante des droits des femmes Nahid Shaghaghi a été arrêtée chez elle le 15 mai 2019 pour des raisons inconnues.

Le même jour, Kaveh, le frère de Shaghaghi, écrivait sur sa page Instagram: «Nahid nous a appelés ce matin [le 15 mai 2019] pour lui dire que des agents de la sécurité se trouvaient à sa porte.»

«Quand je suis arrivé chez elle, j’ai vu que la porte était cassée et que personne n’était à la maison. Nous ne savons pas où elle se trouve ni même qui l’a arrêtée. Nous sommes allés à la prison d’Evine et à son poste de police local pour lui demander ce qui lui était arrivé, mais nous n’avons reçu aucune information. Nous sommes inquiets », a ajouté Kaveh.

Les forces de sécurité ont fait irruption chez elle et ont brutalisé Nahid Shaghaghi et l’ont emmenée dans un lieu inconnu.

Le 16 mai, la chaîne de VIW sur l’application de messagerie Telegram a rapporté que Shaghaghi était interrogé dans le quartier 209 de la prison d’Evin, sous le contrôle du ministère du Renseignement iranien.

Nahid Shaghaghi est un membre éminent du groupe de charité Voice of Iranian Women (VIW), impliqué dans les opérations de secours et d’assistance lors des récentes inondations dévastatrices dans le sud-ouest de l’Iran.

Elle défend activement les droits des femmes et des enfants depuis quelques années. Le 8 mars 2019, elle a prononcé un discours à Téhéran à l’occasion de la Journée internationale de la femme sur les racines de la violence à l’égard des femmes.

Trois semaines avant l’arrestation de Shaghaghi, un autre membre de VIW, Akram Nasirian, a été arrêté par des agents de sécurité non identifiés à Téhéran.
Avant son arrestation, Nasirian avait également travaillé dans les régions du pays touchées par les inondations.

Elle est également détenue dans le quartier 209 de la prison d’Evine, qui serait accusée de «promotion du non-respect du hijab» et de «trouble à l’opinion publique», sans pouvoir consulter un avocat.
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adcali.com 19 mai 2019

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Iran:Pourquoi il est urgent de sauver Nasrin Sotoudeh.

La condamnation de l’avocate et militante des droits humains iranienne Nasrin Sotoudeh est d’une brutalité sans précédent. A l’heure où l’Iran vient d’être nommé à la commission des droits des femmes à l’ ONU, aux côtés de l’Arabie Saoudite, son destin ne concerne pas uniquement les citoyennes de l’Iran mais l’avenir des femmes du monde entier.

J’ai compris qu’ils m’ont arrêtée à cause de ma lutte pour les droits humains, la défense des droits des femmes et mon combat contre la peine de mort. Quoi qu’il en soit, on ne me réduira pas au silence déclarait Nasrin Sotoudeh à la veille de sa grève de la faim en août dernier.

Cette éminente avocate et défenseure des droits humains âgée de 55 ans vient d’être condamnée de façon sauvage par la justice iranienne. En plus des cinq ans qu’elle purge déjà depuis le 13 juin 2018 dans la sinistre prison d’Evin à Téhéran, les juges ont ajouté 33 ans supplémentaires et 148 coups de fouet. Comme le précise Amnesty International, c’est la condamnation la plus sévère recensée contre un défenseur des droits humains en Iran ces dernières années, ce qui laisse à penser que les autorités encouragées par l’impunité généralisée en matière de violations de droits humains, durcissent leur répression.

Les chefs d’accusation comprennent l’incitation à la corruption et à la prostitution, troubles à l’ordre public, rassemblement contre le régime, insulte contre le Guide suprême l’ayatollah Ali Khamenei.

L’avocate et militante des droits humains, récompensée en 2012 par le Prix Sakharov, a été plusieurs fois emprisonnée dans des conditions effroyables pour son engagement. Ses luttes comprennent celle contre la peine de morts pour mineurs (73 exécutés entre 2005 et 2015), la persécution des journalistes et des avocats dissidents, dont Shirin Ebadi, lauréate du Prix Nobel. Les accusations de rassemblement contre le régime et troubles à l’ordre public se réfèrent à sa participation active à la création de la campagne ‘Un Million de Signatures’ en 2005 ainsi qu’au Mouvement Vert de 2009, opposant la réélection de Mahmoud Ahmadinejad et prélude aux révolutions arabes.

Ses prises de position en faveur de manifestations féministes sont les plus connues en Occident et constituent l’incitation à la corruption et à la prostitution. Elle a défendu de nombreuses femmes qui ont refusé de porter le hijab, voile obligatoire en Iran, et elle est même parue tête nue devant ses propres juges.

En attendant, le lendemain de la condamnation, les Nations Unies annonçaient la participation de l’Iran à Commission pour la condition des femmes, instance chargée de juger les violations contre les droits des femmes. L’Iran siège désormais aux côtés de l’Arabie Saoudite, le Bahreïn, le Qatar et le Koweït qui forment le bloc idéologiquement le plus fort parmi les 45 membres. Peut-on voir dans la condamnation de Nasrin Sotoudeh, la prémonition du devenir des droits de la moitié de la population de la planète sous l’égide de ce groupe de travail bien particulier ?

Au sommet annuel des activistes féminins (CSW 63) qui se tient actuellement aux Nations Unies à New York, la présidente de l’Assemblée Générale, María Fernanda Espinosa déclarait le 12 mars dernier que les droits des femmes traversaient une régression mondiale désastreuse. Si en 2015 on pouvait espérer que la disparité entre droits masculins et féminins serait éradiquée d’ici 30 ans, au rythme actuel il nous faudra 107 ans.

La condamnation de Nasrin Sotoudeh est d’une gravité extrême pour les libertés civiles de la population iranienne et celle du Moyen-Orient. Elle rappelle néanmoins l’urgence d’une vigilance accrue pour la préservation de la démocratie et des droits humains, en particulier ceux des femmes dans le monde entier. Des gouvernements populistes de droite en Europe de l’Ouest et de l’Est, tout comme en Amérique du Nord et du Sud se sont attaqués aux droits de base des femmes que l’on croyait longtemps acquis. Il en est de même dans de nombreux pays musulmans régis par des gouvernements islamistes.

Nasrin Sotoudeh est le symbole vivant de nos luttes et de nos espérances pour un monde qui ne doit pas sombrer dans l’obscurantisme. L’Iran a déjà été contraint, devant la pression mondiale, de faire marche arrière lors de précédentes condamnations d’activistes. Chacun de nous peut et doit agir.

#FreeNasreen
freenasrin
adcali.com 28 Mars 2019

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Iran – droits de l’Homme : 33 ans de prison et 148 coups de fouet pour la célèbre avocate Nasrin Sotoudeh.

La célèbre avocate Nasrin Sotoudeh, en compagnie de son mari, Reza Khandan, et de ses deux enfants.

Iran – droits de l’Homme :
33 ans de prison et 148 coups de fouet pour la célèbre avocate Nasrin Sotoudeh.

“Nasrin Sotoudeh a été condamnée à cinq ans de prison pour conspiration contre le système et à deux ans pour avoir insulté le Guide” suprême Ali Khamenei, a déclaré le juge Mohammad Moghiseh, à la tête de la cour révolutionnaire n°28 de Téhéran, a rapporté lundi l’agence de presse semi-officielle Isna.

La cour “a tenu une audience pour ce procès à laquelle ma cliente n’était pas présente et nous avons finalement compris que la cour l’avait condamnée par contumace”, a affirmé à l’agence de presse officielle Irna, Mahmoud Behzadi-Rad, l’un des avocats de Nasrin Sotoudeh. Mahmoud Behzadi-Rad n’a pas précisé la date de l’audience, ni s’il y était présent.

Mais, selon son mari, Reza Khandan, il y a d’autres peines de prison qui ont été prononcées à l’encontre de cette militante des droits de l’homme, soit au total 33 ans d’emprisonnement et 148 coups de fouet pour sept chefs d’accusation.

La déclaration du juge contredit aussi les informations communiquées à Nasrin Sotoudeh par le bureau chargé de l’application des peines dans la prison d’Evin. Il est possible que le juge ait fait allusion aux seules peines prononcées contre elle pour deux de ses sept chefs d’accusation.

Dans un communiqué diffusé ce lundi, Amnesty International qualifie la condamnation de cette ” éminente avocate iranienne des droits humains et défenseure des droits des femmes […] à 33 ans de prison et 148 coups de fouet ” d’” injustice scandaleuse ” et demande qu’elle soit ” libérée immédiatement “.

” Nasrin Sotoudeh, écrit Amnesty, a consacré sa vie à la défense des droits des femmes et à la dénonciation de la peine de mort. Il est scandaleux que les autorités iraniennes la punissent pour son travail en faveur des droits humains. Sa condamnation renforce la réputation de l’Iran en tant qu’oppresseur cruel des droits de la femme “.

Amnesty International rappelle que le juge Mohammad Moghiseh a appliqué la peine maximale prévue par la loi à chacun de ses sept chefs d’accusation. L’article 134 du code pénal iranien autorisant les juges à utiliser leur pouvoir discrétionnaire pour infliger une peine plus élevée que celle prévue par la loi lorsque le défendeur fait l’objet de plus de trois chefs d’accusation, le juge lui a infligé quatre années supplémentaires à sa peine totale de prison, la faisant passer du maximum statutaire de 29 à 33 ans.

Âgée de 55 ans, Nasrin Sotoudeh a été arrêtée en juin 2018. Elle a défendu des journalistes, des activistes et des opposants arrêtés lors des grandes manifestations de 2009 contre la réélection contestée de l’ex-président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad.

Nasrin Sotoudeh avait elle-même passé trois ans en prison entre 2010 et 2013 pour action ” contre la sécurité nationale ” et ” propagande contre le régime “.

En 2012, elle a reçu le prix Sakharov pour la liberté de l’esprit par le Parlement européen. Avant son arrestation en juin 2018, elle a pris la défense de plusieurs femmes arrêtées pour avoir enlevé leur voile en public afin de protester contre le port obligatoire du voile depuis la révolution islamique de 1979.

“L’affaire a été transmise à la cour d’appel”, a indiqué le juge Mohammad Moghiseh à Isna.

(Avec AFP et RFI)

adcali.com 12 mars 2019

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Femmes Iran : Emprisonnée pour s’opposer au voile obligatoire,elle fait une grève de la faim.

Une femme emprisonnée pour la deuxième fois en Iran, dans le cadre d’une mesure extrajudiciaire, pour avoir protesté contre le voile obligatoire, a entamé une grève de la faim.

Mme Shaparak Shajarizadeh a été arrêtée le 8 mai 2018, avec son fils de 9 ans, dans la ville de Kachan, dans la province centrale iranienne d’Ispahan.

Son fils a été libéré quelques heures plus tard, mais elle est toujours écrouée.

Mme Shajarizadeh sera jugée le 10 juin à Téhéran pour “violation du voile (obligatoire)” et “promotion de la corruption”.

Les Iraniennes font immédiatement l’objet d’arrestations violentes et de détentions si elles ne se conforment pas au code vestimentaire et au voile obligatoire, tandis que ceux qui ont attaqué des femmes à l’acide et qui volent les économies des épargnants dans des établissements de crédit financiers corrompus ne sont jamais sanctionnés et restent en liberté.

les organisations internationales et les autorités défendant les droits humains et les droits des femmes à prendre des mesures urgentes pour la libération immédiate et inconditionnelle de ces femmes.

adcali.com 17 Mai 2018
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Le cri de détresse des Iraniennes, la France doit l’entendre en cette journée internationale des droits des femmes 2018

Pour la journée internationale des droits des femmes

Alors que la théocratie iranienne allait célébrer son 39ième anniversaire, le monde était témoin de l’ébranlement de ses fondations à travers les manifestations de décembre et janvier dernier, rappelant à tous que ce régime avait dévoyé les idéaux de la révolution iranienne qui avait renversé l’ordre monarchique millénaire. C’était donc une nouvelle dictature, cette fois au nom de la religion, que les Iraniens ont obtenue.

Le mouvement déclenché le 28 décembre dernier était d’abord “une révolte de la faim” d’un peuple étranglé par le désastre économique et la corruption du régime. Mais, très vite, il a pris une tournure politique pour revendiquer la fin de la tyrannie, rejetant tous les clans qui ont contribué à perpétuer ce régime, les soi-disant modérés comme les conservateurs.

La répression fut brutale et on a déploré des dizaines de tués, dont douze en détention sous la torture. Plusieurs milliers de manifestants furent arrêtés. Amnesty international a alerté sur les dangers que courent “les manifestants pacifiques qui se trouvent maintenant en prison, où leurs conditions de vie sont pitoyables et la torture est un moyen commun pour obtenir des aveux et punir les dissidents.” Cinq étudiantes de l’université de Téhéran, Yasamin Mahboobi, Soha Mortezaii, Faezeh Abdipour, Leila Hosseinzadeh, Negin Arameshi, ont été incarcérées et les familles des étudiantes détenues craignent pour leur sécurité.

Alors que nous célébrons aujourd’hui la Journée internationale des femmes, il est important de rappeler le combat courageux des Iraniennes qui résistent à un régime dont un trait principal est sa misogynie et son opposition à la notion d’égalité entre les hommes et les femmes.

Indiscutablement, les femmes ont joué un rôle remarquable dans ce sursaut citoyen qui a commencé à Machhad, deuxième ville du pays, et s’est répandu comme un feu de forêt à quelque 140 villes. Elles ont été nombreuses et offensives dans ces manifestations qui ont marqué une étape nouvelle dans le mouvement irréversible pour le changement en Iran. Les vidéos tournées dans les manifestations et mises en ligne par les opposants, ont mis en évidence leur leadership courageux. A Qom ou Hamedan, elles ont été les premières à lancer le slogan de “Mort au dictateur, mort à Khamenei”, alors même que l’outrage au Guide suprême des mollahs est sévèrement sanctionné. Des clips tournés à la hâte montrent des jeunes femmes braver le pouvoir dans des confrontations avec les brigades anti-émeutes à Ispahan, Arak, Kermanchah, Zanjan, Ahvaz…

Il faut dire que les Iraniennes ont de nombreuses raisons de se révolter contre le système islamiste.

D’abord, elles subissent au quotidien avec l’imposition d’un code vestimentaire strict, renforcé par une police des mœurs qui n’hésite pas à user de violences et d’humiliations.

Les militantes des droits des femmes sont nombreuses à dénoncer cette discrimination systématique: autorisation des maris pour voyager, travailler et suivre des cours à l’université, dont certains cursus leur sont par ailleurs refusés; divorce délibérément entravé par les obstacles juridiques même en cas de violences conjugales etc…

Pas surprenant que le World Economic Forum classe l’Iran en 140e position sur 144 pays en matière d’émancipation politique et économique des femmes. Ce triste constat n’est pas le fruit des traditions iraniennes mais le résultat d’un choix politique dont le but est de pérenniser un système patriarcal aux antipodes des aspirations d’émancipation d’un peuple cultivé et moderne.

Le mouvement qui s’est amorcé en Iran est un cri sorti des limbes. Si le régime obscurantiste s’acharne à réprimer la colère de la rue, il ne peut en effacer les causes. Aucun peuple ne peut être condamné à perpétuité aux ténèbres.

C’est dans ce contexte que s’est tenue en février dernier à Paris une formidable manifestation de solidarité de la part d’éminentes femmes militantes venues du monde entier en soutien aux résistances iraniennes dont l’emblématique Maryam Radjavi. Ce soutien était un signal fort à destination des Iraniennes de l’intérieur en lutte pour leurs libertés.

C’est ce combat pour la lumière que les démocrates du monde entier doivent soutenir. La France ne peut rester indifférente face à ce cri de détresse. Elle doit commencer par agir pour obtenir la libération des manifestants emprisonnés.

À voir également sur Le HuffPost:
https://www.huffingtonpost.fr/rama-yade/le-cri-de-detresse-des-iraniennes-la-france-doit-lentendre-en-cette-journee-internationale-des-droits-des-femmes-2018_a_23379578/