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Iran: Les inondations avaient été prévues depuis sept mois et la tragédie était évitable .

La province du Khouzistan (dans l’ouest de l’Iran) – “Des dizaines de milliers d’hectares de terrains agricoles ont été engloutis et détruits”, indique un directeur local dans le comté de Dasht-e Azadegan.
C’est une véritable tragédie qui a frappé les villageois et les agriculteurs du comté de Dasht-e Azadegan, dans la province du Khouzistan (sud-ouest de l’Iran), a reconnu le directeur de la Coopérative de l’agriculture et des ressources naturelles de ce comté, une organisation d’État chargé de la gestion des terrains agricoles.

“Des dizaines de milliers d’hectares de terrains agricoles ont été engloutis et détruits et tous les bétails sont en train de périr”, a ajouté Hossein Marmazi, dans un entretien avec l’Agence semi officielle de presse, Ilna, le 6 avril 2019.

Ce directeur s’est plaint de l’incompétence et du laxisme des autorités en affirmant qu’elles se contentent de donner des ordres d’évacuation des villes du comté, “alors que ce n’est pas si simple que ça ! Des dizaines de milliers de personnes vivent dans chacune de ces villes”.

“Ces gens ne savent pas où aller ! Ils ne savent pas que faire alors qu’ils n’ont pas d’argent avec les prix qui font ravage. Qui va les loger ?… S’ils ne se déplacent pas c’est parce qu’ils n’ont nulle part où aller”.

Marmazi a révélé que les experts de sa coopérative avaient averti les autorités depuis sept mois que des inondations auront lieu au début du printemps. “Nous avions insisté que les marais et les douves doivent être dragués et qu’en cas d’une inondation les villes et les villages seront engloutis sous l’eau. Personne ne nous a écouté”, se désole Marmazi.

“Les dégâts causés par les inondations à la population de ce comté sont sans précédents. Près de 80 à 90% de nos terres agricoles sont en train d’être détruits. Les secours sont très faibles”, ajoute le directeur de la Coopérative de l’agriculture et des ressources naturelles de Dasht-e Azadegan.

La tragédie était donc évitable si des mesures concrètes avaient été entreprises depuis sept mois où les experts ne cessaient de lancer des avertissements. Mais rien n’a été fait. Ce “rien” est l’incarnation-même d’un pouvoir pourri, pour lequel ses ingérences dans le Moyen-Orient et le financement de ses milices mandataires en Irak, en Syrie, au Liban et au Yémen, ont la priorité sur son peuple. Autant dire que le peuple n’est pas une priorité pour ce régime.

adcali.com 13 avril 2019

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اینجا پسری که با یک دست مشغول پر کردن گونی

شاید بگویند این اغراق است ولی نه اینجا پسری که با یک دست مشغول پر کردن گونی برای درست کردن سیل بند در حمیدیه استایا این مردم مستحق این همه ظلم را هستند؟ بفکر این باشیم بعد از سیل آرامش را با گذر از جمهوری اسلامی بدست بیاوریم

Posted by Ali Khatib on Friday, April 12, 2019

جوانان ‎دهلاویه اهواز، در نبود امکانات و مسئولین، بدنشون رو برابر سیل قرار دادن و مقابل سیل ایستادند و باشکوه ترین صحنه امسال را رقم زدند.🌷🌷🌷🌷

Posted by ‎بهرام مودت‎ on Friday, April 12, 2019

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Iran:Le Guide suprême de la République islamique, Ali Khamenei, en train de passer en revue les Gardiens de la révolution .

Les États-Unis ont officiellement placé les Gardiens de la révolution islamique sur leur liste des organisations terroristes étrangères, faisant ainsi planer le risque de sanctions renforcées contre Téhéran, a annoncé Donald Trump lundi.

C’est “la première fois” qu’une organisation “faisant partie d’un gouvernement étranger” est ainsi désignée, a précisé le président américain dans un communiqué, ajoutant que cette mesure permettrait d’accroître la “pression” contre l’Iran.

Cette mesure “sans précédent”, “est une reconnaissance du fait que l’Iran n’est pas seulement un État soutenant le terrorisme, mais que les Gardiens de la révolution participent activement, financent, et promeuvent le terrorisme”, poursuit le communiqué.

La force Qods, unité d’élite des Gardiens de la révolution, est également concernée par cette désignation, précise le président américain.

Cette force est une branche extérieure qui soutient les forces alliées de l’Iran au Moyen-Orient, comme les troupes du président syrien Bachar el-Assad ou le Hezbollah libanais.

Cette décision “augmentera significativement l’échelle et la portée de notre pression maximale contre le régime iranien”, précise le président américain, qui ajoute: “Si vous faites affaire avec les Gardiens de la révolution, vous financez le terrorisme”.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a de son côté appelé toutes les “entreprises et banques à travers le monde” à couper tout lien financier avec les Gardiens de la révolution islamique. Le régime iranien n’est plus seulement considéré comme un “soutien du terrorisme”, mais “il est lui-même impliqué dans des actes de terrorisme”, a-t-il déclaré après cette annonce concernant l’armée idéologique de la République islamique d’Iran.

adcali.com 9 avril 2019

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Iran : Les pasdaran tuent un manifestant et blessent plusieurs autres personnes.

Un manifestant a été tué et plusieurs autres ont été blessés en Iran mercredi alors que les Gardiens de la révolution (pasdaran) ont ouvert le feu sur les habitants des villages voisins de Susangerd et Dashte Azadegan dans la province du Khouzistan.

Le manifestant qui a perdu la vie s’appelait Abud Rabien, les pasdaran lui ont tiré une balle dans le cou.

adcali.com 06 avril 2019

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Iran: régime de Téhéran réprime les victimes de l’inondation au lieu de leur venir en aide

Peu après que les inondations ont commencé à submerger Chiraz, le régime des mollahs a envoyé son armée, ses véhicules de combat blindés, tels que le BMP-1 de fabrication russe, et ses forces à motocyclette. Cependant, ils n’ont pas été envoyés pour traverser des routes impraticables et secourir des personnes coincées sur les toits ou pour apporter rapidement de l’aide aux victimes, comme cela pourrait être le cas dans la plupart des régions du monde.

Au contraire, ils ont été envoyés pour réprimer les protestations légitimes d’un peuple dont la situation désespérée est ignorée par ses dirigeants.

Ainsi, le peuple iranien a dû, une fois de plus, se sauver en utilisant ses bateaux de pêche pour venir en aide aux familles, aux voisins et aux entreprises.

Oui, l’Iran a de nombreux bateaux rapides et puissants qui auraient pu être déployés pour aider lors des opérations de secours, évacuer les habitants des zones touchées par les inondations ou distribuer de la nourriture et des médicaments – des choses qui auraient en réalité permis de contenir les manifestations. Mais ces bateaux étaient déjà utilisés pour des exercices en mer ou pour harceler des cargos américains au large du golfe Persique ; des choses que le régime a clairement jugées plus importantes que le fait de sauver la vie de son peuple.

L’armée des mollahs dispose de centaines de milliers de sacs de sable pouvant servir à endiguer les eaux de crue, mais ils n’ont pas été utilisés. Ils ont également, avec les Gardiens de la révolution (pasdaran), des ambulanciers paramédicaux et des hôpitaux, mais ils n’ont pas été dépêchés pour aider les blessés. Ils ont même de nombreuses unités d’ingénierie, capables de construire des ponts flottants et des routes en très peu de temps, mais celles-ci n’ont pas été envoyées.

Le peuple iranien a le droit de savoir pourquoi, en dehors de quelques vidéos de propagande soigneusement préparées, le régime et ses forces répressives n’ont pas réussi à aider les victimes. La réalité est que les pasdaran et le régime dans son ensemble ne parviennent pas à aider les populations touchées par un désastre car ils ne se soucient tout simplement pas du peuple iranien. Ce sont d’ailleurs les mollahs qui ont exacerbé l’ampleur du désastre par de nombreuses années de gestion calamiteuse et de corruption en ce qui concerne l’environnement et la préparation aux situations d’urgence.

Les pasdaran, qui n’ont de compte à rendre qu’au Guide Suprême, Ali Khamenei, n’ont qu’une mission : appliquer la répression intérieure et exporter le terrorisme et le chaos. C’est la raison pour laquelle la population veut renverser ce régime.

Il n’est pas étonnant que le régime soit fragile et instable face à la colère explosive de la société. Le Guide Suprême du régime, Ali Khamenei, et son président, Hassan Rohani, savent mieux que quiconque que la société est sur le point de connaître une nouvelle révolte.

adcali.com 05 Avril 2019

به رغم تبلیغات رژیم مردم بدون هیچ امکاناتی مجبورند باریسک جانشان برای تامین مایحتاجشان در سیلاب تردد کنند.با فدای جان و هستی خویش به زودی روزی را به ایران خواهیم رساند که مردم ایران با بهره‌مند شدن ازهمه حقوقشان در نعمت زندگی کنند و از این روزها تنها خاطره‌یی بماند.#سیل_خوزستان#همبستگی_ملی#سپاه_عامل_سیل#سپاه_عامل_جنایت#خامنه‌ای_عامل_ویرانی

Posted by Roya Daroodi on Friday, April 5, 2019

😢نزن باران که ایرانم بر آبه😓🔴 یکی از صدها صحنه دلخراش و آزار دهنده که در طی فاجعه‌ سیل اخیر اتفاق افتاده است @HashemKhastar

Posted by Parvin Heidarian on Thursday, April 4, 2019

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Iran: Le rôle du CGRI dans la catastrophe de Chiraz si évident…

Les gardes de la révolution ont À partir de détruit les maison rivières partir dependant 40 ans et aujourd’hui les rivières iraniennes ont détruit les maisons du peuple ،
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Le rôle du CGRI dans la catastrophe de Chiraz si évident que Chamkhani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité du régime, n’a pas osé le nier. Il a été forcé d’admettre que “quiconque a procédé à des construction à l’intérieur du lit de la rivière saisonnière de la porte de Chiraz – appelée « Darvazeh Qoran »- est coupable », avant d’ajouter : « il semble qu’une combinaison du secteur privé et des secteurs des services et du gouvernement aient été impliqués. J’ignore si un organe militaire a construit une garnison ou une route sur le lit de la cours d’eau de Darvazeh Coran”.

A son tour, le procureur général iranien a déclaré, il y a 3 jours, que la publication de informations sur les inondations constituait une violation de la sécurité, ajoutant que ceux qui publiaient de telles informations seraient accusés de « perturber la sécurité du pays ».

adcali.com 03 avril 2019

کودکانی که با دستان کوچکشان کمک رسانی می کنند…❤️ ❤️ ❤️ مطمئن باشید همین دستان پرتلاش ایران فردا را می سازند. به آنها امید و اعتماد بدهیم. به آنان بیاموزیم که دشمن کیست و چرا سیل میهنمان را ویران نموده است. چهارشنبه ۱۴ فروردین ۹۸🔥@begoonah1

Posted by Pishtazane Azadi on Wednesday, April 3, 2019

سیل در #پلدختر_لرستان یک ساختمان چندطبقه را از جای کَند..

Posted by Manocher Bigham on Tuesday, April 2, 2019

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ÊTRE UNE FILLE QUI DANSE EN IRAN …

Etre un enfant qui danse joyeusement en Iran n’est pas normal. Parce que si vous êtes – si vous essayez d’être – une autre femme arrive, toute voilée, qui vous oblige non seulement à vous arrêter, mais vous dit clairement que ce que votre enfant a fait est un “crime”. Parce que pour un enfant iranien, danser librement signifie violer la charia, cela signifie risquer d’exciter la libido masculine et pour cela, il doit être puni. Parce que c’est le régime insensé qui a maintenant pris tout un peuple en otage …

Habibullah Masoudi Farid Adjoint aux affaires sociales de l’Organisation de protection sociale a mis l’accent sur la fourniture de services éducatifs conformes aux normes islamiques et religieuses dans les foyers pour enfants. À cet égard, la Welfare Organization a sérieusement prévenu les enfants de l’enfant et, si des violations étaient commises dans cette zone, ils seraient traités. Et les écoles ne peuvent pas enseigner des programmes inhabités et non religieux, contrairement aux programmes religieux, tels que la danse dans les jardins d’enfants.

adcali.com 01 avril 2019

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Iran – inondations meurtrières : À la mémoire des victimes avec un hymne contre le pouvoir en place.

Des centaines de personnes se sont rassemblées devant la “Porte du Coran” à Chiraz (dans le sud de l’Iran) pour rendre hommage à la mémoire des victimes,
et exprimer leur colère contre le pouvoir en place et Pour hommage à la mémoire des victimes des dernières inondations dans cette ville, dont des centaines qui ont perdu la vie sur la route nationale qui borde ce monument historique. Cette route avait été construite dans les années 1990 par le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) sur une voie de canalisation destinée à conduire les inondations vers les zones non habitées.

La police a tenté de disperser la foule dès les premiers regroupements devant la “Porte du Coran”, mais les gens ont résisté et sont restés sur place. La foule répétait en cœur “on reste là”. Un jeune homme tenant dans ses bras un bébé a dit : “On reste là jusqu’à ce qu’on retrouve un peu de réconfort. C’est d’ici que nous avons reçu le coup le plus dur, le coup que nous n’aurions pas dû recevoir. ”

Le pouvoir en place tente de minimiser le nombre des victimes et parle de quelques dizaines de morts, alors que les sources hospitalières révèlent qu’au moins 200 personnes ont perdu la vie sur cette route nationale.

adcali.com 31 mars 2019

🔴 #قائمشهر- ۱۰فروردینجمع آوری کمک و توزیع خانه به خانه در آق قلا توسط مردم شریف روستای کوتنا قائمشهر”درود بر این همدلی و همبستگى“👏👏👏#سیل_سراسری#سپاه_عامل_سیل #خامنه_ای_عامل_ویرانی@maniranam01

Posted by Parvin Heidarian on Saturday, March 30, 2019

ممانعت رژيم ایران از انتشار تصاویر وفیلمهای فاجعه سیل توسط فعالان اجتماعی و شهرونداننقض پایه ای حقوق شهروندان و ازادی بیان پایمال شده در ایران اشغال شده شبکه اسکای نیوز

Posted by Manocher Bigham on Sunday, March 31, 2019

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Joyeux Norouz 1398, le Nouvel An iranien, qui arrive avec le premier jour du printemps.

Le Nourouz est une fête traditionnelle des peuples iraniens , qui célèbrent le Nouvel An du calendrier persan. Symbole de renaissance et de renouveau, ette fête annonce la nouvelle année.
Les Iraniens profitent des vacances de Norouz pour rendre visite à leurs familles, amis et proches. Ils se retrouvent souvent autour d’une table sur laquelle sont posés les Haft Sîn, 7 objets spécifiques correspondant aux 7 créations et aux 7 immortels. Des cadeaux sont aussi parfois échangés. De grandes fêtes sont ainsi organisées à l’occasion de Norouz.
Que cette année soit celle de la liberté et de la démocratie en Iran et que l’hiver emporte à jamais la dictature religieuse des mollahs dans ses ténèbres .

adcali.com 29 mars 2019

Chanteur Mme Farideh Goldareh: C’est un poème…«شعري اينجاست»

Posted by Samar Azad on Saturday, March 30, 2019

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Iran:Pourquoi il est urgent de sauver Nasrin Sotoudeh.

La condamnation de l’avocate et militante des droits humains iranienne Nasrin Sotoudeh est d’une brutalité sans précédent. A l’heure où l’Iran vient d’être nommé à la commission des droits des femmes à l’ ONU, aux côtés de l’Arabie Saoudite, son destin ne concerne pas uniquement les citoyennes de l’Iran mais l’avenir des femmes du monde entier.

J’ai compris qu’ils m’ont arrêtée à cause de ma lutte pour les droits humains, la défense des droits des femmes et mon combat contre la peine de mort. Quoi qu’il en soit, on ne me réduira pas au silence déclarait Nasrin Sotoudeh à la veille de sa grève de la faim en août dernier.

Cette éminente avocate et défenseure des droits humains âgée de 55 ans vient d’être condamnée de façon sauvage par la justice iranienne. En plus des cinq ans qu’elle purge déjà depuis le 13 juin 2018 dans la sinistre prison d’Evin à Téhéran, les juges ont ajouté 33 ans supplémentaires et 148 coups de fouet. Comme le précise Amnesty International, c’est la condamnation la plus sévère recensée contre un défenseur des droits humains en Iran ces dernières années, ce qui laisse à penser que les autorités encouragées par l’impunité généralisée en matière de violations de droits humains, durcissent leur répression.

Les chefs d’accusation comprennent l’incitation à la corruption et à la prostitution, troubles à l’ordre public, rassemblement contre le régime, insulte contre le Guide suprême l’ayatollah Ali Khamenei.

L’avocate et militante des droits humains, récompensée en 2012 par le Prix Sakharov, a été plusieurs fois emprisonnée dans des conditions effroyables pour son engagement. Ses luttes comprennent celle contre la peine de morts pour mineurs (73 exécutés entre 2005 et 2015), la persécution des journalistes et des avocats dissidents, dont Shirin Ebadi, lauréate du Prix Nobel. Les accusations de rassemblement contre le régime et troubles à l’ordre public se réfèrent à sa participation active à la création de la campagne ‘Un Million de Signatures’ en 2005 ainsi qu’au Mouvement Vert de 2009, opposant la réélection de Mahmoud Ahmadinejad et prélude aux révolutions arabes.

Ses prises de position en faveur de manifestations féministes sont les plus connues en Occident et constituent l’incitation à la corruption et à la prostitution. Elle a défendu de nombreuses femmes qui ont refusé de porter le hijab, voile obligatoire en Iran, et elle est même parue tête nue devant ses propres juges.

En attendant, le lendemain de la condamnation, les Nations Unies annonçaient la participation de l’Iran à Commission pour la condition des femmes, instance chargée de juger les violations contre les droits des femmes. L’Iran siège désormais aux côtés de l’Arabie Saoudite, le Bahreïn, le Qatar et le Koweït qui forment le bloc idéologiquement le plus fort parmi les 45 membres. Peut-on voir dans la condamnation de Nasrin Sotoudeh, la prémonition du devenir des droits de la moitié de la population de la planète sous l’égide de ce groupe de travail bien particulier ?

Au sommet annuel des activistes féminins (CSW 63) qui se tient actuellement aux Nations Unies à New York, la présidente de l’Assemblée Générale, María Fernanda Espinosa déclarait le 12 mars dernier que les droits des femmes traversaient une régression mondiale désastreuse. Si en 2015 on pouvait espérer que la disparité entre droits masculins et féminins serait éradiquée d’ici 30 ans, au rythme actuel il nous faudra 107 ans.

La condamnation de Nasrin Sotoudeh est d’une gravité extrême pour les libertés civiles de la population iranienne et celle du Moyen-Orient. Elle rappelle néanmoins l’urgence d’une vigilance accrue pour la préservation de la démocratie et des droits humains, en particulier ceux des femmes dans le monde entier. Des gouvernements populistes de droite en Europe de l’Ouest et de l’Est, tout comme en Amérique du Nord et du Sud se sont attaqués aux droits de base des femmes que l’on croyait longtemps acquis. Il en est de même dans de nombreux pays musulmans régis par des gouvernements islamistes.

Nasrin Sotoudeh est le symbole vivant de nos luttes et de nos espérances pour un monde qui ne doit pas sombrer dans l’obscurantisme. L’Iran a déjà été contraint, devant la pression mondiale, de faire marche arrière lors de précédentes condamnations d’activistes. Chacun de nous peut et doit agir.

#FreeNasreen
freenasrin
adcali.com 28 Mars 2019

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ouveau chef du pouvoir judiciaire iranien : droits de l’homme en danger.

’histoire se répète. Le régime iranien a de nouveau nommé un criminel à la tête du ministère de la Justice. Après la nomination de Alireza Avaïe l’année dernière, cette année, il s’agit d’Ebrahim Raïssi. Les deux hommes, rappelons-le, sont tenus pour responsables des terribles massacres de 1988 en Iran et n’ont toujours pas été traduit en justice.

En 1988, plus de 30 000 prisonniers politiques ont été exécutés à la suite d’une fatwa de Khomeiny.
. Des « commissions de la mort » ont été mises en place et toute personne affiliée à l’opposition était systématiquement exécutée. Si les personnes arrêtées n’avaient pas été exécutées, la révolution aurait certainement pris un autre tournant.

Membre de ces tristement célèbres commissions, Ebrahim Raïssi est l’un des auteurs de ces massacres. À l’époque, il était Procureur adjoint de Téhéran et directement responsable de l’exécution des détenus à la prison de Téhéran. Des témoins affirment que des prisonniers mineurs et des femmes en enceintes ont été pendus par groupes de deux ou trois dans une zone isolée derrière la cour de la prison sur ses ordres. À ce jour, Raïssi a toujours refusé de faire des commentaires publics sur ses exactions.

Cet événement a été décrit comme le crime contre l’humanité le plus atroce commis depuis la Seconde Guerre mondiale par de nombreuses ONG, y compris Amnesty International.

’impunité des criminels
Ce nouveau ministre de la Justice mais aussi ex candidat à la présidence apparaît également dans une liste des responsables du massacre de 1988 publiée dans un rapport de l’ONG britannique « Justice for Victims of 1988 Massacre in Iran » présenté à Genève lors d’une conférence en 2016.

On constate que l’inaction et l’insensibilité de la communauté internationale vis-à-vis de cet événement dramatique ont permis au régime iranien de continuer à violer le droit international et les droits humains. L’inaction de la communauté internationale à enquêter sur ce crime atroce a fourni un terreau propice à une culture de l’impunité pour les mollahs au point que les responsables de ces « commissions de la mort » sont aujourd’hui ceux qui se présentent à l’élection présidentielle ou sont nommés ministre de la Justice. Ebrahim Raïssi, en est le parfait exemple.

On ne sait toujours pas aujourd’hui combien de victimes ont été exécutées et où ces dernières ont été enterrées en secret. En effet, les autorités ont déployé diverses tactiques pour détruire les preuves.

Ce qui s’est passé dans les prisons iraniennes en 1988 laisse une marque indélébile dans la mémoire collective du peuple iranien. La seule façon de l’effacer serait une enquête approfondie pour identifier ceux qui ont abusés de leur pouvoir pour exécuter des milliers d’opposants politiques. Sans une action internationale visant à définir les responsabilités de chacun lors du massacre de 1988, la détérioration de la situation déjà terrible des droits humains en Iran continuera.

La société civile conteste
Depuis l’été 2016, la société civile iranienne défie le gouvernement en discutant ouvertement du massacre de 1988 et demande justice, en vain.

Par ailleurs, on observe des manifestations grandissantes contre le pouvoir théocratique. Le régime iranien tente par tous les moyens d’enrayer ces soulèvements en faisant de la répression de masse. Avec plus de 7.000 arrestations de dissidents, 2018 est une « année de la honte » pour l’Iran, a dénoncé Amnesty International le mois dernier.

Avec la nomination de Ebrahim Raissi à la plus haute autorité de la Justice, la répression va s’accentuer davantage. Dans les milieux politiques iraniens, on dit que sa nomination vise à supprimer l’opposition. Ses derniers propos sont inquiétants et semblent valider les bruits de couloirs : « La personne la plus sage de ces derniers siècles était l’imam Khomeiny qui avait ordonné de tuer tous ceux qui avaient des idées hypocrites. Aujourd’hui aussi, si nous trouvons des membres du NCRI [Conseil national de la Résistance iranienne], nous ferons la même chose avec eux », a-t-il déclaré.

Hamid Enayat

adcali.com 27 mars 2019