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Iran : Une cinquième pendaison en une semaine.

Dans un précédent article, nous avons annoncé la pendaison de 4 prisonniers : trois détenus ont été pendus à la prison de Gohardasht à Karaj, le mercredi 12 juin 2019.

Le même jour, le chef du département de la justice d’Ardabil, Nasser Atabati, a annoncé qu’un quatrième prisonnier avait été exécuté à la prison d’Ardabil. Il a déclaré que le condamné était un passeur d’antiquités accusé d’avoir tué deux officiers de la Force de sécurité de l’État et deux civils lors d’une fusillade avec la police. Il a été condamné à Qisas (ou loi du talion). (Mizan Online – 12 juin 2019)

Le dimanche 9 juin 2019, Hachem Amiri, marié et père de trois enfants, a été pendu dans la prison de Gorgan, chef-lieu de la province du Golestan, dans le nord du pays. L’exécution n’a pas été annoncée par les médias du régime.

Au cours des quatre dernières décennies, l’Iran a traversé de nombreuses crises sociales perpétrées par le régime, soit délibérément, soit du fait de sa mauvaise gestion. Ces crises sociales sont à l’origine de nombreux crimes. Plutôt que de remédier aux problèmes sociaux et de panser les plaies, la réponse du régime à ces crimes a consisté à prononcer des peines inhumaines.

La peine de mort a permis au régime iranien de se maintenir au pouvoir. Le régime iranien utilise les exécutions pour faire taire un peuple mécontent dont la majorité vit en dessous du seuil de pauvreté, et est au chômage et privée de sa liberté d’expression.

Iran Human Rights Monitor appelle le Conseil des droits de l’homme et le Conseil de sécurité des Nations Unies à envoyer une délégation visiter les prisons iraniennes et inspecter les conditions de détention des prisonniers, en particulier des prisonniers politiques persécutés pour avoir exercé leur liberté de parole.

Source : Les droits de l’homme en Iran

adcali.com 14 juin 2019

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ran: Michelle Bachelet horrifiée par l’exécution de deux garçons de 17 ans.

La barbarie du régime en Iran.

La Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, a condamné l’exécution récente de deux garçons de 17 ans en Iran par le régime des mollahs, qualifiant cette atrocité d’acte « déplorable ».

“Je suis horrifiée”, a déclaré Mme Bachelet. “Mon bureau plaide auprès de l’Iran pour une abolition totale des exécutions de personnes qui étaient mineures au moment des faits. J’appelle une nouvelle fois les autorités à stopper l’exécution de mineurs et de commuer immédiatement toutes les sentences de morts. L’interdiction des exécutions de délinquants juvéniles est absolue en vertu du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et de la Convention relative aux droits de l’enfant », a-t-elle dit.

Mehdi Sohrabifar et Amin Sedaghat ont été exécutés le 25 avril à la prison d’Adelabad à Shiraz, la capitale de la province méridionale de Fars dans le centre-sud de l’Iran. Les autorités du régime les ont appréhendés à l’âge de 15 ans. Les organisations internationaux de défense des droits humains ont critiqué le régime des mollahs et qualifié le processus de procès d’inique.

Selon les informations recueillies par le Bureau des droits de l’Homme de l’ONU, les deux adolescents avaient été incarcérés pendant deux mois dans un centre de détention de la police sans accès à un avocat, frappés et contraints apparemment à faire de faux aveux. Lors d’un premier procès, les deux jeunes hommes avaient été condamnés à la peine capitale, mais la sentence avait été annulée par la Cour Suprême à la suite d’un recours des familles et de leurs avocats. Lors d’un nouveau procès, le tribunal a confirmé la sentence de mort et les deux adolescents ont été exécutés le 25 avril à Shiraz (sud) après avoir été soumis à des coups de fouet.

Les cas de Sohrabifar et de Sedaghat sont particulièrement étonnants et déplorables car « les deux garçons auraient été soumis à des mauvais traitements et à une procédure judiciaire biaisée », a déclaré Bachelet.

adcali.com 6 mai 2019

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Un jeune homme pendu pour avoir tué le religieux qui l’avait régulièrement violé.

Hossein Esmaïlpour (à droite) était régulièrement victime des viols d’un célèbre religieux, Nosrat Fakhri Langrudi (à gauche) qu’il a tué en 2014.

Hossein Esmaïlpour, un jeune homme qui a tué un célèbre religieux qui l’avait régulièrement violé dans son adolescence, a été pendu samedi 1er décembre 2018 dans la prison centrale de la ville de Racht, dans le nord de l’Iran, indique une organisation de défense des droits de l’Homme en Iran.

Inscrit à l’âge de 14 ans dans une école théologique de la ville de Langrud (province du Guilan dans le nord de l’Iran), Esmaïlpour avait été régulièrement violé pendant des années par un célèbre religieux qui enseignait à cette école, Nosrat Fakhri Langrudi. En 2014, le jeune homme et deux autre de ses amis également victimes des instincts du religieux, ont décidé de mettre fin aux jours de leur bourreau.

” Le viol n’a pu être démontré au tribunal, car le religieux était d’une famille influente “, déplore le père d’Esmaïlpour.

” Dans les dossiers similaires, le tribunal met au moins deux ans pour se prononcer, la peine de mort de mon fils a été prononcé en moins de trois à quatre mois “, dit encore le père de Hossein Esmaïlpour.

C’est Nemat Fakhri Langrudi, le frère du religieux violeur, qui est le représentant spécial du Guide suprême Ali Khamenei dans le Département de la technologie et de renseignement des Gardiens de la révolution qui a personnellement pendu Esmaïlpour de ses propres mains.

Dans la peine prononcée par le tribunal, il est stipulé que le médecin légiste n’a pas pu établir la preuve d’un viol sur Esmaïlpour ; une explication aberrante, vu que les viols ont eu lieu il y a plusieurs années.

Nosrat Fakhri Langrudi était un adjoint de Mohsen Rezayi, l’ancien chef des Gardiens de la révolution et l’actuel secrétaire Conseil de discernement de l’intérêt supérieur du régime iranien.

La famille Esmaïlpour a été averti de la pendaison de leur fils devant la prison. Une vidéo devenue virale montre la détresse de la famille.

adcali.com 01.12.2018