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L’Iran est l’un des quatre seuls pays connus pour avoir exécuté des mineurs délinquants.

L’avocat d’un mineur condamné à mort se préoccupe de la santé de son client
vendredi 9 février 2018 14:49
Mohammad Reza Haddadi min 742x430CSDHI – Le délinquant mineur Mohammad Reza Haddadi, qui a passé 15 ans dans le quartier des condamnés à mort pour un crime qu’il a commis alors qu’il n’avait même pas encore 15 ans, se trouverait en très mauvaise santé physique et mentale dans un hôpital.

Mohammad Reza Haddadi, 30 ans, a été admis à l’hôpital de Namazi à Chiraz en raison d’une opération de l’intestin. Selon son avocat Hussein Ahmadi Nejad, il est toujours à l’hôpital et il a été opéré. Il souffre d’un grave problème digestif.

Mohammad Reza Haddadi est né le 17 mars 1988 et a été condamné à mort à moins de 15 ans pour un vol qui a conduit à un meurtre.

Lors des premières investigations, le 30 octobre 2003, il a reconnu avoir commis un vol et un meurtre, mais huit jours plus tard, le 7 novembre, il a écrit à un tribunal que l’un des autres suspects l’avait soudoyé pour endosser les accusations en raison de son âge, en échange d’une grande quantité d’argent. Il a dit qu’il n’avait eu aucun rôle dans le meurtre.

L’Iran est l’un des quatre seuls pays connus pour avoir exécuté des mineurs délinquants depuis 2013.

Les amendements du code pénal iranien de 2013 interdisent l’exécution de mineurs délinquants pour certaines catégories de crimes, y compris les délits liés à la drogue. Pour d’autres crimes graves, l’article 91 du code amendé permet aux juges d’user de leur pouvoir discrétionnaire et de ne pas prononcer de peine de mort contre un enfant qui n’était pas en mesure de comprendre la nature et les conséquences du crime à l’époque. La loi modifiée permet également aux tribunaux de s’appuyer sur « l’avis d’un médecin légiste ou d’autres moyens qu’il juge appropriés » pour établir si un accusé a compris les conséquences de ses actes.

Cependant, les tribunaux iraniens ont continué à condamner les enfants à la peine de mort après l’adoption de ces amendements. De 2014 à la fin de 2017, l’Iran a exécuté au moins 25 personnes pour des crimes commis alors qu’ils étaient enfants, selon Amnesty International.

Source : Les droits de l’homme en Iran