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France – terrorisme : Le ministre de l’Intérieur demande la dissolution de quatre associations “légitimant le djihad armé”

Christophe Castaner a annoncé ce mercredi 20 mars, avoir demandé en Conseil des ministres la dissolution de quatre associations qui “ légitiment de façon régulière le jihad armé ”.

Le ministre de l’Intérieur a fait sa demande à Emmanuel Macron ce mercredi en Conseil des ministres. Ces associations sont le Centre Zahra France, la Fédération chiite de France, le Parti Anti Sioniste et France Marianne Télé.

Christophe Castaner a annoncé ce mercredi 20 mars, avoir demandé en Conseil des ministres la dissolution de quatre associations qui “ légitiment de façon régulière le jihad armé tant par les prêches dispensés, que par les écrits mis à la disposition des fidèles et des internautes ”.

Ces associations sont le Centre Zahra France, la Fédération chiite de France, le Parti Anti Sioniste et France Marianne Télé, précise le ministre de l’Intérieur dans un communiqué.

Le ministre de l’Intérieur est “ déterminé à procéder à la dissolution de toutes les associations qui attisent la haine, appellent aux discriminations et font l’apologie de la violence ” explique-t-il dans un Tweet.

Dans le collimateur des autorités de longue date

Le ministère évoque également ” une apologie constante, notamment via Internet, des actions d’organisations telles que le Hamas, le Djihad islamique palestinien et la branche armée du Hezbollah, toutes inscrites sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne.”

” Ce sont des associations ouvertement antisémites et dangereuses “, a déclaré le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, lors du compte-rendu du Conseil des ministres.

Ces quatre associations sont dans le collimateur des autorités de longue date. En octobre dernier, des perquisitions ont eu lieu dans les locaux de Centre Zahra France, à Grande-Synthe (Nord), et au domicile de ses principaux dirigeants dans le cadre d’une opération antiterroriste.

Les avoirs de l’organisation mais aussi des associations Fédération Chiite de France, Parti Antisioniste et France Marianne Télé, toutes déclarées à Dunkerque entre 2005 et 2011, avaient parallèlement été gelés pour une durée de six mois. La préfecture du Nord avait alors fait savoir que les activités de Centre Zahra France étaient “ particulièrement suivies”.

Dans un message publié samedi 9 mars sur son site internet, l’association a fait savoir que sa future dissolution lui avait été notifiée, de même que celle du Parti Anti Sioniste.

Le soutien de la République islamique à ces associations chiites, ainsi qu’aux organisations telles que le Hamas, le Djihad islamique et le Hezbollah, est un secret de polichinelle.

adcali.com 23 Mars 2019

Iran: Des jeunes femmes arrêtées lors des manifestations d’août condamnées la prison en Iran

Azar Heydari a été condamnée à un an de prison en Iran. Niloufar Homafar et Mojdeh Rajabi ont chacune été condamnées à six mois de prison. Ces jeunes femmes avaient été arrêtées lors des manifestations du 2 août 2018, devant le parc Daneshjou au centre de Téhéran.

Auparavant, le pouvoir judiciaire avait condamné à des peines de prison d’autres jeunes femmes arrêtées lors des manifestations d’août. Yassamine Ariani, 23 ans, et Saba Kord-Afshari, 19 ans, ont chacune été condamnées à un an de prison. Elles été en détention provisoire à la prison de Qarchak à Varamine. Les jeunes femmes ont été transférées à la prison d’Evine à Téhéran après l’annonce de leurs verdicts.

Les forces de sécurité en Iran ont arrêté au moins 1 000 manifestants lors des manifestations d’août 2018. Le ministre de l’Intérieur a reconnu que le mouvement s’était étendu à 27 villes dans 13 provinces, selon l’agence IRNA du 21 août 2018.

Les forces de sécurité et de renseignement ont également ré-arrêté en août un certain nombre de militants des droits humains et de manifestants qui avaient été arrêtés lors du soulèvement de décembre-janvier mais libérés sous caution par la suite.

Des étudiantes, dont Parissa Rafi’i, Roya Saghiri, Soha Morteza’i et Maryam (Massoumeh) Mohammadi, qui avaient été arrêtées en décembre et janvier, ont été condamnées à des peines de 2 à 7 ans de prison.

Les Iraniennes ont eu un impact efficace sur la vague de protestations qui a déferlé sur le pays en août, à tel point que le Corps des gardiens de la révolution et les médias du régime ont été contraints de s’exprimer.

Rassoul Sana’i Rad, directeur politique au bureau politico-idéologique de Khamenei, a admis qu’environ 28 % des personnes arrêtées lors des soulèvements d’août étaient des femmes selon l’agence Mehr du 15 août 2018.

adcali.com 06.11.2018