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Répression L’Iran ferme les entreprises qui enfreignent la charia des mollahs.

Le commandant des forces de sécurité de la ville d’Abadan (sud-ouest de l’Iran) a annoncé la fermeture de 18 entreprises pour n’avoir pas respecté les rituels et la charia du pouvoir religieux.

Le colonel Seyyed Mohsen Taghizadeh, cité par l’agence de presseIRNA, a déclaré que la police de surveillance des lieux publics d’Abadan allait mettre en œuvre un plan visant à renforcer le contrôle des entreprises. Le plan a pour but d’intensifier les mesures de surveillance et de prévention des activités des entreprises non agréées et des entreprises qui enfreignent la loi.

Le régime iranien impose sa charia et ses choix de vie aux citoyens iraniens depuis son arrivée au pouvoir il y a 40 ans et considère que tout ce qui est en dehors de cette structure est « occidental » et « non conventionnel ».

Les médias officiels ont déclaré le 28 octobre que les forces de sécurité avaient arrêté cinq commerçants et fermé 13 magasins dans la province d’Alborz, au nord-ouest de la capitale, pour avoir vendu des « vêtements non conventionnels ».

Selon l’agence IRNA, le responsable de l’organisation Alborz Tazir a déclaré que les 13 magasins avaient été fermés à la suite d’inspections effectuées dans 150 boutiques de vêtements de la province.

« L’achat et la vente de vêtements portant des inscriptions occidentales, des signes et des logos de groupes de musique occidentaux et, en général, des vêtements en conflit avec la culture et les valeurs islamistes sont interdits dans les magasins », a ajouté Ali Akbar Mokhtari.

Le responsable a déclaré que les cinq personnes avaient été arrêtées pour « diffusion de la culture occidentale et vente de vêtements et de symboles du satanisme ».

Par ailleurs, le très officiel site du Club des jeunes journalistes (CJJ), a rapporté samedi que les institutions et bureaux officiels qui enregistrent les contrats de mariage fondés sur les anciennes cérémonies et rites aryens ont été suspendus et scellés.

Selon les médias officiels, le chef des bureaux d’enregistrement de l’Union des mariages et des divorces a déclaré que 34 de ces bureaux situés principalement dans la capitale, à Téhéran, ont été fermés.

Source : Les droits de l’homme en Iran
Publication : 7 novembre 2019

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D’énormes manifestations antigouvernementales en Irak et au Liban, parfois empreintes d’hostilité envers l’Iran,

Ce vendredi soir, la place Tahrir de Bagdad, épicentre de la contestation populaire en Irak. Le soulèvement du peuple irakien entre dans son 2e mois. Comme au Liban, les manifestants demandent la fin de la mainmise du régime iranien sur leur pays et le départ du gouvernement qui est manipulé depuis Téhéran, ont soudainement mis en danger les intérêts de l’Iran.

Ce vendredi soir, la place Tahrir de Bagdad, épicentre de la contestation populaire en Irak. Le soulèvement du peuple irakien entre dans son 2e mois. Comme au Liban, les manifestants demandent la fin de la mainmise du régime iranien sur leur pays et le départ du gouvernement qui est manipulé depuis Téhéran.

Posted by Hamid Assadollahi on Friday, November 1, 2019

adcali.com 03 novembre 2019

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Le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne accusent le régime iranien d’avoir perpétré les attentats en Arabie Saoudite.

La Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne ont rejoint les États-Unis lundi pour accuser le régime iranien des attaques perpétrées contre des installations pétrolières clés en Arabie saoudite.

Les retombées des attentats du 14 septembre continuent de se faire entendre alors que les dirigeants du monde se réunissent pour leur réunion annuelle à l’Assemblée générale des Nations Unies et que des experts internationaux enquêtent sur ce qui s’est passé à la demande de l’Arabie saoudite.

Les dirigeants du Royaume-Uni, de la France et de l’Allemagne ont publié une déclaration selon laquelle “il n’y a pas d’autre explication plausible” que de dire que “l’Iran porte la responsabilité de cet attentat”.

Ils se sont engagés à tenter d’apaiser les tensions au Moyen-Orient et ont exhorté le régime iranien à “s’abstenir de provocation et d’escalade”.

adcali.com 23 septembre 2019.

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régime iranien refuse de répondre aux questions de l’organisme de surveillance nucléaire des Nations Unie

Les diplomates ont déclaré au Wall Street Journal que le régime iranien étouffe une enquête des Nations unies sur le prétendu stockage d’équipements nucléaires et de matières radioactives à Téhéran, suscitant de nouvelles inquiétudes quant aux activités de Téhéran à un moment critique pour le sort de l’accord de 2015 sur le nucléaire.

Les diplomates ont déclaré que le régime iranien avait refusé de fournir des réponses aux questions importantes soulevées par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) au sujet des allégations selon lesquelles le régime aurait établi un site, maintenant démantelé, à Téhéran pour stocker l’équipement et le matériel utilisés lors de la fabrication d’armes nucléaires.

Le comportement du régime iranien a déclenché un vif débat au sein de l’AIEA et autour de celle-ci, ont déclaré des diplomates. L’agence, ont-ils dit, a récemment annoncé aux États membres qu’elle critiquerait le régime iranien de ne pas coopérer. Mais dans un rapport publié vendredi aux Etats membres, l’agence n’a fait qu’une vague référence à la question.

Cette décision pourrait alimenter les critiques selon lesquelles l’AIEA minimise les préoccupations relatives à la protection de l’accord de 2015, a écrit le Wall Street Journal.

Néanmoins, l’établissement secret du site de Téhéran et le stockage de matières radioactives constituaient probablement une violation des soi-disant engagements internationaux de Téhéran en matière de garanties visant à empêcher la propagation des armes et du matériel nucléaires, pilier essentiel du système mondial de non-prolifération, indique le rapport.

Le refus du régime iranien de coopérer pleinement avec l’AIEA semble également faire fi de la coopération qu’il s’était engagé à maintenir avec l’agence dans le cadre de l’accord sur le nucléaire de 2015.

adcali.com 08 septembre 2019.

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Iran:L’arrestation violente d’une adolescente par des agents du régime iranien suscite l’indignation.

L’arrestation violente d’une adolescente à Téhéran cette semaine, pour n’avoir rien fait de plus que jouer dans le parc avec ses amis, a provoqué un tollé public en Iran.

Dans un clip vidéo qui est largement diffusé sur les médias sociaux, un agent en civil des forces de sécurité de l’État s’empare d’une jeune femme, âgée de 15 ou 16 ans, et la pousse violemment dans une voiture de police. Le conducteur et tous les autres agents des environs étaient en civile.

Au total, cinq jeunes femmes et jeunes hommes ont été arrêtés par des agents en civil dans un parc de Téhéran-pars le 22 juin pour avoir simplement joué avec des pistolets à eau, selon des témoins oculaires.

Le lundi 24 juin, Hossein Rahimi, chef de la police de Téhéran, a déclaré aux journalistes que les cinq jeunes avaient été arrêtés et accusés de « refus d’obéir aux ordres de la police, de violation des normes sociales, de heurt avec des agents de police et aussi de non-port du voile ».

Les jeunes sont encore en garde à vue, mais on peut se demander comment ils pourraient être accusés de refus de se conformer aux ordres de la police ou de résister à des agents de police si ces derniers n’étaient pas en uniforme. Et c’est sans tenir compte des accusations grossières de « non-port du voile » ou de « violation des normes sociales », qui sont spécifiquement conçues pour réprimer le peuple iranien.

Cette arrestation violente avait suscité l’indignation du peuple iranien à tel point que même une agence de presse officielle avait publié une condamnation d’un observateur des maux sociaux.

Ce dernier a déclaré : « Ce type de comportement n’est ni punitif, ni humanitaire, ni islamique. Nous avons des lois. La loi ne permet à personne d’agir comme bon lui semble. En même temps, nous avons des policières. Dans de tels cas, où les femmes sont impliquées, les femmes policières doivent agir et parler. »

Le tollé général a même poussé le commandant des Forces de sécurité de l’État de Téhéran à ordonner le renvoi et la détention des deux agents de police directement impliqués dans l’arrestation, quelques heures à peine après la diffusion de la nouvelle. Cependant, il est revenu sur cet ordre le mardi 25 juin, affirmant qu’il le reportait jusqu’à la « conclusion des enquêtes », ce qui sonne comme un code pour « jusqu’à ce que tout cela s’apaise ».

Dans le même ordre d’idées, une autre vidéo diffusée sur les médias sociaux montre une jeune femme en sanglots qui a été battue par des agents des forces de sécurité de l’État dans une station de métro de Téhéran pour mauvais port du voile.

Il semblerait que le régime cherche à stationner des patrouilles dans les zones de loisirs dans les jours à venir pour surveiller le respect par les femmes du port du voile obligatoire et donner des avertissements verbaux, mais il semble clair que cela pourrait bien se transformer en avertissements physiques.

adcali.com 01 JUILLET 2019.

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Iran : la théocratie entre le marteau et l’enclume.

Par Simin Nouri

Washington a annoncé le déploiement d’un dispositif aéronaval important dans la région du Golfe persique après avoir reçu des informations “crédibles” concernant une menace “imminente” contre les intérêts américains venant du régime iranien.
Ali Khamenei, le ” guide suprême” de la théocratie, vient de déclarer à nouveau qu’il “ne cherche pas la guerre” et qu’il “ne négocierait pas avec l’Amérique non plus” alors qu’il avait appelé ses forces, avant même le déploiement militaire américain, d’entrer en “ordre de bataille”.

Alors comment expliquer la montée des tensions et l’arrivée du porte-avions USS Abraham Lincoln dans la région de la mer d’Oman deux semaines avant la date prévue ?

Il convient de rappeler les derniers développements dans la confrontation entre Washington et Téhéran depuis le début avril.

L’inscription, par le Département d’Etat américain, du Corps des gardiens de la révolution (CGRI/Pasdaran) sur la liste des organisations terroristes étrangères a porté un coup fatal au régime iranien, car il s’agit de la force principale qui protège le système du “guide suprême” religieux (Velayat-e Faqih) au pouvoir à Téhéran. La protection du “système” est à l’origine de la création de cette armée idéologique.

Le CGRI mène d’un côté les politiques de la théocratie dans la région en créant ou en mettant à son service des groupes de miliciens comme les Houthis au Yémen, le Hezbollah libanais ou le Hachd al-Chaabi en Irak, et de l’autre, protège la République islamique à l’intérieur de l’Iran en renforçant son emprise sur la moitié des richesses du pays et son contrôle des pans entiers de l’économie. Son inscription sur la liste noire américaine est sans aucun doute un coup extrêmement lourd porté au pouvoir religieux comme en témoigne le remplacement du commandant-en-chef de cette force 11 jours seulement après l’annonce de la décision de Washington.

Un deuxième coup a été porté à l’économie du pays usée par des décennies d’incurie et de corruption des dirigeants, lorsque Washington a mis fin, début mai, aux dérogations accordées aux 8 pays importateurs du brut iranien. Le but recherché est de réduire les exportations pétrolières de la République islamique à zéro pour sécher les sources du financement de son programme agressif de missiles balistiques et sa politique d’ingérence dans les pays de la région en créant ou renforçant des groupes de miliciens à sa solde.

Contraint ainsi à revoir sa stratégie initiale du maintien du statu quo, Ali Khamenei a envoyé Javad Zarif, le chef de la diplomatie du gouvernement Rohani, à New York, pour négocier l’échange des ressortissants américains pris en otage en Iran contre des prisonniers liés au régime détenus aux Etats-Unis comme un premier contact. Interrogé par les journalistes, Zarif a affirmé qu’il avait les pleins pouvoirs pour ce “deal”, indiquant clairement qu’il représentait le “guide suprême”. Il s’agissait pour lui d’explorer les possibilités d’une négociation élargie. Mais cette initiative a produit l’effet inverse en ce que l’administration Trump y a détecté un signe de faiblesse devant la montée des pressions.

Avec l’envoi d’un groupe aéronaval puissant dans la région, la politique dite de “la pression maximale” a atteint un niveau sans précédent. Les autorités américaines qualifient ce déploiement militaire de “message fort” adressé au régime de Téhéran. Washington exige, en effet, comme une condition sine quoi non, la fin des ingérences du CGRI dans les pays de la région par l’intermédiaire des milices inféodés à l’Iran.

Colère populaire

Aujourd’hui, le pouvoir iranien semble prendre ce message au sérieux et pour cause : dès décembre 2017, une nouvelle vague de manifestations de protestation a créé une situation insurrectionnelle dans plus de 160 villes du pays, secouant pour la première fois depuis la révolte de 2009, le système politique du “guide suprême”. D’abord motivées par des revendications d’ordre économique, ces manifestations ont vite pris une tournure politique : des slogans appelant à un remplacement du régime ont été entendus partout dans les rassemblements. Considérées comme un grand crime et sévèrement punies, les injures contre le “guide suprême” sont devenues monnaie courante. Un nouveau tremblement de terre dans la région de Kermanchah (à l’ouest du pays), les inondations particulièrement destructrices qui ont frappé les populations dans de nombreuses provinces du pays au cours des deux derniers mois et l’impuissance incroyable des autorités face à cette situation a attisé davantage la colère populaire.

Une indication très révélatrice sur l’impact de la révolte populaire de la fin 2017-début 2018 sur la politique iranienne actuelle de Washington a été fournie, le 16 août 2018, par le président du régime iranien Hassan Rohani : « Des manifestations de protestation ont éclaté dans une ville du pays en décembre dernier [2017], très exactement le 26 décembre, se propageant vite à d’autres villes (…) Mais malheureusement, le message que les puissances étrangères, surtout les Américains ont retenu de ces événements est qu’en exerçant davantage de pression, ils pourraient aggraver nos problèmes sociaux et économiques…Alors, notez bien que c’est le 12 janvier [2018] que Trump déclare que même si les autres [signataires de l’accord sur le nucléaire de 2015] ne le suivent pas, il se retirerait de cet accord. C’était donc après [les manifestations] de décembre 2017-janvier 2018… »

Cette déclaration du numéro 2 du régime montre comment la théocratie islamiste se trouve aujourd’hui entre le marteau et l’enclume. Effectivement, il est difficile d’imaginer que Donald Trump ait pu prendre la décision du déploiement d’un important dispositif militaire autour du porte-avions USS Abraham Lincoln sans l’assurance qu’un élément intérieur était déjà à l’œuvre.

Un signe de plus qui confirme cette analyse : l’ultimatum lancé le 8 mai aux Européens par ce même Hassan Rohani leur donnant 60 jours pour agir, avant que son gouvernement ne renonce définitivement à respecter certaines dispositions de l’accord sur le nucléaire. La France a réagi en mettant le gouvernement iranien en garde contre toute initiative de cette sorte sous peine de voir le retour des sanctions européennes. Force est de constater que désormais Téhéran ne pourra plus compter sur les divergences de vue entre les européens et les américaines au sujet du nucléaire.

Alors que l’étau des sanctions se resserre chaque jour davantage autour du régime du guide suprême, la perspective d’une insurrection générale se profile du nouveau à l’horizon. Les autorités de Téhéran savent très bien qu’une réaction militaire américaine en réponse à une provocation peut allumer la mèche de la révolte d’une population exaspérée par de longues années d’une crise économique interminable, du chômage des jeunes et des femmes, des maux sociaux et des discriminations diverses, le tout sous une dictature religieuse corrompue et répressive.

« Si Téhéran déclenchait les hostilités contre les Etats-Unis, cette décision menacerait la survie du gouvernement de la République islamique, tant le mécontentement populaire grandit dans le pays », estime, dans une tribune au “Monde” daté du 22 mai 2019, Clément Therme. Ce chercheur pour le programme Moyen-Orient de l’International Institute for Strategic Studies (IISS) et qui ajoute : « En d’autres termes, déclencher une guerre signifierait pour le gouvernement iranien menacer sa propre survie en raison du mécontentement populaire lié à la crise économique et à l’absence de progrès significatifs pour les droits des femmes et la liberté d’expression dans le pays sous un gouvernement officiellement modéré ».

Face à cette situation il est également difficile de voir comment Ali Khamenei pourra répondre aux exigences américaines dans une hypothétique négociation, car accepter ne serait-ce qu’une de ces exigences reviendrait à démanteler le CGRI, le pilier de son pouvoir, et à faire face, dans un deuxième temps, aux revendications de la population dans les domaines économiques et culturels ainsi que ceux de la liberté d’expression et des droits de l’Homme. En cédant devant ces revendications, le régime cesserait d’être une théocratie basée sur la suprématie absolue du guide suprême religieux.

Simin Nouri est la Présidente de l’association des femmes iraniennes en France. Co-auteur de l’ouvrage « Où va l’Iran? Regards croisés sur le régime et ses enjeux d’influence », éditions Autrement.

adcali.com 2 Juin 2019

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Le régime iranien arrête des femmes pour avoir partagé des photos sur les médias sociaux

Les Pasdarans du régime iranien (Gardiens de la Révolution) ont procédé à une série d’arrestations visant la modélisation en ligne. L’agence de presse Tasnim, affiliée à la force terroriste Quds des Pasdarans, a affirmé samedi que les arrestations ont eu lieu dans la province Markazi au centre de l’Iran.

Il n’a pas précisé le nombre de détenus, si ce n’est pour dire qu’ils ont été remis au pouvoir judiciaire du régime iranien.

Le général Mohsen Karimi, commandant des Pasdarans dans la ville centrale d’Arak, a déclaré que le personnel des agences avait été arrêté pour avoir ” promu la vulgarité “, en partie pour avoir partagé des photos de modèles sur les médias sociaux.

adcali.com 21 mai 2019.

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ouveau chef du pouvoir judiciaire iranien : droits de l’homme en danger.

’histoire se répète. Le régime iranien a de nouveau nommé un criminel à la tête du ministère de la Justice. Après la nomination de Alireza Avaïe l’année dernière, cette année, il s’agit d’Ebrahim Raïssi. Les deux hommes, rappelons-le, sont tenus pour responsables des terribles massacres de 1988 en Iran et n’ont toujours pas été traduit en justice.

En 1988, plus de 30 000 prisonniers politiques ont été exécutés à la suite d’une fatwa de Khomeiny.
. Des « commissions de la mort » ont été mises en place et toute personne affiliée à l’opposition était systématiquement exécutée. Si les personnes arrêtées n’avaient pas été exécutées, la révolution aurait certainement pris un autre tournant.

Membre de ces tristement célèbres commissions, Ebrahim Raïssi est l’un des auteurs de ces massacres. À l’époque, il était Procureur adjoint de Téhéran et directement responsable de l’exécution des détenus à la prison de Téhéran. Des témoins affirment que des prisonniers mineurs et des femmes en enceintes ont été pendus par groupes de deux ou trois dans une zone isolée derrière la cour de la prison sur ses ordres. À ce jour, Raïssi a toujours refusé de faire des commentaires publics sur ses exactions.

Cet événement a été décrit comme le crime contre l’humanité le plus atroce commis depuis la Seconde Guerre mondiale par de nombreuses ONG, y compris Amnesty International.

’impunité des criminels
Ce nouveau ministre de la Justice mais aussi ex candidat à la présidence apparaît également dans une liste des responsables du massacre de 1988 publiée dans un rapport de l’ONG britannique « Justice for Victims of 1988 Massacre in Iran » présenté à Genève lors d’une conférence en 2016.

On constate que l’inaction et l’insensibilité de la communauté internationale vis-à-vis de cet événement dramatique ont permis au régime iranien de continuer à violer le droit international et les droits humains. L’inaction de la communauté internationale à enquêter sur ce crime atroce a fourni un terreau propice à une culture de l’impunité pour les mollahs au point que les responsables de ces « commissions de la mort » sont aujourd’hui ceux qui se présentent à l’élection présidentielle ou sont nommés ministre de la Justice. Ebrahim Raïssi, en est le parfait exemple.

On ne sait toujours pas aujourd’hui combien de victimes ont été exécutées et où ces dernières ont été enterrées en secret. En effet, les autorités ont déployé diverses tactiques pour détruire les preuves.

Ce qui s’est passé dans les prisons iraniennes en 1988 laisse une marque indélébile dans la mémoire collective du peuple iranien. La seule façon de l’effacer serait une enquête approfondie pour identifier ceux qui ont abusés de leur pouvoir pour exécuter des milliers d’opposants politiques. Sans une action internationale visant à définir les responsabilités de chacun lors du massacre de 1988, la détérioration de la situation déjà terrible des droits humains en Iran continuera.

La société civile conteste
Depuis l’été 2016, la société civile iranienne défie le gouvernement en discutant ouvertement du massacre de 1988 et demande justice, en vain.

Par ailleurs, on observe des manifestations grandissantes contre le pouvoir théocratique. Le régime iranien tente par tous les moyens d’enrayer ces soulèvements en faisant de la répression de masse. Avec plus de 7.000 arrestations de dissidents, 2018 est une « année de la honte » pour l’Iran, a dénoncé Amnesty International le mois dernier.

Avec la nomination de Ebrahim Raissi à la plus haute autorité de la Justice, la répression va s’accentuer davantage. Dans les milieux politiques iraniens, on dit que sa nomination vise à supprimer l’opposition. Ses derniers propos sont inquiétants et semblent valider les bruits de couloirs : « La personne la plus sage de ces derniers siècles était l’imam Khomeiny qui avait ordonné de tuer tous ceux qui avaient des idées hypocrites. Aujourd’hui aussi, si nous trouvons des membres du NCRI [Conseil national de la Résistance iranienne], nous ferons la même chose avec eux », a-t-il déclaré.

Hamid Enayat

adcali.com 27 mars 2019

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Iran: Le régime iranien craint les médias sociaux.

Le Procureur général du régime iranien s’est déclaré de plus en plus préoccupé par l’utilisation des médias sociaux par la population et a parlé d’augmentation des « cyber-crimes et des péchés », lors d’un entretien avec l’agence de presse Fars affiliée aux Gardiens de la révolution (pasdaran).

Mohammad Jafar Montazeri a déclaré : « Pourquoi devrions-nous être témoins de tant de crimes et de péchés dans notre société ? Les chiffres sont alarmants et cela devrait être un avertissement pour nos responsables. Mon message s’adresse à ceux qui peuvent nettoyer [les médias sociaux], même si c’est 50 pourcent en moins. Rien qu’au cours des dix derniers mois, la cybercriminalité et la criminalité informatique ont augmenté de 140 pourcent. »

Ces propos pourraient facilement être le précurseur d’une nouvelle vague de répressions et de censures contre le peuple iranien, comme cela s’est produit au début de 2018 lors des manifestations nationales anti-régime.

Montazeri s’est déchaîné contre les applications de messagerie fournies par les plateformes de médias sociaux, les qualifiant de « scandaleuses ».

Javeed-Nia a déclaré : « Ceux qui se soucient de notre situation doivent lancer une campagne médiatique contre l’ennemi, identifier ses forces et ses faiblesses, et faire une analyse adéquate. »

Le régime considère l’accès public à un Internet libre comme une menace croissante pour le maintien des mollahs au pouvoir.

adcali.com 2 Marse 2019

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Iran: à l’aube de la nouvelle année, un aperçu de la manifestation de protestation de l’Iran en 2018.

Les manifestants scandent des slogans au vieux grand bazar de Téhéran le 25 juin 2018. (Agence de presse iranienne du Travail, via AP)

L’année 2018 n’a pas été pareille pour le régime iranien, à commencer par des manifestations massives et un soulèvement national. Bien que ces manifestations aient disparu des grands titres des médias, elles n’ont certainement pas cessé.

Ce mouvement en cours a vu le jour avec les manifestations d’opposition les plus sérieuses et les plus importantes depuis 2009, ébranlant les piliers mêmes de ce régime et signalant une société – décrite comme une poudrière – prête à exploser et à mettre fin au régime des clercs. Cela a également envoyé un message à la communauté internationale, en particulier à Washington, sur la vulnérabilité intérieure du régime iranien.

Réticule changeant
En 2009, le guide suprême iranien Ali Khamenei était capable de se démarquer de la colère des manifestants. En 2018, cependant, le peuple iranien a effrontément enlevé ses gants dans ses chants caractéristiques:
«Réformistes, intransigeants, GAME OVER»
«Mort à Khamenei»

Les rues de l’Iran ont atteint leur point d’ébullition en raison de l’accumulation de la politique intérieure, économique et étrangère défaillante du régime. Les Iraniens ordinaires perdent leur pouvoir d’achat et des rapports indiquent que plus de 80% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté.

On observe une hypocrisie intéressante de la part de Téhéran dans l’invitation du grand public à une «économie de résistance», tout en continuant leur politique étrangère extrêmement coûteuse consistant à apporter un soutien aux dictateurs et aux groupes terroristes tels que Bashar Assad en Syrie, le Hezbollah libanais et les États-Unis. Houthis au Yémen.

Pendant ce temps, malgré les affirmations du régime iranien et de ses experts basés à l’étranger, la source de leurs misères est parfaitement claire pour le peuple iranien, comme le disent ses slogans significatifs.
«Notre ennemi est juste ici; ils mentent et disent que c’est l’Amérique »

Image plus grande
Mashhad, une ville religieuse du nord-est de l’Iran, a été la rampe de lancement des manifestations de 2018 de l’Iran. Les manifestations portaient au départ sur des dilemmes économiques tels que le chômage, la pauvreté et la flambée des prix.

Depuis lors, les manifestations font boule de neige à travers le pays et frappent aux portes du régime à Téhéran, la capitale. Alors que les manifestants commençaient à viser les politiques économiques mises en œuvre par le gouvernement, Khamenei se sentait dans la chaleur alors que des manifestants – y compris des travailleurs, des étudiants, des enseignants, des camionneurs, des infirmières et des personnes de tous horizons – protestaient au sommet du système politique corrompu du pays. .

Cela révèle la nature très fragile du régime iranien, en particulier lorsque les sanctions américaines ont commencé à resserrer le nœud coulant autour du régime, principalement en ce qui concerne le financement des forces de substitution à travers le Moyen-Orient.

Le peuple iranien n’a jamais bien accueilli la charade de Khamenei pour blâmer ses ennemis, en particulier après avoir vu des milliards de dollars servir à armer des milices sectaires dans la région et à alimenter des guerres jugées impopulaires par le peuple iranien.
«Pas Gaza, pas le Liban, ma vie pour l’Iran»
«Lâchez la Syrie, pensez à nous»

La cause principale
Les sanctions américaines trouvent leur place dans les discours de Khamenei à maintes reprises, en particulier après le retrait par Washington de l’accord nucléaire conclu en 2015 avec l’Iran en mai 2018. La devise iranienne, le rial, s’est effondrée, perdant même plus de 80% de sa valeur. avant la décision historique du président américain Donald Trump. Cela prouve que les politiques du régime, la corruption et la mauvaise gestion économique sont la cause principale des souffrances de la population.

Bien que le régime iranien puisse prétendre le contraire, la crise économique à Téhéran est le résultat de la “dictature corrompue” qui a volé des milliards de dollars au public pour les inciter à dépenser pour ses aventures au Moyen-Orient, sa prolifération de missiles balistiques et son programme nucléaire controversé.

Khamenei a appris ses leçons à la fois en 2009 et en 2018, entendant les gens chanter pour sa chute et voir ses images brûlées dans des ruelles à travers le pays. Une différence radicale en 2018 réside dans la dure réalité que la classe inférieure iranienne – à qui le régime prétend être soutenu – est furieuse contre les mauvaises conditions de vie et réclame des changements.

Les manifestants brandissent des lettres et écrivent «Droits de l’homme» lors d’un rassemblement pour demander la libération de prisonniers politiques en Iran dans le cadre d’une «journée mondiale d’action» à Berlin le 25 juillet 2009. (AFP)
L’ancien maire de Téhéran affirmant indirectement que ce régime ne représente que 4% de la société, les préoccupations de Khamenei sont réelles et sa seule solution est une oppression accrue. Khamenei n’a aucun doute sur qui est derrière ces manifestations.

«Les incidents ont été organisés» et menés par l’opposition de l’opposition iranienne [PMOI / MEK], a-t-il déclaré en janvier, bien qu’il utilise un terme différent. “Le [MEK] s’était préparé à cela il y a quelques mois” et “les médias [du MEK] l’avaient appelé.”

Pour tenter de contenir l’escalade des manifestations, son homologue iranien Hassan Rouhani a demandé au président français Emmanuel Macron de prendre des mesures contre la PMO / MEK en France, les décrivant comme la force fomentant le conflit en cours. Le président français a refusé.

L’indéniable
Au moment où nous parlons, des gens de tous les horizons rejoignent les rangs de ceux qui protestent contre le régime de ce régime d’une manière ou d’une autre. Même les marchands de bazar, qui ont joué un rôle important dans la révolution de 1979, ont lancé de nombreuses grèves pour exprimer leur opposition au statu quo.

Considéré comme un centre pour les conservateurs dans la politique iranienne, Khamenei ne peut nier que lui et son régime ont perdu le soutien non seulement du bazar, des ouvriers, de ce qui reste de la classe moyenne et… tout en augmentant leur nombre , grandissent également dans la colère. Cela représente une menace indéniable pour le régime au pouvoir en 2019.

Alors que les États-Unis intensifient leurs sanctions contre Téhéran, le mois de mai marque la fin des six mois de levée de l’embargo sur le pétrole accordées à huit pays importateurs de pétrole iranien. Si Washington décidait de resserrer la vis sur Téhéran, les malheurs économiques du régime seraient une avalanche.

Les dirigeants iraniens au pouvoir pourraient tenter de sauver la face avec des revendications telles que la fermeture du détroit d’Hormuz dans le golfe Persique, où transite un tiers des exportations de pétrole dans le monde. Pendant tout ce temps, Khamenei et les gardiens de la révolution sont pleinement conscients du feu qui couve des manifestations dans l’épicentre de toutes les grandes villes du pays.

Ce qui est certain pour 2019 est le fait que le peuple iranien se rendra compte que son régime s’affaiblit. Cela enhardira leurs revendications et augmentera le nombre et la géographie des manifestations à travers l’Iran.

La force la plus puissante
Plus il y a de manifestations en Iran, plus la communauté internationale réalisera que le régime s’affaiblit au point de ne pas revenir. À mesure que l’isolement économique de Téhéran s’intensifie, plus la population verra s’ouvrir des fenêtres de grandes manifestations.

C’est une formule mortelle pour le régime iranien, évoluant et se développant de 2018 à 2019, faisant de ces 12 prochains mois une année de développements prometteurs pour le peuple iranien.

Plus Téhéran continuera longtemps sa chute libre dans la crise économique, plus les manifestations en cours se transformeront en la force la plus puissante pour opérer un changement significatif en Iran.

Par Heshmat Alavi Spécial à Al Arabiya Anglais Mardi,

adcali.com 1 January 2019