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Iran: Les Iraniens vendent les organes de leur corps pour joindre les deux bouts…!?

Une routine trop banale en Iran : Des annonces sur les murs pour la vente des membres du corps, avec le groupe sanguin, l’état de santé, l’âge du donateur et le numéro de téléphone à contacter.

Il s’agit d’une dernière issue pour bon nombre d’Iraniens pour joindre les deux bouts. Ce qui rend la situation encore plus tragique, c’est que chaque jour, de plus en plus des jeunes rejoignent ce marché sinistre. La vente de reins, de foie, de rétine, etc., constitue une bouée de sauvetage pour ces jeunes victimes des retombées de la corruption de l’État qui fait des ravages.

Plus scandaleux encore : ce sont les hôpitaux officiels et des institutions liées au pouvoir en place qui réalisent d’excellents bénéfices en faisant office d’intermédiaires dans le processus de vente des organes du corps.

L’une de ces institutions est l’Association des patients du rein et de l’hôpital Khomeiny à Téhéran, qui a récemment publié une annonce pour la vente des organes du corps. Les responsables de ces centres médicaux n’ont pas nié cette implication.

L’achat et la vente des organes du corps est devenu si banal à Téhéran que certaines parties de la ville sont devenues des quasi-marchés pour les acheteurs et les vendeurs, et les murs sont gribouillés de centaines d’annonces manuscrites.

“Si vous passez par la place Vali-e Asr devant le palais de la justice, il y a une ruelle qui est devenue un marché pour la vente du rein. Ces dernières années, quiconque veut acheter ou vendre des reins se rend dans cette allée. Au cours de l’an dernier, en plus des reins, des annonces pour la vente de foie et de rétine apparaissent également sur les murs. La vente des organes du corps est devenue une méthode populaire pour surmonter la pauvreté dans des circonstances où les problèmes économiques ont plié le dos de la société”, écrit le quotidien Arman, en novembre.

“Mon fils a une maladie rare. Les spécialistes donnent des points de vue différents sur sa maladie et personne ne sait quel est le problème de mon fils… Le mois dernier, j’ai vendu mon rein. L’intermédiaire a pris la moitié de l’argent. Maintenant, je veux vendre une partie de mon foie pour payer les frais du traitement de mon fils”, dit l’un des vendeurs au quotidien Arman.

D’autres vendent leurs parties de corps simplement pour mettre de la nourriture sur la table de leur famille.

“Je me suis séparée de mon mari et je réside maintenant dans l’une des bidonvilles de Zahedan [sud-est de l’Iran]. Nous faisons tout pour payer nos dépenses. Nous voulons vendre notre rein et nous espérons pouvoir utiliser nos revenus pour acheter un magasin afin d’assurer l’avenir de nos enfants”, dit une femme, dans la province du Baloutchistan, à Shiite News, un autre site Web proche de l’État.

Les responsables du régime iranien encouragent et approuvent ouvertement la vente des organes du corps. “Qu’y a-t-il de mal à ce qu’une personne pauvre change sa vie [en vendant ses parties du corps et] en gagnant 200 à 300 millions de rials [4000 à 6000€] ? “, demande Hossein Ali Chahriari, le président de la Commission de la santé du parlement du régime iranien, cité par le site d’information Bahar en mars 2017.

Chariati ne se soucie pas bien entendu, des racines de cette précarité qui se développe en Iran. Une vaste corruption des hommes d’affaires liés au sérail et aux Gardiens de la révolution, des dépenses astronomiques de l’État dans des guerres d’usure dans le Moyen-Orient et un système de hiérarchie qui n’a rien à voir avec les compétences, ont ruiné l’économie iranienne et plongé dans une précarité dangereuse une bonne partie de la population.

Le régime n’a pas seulement forcé les pauvres à vendre leurs organes, mais il en a aussi fait une activité lucrative pour ses centres médicaux officiels tels que l’hôpital Khomeiny.

La vente des organes du corps est devenue si banale que des intermédiaires ont créé des marchés numériques pour faciliter l’achat et la vente.

“Les vendeurs des organes du corps s’affairent à des activités inhumaines sur Instagram “, écrit Shafaf, un journal d’information public, en octobre.

En même temps, alors que 96 % de la population iranienne se débat dans la précarité, l’élite dirigeante du pays s’offre un luxe agaçant dans les hauts quartiers de Téhéran. De quoi jeter le feu sur la poudre ?

adcali.com – 07.12.2018

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5e jour de manifestation des étudiants en faveur des grévistes du Khouzistan.

Les étudiants de la faculté des arts de l’Université de Téhéran manifestent depuis mercredi en solidarité avec les sidérurgistes d’Ahwaz et les travailleurs de la canne à sucre de la Compagnie de Haft Tapeh en grève dans la province du Khouzistan (sud-ouest de l’Iran).

Les sidérurgistes du Groupe National d’Acier (GNA) sont en grève depuis 23 jours et les travailleurs de la canne à sucre depuis 28 jours. Ils protestent tous contre plusieurs mois de paiement en retard de leur salaire et contre un système mafieux qui s’est emparé de l’économie iranienne pour se remplir ses poches au détriment des conditions de vie des travailleurs.

” Etudiants, travailleurs, enseignants, unité”, ont notamment scandé les étudiants dimanche.

Ils ont également réclamé la libération d’Ismaïl Bakhchi, l’un des dirigeants syndicaux de la canne à sucre torturé en prison, en scandant ” Ils ont pris Ismaïl, nous sommes tous Bakhchi”.

adcali.com 03,12,2018

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Iran:Le régime iranien exécute deux de ses sous-traitants.

Le ” sultan de la monnaie “, Vahid Mazloumin (à droite), et Esmaïl Qasemi (à gauche) quelques minutes avant leur pendaison.

Alors que les ventes publiques des devises ont été bloquées depuis le 4 novembre, date d’entrée en vigueur de la deuxième série des sanctions américaines visant les exportations pétrolières de la République islamique, la justice du régime iranien a exécuté mercredi deux hommes accusés de crime économique, ont indiqué les médias iraniens.

L’un des deux hommes exécutés était Vahid Mazloumin, surnommé le ” sultan de la monnaie ” par les médias, un commerçant d’or accusé de manipulation du marché des devises, selon Mizan, le site Web des nouvelles de la justice iranienne. Son homme de main, Esmaïl Qasemi, a été exécuté avec lui.

Mazloumin aurait été pris avec deux tonnes de pièces d’or, selon l’agence de presse estudiantin, Isna. Cependant aucun texte de loi n’impose de limite à la possession de pièces d’or en Iran.

Tous deux ont été reconnus coupables de ” propagation de la corruption sur la terre “, un crime capital puni par la loi islamique iranienne.

Des tribunaux d’exception spécialisés dans les crimes financiers ont été mis en place en août avec l’approbation du Guide suprême, Ali Khamenei, la plus haute autorité de la République islamique.

Mazloumin était un célèbre commerçant du marché de l’or et des devises de Téhéran qui avait déjà été incarcéré à deux reprises pour avoir spéculé le marché de l’or et des devises. La deuxième fois, en 2012, il avait également été accusé de ” propagation de la corruption sur la terre “, avant que la Banque centrale intervienne pour reconnaître qu’il travaillait en sous-traitance pour son compte, ce qui avait valu son acquittement.

Le sort de Mazloumin et de son lieutenant est le sort qui guette tous les sous-traitants économiques du régime iranien. Bien que devenant milliardaires, ils risquent d’être pris pour bouc émissaire à chaque fois que l’État tente de se défaire d’une pression quelconque de la part de l’opinion publique. Les dévaluations de la monnaie iranienne (le rial) en été dernier avaient été attribuées par de nombreuses sources aux éléments mêmes du régime pour se remplir les poches en vendant des devises et de l’or à des prix astronomiques. Cela avait déclenché notamment des émeutes à Téhéran et Karaj, ainsi qu’à Ispahan, contre la corruption de l’État. De nombreux marchés avaient fermé leur porte et lancé une grève générale dans le pays.

Dans une mise en scène montée de toute pièce, la justice de la République islamique a alors annoncé une chasse aux sorcières, en annonçant la constitution de tribunaux d’exception pour juger les instigateurs des spéculations du marché de l’or et des devises. La manœuvre est visiblement destinée à dissimuler le rôle de l’État dans ces manipulations financières.

Les tribunaux ont prononcé au moins sept condamnations à mort depuis leur création et certains des procès ont été retransmis en direct à la télévision.

adcali.com 16 novembre 201

En savoir plus:
https://www.amnesty.fr/peine-de-mort-et-torture/actualites/iran–deux-hommes-accuses-de-corruption-executes

Iran: Des jeunes femmes arrêtées lors des manifestations d’août condamnées la prison en Iran

Azar Heydari a été condamnée à un an de prison en Iran. Niloufar Homafar et Mojdeh Rajabi ont chacune été condamnées à six mois de prison. Ces jeunes femmes avaient été arrêtées lors des manifestations du 2 août 2018, devant le parc Daneshjou au centre de Téhéran.

Auparavant, le pouvoir judiciaire avait condamné à des peines de prison d’autres jeunes femmes arrêtées lors des manifestations d’août. Yassamine Ariani, 23 ans, et Saba Kord-Afshari, 19 ans, ont chacune été condamnées à un an de prison. Elles été en détention provisoire à la prison de Qarchak à Varamine. Les jeunes femmes ont été transférées à la prison d’Evine à Téhéran après l’annonce de leurs verdicts.

Les forces de sécurité en Iran ont arrêté au moins 1 000 manifestants lors des manifestations d’août 2018. Le ministre de l’Intérieur a reconnu que le mouvement s’était étendu à 27 villes dans 13 provinces, selon l’agence IRNA du 21 août 2018.

Les forces de sécurité et de renseignement ont également ré-arrêté en août un certain nombre de militants des droits humains et de manifestants qui avaient été arrêtés lors du soulèvement de décembre-janvier mais libérés sous caution par la suite.

Des étudiantes, dont Parissa Rafi’i, Roya Saghiri, Soha Morteza’i et Maryam (Massoumeh) Mohammadi, qui avaient été arrêtées en décembre et janvier, ont été condamnées à des peines de 2 à 7 ans de prison.

Les Iraniennes ont eu un impact efficace sur la vague de protestations qui a déferlé sur le pays en août, à tel point que le Corps des gardiens de la révolution et les médias du régime ont été contraints de s’exprimer.

Rassoul Sana’i Rad, directeur politique au bureau politico-idéologique de Khamenei, a admis qu’environ 28 % des personnes arrêtées lors des soulèvements d’août étaient des femmes selon l’agence Mehr du 15 août 2018.

adcali.com 06.11.2018

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Le Procureur du régime théocratique a inculpé cinq militants écologistes, arrêtés il y a neuf mois par les services de renseignement des gardiens de la révolution (pasdaran), pour « corruption sur terre », indiquant que leurs dossiers sont prêts à être soumis à la cour. (Agence de presse affiliée aux pasdaran – 21 octobre). Cela malgré le fait que le pouvoir judiciaire du régime les avait précédemment accusés d’espionnage.

Le 17 octobre, Farshid Hakki, avocat et militant écologiste, a été tué près de sa maison dans le jardin Faiz à Téhéran et son corps brulé. Quelques jours après la publication de cette information sur les réseaux sociaux, les médias affiliés aux pasdaran, comme Tasnim, ont cité le bureau du médecin légiste qui affirmait que la cause de sa mort était l’auto-immolation. Le Procureur général Dowlatabadi a prétendu le 23 octobre à Téhéran, « étant donné le transfert du corps au médecin légiste pour la réalisation de l’autopsie, aucune marque de coups ou de signes suspects n’a été trouvé ».

Par la suite, le médecin légiste a rejeté les allégations et a déclaré n’avoir fait aucune déclaration sur cette affaire et n’avait tiré aucune conclusion et que la cause du décès serait annoncée par le juge en charge du dossier (Agence de presse ILNA, le 23 octobre).

Plusieurs militants et experts environnementaux ont été arrêtés par les services de renseignement des pasdaran le 24 janvier 2018. L’un d’entre eux, le Dr Kavous Seyed Emami, 64 ans, professeur d’université et ancien directeur de la Wildlife Agency, est mort, deux semaines après son arrestation, sous la torture à la prison d’Evine. Mais le régime a cyniquement déclaré qu’il s’était suicidé.

Suite au soulèvement du peuple iranien en janvier, au moins quatorze manifestants arrêtés ont été tués sous la torture. Mais le régime avait déclaré que la cause des décès était le « suicide » ou « l’indisponibilité de médicaments » ou la « consommation massive de stupéfiants ». Le mollah Hassan Nowroozi, porte-parole de la Commission juridique du Majlis, a déclaré avec arrogance: « Ils avaient des remords pour ce qu’ils avaient fait et sont morts de chagrin, ou se sont suicidés après avoir réalisé à quel point leur actes étaient odieux. »

Ces propos étaient tellement scandaleux que le chef de la Commission environnementale du Majlis, Mohammad Reza Tabesh, a déclaré : « L’arrestation de plusieurs militants écologistes est suspecte et la mort du Dr Seyyed Emami dans la prison est regrettable et accroît l’ambiguïté quant aux accusations portées contre les détenus. »

Le régime théocratique, incapable de faire face au soulèvement et aux protestations populaires, a recours à des assassinats dans le pays, ainsi qu’à des arrestations massives et à l’intensification de complots terroristes à l’étranger contre les opposants.

La Opposition iranienne met en garde contre l’intensification de ces crimes contre l’humanité et appelle les organisations internationales de défense des droits de l’homme à condamner fermement ces crimes. Il faut adopter des mesures contraignantes et à ne pas permettre au régime théocratique de poursuivre ces actes criminels. La création d’une délégation internationale chargée d’enquêter sur la situation des prisonniers politiques et le cas des assassinats politiques en Iran est plus que jamais nécessaire.
adcali.com 26 octobre 2018.

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IRAM:Un expert de l’Onu s’inquiète du sort des personnes arrêtées lors des manifestations

” Nous suivons la situation depuis le mois de décembre où ont commencé les manifestations et les cas qui ont abouti au décès de certaines personnes nous préoccupent “, dit Javaid Rehman
New York, 24 octobre 2018 – Présentant son premier rapport à l’Assemblée générale à la suite de sa nomination en juillet, le rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits de l’homme en Iran s’est dit préoccupé mercredi du sort des personnes incarcérées lors des manifestations des mois derniers dans ce pays.

” Il y a plusieurs groupes qui me préoccupent. L’un d’entre eux est celui des militants de l’environnement “, a souligné M. Rehman.

” Nous suivons la situation depuis le mois de décembre où ont commencé les manifestations et les cas qui ont abouti au décès de certaines personnes nous préoccupent “, a-t-il ajouté.

Le rapporteur spécial a également abordé ” toute forme de contraintes imposées aux femmes, dont le port obligatoire du voile ” qu’il a décrit comme des cas de violations des droits de l’Homme et des lois internationales.

M. Rehman a demandé à Téhéran d’abolir la peine de mort pour les mineurs.

“J’appelle les autorités iraniennes à abolir la pratique qui consiste à condamner des enfants à mort et à commuer toutes les condamnations à mort prononcées contre des enfants conformément au droit international”, a déclaré Javaid Rehman, rapporteur spécial sur les droits de l’homme en Iran, à l’Assemblée générale Comité.

Rehman a déclaré que cinq personnes mineures condamnées pour meurtre avaient été mises à mort cette année en Iran. La plus récente, Zeinab Sekaanvand, a été exécutée il y a trois semaines. Elle a été accusée d’avoir tué son mari en 2012, à l’âge de 17 ans.

“Les allégations selon lesquelles elle aurait été contrainte à avouer le meurtre, aurait été battue à la suite de son arrestation et aurait été victime de violences domestiques n’auraient pas été examinées de manière adéquate lors de son procès”, a déclaré le rapporteur spécial.

Il a également rappelé que de nombreux délinquants juvéniles étaient actuellement sous le coup d’une condamnation à mort en Iran, notamment Mohammad Kalhori, Mehdi Khazaeian, Mohammad Haddadi, Pouria Tabaei et Saleh Shariati.

ADCALI.COM 26 Octobre 2018

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Iran:Arash Sadeghi se trouve dans un état de santé alarmant à la prison d’Evin, à Téhéran.

Un militant estudiantin iranien qui a déjà été incarcéré à trois reprises en 2009 et 2013, avant d’être condamné à 19 ans de réclusion par un tribunal de la Révolution à Téhéran, se trouve dans un état de santé alarmant.

Arash Sadeghi est arrêté une première fois le 9 juillet 2009 après l’annonce des résultats de l’élection présidentielle de 2009. Il est libéré après 90 jours puis encore arrêté en décembre de la même année.

Il est placé en isolement à la prison d’Evin, sauf une brève remise en liberté pour les funérailles de sa mère. En 2010, quand les fonctionnaires de sécurité entrent chez lui pour l’arrêter, sa mère subit une crise cardiaque et est hospitalisée8. Elle décède après quatre jours.

Selon sa famille, il se plaint d’avoir été battu et privé de ses droits en détention et il a fait une grève de la faim en soutien à un autre détenu, Hossein Ronaghi-Maleki.

En 2013, il est condamné à 19 ans de prison sous l’accusation de ” propagande contre le gouvernement, propos diffamatoires contre le Guide suprême et action contre la sécurité nationale “.

Le 24 octobre 2016, il entre en grève de la faim pour protester contre la détention de son épouse Golrokh Ebrahimi Irayi, accusée pour un manuscrit dans son journal personnel. Celle-ci est condamnée à 5 ans de prison pour un texte non publié contre la pratique de la lapidation.

À la fin de l’été dernier, Arash est soudain atteint de graves douleurs au bras. Selon le diagnostic du médecin il est atteint d’une tumeur osseuse.

Le 11 septembre il est transféré de la prison d’Evin à un hôpital à Téhéran, où il est opéré le 12 septembre, avant d’être reconduit en prison le 15 septembre, contre l’avis du médecin soignant.

À l’hôpital, les gardiens ont un comportement choquant avec Arash Sadeghi. Ils le menottent au lit juste après son opération, empêchant les infirmiers de lui approcher, ce qui entraîne une infection de la plaie. Ce comportement a soulevé un tollé général parmi le personnel de l’hôpital.

Arash Sadeghi est actuellement privé des soins médicaux. Il est détenu dans des conditions insalubres. C’est là une tactique reconnue à maintes reprises par les gardiens pour ce qu’ils appellent ” un décès silencieux ” qui leur permet de se débarrasser d’un opposant, en prétendant qu’il s’est éteint d’un mort naturel.

Le Comité de lutte pour la libération des prisonniers politiques (CLPP) vient de lancer un appel de dix jours de campagne à partir de mardi 16 octobre pour sensibiliser l’opinion internationale et sauver Arash Sadeghi. Cetet campagne vise à faire pression sur le pouvoir en place en Iran pour faire soigner l’étudiant incarcéré dans un hôpital en dehors de la prison.

adcali.com 17/10/2018

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Iran: Victime de violences conjugales et de viols, une femme exécutée après un «procès inéquitable» selon Amnesty

La ville de Téhéran, en Iran. — ATTA KENARE AFP
Une femme a été exécutée ce mardi matin en Iran. Elle avait été condamnée à mort pour avoir tué son mari lorsqu’elle avait 17 ans, a affirmé Amnesty International. Zeinab Sekaanvand, 24 ans, « était mineure lorsqu’elle a été arrêtée et a été condamnée à l’issue d’un procès inéquitable. Elle disait avoir été torturée en détention par des policiers », a tweeté l’organisation de défenses des droits de l’Homme.

Zeinab Sekaanvand, a victim of domestic and sexual violence who was arrested as a child, was executed this morning.

It’s a sickening demonstration of the #Iran-ian authorities’ disregard for intl law & their contempt for children’s right to life https://t.co/oqbAeui2cf pic.twitter.com/fE8cfdOLLu

— AmnestyInternational (@amnesty) October 2, 2018
Des aveux extorqués
Selon Amnesty, la jeune femme avait été condamnée à mort en 2014 après avoir été reconnue coupable du meurtre de son mari. Elle l’avait épousé alors qu’elle n’avait que 15 ans, et celui-ci l’agressait physiquement et verbalement.

L’organisation souligne dans un communiqué que Zeinab Sekaanvand avait avoué le meurtre sous la « contrainte ». Elle s’était ensuite rétractée et avait désigné son beau-frère, qu’elle avait également accusé de l’avoir violée à plusieurs reprises.

« Mépris pour les principes du droit des mineurs »
Son exécution « est une démonstration écœurante du mépris des autorités iraniennes pour les principes du droit des mineurs », explique Philip Luther, un responsable de l’organisation. « Le fait que sa condamnation à mort a fait suite à un procès manifestement inéquitable rend son exécution encore plus scandaleuse ».

Selon Amnesty, il s’agit de la cinquième exécution d’une personne mineure lors des faits depuis le début de l’année en Iran. « Nous continuons d’exhorter les autorités iraniennes à instaurer immédiatement un moratoire sur les exécutions, à commuer toutes les condamnations à mort en vue de l’abolition de peine de mort et à interdire l’application de la peine de mort aux personnes âgées de moins de 18 ans au moment du crime »,

https://www.20minutes.fr/monde/2347851-20181003-iran-victime-violences-conjugales-viols-femme-executee-apres-proces-inequitable-selon-amnesty?utm_medium=Social&utm_source=Facebook&xtref=facebook.com#Echobox=1538579984

https://www.amnesty.org/en/latest/news/2018/10/iran-hours-left-to-halt-execution-of-female-juvenile-offender/

adcali.com 03/10/18

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Iran: Les arrestations de femmes se poursuivent et signe d’une répression accrue.

Les arrestations de femmes se poursuivent en Iran. Afsaneh Khorsandi et Maryam Azad ont été arrêtées le 26 septembre à Mahabad, dans le Kurdistan d’Iran, et à Téhéran.

Le 26 septembre, les services de renseignement de Mahabad ont opéré une descente au domicile d’Afsaneh Khorsandi procédant à son arrestation pour l’emmener vers un lieu inconnu. On ne sait pas pourquoi elle a été arrêtée ni où elle a été emmenée.

Afsaneh Khorsandi est la sœur d’Aram Khorsandi qui avait été arrêtée la veille par les forces de sécurité et transférée aussi vers un lieu inconnu.

Une nouvelle vague d’arrestations de femmes militantes civiles et kurdes a été lancée par les gardiens de la révolution pour intensifier le climat de terreur dans les zones kurdes.

Au même moment, Maryam Azad, une autre militante des droits des femmes à Chiraz, a été arrêtée à l’aéroport de Téhéran alors qu’elle se rendait en Turquie.

Une proche de Mme Azad a déclaré qu’elle avait été arrêtée par les forces de sécurité sans connaitre les charges qui pèsent contre elle. Son arrestation a eu lieu après l’embarquement dans l’avion.

Maryam Azad, 31 ans, diplômée d’art dramatique, était très intéressée de jouer dans des pièces de théâtre, mais n’a pas pu continuer à exercer cette profession en raison de la maladie pour laquelle elle est traitée.

Auparavant, les militantes et défenseurs des droits des femmes, Hoda Amid, Najmeh Vahedi et Rezvaneh Mohammadi avaient été appréhendées lors d’une vague d’arrestations de femmes militantes et avocates. Un mois plus tard, elles sont toujours détenues sous un statut indéterminé, privées d’accès à un avocat et, pour l’essentiel, privées de visites familiales.

Le 3 septembre 2018, Amnesty International a publié une déclaration dans laquelle elle mettait en garde contre les arrestations de femmes, notamment d’avocates et de militantes des droits des femmes en Iran, affirmant qu’elle signalait une intensification de la répression contre la société civile en Iran.

adcali.com 1 octobre 2018

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Les vies des élèves sont en danger dans 50 % des écoles délabrées de la capitale iranienne

La nouvelle année universitaire 2018-2019 a commencé en Iran, le 23 septembre, alors que 32 000 écoles, soit un tiers des écoles du pays, sont vétustes et insalubres. Beaucoup de ces écoles doivent être rasées et reconstruites.

Dans un rapport publié le 22 septembre, le site Web officiel de Hamdeli avait écrit que quelques 15 millions d’étudiants allaient commencer une nouvelle année scolaire.

« Selon les hauts responsables du pays et les autorités compétentes du ministère de l’éducation, des milliers d’écoles et plusieurs milliers de salles de classe manquent de sécurité ; certaines sont même des huttes en paille dans les bidonvilles », a écrit le site.

Le directeur général de la rénovation des écoles de Téhéran a déclaré : « Quelques 1461 écoles avec 17 532 salles de classe à Téhéran sont délabrées et doivent être rénovées ou rasées et reconstruites. La plupart des écoles vétustes se trouvent d’abord à Téhéran, puis à Shahrery, Islamshahr et Shahriyar.

Compte tenu du budget limité du gouvernement, les responsables du régime estiment que construites il y a plus de 40 ou 50 ans, 50 % des écoles de la capitale sont d’un autre âge et que cela prendra 32 ans pour achever la reconstruction de ces écoles. Avec le budget actuel, il faudra un demi-siècle pour reconstruire toutes les écoles du pays.

La situation scolaire à Téhéran est terrible, mais les conditions de vie dans d’autres villes sont bien pires, de sorte que même la vie des élèves des écoles délabrées est menacée.

Un enseignant de la ville de Barkhar, à Ispahan, a déclaré : « La ville compte 121 unités d’enseignement, dont 27 écoles de plus de 5 000 élèves qui sont délabrées ».

L’agence de presse officielle, Tasnim, citée le 3 août, a cité un député du district de Chah Bahar, dans la province du Sistan-Baloutchistan, qui a déclaré que la ville avait besoin d’au moins 2 000 salles de classe pour atteindre le minimum par habitant.

Source : Les droits de l’homme en Iran

adcali.com 26 septembre 2018