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Les prisonnières politiques soumises à un immense stress physique et psychologique.

Femmiran Afif,
Les prisonnières politiques subissent d’énormes pressions physiques et psychologiques dans les prisons du régime en Iran, notamment des interrogatoires approfondis, l’isolement cellulaire et des aveux forcés.

Yassamine Ariani et sa mère, Monireh Arabshahi, ont été interrogées le 7 mai 2019 au Service d’interrogatoire du Bureau du Procureur d’Ershad. Avant d’être transférée à la sinistre prison de Qarchak à Varamine, Yasamine a été détenue à l’isolement au centre de détention de Vozara (Téhéran) pendant 9 jours où elle a été largement interrogée et maltraitée afin de la forcer à faire de faux aveux.

Atena Daemi, actuellement détenue à la prison d’Evin, continue de se voir interdire toute visite. Ses parents ont dit qu’au bout de 2 mois, ils avaient réussi à la voir quelques minutes le lundi 6 mai 2019, alors qu’elle était emmenée pour être interrogée.

Sanaz Allahyari,membre du comité de rédaction de la publication GAM, a été transférée début mai du quartier de sécurité 209 des Gardiens de la révolution au quartier général d’Evin. Elle a été arrêtée en janvier 2019 avec son mari. Elle a été privée de tout avocat et souffre des dures conditions d’une détention “temporaire” de longue durée.

Aucune information n’est disponible sur le sort de Nasrin Javadi, membre de l’Union libre des travailleurs iraniens, qui a été arrêtée à l’occasion de la Journée internationale du travail. Elle est une ouvrière retraitée de l’usine de chaussures Melli.

Akram Nasirian, a retrouvé sa famille après 10 jours sans nouvelles d’elle. Elle a été arrêtée par les forces de sécurité le 29 avril 2019 et transférée à la prison d’Evin. Interrogée et enfermée dans des cellules d’isolement pendant tout ce temps, elle a par la suite été informée de ses accusations : “promotion du retrait du voile” et de “trouble à l’ordre public”.
adcali.com 01 Jun , 2019

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CFDT – CGT – FSU – Solidaires – Unsa: Cinq syndicats français condamnent la répression en Iran.

La seule réponse des autorités de la République Islamique aux revendications des travailleurs iraniens est l’arrestation et l’emprisonnement des syndicalistes, des activistes et des forces démocratiques qui les soutiennent, déplore le communiqué en commun de cinq syndicats français
La seule réponse des autorités de la République Islamique aux revendications des travailleurs iraniens est l’arrestation et l’emprisonnement des syndicalistes, des activistes et des forces démocratiques qui les soutiennent, déplore le communiqué en commun de cinq syndicats français
Cinq syndicats français (CFDT, CGT, FSU, Solidaires et Unsa) ont condamné dans un communiqué de presse en commun, la répression des travailleurs en Iran. Voici le texte intégral de ce communiqué qui date du 31 janvier 2019:

L’aggravation de la situation générale des salariés iraniens les a conduits à entreprendre, depuis plusieurs semaines, des campagnes de protestations et de revendications. Ils exigent une amélioration de leurs conditions de travail et de vie et veulent en finir avec les salaires trop bas et le non-paiement de ceux-ci durant des mois.

Les mobilisations les plus significatives sont les grèves des travailleurs de la sucrerie de Haft-Tapé et de l’Aciérie d’Ahvaz, situées au sud du pays, qui sont soutenues par toute la population.

Les enseignant(e)s protestent également, dans tout le pays, pour obtenir des salaires décents, en particulier pour les contractuels.

La seule réponse des autorités de la République Islamique est l’arrestation et l’emprisonnement des syndicalistes, des activistes et des forces démocratiques qui les soutiennent. C’est le cas de messieurs Habibi, Abedi, Behesthi, Mardani et bien d’autres enseignants. Des syndicalistes, dont Ismaïl Bakhshi, Ali Néjati ainsi que l’étudiante et activiste civique Sépideh Gholian ont été arrêtés et torturés. Après leur libération conditionnelle, S. Gholian et I. Bakhshi ont dénoncé la torture subie lors de leur séjour en prison. Cela leur a valu d’être de nouveau arrêtés et détenus dans un endroit gardé secret.

Afin de les discréditer, les autorités de la justice et du renseignement ont diffusé, via le réseau de télévision d’État, leurs « aveux » enregistrés en prison, sous la torture. En utilisant les méthodes répressives inacceptables dignes d’un temps qu’on croyait appartenir à l’histoire, la République tient les opposants sous la menace permanente, les accusant d’être à la solde des étrangers et en contact avec les opposants du régime vivant à l’étranger. Cette répression vise à créer une atmosphère de peur, pour dissuader toutes celles et tous ceux qui voudraient lutter pour les revendications justes dans ce pays.

Nous, syndicats français, condamnons avec force, ces actes insupportables et appelons le régime iranien à respecter les conventions internationales ratifiées par son gouvernement.

Autrement, nous interviendrons, aux côtés des organisations internationales dont nous sommes membres, auprès de l’Organisation internationale du travail.

Nous exigeons la libération, sans conditions et sans délai, de tous les syndicalistes, enseignants, et activistes arrêtés. L’utilisation de la torture doit être bannie.

Une soirée de solidarité avec les travailleurs en lutte et les syndicalistes emprisonnés sera organisée le Mardi 26 février, à 19h, à la Bourse du travail de Paris.

adcali.com, 12 février, 2019