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Un autre pacte honteux pour l’Iran ? La convention sur le statut légal de la mer Caspienne a été signée dimanche après plus de deux décennies de contentieux.

La discussion sur la part restante de la Mer Caspienne pour l’Iran est une question très controversée.

Mahmoud Sadeghi, un membre du parlement du régime iranien écrit : ” Le président a été envoyé à Aktaou à un moment où les détails de la convention sur le statut légal de la mer Caspienne restent vagues. Est-il vrai que la part de 50% de l’Iran est tombée à 11% ? Un autre accord turkmène est-il en cours d’élaboration ? Les gens devraient savoir que les députés ne sont pas du tout au courant de ce qui se passe à huis clos”.

Jabbar Kuchaki-nezhad, député de la ville de Racht au parlement, a déclaré que la part de l’Iran dans la mer Caspienne est maintenant de 12%.

Les précédents :

1. Après la chute de l’Union soviétique en 1991, le gouvernement du président du régime iranien de l’époque, Ali Akbar Hachemi Rafsanjani, a reconnu les républiques qui se séparent de l’URSS. L’intention principale de Téhéran était de gagner de l’influence dans les nations musulmanes riverains de la mer Caspienne. Le régime iranien a poursuivi cette politique en sachant que la reconnaissance de ces républiques mettrait en danger la part de 50% de l’Iran dans la mer Caspienne.

2. Cela a rendu les nouvelles républiques encore plus audacieuses, poussant à signer de gros contrats avec des compagnies pétrolières américaines et européennes. Pendant le mandat du président Mohammad Khatami, les mollahs ont réalisé que leurs rivaux ne leur ont laissé aucun choix et ont accepté une proposition en renonçant à leur part de 50 % en acceptant seulement 20% de la Caspienne pour l’Iran.

3. Lorsque le président Mahmoud Ahmadinejad s’est rendu compte que leurs voisins du nord n’avaient laissé que 13 % de la mer Caspienne pour l’Iran, la théocratie iranienne a cédé à cette honte dans une tentative de sortir de l’isolement international dans lequel elle se trouvait.

Le régime iranien a tout fait pour se maintenir au pouvoir : Une répression sans merci et l’étouffement de toutes les voix dissidentes et le gaspillage des milliards de dollars pour financer ses ingérences dans des pays étrangers et déclencher des bains de sang en Syrie, en Irak et au Yémen, et pour développer ses programmes d’armes nucléaires et de missiles balistiques.

En cédant des droits de l’Iran sur la Mer Caspienne, ce régime cherche maintenant l’appui politique du Nord pour faire face à son isolement international croissant.

En février 1828, Le traité de Turcomanchay a mis fin à la guerre russo-perse (1826-28). En vertu de cet accord, la souveraineté de l’Iran était limitée à la partie sud de la mer Caspienne et un total de 250.000 km² de terres iraniennes ont été annexés par la Russie. L’Iran perdit des territoires septentrionaux (majoritairement peuplés d’Arméniens et d’Azéris) au profit de l’Empire russe. Le traité d’Aktaou a tout d’un second Turcomanchay.

adcali.com 14/8/2018

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